Il y a une dizaine d’années, j’ai commencé à avoir des problèmes respiratoires. Au début, ce n’était pas dramatique, mais j’étais essoufflée même après avoir couru sur une courte distance pour attraper le bus. J’avais aussi une toux qui inquiétait mes collègues.
En tant qu’étudiante de la Science Chrétienne depuis toujours, je sais que les choses auraient pu être différentes si j’avais prié plus consciencieusement pour ces problèmes au lieu de les ignorer.
Un soir, avant de me coucher, j’ai soudain eu du mal à respirer. Je me suis allongée et je me suis tournée en prière vers Dieu de tout mon cœur. C’était la première fois que j’avais peur de mourir. Le cœur tout-puissant de l’Amour divin a répondu à ma prière de la dernière extrémité, et après ce qui m’a paru être une ou deux très longues minutes, j’ai pu respirer à nouveau. Mais cela m’a beaucoup effrayée. Le lendemain, je ne suis pas allée travailler et j’ai passé la journée à prier silencieusement.
Au cours des mois suivants, j’ai connu deux autres épisodes de difficultés respiratoires. Lors du premier, j’ai immédiatement appelé un praticien de la Science Chrétienne pour qu’il m’aide par la prière, et j’ai ressenti un soulagement immédiat. La deuxième et dernière fois, un mois plus tard environ, fut la plus intense. J’ai prié à nouveau et j’ai finalement pu respirer normalement. Mais cette fois-ci, je me suis sentie si épuisée et si faible que je n’ai pas pu sortir du lit le lendemain.
Ce jour-là, je devais effectuer un trajet en train d’une journée entière afin de rendre visite à des amis pendant une semaine. J’ai reporté mon billet de deux jours. On pourrait se demander pourquoi, juste après un problème de santé aussi effrayant, j’ai décidé de maintenir ce voyage. C’est parce que j’ai constaté durant toute ma vie les guérisons obtenues grâce à la Science Chrétienne, et je savais donc que Dieu n’a jamais créé la maladie ni la souffrance. En tant que Son enfant bien-aimée, je pouvais m’attendre à être en bonne santé et à le rester.
Au moment de partir en voyage, j’ai retrouvé toutes mes forces. J’ai passé une merveilleuse semaine active où nous avons fait de belles randonnées en raquettes dans les chemins enneigés. Ni le problème respiratoire ni la toux ne sont réapparus. J’étais guérie de façon permanente.
Au cours des années suivantes, grâce à une prière et à une étude de la Science Chrétienne plus approfondies, j’ai commencé à comprendre que, durant ces expériences effrayantes, j’avais eu le sentiment que certaines circonstances et certaines déceptions m’avaient complètement anéantie. Les paroles de Mary Baker Eddy, tirées de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, m’ont été d’un grand secours : « L’existence vous semblerait-elle vide sans amis personnels ? Alors le temps viendra où vous serez dans l’isolement, privé de toute sympathie ; mais ce qui semble être un vide est déjà comblé par l’Amour divin. Lorsque viendra cette heure de développement, même si vous vous attachez à un sens de joies personnelles, l’Amour spirituel vous contraindra d’accepter ce qui favorise le plus votre développement. » (p. 266)
J’ai alors compris spirituellement que ma vie ne pourra jamais être anéantie par le chagrin ou le malheur, parce que Dieu est ma vie et l’a toujours été. Ce qui semblait être un vide à cause de certaines déceptions n’était qu’une illusion. En tant qu’enfant de Dieu, je possède par réflexion la joie, la santé et une raison d’être. Je ne peux jamais être séparée de ces saintes qualités, car je ne peux jamais être séparée de Dieu, la source de tout bien.
Le Christ, la vraie idée de Dieu énonçant le bien, que Jésus a si pleinement démontré, m’a relevée et a restauré ma santé. J’ai constaté de nombreux changements dans ma vie, lesquels m’ont apporté plus de santé, de bonheur et d’opportunités que jamais auparavant. Et je continue de les voir jour après jour. Je suis à tant d’égards profondément reconnaissante pour cette guérison.
Le cantique no 195 de l’Hymnaire de la Science Chrétienne exprime la profonde gratitude que je ressens envers la Science du Christ et la possibilité de la démontrer constamment et de manière concrète :
Ta vérité, non pas ce que je suis,
Voilà, mon Dieu, le repos de mon cœur ;
Ton amour seul apaise mon esprit,
Seul il guérit mon doute, ma frayeur.
De toutes parts environné d’amour,
Je vis dans l’air du ciel qui me guérit ;
Je ne crains rien, puisque j’ai Ton secours :
Les yeux sur Toi, mon guide, je Te suis.
Fondé sur Toi, le faible même est fort :
Toi, ma santé, ma joie et mon appui ;
La paix de mon âme et son vrai trésor,
C’est Toi, mon Dieu, non pas ce que je suis.
(Horatius Bonar, alt., trad. © CSBD)
Consuela Sand
Arlington, Virginia, Etats-Unis
