Le Héraut est heureux de proposer à ses lecteurs un nouvel article dans une rubrique publiée occasionnellement à l’initiative du service « Activité des praticiens » de L’Eglise Mère à Boston. Cette rubrique, intitulée « Chemins vers la pratique de la guérison », est de nature autobiographique. Bien que les contributeurs, présentés ici de manière anonyme, soient aujourd’hui des praticiens expérimentés de la Science Chrétienne, ils n’étaient pas encore inscrits dans le répertoire du Héraut ou du Christian Science Journal lorsqu’ils ont accepté avec humilité leurs premières demandes de traitement par la Science Chrétienne, se mettant immédiatement au travail ! Ci-dessous, avec leurs propres mots, ces praticiens engagés dans le ministère de guérison au XXIe siècle retracent la réponse du cœur et de l’esprit à l’appel sans ambiguïté de Christ Jésus : « Guérissez les malades ». Nous espérons que les lecteurs seront encouragés, pas à pas, à renouveler leur propre engagement à l’égard de la guérison chrétienne scientifique au XXIe siècle, et à faire profiter l’humanité de ce don inestimable de la grâce divine.
Depuis l’enfance, j’étais très malade et on me considérait comme une enfant fragile. Encouragée par mon père, j’ai terminé mes études d’ingénieur. J’ai trouvé un emploi dans un institut de formation des enseignants, où un collègue, tel un messager envoyé par Dieu, m’a fait connaître la Science Chrétienne.
C’était le bon moment, car j’avais des problèmes physiques et des difficultés relationnelles à résoudre, et je stagnais sur le plan professionnel. Dès ma toute première visite à une église de la Science Chrétienne, un dimanche, j’ai été guérie d’une douleur intense. Après cela, il n’était plus possible de revenir en arrière.
Une phrase de Science et Santé avec la Clef des Ecritures, de Mary Baker Eddy m’a particulièrement touchée : « Reflétant le gouvernement de Dieu, l’homme se gouverne lui-même. » (p. 125) J’ai cherché à comprendre la signification du mot reflet, et en percevant que j’étais un reflet de Dieu, j’ai ressenti un grand soulagement. J’ai eu de nombreuses guérisons grâce à l’aide d’un praticien de la Science Chrétienne, j’ai arrêté définitivement de prendre des médicaments, je suis devenue membre de la Société de la Science Chrétienne que je fréquentais, et j’y ai occupé diverses fonctions. Mes problèmes relationnels ont été résolus et j’ai progressé dans ma carrière.
J’ai suivi le Cours Primaire de Science Chrétienne. Pendant ce cours, j’avais le profond désir d’aider par la prière d’autres personnes qui avaient divers problèmes, comme moi-même j’avais eu des problèmes. Après le cours, j’ai eu l'occasion d’apporter une aide métaphysique à de nombreuses personnes, en particulier aux jeunes qui venaient à l’église. Cela m’a incitée à accomplir davantage de guérisons.
Dès l’année suivante, j’ai dit à ma professeure de Science Chrétienne que je souhaitais quitter mon emploi pour me consacrer à la pratique publique de la Science Chrétienne. Elle m’a conseillée d’acquérir davantage d’expérience dans la pratique de la guérison puis de demander à être inscrite dans le répertoire du Christian Science Journal lorsque j’aurais le sentiment que Dieu soutenait ma décision.
J’ai prié régulièrement en m’appuyant sur cette vérité tirée de Science et Santé : « L’Amour révèle le chemin, l’illumine, le désigne, et nous y guide. » (p. 454) L’Amour allait me guider. J’étais sûre que le moment désigné par Dieu serait le bon. Quand Dieu nous guide dans nos décisions, rien ni personne ne peut s’opposer à la voie tracée. Durant tout ce temps, je priais avec humilité et avec joie pour ceux qui me demandaient de l’aide, et j’étais très heureuse lorsqu’ils étaient guéris en s’en remettant à notre Père-Mère Dieu – notamment de blessures suite à un accident, de la grippe, de problèmes gastriques ou de migraines.
Au bout d’environ huit ans, j’ai décidé de quitter mon emploi. J’en ai parlé à mon mari, lui-même praticien de la Science Chrétienne, et il m’a dit que je devais suivre ce que dictait mon cœur. Mon père, lui, m’a conseillé d’attendre encore dix ans avant d’envisager un tel changement, estimant que j’étais trop jeune. J’ai prié puis décidé de poursuivre mon plan. Quand j’ai annoncé à mon employeur mon intention de démissionner, il m’a conseillé de rester au service de l’institut pendant encore vingt ans. Mais ma décision était prise.
Quelque temps plus tard, mon beau-frère est décédé. Sa famille n’avait pas beaucoup de revenus, et nous voulions les aider. Si je prenais ma retraite à ce moment-là, mes revenus seraient réduits des deux tiers et versés sous forme de pension. En écoutant à nouveau Dieu, j’ai compris que j’étais peut-être trop impatiente de me lancer à plein temps dans la pratique et qu’il valait mieux attendre le moment voulu par Dieu. J’ai alors décidé de garder mon emploi, à la grande joie de mon employeur.
Au bout de deux ans, la famille de mon beau-frère avait retrouvé une stabilité financière, et j’ai de nouveau ressenti le profond désir de me consacrer à plein temps à la pratique de la Science Chrétienne. J’ai décidé de quitter mon travail, et plus rien ne m’en empêchait à présent. L’Amour m’avait ouvert la voie. Au cours de ces deux années, le gouvernement avait revu ses barèmes à la hausse, si bien que j’ai quitté mon emploi en 2010 avec une pension équivalente au salaire que je percevais en 2008. Le fait de m’en remettre au dessein de Dieu m’a procuré la joie de l’abondance. J’ai reçu de nombreuses demandes de traitement par la Science Chrétienne, ce qui est toujours le cas aujourd’hui, 15 ans plus tard.
Seul Dieu accomplit les guérisons, comme j’apprends à le reconnaître de plus en plus au fil du temps. Je suis reconnaissante d’avoir pu prier pour les autres concernant divers maux, au nombre desquels je citerai la teigne, des infections, des difficultés d’ordre professionnel ou liées à l’accouchement, et je suis aussi heureuse d’avoir été à même de prier pour ceux qui en avaient besoin lors de la pandémie.
Désormais, je ne cesse de me réjouir de cette vérité tirée de la Sainte Bible : « Il accomplira donc ses desseins à mon égard, et il en concevra bien d’autres encore. » (Job 23:14) C’est Dieu qui guérit, et cela nous procure satisfaction, joie, gloire et abondance. J’ai appris à m’attendre humblement à Dieu et Son dessein, qui sont toujours parfaits.
