Quand j’ai accepté le poste de Premier Lecteur, dans mon église filiale de l’Eglise du Christ, Scientiste, au Zimbabwe, j’ai découvert que travailler et prier pour l’église et ses activités apporte des bienfaits.
Durant mon mandat de Lecteur, la construction d’un nouveau commerce a commencé juste à côté de l’église. Seule une clôture et un mètre de distance l’un de l’autre nous séparait. Ces travaux d’envergure se poursuivaient également le dimanche matin, et le bruit perturbait nos services.
Les nuisances sonores ont continué même après la fin des travaux. La nouvelle entreprise, un centre de lavage automobile et de réglages des alignements de roues, était ouverte sept jours sur sept. La musique résonnait à plein volume depuis les haut-parleurs situés dans la zone d’attente réservée aux clients. Elle était si forte qu’on aurait dit qu’elle était diffusée à l’intérieur même de l’église.
Un dimanche, j’ai abordé avec bienveillance le sujet du bruit avec nos voisins. Ils se sont excusés et ont promis de baisser le son pendant nos services. C’est ce qu’ils ont fait pendant quelques semaines, puis ils ont oublié, ou négligé leur promesse. Je le leur ai rappelé plusieurs fois, mais même un volume sonore plus faible perturbait nos services.
Ces efforts humains n’ayant pas réussi à instaurer l’atmosphère de paix et de tranquillité dont nous avions besoin, j’ai prié à ce sujet. Chaque jour, en étudiant la Leçon biblique de la semaine indiquée dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne, j’ai pris conscience de vérités spirituelles pleines d’inspiration, qui ont finalement conduit à une guérison me concernant, et à la résolution du problème de voisinage de notre église.
Par exemple, un dimanche, avant d’aller à l’église, je n’arrêtais pas de tousser, au risque de ne pas pouvoir diriger le service religieux et de lire à haute voix ma partie de la Leçon-Sermon. J’ai appelé un praticien de la Science Chrétienne, et ses prières m’ont éveillé au fait que rien n’interfère avec l’œuvre de Dieu, comme il est dit dans la Bible : « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions.» (Ephésiens 2:10) Je me suis rendu au service, convaincu que Dieu gouvernait et que l’harmonie régnait. J’ai cessé de tousser, et le service s’est déroulé sans problème.
J’ai appliqué ces mêmes vérités à nos voisins. J’ai vu en eux des enfants de Dieu, qui obéissaient à Dieu, car ils étaient créés à Son image et à Sa ressemblance, comme on le lit dans la Bible (voir Genèse 1:26, 27). Le responsable du bruit n’était pas une personne, mais le mensonge selon lequel l’homme ne serait pas le reflet de Dieu, l’unique Entendement infini, et qu’il possèderait un entendement matériel qui lui est propre, pouvant être peu coopératif ou indifférent. En réalité, il n’existe qu’un homme spirituel, la manifestation ou reflet de Dieu, l’Esprit, et ce reflet est parfait et harmonieux.
Comme les nuisances sonores persistaient de temps à autre, je suis retourné voir les voisins, un dimanche matin, pour leur rappeler que nous allions bientôt commencer le service. Ils m’ont paru amicaux et compréhensifs, et ils m’ont demandé de prier pour eux. Je savais qu’eux aussi étaient des enfants bien-aimés de Dieu et qu’ils aimaient l’œuvre divine. Mes pensées étaient imprégnées de paix et d’amour.
J’ai affirmé que, voisins ou membres de l’église, nous étions tous réunis dans l’Entendement divin, où nous faisions preuve de compréhension mutuelle, guidés par l’Esprit divin, Dieu. Il n’y a pas d’interférence dans ce lieu céleste, le royaume de Dieu. Tout est harmonieux. Je me suis souvenu que « L’homme est l’enfant chéri de Dieu, L’image de l’Amour » (Mary Alice Dayton, Hymnaire de la Science Chrétienne, n° 51, trad. © CSBD). Nous sommes tous l’œuvre de Dieu et nous nous accordons harmonieusement.
Le dimanche suivant, en arrivant à l’église, nous avons constaté que nous n’entendions pas de musique, alors que le centre auto était ouvert comme d’habitude. Le service s’est déroulé sans aucun bruit extérieur dérangeant, nous avons pu écouter uniquement la Parole de Dieu. Il n’y a plus jamais eu de nuisances sonores.
Cette expérience a démontré les bienfaits qui découlent de l’obéissance à cette disposition statutaire de L’Eglise : « Les Lecteurs de L’Eglise Mère et de toutes ses églises filiales doivent consacrer une part suffisante de leur temps à la préparation de la lecture de la leçon du dimanche – leçon dont dépend dans une grande mesure la prospérité de la Science Chrétienne. Ils doivent se préserver des souillures du monde – ne pas se laisser contaminer par le mal – afin que l’atmosphère mentale qui émane d’eux contribue à l’épanouissement de la santé et de la sainteté, voire de cet animus spirituel dont on a si universellement besoin. » (Mary Baker Eddy, Manuel de L'Eglise Mère, p. 31)
Efforçons-nous tous de refléter cet « animus spirituel » qui guérit.
