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Vaincre la peur de la contagion

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 23 mars 2020


Tandis que nos montures suivaient tranquillement la piste, mes amis et moi appréciions notre plaisante sortie à cheval en cette journée de printemps. Soudain, l’un des chevaux a pris peur pour une raison inconnue, il a fait un écart brusque et s’est emballé. Les autres chevaux lui ont emboîté le pas. Rien n’expliquait apparemment cette panique, cette conduite incontrôlée, mais comme l’un d’entre eux avait ressenti de la crainte, à présent tous les autres la manifestaient également.

Je n’ai jamais su ce qui avait effrayé ce cheval, mais j’en ai tiré une leçon sur la façon dont semble fonctionner la contagion. On peut involontairement être saisi de crainte et extérioriser sa peur. En d’autres termes, c’est un état mental qui trouve à s’exprimer dans notre vie.

Dans son ouvrage fondamental, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, évoque un événement tragique qui illustre ce point : « On fit croire à un homme qu’il occupait un lit dans lequel un malade était mort du choléra. Aussitôt les symptômes de cette maladie se manifestèrent et l’homme mourut. En fait, il n’avait pas contracté le choléra par contact matériel, puisque le lit n’avait été occupé par aucun malade atteint du choléra. » (p. 154)

Comment cela a-t-il pu arriver ? Apparemment, même sans la présence physique de la maladie, un état de pensée rempli de crainte a provoqué ce que cet homme pensait être inévitable. Selon les enseignements de la Science Chrétienne, quand il est question de contagion, la peur est en général l’élément principal qu’il faut discerner, traiter et affronter avec courage. On a d’abord très peur que quelque chose puisse nous faire du mal ou nuire à la société en général ; puis, en évoluant, cette peur devient plus spécifique, nous pensons que certaines circonstances existent, qu’elles se trouvent là où nous sommes ou à proximité et nous menacent ; enfin, c’est l’escalade et on finit par redouter que la maladie ait été déclenchée pour nuire à notre bien-être.

Alors comment se protéger et protéger les autres contre la peur d’une contagion aux conséquences physiques indésirables ?

On peut commencer par prier pour savoir au fond de soi que Dieu, l’Amour divin, est la seule cause de tout ce qui existe. La Bible nous rassure, elle illustre le fait que l’être n’a d’autre source, d’autre origine que Dieu, qui est tout bien. Le prophète Esaïe l’assure : « L’Eternel des armées l’a juré, en disant : Oui, ce que j’ai décidé arrivera, ce que j’ai résolu s’accomplira. » (Esaïe 14:24) Par la suite, Esaïe confirme que Dieu est bienveillant et juste, qu’Il est miséricordieux et plein de compassion, et qu’Il bénit tous ceux qui se tournent vers Lui (voir Esaïe 30:18). 

Quand on comprend que Dieu est Amour et qu’il ne réserve que du bien à Ses enfants (c’est-à-dire nous tous, hommes, femmes et enfants), on empêche qu’apparaisse la peur que quelque chose puisse exister en dehors de Dieu, ou avoir du pouvoir. « Puisque Dieu est Tout, il n’y a pas de place pour Sa dissemblance. Seul Dieu, l’Esprit, créa tout, et dit que cela était bon. Donc le mal, étant contraire au bien, est irréel et ne peut être produit par Dieu. » (Science et Santé, p. 339). Le mal, c’est-à-dire la maladie ou la discordance de quelque nature qu’elle soit, n’a ni substance ni pouvoir si Dieu, le bien, ne l’a jamais créé.

Un jour, il y a bien des années, l’une de nos enfants est rentrée de l’école en présentant les symptômes de la varicelle, maladie qui avait été diagnostiquée chez un camarade de sa classe. Après l’avoir confortablement installée, je me suis mise à prier avec cet énoncé de Science et Santé : « Il n’y a qu’une cause première. Donc il ne peut y avoir d’effet d’aucune autre cause, et il ne peut y avoir de réalité en quoi que ce soit qui ne procède de cette grande et unique cause. » (p. 207)

Sachant que la seule cause de tout être est Dieu, le bien, je me suis sentie libre face à la peur qu’il puisse exister une autre cause capable d’avoir des effets nuisibles. Et, bien que notre fille présente de légers symptômes de cette maladie, cela n’a pas duré longtemps.

Au cours de la semaine suivante, d’autres enfants de la famille ont présenté des symptômes similaires, mais j’avais la certitude que la véritable identité d’enfant de Dieu de chacun d’eux était en sécurité dans la santé et l’harmonie de l’Amour divin. Nous avons gardé nos enfants à la maison, selon les directives de l’école, mais aucun n’a souffert ni eu de séquelles. Très vite, ils ont tous repris leurs activités normales.

Mary Baker Eddy, la fondatrice du mouvement de la Science Chrétienne, qui a consacré sa vie à faire connaître la méthode de guérison de la Science Chrétienne à l’humanité, ne s’est pas fermement opposée au recours à la vaccination, mais elle a déclaré : « Plutôt que de se quereller à propos de la vaccination, je recommande, si la loi l’exige, de se soumettre à ce procédé, d’obéir à la loi et puis de faire appel à l’Evangile pour se protéger des mauvais résultats physiques. » (La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 220)

C’est ce que j’ai fait après avoir obtenu mon diplôme universitaire, lorsque j’ai rejoint le Corps de la Paix des Etats-Unis et que j’ai été affectée dans une partie du monde qui nécessitait toute une série de vaccinations. Bien que confiante à cette époque dans le fait que notre Dieu tout-puissant et tout-aimant assurait ma sécurité et mon bien-être, puisque j’étais Son idée spirituelle, j’ai néanmoins respecté les exigences de ce programme et accepté de me faire vacciner. J’ai prié pour comprendre que je ne pouvais souffrir d’aucun effet secondaire dû à ma bonne volonté de coopérer. Je suis heureuse de dire que cela a été effectivement le cas.

Quand nous entendons parler de contagion dans quelque partie du monde, nous pouvons contribuer à calmer la peur et à réduire les répercussions qu’elle est supposée entraîner en affirmant à l’instant même que Dieu est présent partout, qu’Il est une force puissante en faveur de la santé et de l’harmonie, et la source de la bonté et du bien-être uniquement. Dieu déclara à Abraham : « Abram, ne crains point ; je suis ton bouclier » (Genèse 15:1) et : « Je suis avec toi ; je te bénirai. » (26:24)

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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