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Quel rapport y a-t-il entre l’amour et la fin d’une pandémie ?

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 3 septembre 2020


Quand je suis arrivé à mon appartement, je n’ai pu rien faire d’autre que de m’effondrer sur mon lit. Je souffrais de divers symptômes de la grippe, et je n’avais qu’une seule envie : dormir ! Mais j’ai d’abord appelé ma mère pour lui demander de prier pour moi.

Je ne me rappelle pas notre conversation en détail, c’était il y a presque vingt-cinq ans, mais ce dont je me souviens, c’est que je me suis senti réconforté quand ma mère m’a assuré que j’étais créé à l’image et à la ressemblance de Dieu (voir Genèse 1:26, 27), que Dieu, l’Esprit divin, était à la fois l’origine et la substance de mon être, et qu’Il m’aimait.

Peu après avoir reposé le téléphone, je me suis endormi. Quand je me suis réveillé, le lendemain matin, je me sentais tout à fait bien, et je n’ai plus jamais eu la grippe.

En repensant à cette guérison dans le contexte de la pandémie actuelle, je me suis demandé si la clé pour débarrasser le monde de cette maladie ne serait pas non seulement notre amour pour Dieu et une gratitude plus profonde pour Son amour à notre égard, mais aussi un engagement plus fort à nous aimer les uns les autres – c’est-à-dire à nous assurer que nos pensées sur les autres reflètent celles de Dieu à notre sujet. Jésus déclara : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Matthieu 22:37-39)

Cet engagement à aimer les autres se voit ces temps-ci dans le caractère désintéressé des services essentiels que rendent à leurs communautés les travailleurs en première ligne, et dans la bienveillance des personnes qui proposent une aide à leurs voisins. Pourtant, avons-nous bien conscience que ces expressions d’amour, parmi tant d’autres, laissent entrevoir quelque chose d’encore plus puissant – d’assez puissant pour favoriser la guérison physique ? En guérissant les malades, Jésus n’eut de cesse de prouver l’existence d’un amour encore plus élevé que l’amour humain le plus désintéressé qui soit, un amour qui reflète l’amour pur, constant et inconditionnel de Dieu envers nous. Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, le savait aussi, elle qui écrit dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « La prière qui réforme les pécheurs et guérit les malades est une foi absolue dans le fait que tout est possible à Dieu – une compréhension spirituelle de Dieu, un amour détaché de soi-même. » (p. 1)

Bien sûr, la sagesse populaire dirait qu’il faut bien plus qu’une simple manifestation d’affection collective, si sincère soit-elle, pour se débarrasser d’un problème aussi complexe qu’une pandémie. Je suis d’accord. Mais la sagesse populaire peine également à reconnaître la nature mentale de la maladie, à reconnaître la portée des démonstrations pratiques de Jésus et l’explication donnée par Mary Baker Eddy de cet amour chrétien qui s’efforce de ne voir que la bonté dont Dieu, le bien, a conscience. Après tout, si « l’amour détaché de soi-même » guérit la maladie, alors il va de soi que tout état d’esprit opposé, comme la peur, la colère, l’hostilité, etc., aurait tendance à précipiter l’apparition de la maladie, ou plutôt à se manifester physiquement sous forme de maladie, ainsi que l’enseigne la Science Chrétienne. D’autre part, cette même sagesse populaire refuse catégoriquement d’admettre que la toute-puissance de Dieu, l’Amour divin, guérit la maladie.

C’est pourquoi il nous est demandé non seulement de reconnaître dans la totalité de l’Amour l’antidote ultime à la maladie, mais également de voir les autres et soi-même comme l’expression essentielle de l’Amour, naturellement et inévitablement encline à aimer. Comme on le lit dans la Bible : « Nous aimons parce qu’il [Dieu] nous a aimés le premier. » (I Jean 4:19, d’après le texte grec original)

Pour autant, aimer les autres n’est pas toujours facile. Par exemple, il arrive que nous tombions dans le piège du mensonge diabolique selon lequel telle personne ou telle circonstance – des voisins, des collègues de travail, des politiciens, une pandémie – fait en sorte de nous priver de la bonté de Dieu, ou que quelque raison légitime nous rend incapables d’exprimer tout ce que Dieu nous a donné à exprimer, de profiter de tout ce qu’Il nous dispense afin que nous en jouissions. Lorsque cela se produit, nous sommes face à un choix crucial : accepter ou rejeter la notion d’un pouvoir opposé à Dieu.

Ironiquement, c’est dans de tels moments que nous sommes peut-être le plus réceptifs à la Vérité, ce synonyme de Dieu souvent associé au Christ dans les écrits de Mary Baker Eddy. C’est ce Christ, « la vraie idée énonçant le bien, le message divin de Dieu aux hommes, parlant à la conscience humaine », comme le décrit Science et Santé (p. 332), c’est ce Christ toujours présent qui révèle Dieu, l’Amour divin, comme le seul pouvoir véritable. Il nous faut tout particulièrement le savoir par rapport à l’impuissance de la haine, qui est un état de pensée que Mary Baker Eddy associe à la nature virulente des maladies contagieuses. Elle déclare avec force dans Ecrits divers 1883-1896 : « Ne haïssez personne, car la haine est un foyer d’infection qui répand son virus et finit par tuer. Si nous nous y abandonnons, elle nous domine ; à celui en qui elle demeure elle apporte souffrance sur souffrance, à travers le temps et au-delà de la tombe. » (p. 12)

Que nous soyons tentés de haïr ou que nous discernions de la haine chez d’autres, cette prétention à un pouvoir en dehors de Dieu doit être affrontée directement, et c’est le Christ qui nous amène précisément à le faire en distinguant le vrai du faux concernant Dieu et chacun de nous, en tant que Son reflet ; en aimant non seulement ceux qui nous aiment, mais également nos prétendus ennemis ; en prenant davantage conscience de la totalité de cet Amour divin qui guérit, et par conséquent en traitant par des prières efficaces les souffrances du monde.

La guérison que j’ai eue, il y a bien des années, me rappelle que c’est souvent la conviction que Dieu nous aime qui motive l’amour que nous nous portons les uns aux autres. Inversement, c’est l’amour que nous avons les uns pour les autres qui nous fait plus largement ressentir l’amour que Dieu nous porte. Ce cycle perpétuel de l’Amour – « l’Amour [qui] se reflète dans l’amour », comme le formule Mary Baker Eddy (Science et Santé, p. 17) – atténue inévitablement la crainte, dissout la haine et nous permet de contribuer à la disparition de cette pandémie.

Eric D. Nelson
Rédacteur invité

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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