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Article de couverture

« Préparer la crèche » dans notre conscience

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’décembre 2011


Les façons de célébrer Noël partout dans le monde sont assez similaires, toutefois il y a aussi quelque chose d'unique et propre à chaque pays. Ici, à Nairobi, les premiers signes annonçant Noël sont perceptibles aux alentours du 10 décembre et s'estompent vers le 5 janvier, lorsque l'école reprend. Pour les commerçants et ceux qui s'occupent de marketing, la saison des fêtes commence parfois plus tôt.

Lorsque Noël approche, la majorité des citadins se rendent dans le nord du pays afin de se joindre à leur famille et passer du temps tous ensemble, chose qu'ils n'ont pas l'occasion de faire durant l'année à cause du tourbillon d'activités de la capitale et des contraintes professionnelles. Les rues se vident alors et les abords de la ville deviennent extrêmement calmes. Une fois dans la campagne, tous célèbrent Noël à leur manière. L'usage est de partager un plat à base de chèvre rôtie. À cette époque de l'année, les gens sont très accueillants; ils se saluent en disant « Joyeux Noël » et suivent de nombreuses traditions. La nuit de Noël, les chrétiens convergent vers leurs églises pour assister à une scène illustrant la naissance de Jésus. Des chants passent en boucle sur les stations de radio. Ma chanson préférée est « Joy to the world ». (n.d.r:voir le cantique 417 de l'Hymnaire de la Science Chrétienne).

Même si de nombreuses façons de commémorer Noël exemplifient l'activité du Christ guérisseur, des attitudes négatives témoignent de l'exact opposé. Par exemple, dans mon village, ainsi que dans beaucoup d'autres, certains s'adonnent à la boisson, ce qui se termine souvent par des bagarres. De plus, à cette période de l'année, le gouvernement rappelle régulièrement aux citoyens la nécessité d'être vigilant car les vols sont très fréquents. Enfin, il arrive qu'en cette saison, des employés acceptent ouvertement des pots de vin.

Ces exemples sont malheureux, mais j'ai réalisé qu'ils ne devraient pas nous décourager ou obscurcir le fait plus majestueux de la naissance du Christ en chacun de nous. Nous ne devrions pas craindre ni ignorer ces faits au sein de la société, mais plutôt les guérir, à un niveau individuel. J'ai appris que la connaissance de la Science Chrétienne peut nous préserver de la tentation de la consommation à outrance et de tout le battage qui entoure cette période de l'année. Alors que nous ne pouvons pas empêcher les autres de faire ce qu'ils ont envie de faire, nous pouvons cependant garder « la porte de la pensée », comme il est dit dans Science et Santé (voir p. 392), et éviter ainsi d'être leurrés par tout ce qui tend à nous détourner de la vraie signification de Noël. Bien qu'en même temps, je crois qu'il soit également important de ne pas devenir moralisateur. Des célébrations de Noël vraies et fidèles impliquent de recevoir et de partager le Christ. Dieu nous donne les qualités chrétiennes spirituelles de la joie, de la grâce, du calme, et nous reflétons ces qualités envers ceux qui nous entourent. Lorsqu'une personne n'a pas d'argent pour acheter un cadeau à quelqu'un d'autre, elle ne devrait pas se sentir limitée, car l'amour peut être partagé spirituellement sans avoir besoin de symboles matériels.

Je vais illustrer cela par ce que j'ai vécu il y a deux ans. J'ètais financièrement au plus bas. La sensation d'être isolé de mes voisins qui, eux, célébraient Noël ensemble, était ancrée dans ma pensée; mais un message-Christ m'a rappelé que je n'avais pas à me sentir seul et déconnecté de l'Amour. Je me suis alors souvenu d'un appareil photo que mon oncle m'avait prêté. Je me suis habillé et suis sorti de la maison où j'étais resté longtemps cloîtré. Alors que je flânais dans les rues du village, j'ai reçu, de différents voisins, des invitations à venir partager avec eux le sikukuu (ce qui signifie « célébration » ). Pour les remercier, je les ai pris en photos, ce qui les a absolument ravis. Souvent, des pensées subtiles nous imposent tout un tas de raisons pour lesquelles nous ne pourrions pas profiter de Noël. Par exemple, certaines de ces pensées tentent de nous convaincre que nous n'avons pas assez de moyens pour acheter des cadeaux. Mais grâce à une vision plus spirituelle, nous constatons que, dans l'Amour, nous disposons de tout ce dont nous avons besoin, pour nous-mêmes et pour partager avec les autres. Nous pouvons, par exemple, accorder le pardon à ceux qui nous ont fait du mal et le rechercher auprès de ceux à qui nous avons nui, étendant l'amour et la réconciliation aux autres. De tels cadeaux sont précieux et inestimables, et donnent une satisfaction bien plus profonde que les objets matériels.

Quoi qu'il en soit, une célébration spirituelle solennelle (invisible à l'œil) ne devrait pas nous interdire de danser lorsque la musique anime le barbecue familial annuel ni d'accepter une belle pièce de rôti lorsqu'on nous l'offre ! Focaliser notre attention sur le sens spirituel de Noël nous empêche d'être hypnotisés par la tentation de dépenser à outrance et de verser dans ce type de célébration qui n'apporte pas de joie durable mais qui pourrait nous pousser à négliger le Christ, le don que Dieu nous fait. Le sens spirituel nous permet de préférer aux rites, le message de guérison de Dieu à l'humanité.

Noël, comme beaucoup de chrétiens le pensent, est au-delà d'un cycle saisonnier qui vient et qui va. Les moments Christ peuvent nous accompagner chaque jour de l'année. Cela se révèle lorsque « nous préparons la crèche » dans notre conscience pour la naissance de pensées inspirées, lorsque nous nous élevons au-dessus des activités frénétiques quotidiennes qui nous occupent mentalement, et que nous sommes réceptifs aux messages que Dieu nous envoie à chaque instant. En effet, le Christ est « le même hier, aujourd'hui et éternellement. » (Hébreux 13:8), et n'est pas limité au 25 décembre. Lorsque nous fêtons Noël, rappelons-nous la nécessité de garder en nous ces moments Christ, pour les avoir même après les festivités. Nous n'avons pas besoin de les ranger en attendant l'année suivante !


Cyrus Njagi Muriithi vit à Nairobi, Kenya. Il aime partager son temps entre ses activités en ville et celles dans son village d'origine, à 150 kilomètres de la capitale.

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