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Le chagrin guéri par la Science de la Vie indestructible

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’mars 1987


Quand un ami, un parent ou une personne que nous admirons meurt, le sentiment de perte et de chagrin peut sembler presque intolérable. Le cœur humain se lamente, accablé de douleur, tant la séparation semble permanente et irréversible. Chaque fibre de notre être réclame le retour de la personne aimée. La mort, cependant, semble être le seul événement auquel nous ne pouvons pas grand-chose, sinon pleurer ceux que nous avons perdus.

Mais est-ce vraiment le cas ? Sommes-nous totalement impuissants et privés de réconfort en présence de ce que la Bible appelle « le dernier ennemi » ? Sommes-nous obligés de sombrer dans les profondeurs ultimes de ce gouffre noir du désespoir et du chagrin? Ou bien Dieu, l’Amour divin, ménage-t-Il un chemin de réconfort et d’espoir dans « la vallée de l’ombre de la mort » ?

L’auteur de cet article en est bien convaincu, mais cette conviction fut chèrement acquise. La perte de deux de mes amis les plus chers m’a récemment mis en présence du problème de la mort, provoquant en moi une profonde remise en question de ma compréhension de Dieu, qui ne pouvait plus se limiter à une simple connaissance théorique de l’Être divin. Comme la vie humaine abonde en calamités, telle la tragédie de la navette spatiale américaine, je voudrais communiquer un peu de ce que j’ai appris, dans l’espoir que cela apportera force et réconfort aux autres comme ce fut le cas pour moi.

La première chose à dire, peut-être, est qu’un Scientiste Chrétien éprouve un sentiment de perte aussi profond que n’importe quelle autre personne, quand un être cher meurt ou se fait tuer. Je me rappelle des moments où j’ai presque cru devenir fou de chagrin, où tout semblait absolument noir. Mais au cœur de cette obscurité mentale et de ce désespoir brillait une lumière, telle une étoile conductrice dans un ciel noir de nuages, balayé par les vents.

Qu’était cette lumière ? On pourrait dire une sorte d’espoir, de foi, l’intuition profonde que ce qui semblait se passer ne constituait pas le véritable état des choses. C’était le sens spirituel contredisant les preuves matérielles d’une perte humaine et m’assurant que ce qui se passait vraiment était en rapport avec la Vie éternelle et n’avait rien à voir avec la séparation et le chagrin.

Il n’existe aucune explication humaine à un tel sentiment, parce qu’il ne naît pas dans l’esprit humain. Il provient de Dieu Lui-même. C’est Son message de réconfort, l’esprit de Vérité, disant au cœur réceptif: « Mon cher enfant, tout va bien. Dieu, ton Père-Mère, est là et Il prend soin de toi et des tiens. » C’est le même esprit qui dut se manifester chez la Sunamite quand, après avoir vu son fils mourir dans ses bras, elle répondit néanmoins que tout était bien à l’envoyé du prophète Élisée venu prendre des nouvelles de l’enfant. (Voir II Rois 4:8–37 pour le récit complet de l’histoire.)

La raison même pour laquelle notre cœur et notre esprit rejettent la mort et se révoltent lors d’une perte absurde et tragique, c’est que l’esprit de Vérité, en nous, condamne la mort comme injustifiée, comme une abomination, comme ne faisant pas partie de la réalité. Nous savons bien, dans notre cœur, que la mort et la séparation ne doivent pas être justes, même si nous ne comprenons pas tout à fait pourquoi. La vie et la mort sont des notions inconciliables; si l’une est vraie, ou l’a jamais été, ou doit jamais l’être, alors l’autre est un mensonge.

La Science ChrétienneChristian Science (’kristienn ’saïennce) confirme cette intuition en nous donnant l’explication spirituelle de notre refus spontané de la mort. Elle réconforte le cœur qui pleure en nous rassurant sur le fait que c’est Dieu, non la matière ni un corps matériel, qui est la Vie réelle de la personne que nous chérissons. Cette Vie divine ne peut se perdre; elle peut seulement s’exprimer à jamais en l’homme. Dieu, l’Esprit éternel, le Créateur de l’univers et de chaque identité, protège tous Ses enfants, du plus humble au plus puissant. La mort, elle, coïncide avec le rêve ou l’illusion de la vie dans la matière et n’a rien à voir avec l’homme spirituel dont la Science Chrétienne nous apprend qu’il constitue notre être réel et nous permet de le prouver.

Ce que ces faits spirituels apportent au niveau humain, c’est vraiment « la bonne nouvelle », un évangile d’espoir et de liberté pour l’humanité. La Science de la Vie l’exprime, et Christ Jésus l’a prouvé par sa résurrection et son ascension: dans la mesure où la vie est comprise et vécue de façon spirituelle, nous obtenons la domination sur la mort. Chaque défaite du péché est une défaite pour la mort; toute fausse croyance, toute crainte détruite par la Vérité est un pas qui nous fait pénétrer plus avant dans la Vie réelle. Chaque guérison est une preuve supplémentaire de la véracité incontestable de notre espoir le plus élevé: l’homme est vraiment l’image et la ressemblance de Dieu. Nous ne vainquons pas la mort en mourant, mais en vivant moralement et spirituellement, aussi bien avant qu’après ce qu’on appelle la mort.

Grâce à la Science de la Vie, nous apprenons que nous survivons à la mort au sens propre du terme. Nous survivons à la mort en vivant, toujours plus, c’est-à-dire en démontrant toujours plus la Vie et la substance réelles, ou encore l’Esprit. Avec le progrès spirituel, ici bas comme dans l’au-delà, nous cessons de faire l’expérience de la mort et, finalement, la dématérialisation complète de la pensée s’accompagne de l’ascension, l’abandon total de l’illusion que l’homme est un être matériel pour la certitude qu’il est le fils de Dieu. Telle est la Science reflétée dans la signification spirituelle de la promesse faite par Christ Jésus: « Si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort. » Jean 8:51.

Ce message Christ d’espoir peut sembler une contradiction impossible à concilier avec l’évidence matérielle de la mort. Le cœur humain s’écrie: « Comment est-ce possible alors que celui que j’aime est mort ! » La personne affligée peut s’en prendre à Dieu, croyant que c’est Dieu qui a réellement enlevé l’être aimé; elle peut même en venir à douter que Dieu existe, car pourrait-Il permettre une chose pareille ? Peut-être les disciples de Jésus éprouvèrent-ils quelque chose d’analogue dans leur chagrin, après la crucifixion.

Considérez un peu les preuves humaines accablantes qui leur étaient présentées. Leur Maître avait été trahi, battu, injustement condamné à mort et cloué sur la croix. Son corps avait été mis dans un tombeau, scellé par un énorme rocher. Ses ennemis semblaient triompher. Et pourtant, dans les profondeurs secrètes de la tombe se préparait une chose aussi différente qu’inattendue; une chose que ses disciples ne comprenaient pas ou ne croyaient pas possible, parce qu’ils acceptaient, les yeux fermés, les apparences humaines; une chose qui devait changer le monde.

Comme l’explique Mary Baker Eddy, Découvreur et Fondateur de la Science Chrétienne, dans Science et Santé avec la Clef des Écritures: « Ses disciples croyaient que Jésus était mort lorsqu’il était caché dans le sépulcre, alors qu’il était vivant, démontrant dans la tombe étroite que le pouvoir de l’Esprit l’emporte sur le sens mortel et matériel. Des murs de rocher lui faisaient obstacle, et il fallait rouler une énorme pierre de devant l’entrée du caveau; mais Jésus vainquit tout obstacle matériel, surmonta toute loi de la matière, et sortit de son lugubre lieu de repos, couronné de la gloire d’un succès sublime, d’une victoire éternelle. » Science et Santé, p. 44.

Cette victoire éternelle est pour nous tous; elle est là pour nous inspirer et nous donner de l’espoir, pour nous montrer ce qui est possible, voire même inévitable, grâce à la croissance spirituelle. Le triomphe de Jésus et les difficultés rencontrées par les disciples — il suffit de considérer leur chagrin inutile et la façon dont le Maître, plus tard, réprimanda certains d’entre eux pour leur incrédulité et leur dureté de cœur — nous montrent combien il est important de s’en tenir aux faits spirituels de l’être, même face à des preuves matérielles apparemment accablantes. Personne ne dit que c’est facile; cela peut être déchirant, comme l’a montré Jésus dans sa lutte à Gethsémané. Mais dans la mesure de notre obéissance et de notre fidélité aux faits spirituels, nous sommes fortifiés et réconfortés. L’amour de Dieu devient plus réel à nos yeux et nous renaissons, passant du chagrin et de la douleur à une compréhension plus profonde du fait que la vie de chacun de nous est indestructible.

L’exemple suprême de Jésus prouve aussi autre chose: non seulement la mort ne peut pas mettre fin à la Vie absolue de l’homme, mais elle ne peut pas mettre fin non plus aux progrès que fait l’être humain pour sortir de la matière. Comme l’explique Mary Baker Eddy: « L’homme n’est pas annihilé, et il ne perd pas non plus son identité, en passant par la croyance appelée la mort. Une fois la croyance passagère à la mort disparue de l’entendement mortel, cet entendement est encore dans un état conscient d’existence; et la personne n’a fait que passer par un moment de crainte mortelle extrême pour se réveiller avec des pensées et un être aussi matériels qu’auparavant. » Écrits divers, p. 42. Puisque Dieu exige que nous soyons semblables à Lui, entièrement spirituels, cet état probatoire démontre sans ambiguïté qu’il nous faut poursuivre les progrès après la prétendue mort afin de se défaire de ce concept matériel de soi-même qui persiste.

En ce qui me concerne, j’ai trouvé ce fait scientifique très réconfortant: il m’a permis d’accéder à la compréhension plus élevée du fait que mes amis décédés, en réalité, n’avaient jamais vécu et n’étaient jamais morts dans la chair, mais qu’ils étaient toujours avec Dieu, conscients, déterminés, actifs, joyeux, vivants, dans Sa famille universelle. Cela m’a permis de voir que les qualités que j’aimais, mais que j’avais perçues humainement, avaient en fait une base spirituelle et ne pouvaient donc jamais se perdre. Si nous pouvons entrevoir ou être certains, ne serait-ce qu’un instant, que Dieu, et non la matière, est la seule Vie de l’homme, nous sommes rassurés sur le sort des défunts qui nous sont chers, même si pour le moment ils échappent à la vue humaine. Ils n’ont pas cessé d’exister et il leur faut toujours travailler à leur propre salut.

Et rassurez-vous, Dieu est avec eux. Ils ne sont pas seuls. Ils ne sont pas non plus dépourvus de l’aide qu’apportent les manifestations tangibles de Dieu, Sa grâce et Sa miséricorde. La mort ne signifie pas que l’Amour divin cesse de subvenir aux besoins humains ! Le réconfort, l’aide, le soutien, l’amitié, la sollicitude, la miséricorde, l’amour désintéressé, l’attention paternelle et maternelle sont des qualités universelles. Elles trouvent toujours leur manifestation individuelle en l’homme. La mort ne met pas fin à l’amour désintéressé qui s’exprime à l’égard des autres. Elle ne peut mettre fin à l’église ni à la fraternité chrétienne. Nous continuons à trouver notre propre bien en faisant du bien à autrui. S’en remettant à Dieu, à notre Père-Mère plein d’amour, les défunts constatent que l’Amour divin les réconforte et les aide à se rapprocher de l’Esprit, tout comme Il nous aide ici. « Car il ordonnera à ses anges de te garder dans toutes tes voies. » Ps. 91:11.

Je ne peux pas dire que mon chagrin fut guéri d’un seul coup. Cela se fit au jour le jour et exigea beaucoup de soumission de ma part, ainsi que la disposition de faire confiance à des réalités et à des vérités qui dépassent la perception actuelle. Parfois, le chagrin me reprenait quand j’évoquais des choses qui me rappelaient ces êtres chers. Mais comme je persistais dans la vérité de la résurrection, vérité que je percevais dans l’exemple de Christ Jésus et dans les enseignements de la Science Chrétienne, la consolation et la paix de Dieu devinrent pour moi plus réelles. La vie éternelle prit plus de réalité à mes yeux. J’acquis une conviction plus forte qu’il n’y avait pas à s’inquiéter pour mes amis et que nous nous retrouverions pour ne plus jamais nous séparer, dans l’Amour et la Vie, c’est-à-dire en Dieu. A cet égard, j’aime méditer la promesse biblique: « Il [Dieu] essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu. » Apoc. 21:4.

Quel réconfort de comprendre le fait spirituel que les seules choses qui peuvent vraiment disparaître sont le péché, la douleur, la mort, le chagrin et les pleurs ! Le bien que nous aimons dans la vie et chez les autres, l’individualité, la créativité, la beauté, la couleur, la musique, l’amitié, le bonheur, l’amour, le sentiment du foyer et la joie de vivre, ces choses ne peuvent se détruire. Elles ne peuvent que devenir plus réelles et plus substantielles à mesure que nous acquérons un concept spirituel de ces qualités. Dieu protège l’homme, y compris l’univers ainsi que toutes les individualités moindres, et cela à jamais. Les hommes constituent Sa famille, et Il aime chaque manifestation de Lui-même, de l’infinitésimal à l’infini.

En comprenant cela, même dans une certaine mesure, nous parvenons dès maintenant à maîtriser le « dernier ennemi », la mort. Si, avec courage et patience — et il nous faut être patients avec nousmêmes — nous nous guérissons du chagrin et de la croyance universelle à la mort, nous nous alignons sur les réalités éternelles et les joies immortelles de la Vie. Nous laissons la mort derrière nous. C’est aussi pour nous la meilleure façon possible d’aider les défunts. Cela revient en fait à dire: « Non, mort, tu ne mets pas un terme à la vie de l’homme. Tu es illusion. Je ne vais pas croire un mensonge au sujet de cet être que j’aime. Il est l’enfant de Dieu, spirituel, et Dieu est avec lui maintenant même, et aucune preuve matérielle du contraire ne peut altérer ce fait. »

Une telle conviction ouvre notre pensée au réconfort divin, à la consolation céleste et à une heureuse tranquillité d’esprit. Nous pouvons être certains que Dieu et le progrès spirituel restituent tout ce qui semble maintenant perdu. Le royaume des cieux n’est pas un événement éloigné, il est à notre portée. La Science de la Vie indestructible le révèle. Dès maintenant, aujourd’hui, nous pouvons faire quelques pas de plus pour entrer dans le jour de la résurrection de la Vie réelle, et nous réjouir dans sa lumière: « O mort, où est ta victoire ? O mort, où est ton aiguillon ? » I Cor. 15:55.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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