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Qui veut un corps meilleur ?

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de janvier 1987


Les livres, les magazines, les journaux, la télévision et même une grande partie des conversations ordinaires traitent largement du corps humain, des moyens de l’améliorer, de l’entretenir et de l’embellir. Mais même dans les meilleures conditions, le corps humain présente des limites et il est vulnérable aux assauts de la fatigue, du stress, de l’âge, des réactions chimiques, de la contagion et autres agressions de ce genre. On pourrait bien se demander s’il n’existe pas un meilleur corps que celui que cette brave humanité cherche toujours à améliorer et à soigner.

C’était bien l’avis de Mary Baker Eddy. Dans Science et Santé, elle pose la question: « Que sont le corps et l’Ame ? » Sa réponse nous donne matière à réflexion, car elle ne se réfère pas du tout au corps. Elle commence par ces mots: « L’identité est le reflet de l’Esprit, le reflet sous des formes multiples et variées du Principe vivant, l’Amour. » Science et Santé, p. 477.

Ce passage met peut-être en évidence le fait que notre concept actuel du corps, c’est-à-dire un sens charnel de l’être, doit être échangé contre cette identité véritable qui a son origine dans l’Esprit, Dieu, et qui y demeure.

Mais qu’est-ce que l’identité véritable ou idéale, le reflet de l’Esprit dont parlait Mary Baker Eddy ? Une des définitions du mot idéal est « une conception de quelque chose dans sa forme la plus excellente et la plus parfaite ». Selon une autre définition, c’est « quelque chose qui n’existe que dans la pensée ». Dans la Science Chrétienne, l’Entendement est un des synonymes de Dieu, et l’on voit l’homme réel de la création de Dieu comme une idée de l’Entendement, parfait en forme et en nature, mais incorporel.

Contrairement aux théories populaires, qui considèrent l’homme comme une créature biologique et qui attachent beaucoup d’importance à l’idée qu’un régime et de l’exercice peuvent le maintenir en forme, la Science Chrétienne, tirant son autorité de la Bible, nous conduit à abandonner un concept matériel du corps et à nous tourner vers Dieu, l’Entendement divin, afin de trouver l’identité véritable qui est spirituelle, indépendante de la matière. Paul l’exprime de cette façon: « Nous sommes pleins de confiance, et nous aimons mieux quitter ce corps et demeurer auprès du Seigneur. » II Cor. 5:8.

Mais, peut-on se demander, le Scientiste Chrétien qui recherche son identité mentale et spirituelle ne tient-il donc aucun compte du corps physique ? Si, le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé, indique: « Il n’est pas raisonnable de cesser de manger, de boire ou de se vêtir matériellement avant d’avoir atteint, pas à pas, les faits spirituels de l’existence. Quand nous nous attendons patiemment à Dieu et que nous recherchons la Vérité avec droiture, Il nous indique le chemin. Les mortels imparfaits saisissent lentement le but ultime de la perfection spirituelle; mais c’est accomplir beaucoup que de bien commencer et de continuer la lutte pour résoudre par la démonstration le grand problème de l’être. » Science et Santé, p. 254.

Même nos premiers pas hésitants dans la découverte de la Vérité amènent de merveilleux résultats. Lorsque la foi dans la matière est remplacée par la foi en l’Esprit, les progrès du corps humain — qui est en réalité l’expression, l’objectivation de la pensée — sont proportionnels à ceux de la pensée. Le corps nous demande moins d’attention, met moins obstacle à notre activité, il est moins sujet à la maladie et aux tendances pécheresses. En d’autres termes, il cache moins notre individualité spirituelle et notre être véritables.

Que nous ne puissions toujours saisir cet idéal en nous-mêmes ou chez les autres ne doit pas nécessairement être une cause de découragement. Bien que nous soyons déjà les enfants de Dieu, comme nous l’apprend la Première épître de Jean, nous avons besoin, pour en être conscients, de connaître Dieu davantage. Nous lisons dans cette épître: « Bien-aimés, nous sommes maintenant enfants de Dieu, et ce que nous serons n’a pas encore été manifesté; mais nous savons que, lorsque cela sera manifesté, nous serons semblables à lui, parce que nous le verrons tel qu’il est. Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. » I Jean 3:2, 3.

Notre but devrait donc être tout d’abord de connaître Dieu, car connaître Dieu, c’est nous connaître nous-mêmes en tant que ressemblance de Dieu. A l’inverse, il est possible de dire qu’être ignorant de Dieu, c’est être ignorant de Sa création, de nous-mêmes et de notre propre identité en Lui.

Personne n’a mieux compris Dieu ou n’a démontré d’une manière plus frappante l’identité spirituelle de l’homme, donnée par Dieu et à Sa ressemblance, que Christ Jésus. Il fut capable de marcher sur les eaux et de soutenir ses forces physiques par une « nourriture » spirituelle, en faisant la volonté de son Père. Jésus n’a pas succombé au péché ni à la maladie, il n’a pas non plus manqué d’aider les autres à s’élever au-dessus de ces tentations, lorsqu’ils ont recherché son aide. Il a nourri les multitudes, vaincu la mort, à la fois pour lui et pour les autres, il a passé au travers de portes fermées, et à la fin il s’est élevé, dans l’ascension, au-dessus de tous les obstacles matériels.

Comment a-t-il accompli tout ceci ? N’était-ce pas la reconnaissance de son unité avec Dieu, l’Esprit, qui lui permettait d’accomplir des œuvres aussi bonnes ? Rien n’autorise à penser qu’il ait suivi un régime alimentaire quelconque. Il dit à ses disciples de manger ce qui leur était présenté et il fit remarquer que ce n’est pas ce qui entre dans la bouche qui souille l’homme, mais ce qui sort de la bouche, sous forme de mauvaises pensées, de blasphèmes, etc. L’exercice ? Il semblerait absurde d’imaginer Jésus suivant ou préconisant un strict programme d’exercices corporels afin de se maintenir en bonne condition physique. Le but de sa vie n’était pas non plus teinté de vanité ni du désir de se mettre en valeur. Il cherchait seulement à glorifier Dieu et à bénir son prochain. Même son travail de guérison illustrait les bienfaits que l’on peut retirer de la foi en l’Esprit, Dieu, et le peu de profit que l’on recueille de l’affection de la chair. On pourrait dire que le concept que Jésus avait du corps incluait l’absorption des vérités spirituelles et leur utilisation pour le bénéfice de l’humanité. Son corps était sa vie et ses œuvres.

Alors que les régimes et l’exercice tels qu’on les comprend habituellement ne font rien pour spiritualiser le concept que l’on a de son corps, on pourrait donner au régime une meilleure signification: non pas se mettre en souci de ce que l’on mange, mais n’accepter régulièrement que des pensées pures et élevées, s’abstenir des satisfactions sensuelles et égoïstes et s’abreuver des réalités de l’Esprit. Et nous pourrions faire de « l’exercice » en utilisant ces bonnes pensées dans l’expression de l’amour désintéressé pour Dieu et pour l’homme. Chacun de nous peut, sous la direction de Dieu, être conduit vers le régime spirituel qui lui convient. En obéissant jour après jour aux Dix Commandements, au Sermon sur la Montagne et aux lois de l’Esprit révélées dans la Science Chrétienne, on peut acquérir un meilleur concept du corps, jouir d’une meilleure santé, et pas à pas trouver l’identité parfaite et la forme spirituelle sans limites qui nous appartiennent exclusivement en notre qualité d’enfants de Dieu.

Une de mes amies qui travaillait dans les services administratifs d’un grand hôpital avait l’habitude de passer de temps à autre à mon bureau à l’heure du déjeûner. Nous avions souvent discuté de la nature spirituelle de l’homme à la ressemblance de Dieu, ainsi que la Science Chrétienne le définit, et cette idée lui plaisait. Un jour, cependant, elle me dit qu’elle venait de voir un film sur l’anatomie. « Vous devez admettre, me dit-elle, que le corps humain est un mécanisme merveilleux ! » Je priai silencieusement pour avoir une réponse, puis je m’entendis dire: « Oh, certainement, mais un faux ne doit-il pas être joliment convaincant si on veut qu’il soit pris pour un vrai ? Et que penseriez-vous d’un corps qui est toujours nouveau et beau, qui n’est pas sujet à la maladie, aux accidents ou à la décrépitude ? Que diriez-vous d’un corps qui ne meurt jamais, mais qui permet une liberté illimitée et une joie véritable, sans avoir besoin d’être soigné, habillé, nourri, abrité, ou transporté, parce qu’il est tout à fait spirituel, infini, la véritable expression de Dieu ? »

Cette réponse sembla vraiment impressionner mon amie et je fus reconnaissante d’avoir été amenée à dire ce qu’il fallait. Bien sûr, nous avons tous un chemin à parcourir et nous devons progresser avant d’atteindre l’idéal spirituel, mais notre Maître démontra une grande domination spirituelle sur son propre corps, et grâce à son exemple de régénération spirituelle, nous pouvons nous débarrasser de concepts matériels au sujet du corps. L’erreur des âges a été de rechercher une quelconque « fontaine de jouvence », un moyen de perpétuer un sens agréable de vie dans la matière. Mais la vie appartient exclusivement à l’Esprit. Il n’y a aucun moyen de spiritualiser la chair, mais lorsque nous comprenons que ce que nous appelons tous chair n’est tout simplement qu’une erreur au sujet de l’homme, nous pouvons entreprendre de corriger cette erreur, spiritualiser notre concept du corps et finalement trouver la paix et la stabilité dans l’être spirituel ou identité véritable.

Il est nécessaire d’être constamment vigilant pour nier le moi matériel. Le monde le projette continuellement devant notre pensée. Les médias, de nos jours, nous font plier sous le poids de lois médicales cales et physiologiques concernant ce qui est bon ou mauvais pour le corps. Beaucoup de ces lois se contredisent lorsque de nouvelles croyances prennent la place des anciennes ou qu’une école de pensée se trouve confrontée à une autre, mais elles ont toutes tendance à rendre la pensée dépendante d’un organisme matériel.

Si nous devons trouver notre être spirituel, notre identité véritable, nous ne pouvons nous permettre de nous laisser enliser dans des croyances populaires menant à des idéaux impossibles. Nous avons plutôt besoin d’être formés à nouveau, jour après jour, et le livre d’étude nous dit comment le faire. « La conscience construit un corps meilleur lorsque la foi en la matière a été vaincue. Corrigez la croyance matérielle par la compréhension spirituelle, et l’Esprit vous reconstituera. » Science et Santé, p. 425. Par ce renouvellement de l’Esprit, nous nous dépouillons progressivement du concept erroné appelé corps physique et nous trouvons notre identité réelle d’enfant de Dieu, l’Esprit, et cette identité est tout ce que nous devons souhaiter, tout ce que nous pouvons avoir en réalité.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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