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Article de couverture

L'Amour : clef de la guérison

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de décembre 2010


Il y a plusieurs années, j'ai reçu l'appel d'un père qui me demandait de l'aide. Son jeune fils était tombé d'une cabane installée dans un arbre et s'était blessé à la cheville. Il m'a demandé si je pouvais prier pour l'enfant qui avait très mal et ne pouvait pas marcher. Tandis que sa mère le réconfortait, j'ai assuré au père que j'allais prier immédiatement pour son fils. Ma propre fille, qui avait été guérie peu avant cela de ce qui semblait être une fracture de la jambe, avait appris que si elle avait un problème, elle pouvait faire confiance à Dieu pour trouver de l'aide. Rien n'est trop difficile pour l'Amour divin. Pleine de compassion à l'égard de ce garçon, je savais sans l'ombre d'un doute qu'il était, ainsi que ses parents, réconforté par ce même Amour. Comme l'Amour agit sans délai, nous pouvions nous attendre à être témoins d'une guérison rapide. Juste avant l'appel, j'avais étudié Science et Santé, qui était encore posé sur mon bureau. Baissant les yeux sur la page ouverte, je suis tombé sur les mots que Jésus avait prononcés lorsque ses disciples s'étaient montrés surpris de ce qu'il réapparaisse après sa résurrection. « "Un esprit n'a ni chair ni os, comme vous voyez que j'ai" » leur dit-il (p. 45). Levant les yeux de la page (où Mary Baker Eddy explique la signification spirituelle de ce verset biblique), j'ai pensé: « Ne te laisse pas tromper par l'image mentale qui présente ce garçon comme étant en chair et en os. Ce n'est pas ce que l'homme (ce garçon) est réellement, comme l'ont découvert les disciples quand ils ont revu Jésus. La substance de ce garçon est l'Esprit, Dieu, et il est spirituel. » J'étais totalement convaincue de ce fait. Pour moi, ce fut un moment de discernement spirituel qui me permit de voir clairement la vraie nature de cet enfant.

Priant avec cette idée, comprenant que l'Amour divin avait à jamais créé cet enfant complet, que cet enfant ne s'était rien cassé, qu'il n'était pas vulnérable et qu'il ne pouvait pas tomber, j'ai senti que ce point de vue spirituel remplaçait l'inquiétude au sujet d'un enfant blessé et en danger. Je savais aussi que le Christ, l'esprit de l'Amour qui amenait Jésus à avoir compassion des malades et des pécheurs (et lui permettait de les guérir instantanément) était avec le père et la mère de l'enfant et avec moi. À ce moment-là, j'ai su intuitivement que le garçon allait bien.

Et puis, j'ai eu peur. Ma prière semblait trop simple. Je me suis demandé: « Alors c'est tout? Et la cheville? Ne dois-je pas aussi prier pour elle? » Baissant de nouveau les yeux sur la page de Science et Santé, j'ai lu: « Le Maître disait clairement que le physique n'est pas Esprit... » (p. 46) Ces mots étaient directs et impératifs. J'ai compris que je ne devais pas faire attention à l'état de la matière puisqu'il n'avait aucune incidence sur le bien-être de l'enfant, reflet de l'Esprit. Alors, totalement satisfaite des pensées qui m'étaient venues par la prière, j'ai senti ma conscience se remplir de l'amour puissant de Dieu, dont la loi de l'Amour ne permet aucune exception ni aucune interruption, et qui perçoit l'être parfait et spirituel. L'ensemble de ma prière a pris moins de deux minutes.

La mère m'a téléphoné ensuite pour me dire que, juste après l'appel de son mari, elle et son fils avaient entendu un bruit en provenance de la cheville en question. Selon ses mots, c'était comme si on avait « remonté une fermeture éclair ». Elle me dit que le garçon avait tout de suite arrêté de pleurer, qu'il s'était assis et s'était mis à parler de ses aventures de la journée sans faire allusion à sa jambe. Puis, ajouta-t-elle, il s'était levé et avait marché. La guérison avait été rapide, complète et permanente.

Bien avant sa découverte de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy avait appris que l'Amour divin peut guérir. Encouragée par sa mère à prier, elle fut guérie de la fièvre. Elle écrit: « Ma mère, pendant qu'elle baignait mes tempes brûlantes, me conseilla de m'ap-puyer sur l'amour de Dieu, ce qui me donnerait le repos, si j'allais à Lui en prière, comme j'avais l'habitude de le faire, cherchant à être guidée par Lui. Je priai; et la douce lueur d'une joie ineffable m'envahit. La fièvre m'avait quittée, je me levai et m'habillai, dans un état de santé normal. » (Rétrospection et introspection, p. 13)

Plus tard, Mary Baker Eddy comprit que l'Amour était, en fait, la clef de la guérison. Elle discerna la Science de l'Amour, les lois divines du bien qui sont à la base de la compassion du Christ, guérissant la maladie et le péché. Voici ce qu'elle explique dans Science et Santé: « Si le Scientiste atteint son patient par l'Amour divin, l'œuvre de guérison sera accomplie en une seule visite et la maladie s'évanouira en son néant primitif, comme la rosée disparaît au soleil du matin. » (p. 365)

Que signifie atteindre son patient par l'Amour divin? Jésus-Christ, qui guérissait toujours en une seule visite, est l'exemple à suivre. Les Écritures relatent de nombreux cas de guérison qui ont découlé du fait qu'il était « ému de compassion ». Il nourrit des multitudes de personnes affamées (voir Matthieu 15:32-38), guérit la cécité (voir Matthieu 20:30-34), la lèpre (voir Marc 1:40-45), les crises d'épilepsie (voir Marc 9:17-27) et ressuscita les morts (voir Luc 7:11-15).

Le récit dans lequel Jésus guérit un homme à « l'esprit impur » est particulièrement intéressant. Pour moi, il illustre le fait qu'une perspective spirituellement scientifique, basée sur l'Amour, guérit même les cas les plus difficiles. Selon le récit de Marc, le « patient » de Jésus souffrait de violentes crises autodestructrices, dont tout le monde avait entendu parler dans les villages des alentours. C'était un paria qui vivait enchaîné parmi les tombes. Mais à la suite d'une brève conversation avec Jésus, l'homme fut soudainement et complètement guéri (voir Marc 5:1-20). La compassion que Jésus éprouvait pour son prochain l'incita à guérir cet homme. Elle lui permit d'aimer son prochain, dans la sainteté et la droiture, et de voir, au-delà des apparences, la véritable identité de cet homme, la propre ressemblance de Dieu, complète et saine d'esprit. L'homme ressentit immédiatement l'influence de Jésus, le Scientiste, atteignant son patient par l'Amour. L'affection et la vision spirituelles de Jésus restaurèrent la santé mentale de cet homme. Science et Santé fait remarquer: « Dépourvu de cette affection spirituelle, le médecin manque de foi en l'Entendement divin et il n'a pas cette récognition de l'Amour infini qui seule confere le pouvoir guérisseur. » (p. 366)

Dans le récit de Marc, personne sauf Jésus ne semblait avoir d'affection sincère pour cet homme malade, mais c'est cet amour qui permit à Jésus de ne pas être impressionné par le comportement effrayant de ce « patient ». Des gardiens de porcs qui habitaient et travaillaient dans les environs avaient certainement été témoins de la gravité de cette maladie et c'est peut-être la raison pour laquelle il leur était difficile d' accepter que la guérison se soit opérée si facilement. Selon certains commentaires bibliques, un grand nombre de ceux qui connaissaient le passé de cet homme avait raconté des récits effrayants à son sujet. Une foule menaçante a même forcé Jésus à quitter la ville, et l'homme, maintenant guéri, lui a demandé la permission de partir avec lui.

La compréhension que l'être est entièrement spirituel est la Science de l'Amour que Jésus a pratiquée avec tant d'efficacité.

Or, la crainte ne pouvait pas entraver le processus de guérison de cet homme ni l'empêcher d'en parler autour de lui. La compréhension de Jésus que l'Amour divin possède la suprématie sur une vue matérielle limitée de la vie a balayé la crainte et ses effets inquiétants sur le corps et sur l'esprit. Cette compréhension de l'être spirituel est la Science de l'Amour que Jésus a pratiquée avec tant d'efficacité. Il dit à l'homme: « Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur t'a fait, et comment il a eu pitié de toi. » (Marc 5:19)

Aujourd'hui, nous pouvons, nous aussi, nous attendre à de grandes choses grâce à nos prières. L'amour maternel de Dieu, qui réconforte et guide, s'étend sans limites de temps ou d'espace. Dieu est Amour hier, aujourd'hui et pour toujours. Nous avons tous accès à cet Amour infini et nous pouvons, nous aussi, accomplir l'œuvre de guérison en une seule visite.


Michelle Nanouche est praticienne et professeur de Science Chrétienne à Saint Germain en Laye, en France.

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—Alfred F. Schneider, Le Héraut de la Science Chrétienne, juillet 1978

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