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Les temps sont-ils mûrs pour la Science Chrétienne ?

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’septembre 2011


C'est une très bonne question ! De manière générale, les gens ne semblent pas encore prêts à spiritualiser leur pensée et à christianiser leur mode de vie, comme l'exige cette Science. La Science Chrétienne, la loi divine de la sainteté, de la santé et de la vie éternelle, est cependant présente (et elle l'a toujours été), et c'est grâce à Dieu qu'elle est apparue sur la scène humaine. C'est pourquoi les temps sont forcément mûrs pour elle et il faut y voir l'œuvre de Dieu.

En consacrant toute sa vie à la prière et à l'étude de la Bible, et en cherchant à être guidée par Dieu à travers bien des épreuves douloureuses, Mary Baker Eddy s'est préparée dans son cœur et dans sa pensée à recevoir le Consolateur. Jésus avait prié afin que le Père nous envoie ce Consolateur et qu'il demeure avec nous éternellement (voir Jean 14:16). Vingtdeux ans après avoir découvert le Consolateur, la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy déclara dans un sermon: « La Science du christianisme, qui est apparue au temps convenable, révèle le Christ incorporel; et ce fait continuera d'apparaître plus clairement jusqu'à ce qu'il soit reconnu, saisi, et que le Sauveur, qui est la Vérité, soit compris. » (Écrits divers 1883-1896, p. 164) Avec non moins de justesse, elle observa à propos du livre d'étude de la Science Chrétienne: « Des siècles s'écouleront avant que l'exposé des sujets inépuisables de Science et Santé soit suffisamment compris pour être pleinement démontré. » (Rétropection et Introspection, p. 84) Le progrès se poursuit dans les cœurs humains et, chaque jour, les idées spirituelles exposées dans ce livre guérissent et régénèrent sur une base individuelle.

Nous recevons la Science Chrétienne au quotidien dans la mesure où nous ouvrons notre cœur au pouvoir transformateur de Dieu. En mettant ainsi en pratique cette Science à la lumière de notre compréhension, nous obtenons des guérisons mentales, physiques et spirituelles, et nous sommes capables de guérir autrui.

C'est Dieu, bien sûr, qui accomplit la guérison. Ceux qui observent les effets concerts de la Science sont à leur tour touchés dans leur coeur par l'Entendement divin. Les temps sont toujours mûrs pour ce déroulement. Comme l'énonce Science et Santé: « De la nécessité d'améliorer la race découle le fait que l'Entendement peut l'améliorer; car l'Entendement peut substituer la pureté à l'impureté, la force à la faiblesse et la santé à la maladie. » (p. 371) De nombreux coeurs sont dès maintenant prêts à être guéris et régénérés. Je me pose la question suivante: « Ma pensée est-elle mûre pour reconnaître ces cœurs et les envelopper d'amour ? »

Les temps sont mûrs pour la moisson...

Jésus ne manqua jamais une occasion de reconnaître la réceptivité spirituelle des cœurs humains et de leur proposer une nourriture et une boisson spirituelles. L'Évangile selon Jean en donne un exemple lorsqu'il relate avec beaucoup de détails ce que fit Jésus en arrivant dans une ville de Samarie (voir Jean 4:5-42). Ses disciples étaient partis acheter de la nourriture au marché, tandis qu'il se reposait près du puits de Jacob. Une Samaritaine, venue puiser de l'eau, fut très surprise que Jésus lui demande à boire, sachant que les Juifs n'avaient pas l'habitude de parler aux Samaritains. Jésus lui répondit: « Si tu connaissais le don de Dieu et qui est celui qui te dit: Donne-moi à boire ! tu lui aurais toi-même demandé à boire, et il t'aurait donné de l'eau vive. » La réponse de la femme donna lieu à une conversation très intéressante.

Elle voulut savoir ce qu'était cette « eau vive ». Lorsqu'il lui eut dit que tous ceux qui boiraient de cette eau n'auraient jamais soif, car ce serait « une source d'eau qui jaillir [ait] jusque dans la vie éternelle », elle voulut de cette eau. Discernant en elle une soif spirituelle profonde, Jésus lui demanda d'appeler son mari afin qu'il vienne boire de cette eau vive avec elle. Lorsqu'elle lui avoua qu'elle n'avait pas de mari, Jésus lui révéla ce qu'il avait perçu: elle avait eu cinq maris et vivait à présent avec un homme qui n'était pas son mari, ce qui était peu propice à une vie très satisfaisante.

En mettant en pratique cette Science à la lumière de notre compréhension, nous obtenons des guérisons mentales, physiques et spirituelles, et nous sommes capables de guérir autrui.

Que répondit-elle ? « Seigneur, je vois que tu es prophète. » Elle poursuivit en disant que les Samaritains et les Juifs adoraient chacun dans des lieux différents, conformément à leurs traditions respectives. Jésus dit alors: « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité. » Elle reconnut que cela se produirait à la venue du Messie, « celui qu'on appelle Christ ». Ce à quoi Jésus répliqua: « Je le suis, moi qui te parle. »

Au même moment, les disciples de Jésus arrivèrent avec la nourriture. La femme, dont les pensées avaient été élevées à une hauteur spirituelle, au-dessus des préoccupations matérielles, « ayant laissé sa cruche » rentra dans la ville pour inciter les gens à venir voir le Christ qui, expliqua-t-elle « m'a dit tout ce que j'ai fait ». Un grand nombre d'entre eux sortirent voir Jésus. Pendant ce temps, les disciples le pressaient de manger la nourriture qu'ils avaient apportée. Mais il leur répondit qu'il avait une nourriture qui satisfaisait vraiment, celle de l'Esprit, laquelle consistait à accomplir la tâche dont Dieu l'avait chargé. Il les amena à reconnaître la tâche dont Dieu l'avait chargé. Il les amena à reconnaître que les Samaritains étaient prêts à accepter une nourriture spirituelle: « Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson ? Voici, je vous le dis, levez les yeux, et regardez les champs qui déjà blanchissent pour la moisson. »

Dans leur aveuglement, les disciples croyaient que les Samaritains n'étaient pas mûrs pour le ministère du Christ. Or comme l'explique très bien un commentaire biblique: « La moisson au sens propre est dans quatre mois, mais les temps sont mûrs pour la moisson spirituelle des âmes des Samaritains, et elle sera faite ce jour même. »The One Volume Bible Commentary, J.R. Dummelow, p. 782. L'Évangile selon Jean rapporte que, lorsque les Samaritains, venus sur la foi du témoignage de la femme, entendirent eux-mêmes les paroles de Jésus, ils crurent en lui. Ils le pressèrent de rester deux jours avec eux, et « un beaucoup plus grand nombre crurent à cause de sa parole ».

Les temps sont mûrs pour une victoire sur la résistance mentale au Consolateur, qui voudrait empêcher les cœurs affamés et insatisfaits de trouver la Science du Christ, de l'explorer, de comprendre ses enseignements authentiques et d'en moissonner les fruits.

Tout au long de son ministère, Jésus chercha les coeurs mûrs pour son enseignement et pour des progrès spirituels, et il leur donna cet enseignement. Il préparait ainsi la venue du temps où le genre humain recevrait plus largement le Christ, la Vérité, et finalement le Consolateur, tout en nous montrant par l'exemple comment poursuivre ce travail. Il réussit dans sa mission parce que non seulement il reconnaissait le pouvoir absolu de Dieu, mais il exerçait aussi son pur pouvoir spirituel sur la résistance opiniâtre des influences mentales opposées, qui voulaient faire obstacle aux progrès de l'humanité.

... et pour la victoire sur toute résistance

Ceux qui connaissent la Science Chrétienne et ont été inspirés et guéris par la portée concrète et puissante du message de l'amour inconditionnel de Dieu s'exclament parfois: « La Science Chrétienne est merveilleuse ! Pourquoi les gens ne viennent-ils pas naturellement à elle pour l'adopter de tout leur coeur ? » Cette question conduits certains à penser que les temps ne sont pas mûrs pour la Science Chrétienne: la pensée est trop matérielle, l'emprise médicale trop forte, il y a trop de sectarisme doctrinal, trop de préjugés basés sur la désinformation, etc. Pourtant, tellement de cœurs humains insatisfaits ont faim et soif de solutions qui ne peuvent venir des lois de Dieu, des lois de l'Amour divin, dans la Science du Christ ! Les temps sont mûrs pour une victoire sur la résistance mentale au Consolateur qui voudrait empêcher ces cœurs affamés de trouver la Science, de l'explorer, de comprendre ses enseignements authentiques et d'en moissonner les fruits. C'est là la responsabilité de tous ceux qui ont rencontré la Science Chrétienne et en ont reçu les bienfaits.

La résistance de l'entendement humain aux changements qui le soumettent à la loi de l'harmonie de Dieu n'est pas naturelle. Elle est due à la croyance à un autre entendement en dehors de l'unique Entendement, Dieu, et à la croyance que ce prétendu entendement est mauvais et qu'il a le pouvoir d'hypnotiser et de manipuler l'homme, le reflet spirituel de l'Entendement, par des suggestions malveillantes. Cela n'a jamais été vrai. Mais il faut en prouver l'impuissance grâce à une vigilance spirituelle et à un dévouement désintéressé envers l'unique Entendement et sa manifestation, l'homme. C'est maintenant même qu'il est temps de le prouver. Les progrès du genre humain en dépendent.

On peut s'inspirer de l'exemple de ceux qui, mûs par une profonde abnégation, ont consacré leur vie à cœurs ouverts aux progrès humains, à une époque où la résistance de la société à l'encontre de ces progrès semblait insurmontable. Je pense, par exemple, au travail inlassable d'une femme noire, Dorothy Height, qui est décédée en avril 2010. Les présidents des États-Unis, de Eisenhower à Obama, ont recherché les conseils de cette figure historique infiniment respectée au sein du mouvement des droits civiques. Depuis l'âge adulte jusqu'à sa mort, à 98 ans, elle a rencontré des gens prêts à travailler avec elle pour faire progresser la cause des droits des femmes et des personnes de couleur, face à des comportements humiliants, voire meurtriers, solidement enracinés dans la société. Son travail a puissamment contribué à faire évoluer la société américaine, et cette évolution a profité à tous d'une manière bien plus large, dans le monde.

En 1946, lors de la convention de l'Association des jeunes femmes chrétiennes, Dorothy Height fut élue secrétaire du comité national d'éducation interraciale. À cette occasion, Benjamin Elijah MaysCe brillant intellectuel, qui fut également pasteur baptiste, exerça une influence importante dans la formation du jeune Martin Luther King., recteur d'une université à Atlanta, U.S.A., fit un discours qu'elle n'oublia jamais. Dans ses mémoires, elle écrit: « Il dit: "J'ai bien conscience de la tâche qui vous attend, de ce que vous voulez faire et... il est probable qu'à travers tout le pays vous entendrez des gens dire: 'Les temps ne sont mûrs.' Selon la morale chrétienne, les temps sont toujours mûrs pour la justice. Étant donné le but honorable que poursuit cette Association de jeunes femmes chrétiennes, si les temps ne sont pas mûrs, alors il vous appartient de faire en sorte qu'ils le deviennent !" »Open Wide the Freedom Gates: A memoir, p. 115 En 2008, au cours d'une interview pour une grande station de radio, Dorothy Height rappela les propos tenus par Benjamin Mays et ajouta: « Et c'est toujours ainsi que je vois les choses.»

Lorsque les temps ne semblent pas mûrs pour la Science Chrétienne, c'est-à-dire chaque fois que l'entendement humain ne semble pas prêt à changer, les scientistes chrétiens peuvent « faire en sorte qu'ils le deviennent », en détruisant dans leur propre pensée les influences mentales spécifiques qui résistent et prétendent avoir le pouvoir d'arrêter le progrès. Les temps sont toujours mûrs pour faire ce travail. La loi de Dieu est suprême. La Science Chrétienne est le dessein de Dieu pour le salut de l'humanité et les temps sont mûrs pour le démontrer. On peut prier ainsi: « Mon Dieu, fais mûrir en moi, maintenant même, dans les circonstances présentes, l'amour désintéressé et le dévouement que requiert cette tâche. Aide-moi à T'honorer, en vainquant, grâce à Ta puissance suprême, la résistance des influences mentales qui ne Te rendent pas honneur. » C'est là la voie à suivre, celle qui fera progresser le mouvement de la Science Chrétienne.


Barbara Vining est praticienne et professeur de Science Chrétienne. Elle vit à Perrysburg, Ohio, U.S.A.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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