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Pendant des années, j'ai souffert de profonde dépression et de pensées...

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de décembre 1983


Pendant des années, j'ai souffert de profonde dépression et de pensées de suicide. Bien que n'ayant jamais réellement tenté de mettre fin à ma vie, l'attraction morbide qui me poussait à le faire était si forte à certains moments que j'imagine difficilement comment une douleur physique pourrait être pire. Pour quiconque a souffert de cette manière, c'est une joie immense que de signaler la guérison d'un tel problème grâce à la Science Chrétienne
Christian Science (’kristienn ’saïennce).

Un jour, avant ma guérison, alors que je me sentais réellement très bas, j'appelai mon professeur de Science Chrétienne et lui demandai de m'aider par la prière. Bien que j'en eusse retiré quelque paix, ce dont je me souviens surtout à propos de cette conversation, c'est qu'il me dit que la dépression ne serait jamais vraiment vaincue tant que je n'aurais pas appris à mieux connaître Dieu et approfondi ma relation spirituelle à Lui. A ce moment-là, sa réponse me sembla quelque peu cruelle. Je suppose qu'au fond de moi je pensais: « Sortez-moi de ce cycle de dépression et d'angoisse, et ensuite j'apprendrai à mieux connaître Dieu. » Mais mon professeur devait savoir ce dont j'avais besoin, et lorsque finalement je compris ce qu'il voulait dire et reconnus le souci purement chrétien qui l'avait poussé à me répondre comme il l'avait fait, je fus prêt à progresser.

Que le tourment mental eût simplement disparu à ce moment-là, cela aurait été « céleste », une délivrance ardemment désirée. Mais cela ne m'aurait pas donné un sens véritable du ciel: la félicité ancrée dans la compréhension inébranlable de la vérité de l'être spirituel. Un savoir aussi solidement fondé est le sens spirituel. Dans Science et Santé avec la Clef des Écritures, Mary Baker Eddy écrit (p. 209): « Le sens spirituel est la faculté consciente et constante de comprendre Dieu. »

La dépression chronique dont je souffrais était en partie le résultat d'attitudes profondément enracinées qui nécessitaient un changement: mon ignorance de Dieu manifestée dans certains défauts. La dépression semblait masquer les vrais problèmes, et c'était ces causes profondes qu'il fallait traiter, et non pas seulement les symptômes pénibles.

La solution eut pour point de départ une prière quotidienne pour moi-même. Et aussi je commençai non pas seulement à scruter la Bible et les œuvres de Mary Baker Eddy pour gagner une vue plus claire de la nature de Dieu, mais aussi à travailler pour « saisir » dans ma prière chaque vision nouvelle — la travaillant jusqu'à ce qu'elle fût fixée dans ma pensée — et pour passer en revue chaque jour, de façon nouvelle et inspirée, le trésor toujours croissant de ma compréhension. Je commençai à voir que la nature de Dieu était vraiment la source de ma nature; qu'en tant que Son enfant chéri, je reflétais tout ce qu'Il est. Et je pris conscience qu'être le reflet de Dieu ne signifiait pas que Dieu projetait Son être divin sur un « moi » humain; en réalité, j'étais entièrement spirituel et l'avais toujours été, parce que Dieu est Esprit. En tant que reflet de Dieu, je n'étais pas une pâle « imitation » de l'original. Bien plûtot, chacune des qualités de Dieu — vie, intégrité, amour, sagesse, etc. — était exprimée en moi de façon complète. J'en vins à prier ainsi: « Père, parce que tu es Vie, la Vie est la substance même de mon être et la seule chose dont je sois réellement fait. » Je fis de même avec les six autres synonymes de Dieu que donne Science et Santé à la page 465: Esprit, Principe, Ame, Amour, Entendement, Vérité.

La prière quotidienne pour moi-même, loin d'être égoïste, m'aida à découvrir ma nature spirituelle réelle. Et au lieu de me couper de ma famille et de mes amis, cette redécouverte du lien spirituel qui m'unissait à la seule source divine m'amena à être plus proche de ceux qui m'entouraient. Elle commença également à me sortir d'un sens limité de moi-même dans lequel, semblait-il, j'avais été enfermé étroitement.

Une partie du problème avait été une préoccupation excessive de mes besoins, de mes désirs, de mes points de vue, de ma façon de faire les choses. Autrement dit, une vie centrée sur moi-même. Faisant face honnêtement à ce fait, je vis combien il était au centre de mes difficultés. Par la suite, je fus heureusement capable de m'en débarrasser grâce à mon étude de la Science.

Le sensualisme était également lié à cette dépression. Mary Baker Eddy fait ressortir le lien qui existe entre les passions et l'égocentrisme dans ces deux passages de Science et Santé: « Si nous oscillons comme un pendule entre le péché et l'espoir du pardon — l'égoïsme et la sensualité nous faisant rétrograder constamment — notre progrès moral sera lent » (p. 22); et: « L'égoïsme et le sensualisme sont développés dans l'entendement mortel par les pensées qui constamment rapportent tout au moi, par les conversations concernant le corps et par l'attente d'y trouver toujours du plaisir ou de la douleur; et cette éducation se fait au détriment de la croissance spirituelle » (p. 260). Lorsque ces deux croyances tenaces s'estompèrent graduellement puis disparurent, chassées par l'Amour divin, je trouvai la vraie liberté.

Je suppose que seule la personne qui a connu par expérience l'esclavage de désirs obsédants et de changements d'humeur soudains peut savoir combien il est doux de les voir se fondre dans le néant. C'est un bienfait chèrement acquis de comprendre quelque peu l'empire de l'Entendement sur le corps.

Il est intéressant de constater que, durant ces quelques mois, mon appétit subit lui aussi un changement radical — et cela sans que j'aie prié de façon spécifique à ce sujet. Des kilos superflus disparurent simplement, et depuis lors, je mange beaucoup moins et apprécie davantage ce que je mange.

Peut-on être assez reconnaissant pour la générosité de Dieu qui s'étend à tous ? Lorsque nous avons recours avec une confiance simple et sincère à notre divin Père-Mère, nous nous sentons accueillis dans la chaleur et la sécurité de Son amour. Pour un tel retour au foyer spirituel, ou du moins un début de retour, on ne peut que verser des larmes de joie et dire du fond du cœur: « Merci, Père. »


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