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L'ascension individuelle

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de juillet 1984


Christ Jésus aimait Dieu d’un amour parfait, complet. Comme aucun autre homme ne l’a fait, il individualisa le bien qu’il comprenait être la propre expression de Dieu, le Fils de Dieu. Le Sauveur honora l’Esprit comme Vie, Entendement, substance, en démontrant progressivement la domination qu’a l’Esprit sur la matière jusqu'à ce qu’il eût atteint la conscience exaltée que Dieu est, en effet, Tout. Ce triomphe de l’Esprit, cette conscience élevée, pure, créée par Dieu, a conduit à ce que nous appelons l’ascension.

Chaque jour, vous et moi trouvons sur notre chemin des occasions de prouver notre amour pour Dieu et d’acquérir une compréhension plus élevée et une appréciation plus haute de la présence, de la nature et du pouvoir de Dieu. Nous rendons un culte à Dieu par notre dévotion à l’Esprit et notre révérence pour l’Esprit. Comme l’a dit Jésus: « Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l’adorent l’adorent en esprit et en vérité. » Jean 4:24. Prouver la présence et le pouvoir du bien spirituel et nous réjouir de nos victoires sur le matériel et le mortel nous fait découvrir que le spirituel devient plus réel à notre pensée ascendante.

La mission de Jésus était de sauver le monde du péché et de démontrer sa propre origine divine. Son ministère aida les autres sur le chemin de leur ascension: leur pleine reconnaissance de leur filiation spirituelle. Appréciant le pouvoir du bien divin et comprenant que son origine est dans l’Esprit, il démontra la coïncidence du divin et de l’humain et accomplit le dessein divin. Ainsi que Mary Baker Eddy l’écrit de Jésus: « Nous acquérons, dans une certaine mesure, la connaissance des qualités de l’Entendement divin à travers le Jésus humain. Le pouvoir de sa bonté transcendante est manifeste dans l’empire qu’elle lui donna sur les qualités opposées à l’Esprit, et que les mortels appellent matière. » Écrits divers, p. 199.

Si nous voulons prouver que nous sommes, en fait, les enfants de Dieu et immortels, si nous ne voulons pas nous identifier à la matière — être restreints par elle, dépendants d’elle, ensevelis en elle — nous devons nous aussi exercer sur elle la domination donnée par Dieu. Et c’est ce que nous faisons dans la mesure où nous démontrons notre empire sur « les qualités opposées à l’Esprit ».

Supposons que nous nous sentions mal appréciés, que ce que nous avons fait ait été mal compris ou déformé ou que l’on ait attribué à un autre le bien que nous avons fait. Les « qualités opposées à l’Esprit » que l’entendement mortel voudrait que nous acceptions pour nôtres peuvent être l’indignation, la susceptibilité, le ressentiment, l’orgueil. Nous nous sentons peut-être tentés de défendre notre sens personnel du moi, de nous battre pour lui ou de le justifier. Mais tout comme le musicien expérimenté ne peut supporter les fausses notes, le métaphysicien sincère rejettera l’inharmonie et cherchera le ton vrai de l’Entendement qui produit l’harmonie.

Reconnaissant qu’un manque apparent d’Amour ou de Principe n’est rien d’autre qu’un rêve objectivé de l’entendement mortel, et non la vérité de l’être, nous nous mettrons à démontrer le pouvoir de la bonté divine sur « les qualités opposées à l’Esprit ». Nous ferons de vaillants efforts pour résister à l’attirance négative du terrestre. Et nous remercierons Dieu pour Sa présence qui communique les qualités spirituelles annulant les caractéristiques mortelles, non divines.

Ne négligeons absolument aucune occasion de nous élever nous-mêmes et d’élever notre concept des autres au-dessus de tout ce qui tenterait de nous associer — nous ou eux — aux « qualités opposées à l’Esprit », en d’autres termes à la matière ou au monde matériel. Reléguant le mortel et le matériel dans l’irréalité, nous élèverons notre pensée jusqu’au moi véritable, jusqu’à l’existence qui est la nôtre en notre qualité d’être céleste dans le royaume de la totalité de Dieu. A la place des qualités erronées apparentées à la mortalité, revendiquons et exprimons l’humilité, l’altruisme, la fidélité constante, puis, sur les ailes de nos prières — nos affirmations de la présence, du pouvoir et de la réalité du bien divin — prenons notre essor au-dessus du sens mortel de la vie.

Suivant le Christ, nous pouvons à certains moments nous trouver assiégés de doutes, de craintes et d’une foule de « et si ? ». Lorsque cela se produit, c’est le moment d’abandonner les imaginations futiles de l’entendement mortel et, humblement et rapidement, de rechercher et d’accepter les qualités angéliques libératrices de courage et de gratitude venant de Dieu. Sentant la présence éternelle et l’omnipotence de Dieu, nous pouvons laisser derrière nous les limitations de la terre et, d’une nouvelle altitude spirituelle, jouir de perspectives nouvelles et vastes du bien de Dieu. Nous pouvons faire part de ces révélations à d’autres afin qu’ils soient bénis aussi. Si nous élevons notre conscience de Dieu et de Son bien, nous exprimerons la compassion, la sollicitude, l’amour qui guérit, mais nous ne serons pas pris au piège du sens mortel des choses et nous n’y serons pas impliqués. Notre conscience purifiée nous donnera la sagesse, le jugement, la patience et la tendresse nécessaires pour aider les autres à s’élever audessus des impostures de la mortalité.

Jésus est notre Guide et si nous aspirons à faire ses œuvres, nous lutterons résolument pour dissiper les images mortelles de péché, de maladie et de mort. Lorsque nous dénions vie et présence à toute phase de mortalité, nous effaçons de notre pensée la matérialité. Nous nous élevons vers le Père et voyons que tout est l’effet de l’unique Cause première.

Ce fut la propre pensée ascendante de Jésus qui lui permit d’annuler les présentations de l’entendement mortel qui se faisaient de plus en plus provocantes. Chaque guérison du péché, de la maladie et de la mort contribua à le préparer à sa propre résurrection et à sa propre ascension.

La pierre roulée devant la tombe de Jésus symbolise la prétention que la matière — « les qualités opposées à l’Esprit » — peut nous mettre au tombeau et être un obstacle à nos progrès en direction de la résurrection et de l’ascension. Pourtant Jésus, bien qu’il semblât être enseveli dans la matière, allait de l’avant dans sa résurrection. Il prenait conscience du néant de la prétention de la vie matérielle et réalisait l’immortalité de son être, une expression de la Vie éternelle. La pierre fut roulée de devant le tombeau par les forces toutes-puissantes de l’Esprit et Jésus poursuivit sa résurrection, son ministère final et son ascension.

Le Maître n’a pas attendu que l’Église compte un nombre impressionnant de membres avant d’accomplir son ascension. Il n’a pas attendu que les Romains perdent le pouvoir ou que ses disciples acquièrent davantage de maturité spirituelle. Il n’a pas attendu que ses frères, ses sœurs ou sa mère fassent l’ascension en même temps que lui. Il aimait tellement Dieu qu’il acheva la mission qui lui avait été fixée par Dieu, et finalement il ne vit partout que l’expression ou manifestation de Dieu. Il purifia à un tel point sa pensée qu’aucun concept mortel d’un moi en dehors de Dieu, aucune des « qualités opposées à l’Esprit » ne pouvaient prendre corps en lui. Il comprit pleinement qu’il était une conscience créée par Dieu, une image divine dans l’Entendement divin, et que de ce fait les sens matériels ne pouvaient plus désormais témoigner de son existence. Mais son identité individuelle existe aujourd’hui et toujours en Dieu, tout comme existe notre moi véritable. Nous sommes tous aimés par Dieu comme des fils et des filles véritablement bien-aimés.

Chaque fois que l’on voit que l’erreur — passée ou actuelle — est une croyance à l’absence du bien de Dieu, et que l’on met à sa place une qualité spirituelle ou une idée spirituelle de Dieu, on s’élève audessus du mortel. On gravit cette montagne de la révélation spirituelle où la totalité de Dieu est comprise et perçue plus clairement. Cette vue plus vaste du bien immortel s’étend, grâce à la Science Chrétienne vécue, jusqu’à ce que chacun de nous revendique complètement sa conscience de l’infinité de Dieu — conscience créée par Dieu. Alors nous réaliserons notre ascension individuelle et nous nous en réjouirons.


Mais le fruit de l’Esprit,
c’est l’amour, la joie, la paix, la patience,
la bonté, la bénignité, la fidélité,
la douceur, la tempérance ;
la loi n’est pas contre ces choses...
Si nous vivons par l’Esprit,
marchons aussi selon l’Esprit.

Galates 5:22, 23, 25

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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