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Qu'est-ce que la Bible?

Conçue au départ pour les pays qui ne connaissent pas bien la Bible, cette série d’articles fait ressortir la portée morale et spirituelle des leçons que renferment les récits bibliques, ce qui intéressera tout particulièrement les moniteurs et élèves de l’École du Dimanche.

2e partie: Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mars 1982


Abraham

L’histoire d’Abraham débute presque à la fin du onzième chapitre de la Genèse. Abraham et sa femme, Sara, partirent de la ville d’Ur, qui était une cité très importante dans les temps bibliques. (Abraham et Sara sont appelés Abram et Saraï au tout début de l’histoire.)

Accompagnés du père d’Abraham et de leur neveu, ils parcoururent bien des lieues, pendant des mois, en direction du nord, jusqu’à ce que, finalement, ils arrivent à leur destination, Charan. Les habitants de cette célèbre cité commerçante étaient idolâtres. Ils ne connaissaient pas le vrai Dieu et passaient leur temps à adorer d’autres dieux, en particulier le dieu de la lune, Sin.

De toute évidence, ce n’était pas là une atmosphère susceptible de favoriser la croissance spirituelle. Si l’on en juge par ce qu’il fit plus tard, on peut supposer qu’Abraham désirait adorer le vrai Dieu. Les fausses croyances relatives à de nombreux dieux et de nombreuses idoles ne le satisfaisaient pas. Au fond de lui-même, il était convaincu qu’il existait un Dieu en qui il pouvait se confier, un Dieu tout-puissant. Cette conviction intime lui fit certainement détester l’idolâtrie qu’il voyait dans la cité.

Aussi, après qu’Abraham eut vécu pendant un certain temps à Charan, Dieu lui dit de quitter ce milieu qui, maintenant, lui était devenu familier, pour aller vers un pays que Dieu lui montrerait. On peut voir la foi et la confiance qu’Abraham avait en Dieu lorsqu’il quitta effectivement la cité — ou atmosphère — idolâtre. [Voir (1) sous la rubrique « Lectures complémentaires » à la fin de cet article.] Souvent, on utilise les mots « cité » ou « pays » d’une façon métaphorique pour désigner la conscience. Ainsi, nous pouvons peut-être dire qu’Abraham commença à se séparer d’une façon de penser erronée, ou fausse conscience, que Charan symbolisait.

La Bible nous dit: « Abram partit, comme l'Éternel le lui avait dit, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de soixante-quinze ans, lorsqu’il sortit de Charan. »  Gen. 12:4.

Abraham était tout à fait disposé à laisser derrière lui les pensées de malhonnêteté, de cupidité et d’idolâtrie, c’est-à-dire la conscience erronée. Mais que voulait-il vraiment ? Que cherchait-il ? La réponse à cette question nous est fournie dans l’Épître aux Hébreux: « C’est par la foi qu’il vint s’établir dans la terre promise comme dans une terre étrangère, habitant sous des tentes, ainsi qu’Isaac et Jacob, les cohéritiers de la même promesse. Car il attendait la cité qui a de solides fondements, celle dont Dieu est l’architecte et le constructeur. «  Hébr. 11:9, 10.

Lorsque Abraham quitta Charan et ses idoles, n’était-ce pas comme s’il disait: « Je désire, par-dessus tout, me séparer des anciennes façons de penser, du penser idolâtre. Et qu’est-ce que je recherche ? Je recherche la conscience émanant de Dieu, entièrement constituée de pensées pures, saintes, vraies, aimantes et saines. « Comme nous l’avons vu, l’auteur de l’Épitre aux Hébreux décrit cet état comme « une cité qui a de solides fondements ». Cette cité, ou conscience, est solidement fondée sur l’Amour divin, la Vérité divine; c’est une cité, ou conscience, débarrassée d’ennemis tels que la haine, la cupidité et la méchanceté.

Mais la Bible nous dit aussi qu’Abraham n’avait pas encore atteint cette cité aux pensées parfaitement bonnes, car il est dit qu’il habitait dans des tabernacles, ou des tentes. Comme vous le savez, on peut facilement déplacer une tente. On change une tente de place quand on cherche un meilleur endroit. Une tente n’a pas les fondations solides et stables d’une cité. Dans notre esprit, la tente peut représenter des qualités morales telles que l'affection, l'honnêteté, l'humanité. Ces qualités de transition montrent le chemin qui mène à l’expression de qualités spirituelles telles que la pureté, la sagesse et l’amour, qui donnent de solides fondements à la moralité. (2)

Arrivés à ce point de l'histoire, nous pouvons discerner chez Abraham une qualité importante. Il ne se contentait jamais d’un demi succès. Il ne restait jamais au même point. Il avait toujours hâte d'acquérir une plus grande compréhension de Dieu. De même, nous devrions avoir comme but de mieux connaître Dieu.

Abraham et Sara étaient tous deux très âgés et étaient malheureux car, bien qu’Abraham eût eu un fils d’une esclave, ils n’avaient pas d’enfants à eux. (3) Mais Dieu leur avait promis un héritier et Il tint Sa promesse, car Sara donna naissance à un garçon qu’ils nommèrent Isaac. Une fois de plus, Abraham et Sara constatèrent par expérience qu’ils pouvaient compter sur Dieu. Il est digne de confiance et Il est fidèle. Il tient Ses promesses. (4)

Quelque temps plus tard, lorsque Isaac fut devenu un jeune homme, Abraham crut que Dieu lui demandait de sacrifier ce fils unique qu’il aimait tant. (5) Alors, obéissant, Abraham partit avec Isaac en direction d’une montagne où il éleva un autel et « lia son fils Isaac, et le mit sur l'autel » pour le sacrifier. Mais un ange, une intuition ou message de Dieu, le réveilla de cette vue erronée. Il comprit qu’il n'était ni nécessaire ni juste de tuer son fils. A la place de son fils, il trouva « un bélier retenu dans un buisson par les cornes » et il offrit l'animal en sacrifice. Gen. 22:9, 13.

A travers cette épreuve, Abraham comprit qu’il avait entretenu une vue erronée de Dieu en croyant qu’Il réclamait des sacrifices humains et qu'Il était cruel et sans amour. Mais Abraham et son fils Isaac furent délivrés de cette coutume et de cette croyance sanguinaires.

Parfois, nous acceptons par erreur des concepts faux concernant Dieu, mais nous aussi, nous pouvons être délivrés, tout comme Abraham, de ces pensées et de ces actions erronées. Nous pouvons offrir à Dieu un sacrifice qui Lui soit acceptable. Nous pouvons tuer les instincts animaux tels que la haine, la volonté personnelle, l'opiniâtreté, la jalousie, la vengeance, et chérir les vraies qualités de douceur, de tendresse, d’ordre, d'intelligence, tout comme un père chérirait son enfant.

Dans cette histoire, nous découvrons une autre qualité importante d’Abraham. Il avait une foi et une confiance absolues en Dieu. La même foi et la même confiance l'avaient poussé à quitter la cité de Charan pour une cité, ou conscience, qu’il ne connaissait pas encore.

Abraham avait une telle confiance en Dieu qu’il fut appelé « ami de Dieu »  Jacques 2:23.. Moïse était un autre personnage avec qui Dieu parlait « comme un homme parle à son ami »  Ex. 33:11.. Abraham était « pour toujours l’ami »  II Chron. 20:7 (d’après la version King James). de Dieu, tout comme Moïse. Ils étaient Ses amis parce qu’ils exprimaient des qualités telles que la fidélité, la foi, la confiance dans le bien, la compréhension spirituelle, le courage moral et la moralité. C’est dans la mesure où nous nous identifions à ces qualités du Christ que nous nous reconnaissons comme les amis de Dieu. Alors, nous devenons de bons amis pour beaucoup de gens. (6)

On peut sans doute dire qu’Abraham, sa vie durant, s'attacha à abandonner des vues erronées au sujet de Dieu, afin d'acquérir des concepts plus clairs et plus élevés de Dieu. Il désirait Le connaître, et c’est grâce à sa compréhension croissante de Dieu qu’il fit des progrès au cours de son existence. Dieu lui dit: « Marche devant ma face, et sois intègre. »  Gen. 17:1. Abraham s’efforça d’obéir à cet ordre.

Nous ne pouvons nous cacher devant Dieu, aussi, marchons devant Sa face en toute humilité et soyons parfaits — parfaits en matière d'honnêteté, de bienveillance, de bonté et de pureté.

[La suite de cet article paraîtra le mois prochain.]

Lectures complémentaires

(1) Science et Santé de Mary Baker Eddy, p. 579:10–15.
(2) Science et Santé, p. 115:28–31.
(3) Gen. 15:1–4; 17:19.
(4) Que dit la Bible à propos des promesses ? Est-ce que Dieu les tient ? Voir Ps. 77:9; 105:42; Héb. 6:13–15; Jér. 33:14.
(5) Gen. 22:1–14.
(6) Prov. 18:24 et 17:17. Que fait un ami ?

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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