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Article de couverture

LE CHRIST UNIVERSEL ET LA PAIX MONDIALE

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’décembre 2008


À l'heure où la communauté mondiale connaît des tragédies de grande ampleur comme les tueries répétées dans la région du Darfour, au Soudan, ou la violence sectaire qui se prolonge en Irak, il est utile de se poser la question: Que ferait Jésus pour arrêter ces massacres et ramener la paix ?

Bien que Jésus ait enseigné et guéri les foules et, en plusieurs occasions, ramené des morts à la vie, la question de savoir s'il aurait mis un terme à une tragédie collective ne peut relever que de la spéculation. Or ce qu'il y a de meilleur en nous ne saurait se contenter de spéculation ni rester passif face à la tragédie humaine.

De nombreuses voix font appel à la raison pour que soient trouvées des solutions plus sages et plus concertées, afin que les populations du Darfour, de la Somalie, des territoires palestiniens, du Sri Lanka, pour n'en citer que quelques-unes, puissent vivre en paix. Ce genre de situation exiget-il qu'on réagisse par la force brutale, ou bien la paix entre les peuples ne pourra-t-elle s'instaurer que grâce au pouvoir d'idées inspirées ?

Si un changement radical des pensées constitue la vraie solution, comment faire évoluer des mentalités solidement enracinées? Et qu'est-ce qui aidera ceux qui souffrent aujourd'hui ? Selon ce que je comprends de la Science Chrétienne, la réponse réside dans une meilleure réceptivité au message salutaire de Dieu à toute l'humanité, et dans le désir de conformer ses pensées à ce message, dans un esprit de prière. Ce message est le Christ universel, sans frontières ni sectarisme.

Lorsque j'ai du mal à traiter des problèmes particulièrement épineux, et que je doute de mes capacités, je pense souvent à ces paroles de Jésus: « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m'en vais au Père. » (Jean 14:12) Je relis également ce commentaire de Mary Baker Eddy qui fait écho à la citation précédente: « Nous entendons l'Esprit, Dieu, lorsque les sens se taisent. Nous sommes tous capables de faire plus que nous ne faisons. » (Science et Santé, p. 89) Toute capacité de guérir passe par le Christ.

Le Père bienveillant, que Jésus priait sans cesse et vers qui il s'éleva, est toujours présent en tout lieu. Dieu nous parle toujours et Il répond invariablement à nos prières. Mais l'oreille ne perçoit pas plus Sa voix qu'une radiographie du cerveau ne peut discerner l'intelligence divine. En réalité, nous pouvons tous faire preuve d'un bien plus grand discernement spirituel que nous ne le faisons actuellement, et par conséquent nous sommes capables d'accomplir ces « œuvres... plus grandes » qui sont possibles uniquement grâce au pouvoir, à l'action et à l'influence du Christ de Dieu.

Jésus le Christ

L'une des découvertes les plus importantes de Mary Baker Eddy, c'est la distinction qui lui a été révélée entre le Jésus historique et le Christ éternel. Elle a compris que l'humain et l'idée divine coïncidaient pleinement en Jésus-Christ. Pendant plus de quinze siècles avant le milieu des années 1800, la majorité des chrétiens croyaient que Jésus était Dieu incarné dans la chair et beaucoup le croient encore aujourd'hui.

Dans Science et Santé, son livre de référence sur la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy écrit: « Le juif croit que le Messie, ou Christ, n'est pas encore venu; le chrétien croit que le Christ est Dieu. Ici la Science Chrétienne intervient, explique ces points de doctrine, annule les dissensions et tranche la question. Christ, la véritable idée spirituelle, est l'idéal de Dieu, maintenant et pour toujours. » (p. 361)

« Le Christ, écrit-elle ailleurs, était l'identité spirituelle de Jésus; donc le Christ existait antérieurement à Jésus, qui déclara: "Avant qu'Abraham fût, je suis." Jésus, le seul immaculé, naquit d'une mère vierge, et la Science Chrétienne explique cette déclaration mystique du Maître concernant sa personnalité duelle, ou le Christ Jésus spirituel et matériel, appelé dans les Écritures le Fils de Dieu et le Fils de l'homme — elle l'explique comme se rapportant à son identité spirituelle éternelle et à sa nature humaine temporelle. » (Quatre messages à L'Église Mère — Message de 1901, p. 8-9)

C'est parce que le Christ permettait à Jésus de discerner l'identité spirituelle, c'est-à-dire la nature innée, perfection de l'être spirituel à l'image de Dieu, de tous ceux qu'il rencontrait, qu'il était capable de les guérir de leurs maladies, de les réveiller du sommeil de la mort et de transformer l'existence de ceux qui étaient retenus dans une prison mentale ou morale. Jésus voyait en tout homme sa représentation spirituelle. Chacune de ses guérisons témoignait de la vérité spirituelle de l'existence, qui devenait réelle à la conscience humaine et visible sous forme de guérisons physiques et de vies régénérées.

Une présence qui remonte à l'histoire ancienne

Plus de mille ans avant la naissance de Jésus, Moïse entendit cette promesse de Dieu: « Je marcherai moi-même avec toi, et je te donnerai du repos. » (Exode 33:14) Cette présence qui sauve était déjà tout autant la manifestation du Christ que « la lumière du monde » (Jean 8:12) annoncée et incarnée plus tard par Jésus. Autrefois comme aujourd'hui, la promesse du Christ demeure la même: « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11:28)

Je pense à ces promesses sacrées quand des commentateurs s'attendent à une nouvelle escalade dans le conflit afghan, comme ce fut le cas au printemps dernier, ou lorsque j'entends que des réfugiés du Darfour sont de nouveau attaqués et contraints de fuir. En tant que Consolateur universel, le Christ est présent dans ces lieux pour protéger les innocents. Le Christ est le seul pouvoir capable d'apaiser le cœur et l'esprit des assaillants.

Science et Santé définit le Messie, ou Christ, comme « le pouvoir de l'Entendement », ou la force et l'autorité du Dieu omniscient. C'est ce pouvoir qui l'emporte « sur les ennemis ques – jusqu'à éteindre toute croyance à la matière, au mal, à la maladie et à la mort... » (p. 116)

Des prophètes et des leaders de l'ère préchrétienne, comme Moïse, Josué, Élie et Élisée, prouvèrent « la puissance de l'Entendement en accomplissant ce que les hommes appelaient des miracles... » (Ibid., p. 139) Avec le temps, ces preuves devinrent de plus en plus marquées par la miséricorde. Par exemple, si l'armée égyptienne lancée à la poursuite de Moïse et des Israélites fut submergée par les eaux de la Mer Rouge après le passage des enfants d'Israël, à peu près quatre cents ans plus tard, les forces syriennes encerclant Élisée ne purent donner l'assaut contre ce prophète d'Israël, mais furent cependant épargnées.

Pour en revenir aux conflits actuels, il est raisonnable de penser que les plus grandes preuves du pouvoir de l'Entendement que nous espérons tant voir donneront lieu à des actes constructifs plutôt qu'à des réactions destructive; elles uniront au lieu de diviser et apaiseront au lieu de renforcer les tensions.

La guérison se produit lorsque le pouvoir divin touche la mentalité humaine. Quand le Christ transforme les pensées collectives, le corps (le corps humain ou tout ensemble organisé) réagit favorablement. L'harmonie et la perfection que Dieu maintient constamment dans Sa création spirituelle sont reconnues comme l'état d'être véritable et normal.

Il n'existe aucun coin sombre de la mentalité humaine, aucun endroit sur la planète que ce Christ guérisseur ne puisse atteindre. Même ceux qui sont farouchement opposés à ce qu'ils croient à tort être le Christ et le christianisme sont déjà totalement exposés à l' « influence divine toujours présente dans la conscience humaine » (Science et Santé, p. xi). Du point de vue de la Vérité même, la conscience n'est pas compartimentée entre chrétiens et non-chrétiens. Notre époque a besoin non de se convertir mais de reconnaître que cette promesse de « Dieu avec nous » est une réalité universelle — et ce « nous » signifie tout le monde.

L'Évangile planétaire

Les qualités du Christ associées à Jésus — humilité, douceur, compassion, humanité, amour inconditionnel et non exclusif — devront imprégner le caractère humain de sorte que la religion prenne un sens nouveau, plus élevé; alors le « choc des civilisations » ne subsistera plus dans les mémoires que pour signifier de fausses prophéties. Et viendra le jour où, lorsqu'on parlera de « guerre propre », ce sera pour indiquer qu'on recourt à l'intelligence spirituelle pour résoudre les conflits et non à une technologie guerrière sophistiquée ou à des stratégies militaires subtiles.

Le Jésus personnel n'est plus là pour mettre fin à l'affrontement des volontés ni pour apaiser les désaccords entre les différentes composantes de la communauté humaine. Le Christ impersonnel et tout aimant demeure présent en chacun de nous. Il transcende le temps et l'espace, les credo religieux et les croyances exclusives de sectes d'élus.

En tant que lecteur de la Bible, je considère que les Évangiles de Matthieu, de Marc et de Luc sont l'œuvre de trois orfèvres dans l'art du récit. Ils relatent essentiellement les mêmes événements à travers le prisme de leurs perceptions respectives. Leurs mots nous font assister à la naissance de Jésus, à sa brève mais néanmoins extraordinaire carrière en tant que professeur et guérisseur, puis à son crucifiement, à sa résurrection et à son ascension.

Et puis il y a le livre de Jean. À mon avis, c'est dans cet Évangile qu'est dépeint de la façon la plus saisissante le Christ universel. Le message de Jean vient presque de manière inattendue. Bien que ce livre traite de certains aspects du ministère du Maître, lesquels sont également relatés dans les trois premiers Évangiles, il s'intéresse moins aux actes de Jésus qu'à ses pensées, à ses prières, à ses espoirs, à ses visions et à ses prévisions.

Jean est semblable à l'artiste visionnaire qui a entendu une histoire dont d'autres artistes ont tiré des œuvres remarquables, mais qui, pour sa part, la présente sous une forme tout à fait nouvelle. En effet, il décrit l'histoire de Jésus de façon saisissante, originale voire troublante. Il la perçoit davantage comme idée pure que vécu humain.

Pour ne donner qu'une modeste indication de l'éclairage unique que ce livre projette sur ce qu'est le Christ universel et sur ce qu'il fait pour l'humanité, l'auteur de cet Évangile emploie 59 fois le mot « monde », soit presque deux fois plus que les trois autres évangélistes réunis. En voici trois exemples:

• Je suis venu comme une lumière dans le monde, afin que quiconque croit en moi ne demeure pas dans les ténèbres. » (Jean 12:46)

• « Je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. » (Ibid., 12:47)

• « ... afin... que le monde connaisse que tu [Dieu] m'as envoyé... » (Ibid., 17:23)

Le Christ pur conduit la pensée à Dieu, à la source de toute inspiration spirituelle, à l'auteur du salut, à l'Amour qui guérit. Le message du Christ est un Évangile qui s'adresse au monde entier.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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