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Prier en aimant comme Dieu aime

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’avril 2022

Paru d'abord sur notre site le 18 novembre 2021


Je lisais des articles sur les dictateurs, le racisme, les injustices commises dans tel pays et le monde en général, et mon opinion sur les leaders politiques était rien moins que charitable. « Un jour, ils payeront pour leurs actes ! », ai-je pensé. C’était si facile de fustiger ces dirigeants !

Mais l’auteur de la première épître de Jean nous fait remarquer que si nous haïssons notre frère, que nous voyons, il nous est alors impossible d’aimer Dieu, que nous ne voyons pas. En fait, il déclare que celui qui prétend aimer Dieu tout en haïssant son frère est un menteur (voir 4:20). J’ai été touché au vif lorsque je me suis rendu compte à quel point la colère avait nourri mes pensées. Mais cela m’a également été salutaire.

Bien sûr, je n’avais aucune envie de passer pour un menteur. Comme l’écrit Mary Baker Eddy dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, je voulais vraiment « quelque chose de meilleur, de plus élevé, de plus saint, que ne peut l’offrir une croyance matérielle à un Dieu et à un homme physiques » (p. 258), car cette croyance matérielle donne une image inexacte et bien pauvre de la véritable identité spirituelle de chacun d’entre nous.

J’ai pensé à la vie menée par Christ Jésus et à l’exemple qu’il nous a laissé. Que pensait-il de ses propres bourreaux ? Il demande à Dieu de leur pardonner, « car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23:34) Au beau milieu de la pire des épreuves, il surmonta tout désir de vengeance. Mais comment atteindre cette altitude de pensée, cette générosité d’esprit ? Mary Baker Eddy nous indique la voie à suivre : « L’Amour divin a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours. » (Science et Santé, p. 494) En cette heure de détresse humaine, que fit Jésus ? Il aima divinement.

Aimer comme Dieu, c’est laisser le Christ parler à notre conscience, à notre être ; c’est avoir l’humilité de laisser la vérité Christ au sujet de l’homme trouver sa place dans nos pensées et dans notre cœur. Le cantique 222 de l’Hymnaire de la Science Chrétienne évoque cette activité divine dans le cœur humain :

En silence, en silence,
   Vient le don merveilleux
Qui répand les bienfaits des cieux
  Sur les enfants de Dieu ;
De sa douce présence,
  L’impur est ignorant,
Mais au cœur humble qui l’attend
   Paraît le Christ vivant.
(Phillips Brooks, trad. ©CSBD)

Ce Christ éternel, cette idée de Dieu éternelle et indestructible, vient à notre conscience quels que soient le lieu, le moment et les circonstances. Nous reconnaissons sa présence grâce au sens spirituel lorsque nous nous tournons vers Dieu.

Alors que penser de moi, et de cette colère que j’entretenais ? La première question que je me suis posée était celle-ci : « Comment Dieu a-t-il créé l’homme, qu’il s’agisse d’un dictateur, d’un politicien, ou de moi-même ? » Selon le premier chapitre de la Genèse, nous sommes faits à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’Esprit. Dieu nous connaît uniquement en tant que Sa ressemblance, c’est-à-dire spirituels et bons, à l’image de l’Amour et de l’Entendement divin, intelligents, guidés par le sens spirituel et la sagesse, et non par le mal ni influencés par lui. Dieu ne voit pas en nous des êtres tyranniques, ignorants, cruels, égoïstes, stupides, sectaires, facteurs de division ou racistes.

L’homme, l’idée de Dieu, n’est pas matériel, « il n’est pas composé de cerveau, de sang, d’os et d’autres éléments matériels », car « la ressemblance de l’Esprit ne peut être si dissemblable à l’Esprit [...]

« L’homme réel ne peut s’écarter de la sainteté, et Dieu, de qui l’homme émane, ne peut engendrer la capacité ni la liberté de pécher. » (p. 475)

En réalité, l’homme, chacun de nous, est bon, aimant, innocent et tendre. Le Christ me permet de voir mon prochain, mes frères et sœurs, spirituellement, quelles que soient leur appartenance politique, leur affiliation, leur identité nationale et leur activité.

Le Christ nous assure que cette création spirituelle est la seule réalité émanant de Dieu, de la Vie, la Vérité, le Principe et l’Amour divins. On lit dans Science et Santé : « Il n’y a qu’un chemin qui mène au ciel, à l’harmonie, et en Science divine le Christ nous montre ce chemin. Ce chemin consiste à ne connaître aucune autre réalité – à n’avoir aucune autre conscience de vie – que le bien, Dieu et Son reflet, et à nous élever au-dessus des prétendus douleurs et plaisirs des sens. » (p. 242) Discerner cette vérité, maintenir cette vision spirituelle de la création de l’Entendement divin, c’est aimer comme Dieu, aimer nos frères et sœurs de la manière divinement inspirée dont Jésus nous a donné l’exemple.

J’ai compris que pour aimer Dieu davantage, pour Lui obéir et Lui faire confiance, je dois me tourner vers le Christ et laisser la colère disparaître. Je dois être prêt à demander : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font. » Et quand je me fourvoie, quand la colère prend le dessus, je peux prier Dieu pour que « le Christ bien-aimé » entre dans mon cœur, et m’incite au pardon et à l’humilité.

Je peux alors prier pour comprendre qu’il n’y a qu’un seul Dieu, un seul Amour, un seul Principe, une seule Vérité, un seul Entendement, une seule Vie, une seule Ame. Dans toute la création de Dieu, il n’y a ni homme mortel, ni mort, ni limite. Il n’y a pas de cruauté, pas d’injustice, pas de division entre les enfants de Dieu, pas d’idéologie ni d’action basées sur la race. Il n’y a que l’expressivité infinie de Dieu. Tout ce qui existe est la création de Dieu parfaite, pure et innocente, et elle ne cesse de Le refléter.

Pour que la fraternité des hommes puisse s’établir dans notre vie quotidienne, elle doit s’ancrer dans une compréhension à la fois théorique et pratique de l’unicité et de la totalité de Dieu. Mary Baker Eddy nous donne cette assurance dans Science et Santé : « Un seul Dieu infini, le bien, unifie les hommes et les nations, constitue la fraternité des hommes, met fin aux guerres, accomplit ces paroles de l’Ecriture : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même”, annihile l’idolâtrie païenne et chrétienne – tout ce qui est injuste dans les codes sociaux, civils, criminels, politiques et religieux – établit l’égalité des sexes, annule la malédiction qui pèse sur l’homme, et ne laisse rien subsister qui puisse pécher, souffrir, être puni ou détruit. » (p. 340)

Le temps est venu d’aimer comme Dieu. Le temps est venu de reconnaître un seul Dieu et Sa création infinie. Le temps est venu de reconnaître et d’affirmer que l’enfant de Dieu – c’est-à-dire vous, moi, toute personne que l’on croise ou dont on entend parler – est spirituel, parfait et bon, créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Car, oui, nous sommes tous les enfants de Dieu.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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