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Ce qui est réel et ce qui ne l'est pas

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mars 1981


En mettant ensemble des on-dit fragmentaires, les personnes en grande partie ignorantes de ce qu'est la Science Chrétienne tirent parfois des conclusions erronées, même plaisantes. Je surpris une fois ces remarques venant de deux personnes qui étaient perplexes: « Mais que penserait un Scientiste Chrétien s'il perdait un orteil — penseraitil qu'il l'a encore ? » « Eh bien, je ne crois pas », fut la réponse. « En premier lieu, il n'a jamais pensé qu'il en avait un ! »

Un malentendu courant au sujet des enseignements de Mrs. Eddy découle de la question de savoir ce qui est réel et ce qui est irréel. Les Scientistes Chrétiens sont parfois considérés comme des personnes qui ne croient pas que la maladie ou le mal sont réels, ou même que la matière existe. Mais une telle classification générale omet de décrire d'une manière adéquate ce qu'un Scientiste croit à ce sujet. En fait, il ne doute pas que la maladie soit très réelle — c'est un fait indiscutable — pour les sens matériels. Le Scientiste pose une question beaucoup plus vaste que celle de savoir si la maladie est réelle. Il demande si les sens matériels eux-mêmes sont authentiques, s'ils sont un moyen précis par lequel la réalité peut être mesurée. Dans le domaine de ces sens, le mal de toute sorte est manifestement évident. Mrs. Eddy écrit: « La maladie n'est ni imaginaire ni irréelle — du moins pour le sens effrayé et erroné du patient. La maladie est plus que de l'imagination; c'est une ferme conviction. »Science et Santé, p. 460.

Toutes les mesures dont on se sert habituellement pour calculer la présence et la substance du mal tendent à soutenir et à confirmer son existence. La Science divine n'ignore pas la présence apparente du mal, mais elle pose des questions pénétrantes. Par exemple, qu'en est-il de la conviction chrétienne que Dieu est infini, qu'Il est tout-puissant ? Il faut de la vigueur spirituelle pour soutenir cette vérité et l'amener à une conclusion logique. Si Dieu, qui est le bien, est réellement toujours présent, alors où est le mal ? Le mal existe dans le domaine de la perception mortelle. Mais les perceptions mortelles sont-elles effectives, sont-elles substantielles ou de bonne foi, si Dieu est toujours présent, infini, immortel ? Le mal est réel pour un état de pensée ignorant. Une scène est réelle pour un rêveur. Le noir peut paraître blanc à quelqu'un qui est hypnotisé. La signification du terme « réel » semble devenir relative. Le fait est, cependant, que Dieu est Esprit et que tout ce qui L'exprime, Son univers infini, incluant l'homme, est spirituel et final, la seule réalité.

Le Scientiste Chrétien réfléchi ne décrit pas, d'une manière désinvolte, le mal ou la matérialité comme étant irréels. Il comprend que le mal est tout à fait apparent au sens matériel égaré. En fait, il peut voir que la discordance est en réalité la croyance changeante, craintive, incertaine des sens matériels. Lorsqu'il nie la réalité du mal, il en vient aux prises avec une vérité métaphysique extrêmement profonde. Il affirme en fait que l'Esprit est la substance de toute existence et que l'Esprit est absolument libre d'inharmonie, c'est-à-dire que la totalité de l'Esprit rend toute ignorance impossible.

Mais simplement théoriser, quelque irréfutable que soit l'argument, est sans signification pour l'humanité souffrante. Être simplement intellectuellement persuadé que Dieu est réel et que le mal est irréel est inadéquat. D'autre part, se soumettre humblement au Christ naissant dans la conscience et s'éveiller à son message que Dieu est Tout et que le mal n'est rien — cette christianisation de la pensée guérit.

L'intégrité du Scientiste Chrétien l'oblige à reconnaître qu'il ne fait que commencer à découvrir ce que veut dire admettre que le mal est irréel. Ce qu'il discerne est merveilleux, mais il y a beaucoup plus. Il se rend compte qu'il n'a saisi qu'un aperçu de ce que signifie voir la réalité entièrement avec le sens spirituel. Mais le peu qu'il a perçu lui a montré combien il est futile de chercher à tâtons la réalité dans le contexte du sens mortel. Et cela lui a montré qu'admettre la réalité de la perfection a un effet puissant de transformation et de guérison.

Christ Jésus comprit que le mal est irréel. Mais il n'ignora pas l'homme qui était paralysé ou l'enfant qui mourut ou la femme pécheresse ou la main desséchée. Il guérit la discordance ! Il pouvait voir l'évidence manifeste des sens matériels. Mais il en connaissait la fausseté. Il comprenait que la réalité ne peut pas être détruite. Cependant, l'individu peut être délivré d'un concept erroné de la réalité. Mrs. Eddy commente ce point: « Or, Jésus est venu détruire le péché, la maladie et la mort; pourtant les Écritures affirment: “Je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.” Est-il alors possible de croire que les maux à la destruction desquels Jésus consacra sa vie soient réels ou le produit de la volonté divine ? »Ibid., p. 474.

La volonté de Dieu constitue la réalité. Sa volonté est bonne. Parce qu'Il est Tout, il n'y a pas en réalité de puissance opposée que les mortels définissent comme étant le mal. Les Scientistes Chrétiens aiment le fait que Dieu est l'Esprit infini. Ils chérissent la compréhension que l'homme est l'enfant spirituel, précieux, de Dieu, maintenu dans Sa bonté. Ils découvrent qu'une confiance croissante en ces vérités et la gratitude à leur égard leur apportent la guérison. Ils voient que faire de la philosophie ou de l'intellectualisme au sujet des faits de la réalité n'a aucune valeur. Mais ils ont découvert qu'un amour grandissant pour Dieu, une reconnaissance croissante que Lui seul est pouvoir et réalité, leur a donné un début de compréhension de ce que Jésus discerna.

Il est inutile de discuter sur la réalité ou l'irréalité de la discordance. Le fait que quelqu'un reconnaisse la suprématie de la bonté de Dieu si fidèlement et d'une manière si perceptive que la discordance disparaisse donne pour le monde des résultats significatifs et précieux. Tous sont bénis, même modestement, lorsque la compréhension de la réalité dissout l'évidence spécifique du mal.

Il faut plus que de simples efforts humains pour persuader un entendement mortel que le mal est irréel. Un éveil spirituel authentique au ciel nouveau et à la terre nouvelle perçus par Jean — éveil sur lequel Jésus insista — apporte l'évidence croissante de la réalité jusqu'à ce que les prétentions du mal apparaissent tout simplement incroyables.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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