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EXPLORER LA BIBLE

Le message de la Bible: Abolir la mort

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de juin 2004


Debout au milieu ruines de l’ancienne cité biblique de Capernaüm, au nordouest de la mer de Galilée, je contemple les murs de pierres qui s’effritent dans ce qui fut une ville florissante il y a deux mille ans. Je suis déjà venu plus d'une dizaine de fois, j’ai embrassé le panorama du regard, me demandant chaque fois dans laquelle de ces demeures Jésus ressuscita la fille de Jaïrus, chef de la synagogue (voir Marc 5:22—24; 35—43).

Les gens sont conditionnés à penser à la mort et à la craindre. Pourtant, des livres comme la Bible, et Science et Santé de Mary Baker Eddy engagent les lecteurs à ne pas croire à la mort, mais au contraire à la mettre en question. La résurrection des morts était essentielle dans la mission de Jésus, le maître chrétien. N’a-t-il pas ordonné à ses disciples « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons » ? (Voir Matth. 10:8.) Il n’a pas dit de faire un choix parmi ces tâches, car elles sont étroitement liées les unes aux autres.

A l’exception de sa propre résurrection, la tâche la plus difficile que Jésus ait jamais eue à accomplir a peut-être été de rendre Lazare à la vie. Les spécialistes de la Bible sont pratiquement sûrs de l’emplacement du tombeau de Lazare à Jérusalem-Est, vers Béthanie. Ce sont des lieux réels, ce ne sont pas des mythes.

Les pèlerins modernes peuvent même visiter le site. On prend conscience de l’ampleur de ce que Jésus a accompli à mesure qu'on descend dans les profondeurs du tombeau en calcaire. Même encore aujourd’hui, on y sent une odeur désagréable d’humidité et de moisissure. La descente des visiteurs, sur environ 300 m, dans le caveau de pierre, est faiblement éclairée par ce qui ressemble à des ampoules de 25 W.

Pourtant, Jésus, se tenant devant la tombe, rejeta toutes les remarques décourageantes des gens en deuil ainsi que les conditions à l’intérieur du tombeau: l’obscurité, l’odeur de décomposition et les murs épais des doutes et de l’incrédulité quant à la possibilité de ressusciter quelqu’un qui était mort depuis quatre jours. Jésus, convaincu que Dieu est la Vie et que la mort est irréelle, commence sa prière pour Lazare en remerciant Dieu avec assurance. A propos de ce remarquable accomplissement de Jésus, Mary Baker Eddy écrit: « Jésus ressuscita Lazare grâce à sa compréhension que Lazare n’était pas mort, non en admettant que son corps était mort et était ensuite revenu à la vie. » (Science et Santé, p. 75)

Le visiteur a la possibilité de descendre jusqu’à l’espace exigu où Lazare « dormait ». L'idée que le mort est en fait endormi va de pair avec l’attitude de Jésus face à la mort. Il n’admettait pas la réalité de la mort et ne lui accordait aucun pouvoir. En ressuscitant le fils de la veuve, aux portes de Naïn, aujourd’hui ville israéloarabe aux rues de terre battue, Jésus parla au jeune homme mort et lui ordonna de se réveiller: « Lève-toi », dit-il (voir Luc 7:14), et le jeune homme lui obéit.

Il est intéressant de constater combien le concept de « vie éternelle » est fondamental dans la théologie du christianisme. Dans le seul Évangile selon Jean, on retrouve cette expression plus de quinze fois. La vie éternelle, ininterrompue, est fondamentale dans les enseignements de Jésus. N’a-t-il pas dit: « Celui qui croit en moi a la vie éternelle » ? (Jean 6:47)

Après la résurrection et l’ascension de Jésus, ses disciples Pierre et Paul reproduisirent ces actes puissants. Paul ressuscita Eutychus (voir Actes 20:7—12), un jeune homme qui s’était profondément endormi pendant le « long discours » de Paul et qui était tombé du troisième étage. Les personnes présentes déclarèrent qu’il était mort. Cependant, Paul remit en cause ce diagnostic. La guérison d’Eutychus constitue en quelque sorte une démonstration de la nécessité de rester vigilant et conscient de l’omniprésence divine.

Le récit biblique où Pierre ressuscite Tabitha (voir Actes 9:36—41), dans ce qui est aujourd’hui la ville moderne de Jaffa, donne aussi beaucoup à réfléchir. Cette femme était décédée des suites d’une maladie. Pourtant on envoya deux des premiers chrétiens chercher Pierre à Lydde. Un lecteur moderne pourrait se demander pourquoi. Or, ces premiers chrétiens étaient persuadés qu’il était possible de vaincre la mort, et quand ils arrivèrent, Pierre non plus ne leur demanda pas pourquoi.

De nos jours, Joppé est considérée comme la banlieue sud de Tel-Aviv, et Lydde s’appelle Lod. C’est là que se trouve l’aéroport Ben Gourion. Pour se rendre à Joppé, Pierre dut parcourir une vingtaine de kilomètres à pied.

Jésus rejeta les remarques décourageantes des gens en deuil ainsi que les conditions à l’intérieur du tombeau.

Méditer sur cet incident peut rendre très humble. Imaginez la façon dont Pierre pria pendant les quatre ou cinq heures que dura le trajet. Déjà avant qu’il ait vu Jésus ressuscité, Pierre avait compris quelque peu qu’ « il n’y a pas de mort ». Une fois, en effet, en réponse à ce qu’enseignait Jésus, il avait déclaré: « Tu as les paroles de la vie éternelle. » (Voir Jean 6:68) Après la résurrection de Jésus, Pierre avait acquis la conviction que la mort pouvait être vaincue, et il n’eut aucune hésitation en arrivant à Joppé. Il ressuscita Tabitha.

Ce n’est pas seulement dans le Nouveau Testament que ressort ce concept de la « vie éternelle ». Élisée, un grand prophète hébreu, devait aussi être conscient de cette vérité éternelle, à savoir que Dieu est l’origine de toute vie, lorsqu’il ressuscita le fils de la Sunamite (voir II Rois 4:17—37). Ce qui est particulièrement fascinant dans ce récit, c’est que non seulement le prophète ne croit pas à la mort, mais que la mère de l’enfant refuse elle aussi d’en accepter le caractère inéluctable. Alors que la Bible nous dit que le garçon s’était éteint sur les genoux de sa mère, celle-ci demanda à son mari de lui seller une mule afin de pouvoir aller chercher l’aide d’Élisée. Quand Élisée l’aperçut, il envoya son serviteur lui demander si tout allait bien, et elle répondit: « Bien. » Sa foi dans le pouvoir divin semblait aussi grande dans ce cas que celle d’Élisée. Et là encore la mort fut vaincue, et l’enfant fut ressuscité.

Étudier le récit biblique de la résurrection de Jésus, s’employer à penser de la manière dont il pensait, cela augmente notre capacité de refuser à la mort une place dans notre existence, cela nous aide à guérir du chagrin et nous donne du courage dans les situations dangereuses.

Peu de gens sont capables de démontrer mathématiquement l’équation E=mc2. Or l’incapacité d’effectuer les calculs n’invalide pas plus cette équation que l’incapacité de ressusciter les morts n’annule la loi divine selon laquelle Dieu est l’origine de la vie de chacun. Science et Santé est très explicite sur ce point. Voici ce que Mary Baker Eddy écrit: « Bien que vous ne puissiez marcher sur les flots ni ressusciter les morts, vous n’avez pas le droit de mettre en doute la grande puissance de la Science divine dans ces domaines. Soyez reconnaissants de ce que Jésus, le véritable démonstrateur de la Science, ait accompli ces choses et nous ait légué son exemple. » (p. 329)

L’exemple que nous donnèrent Jésus, Pierre, Paul et Élisée montre qu’il est possible de croire en la Vie, plutôt qu’en la mort, et de l’exprimer. Chacun est capable de remettre mentalement en cause le pouvoir de la mort et de la tombe car Jésus Christ, ainsi que l’explique l’auteur de la Seconde épître à Timothée, « a détruit la mort » (1:10). Il en va donc de notre responsabilité d’abolir la mort dans notre pensée. Pour chacun de nous, cela commence par affirmer que Dieu est la Vie éternelle, maintenant et pour toujours.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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