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La foi qui mène à la plénitude

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de juillet 2018

Paru d'abord sur notre site le 14 mai 2018.


La Bible nous montre que la foi favorise la guérison. Un passage de l’épître aux Hébreux se réfère directement à la foi de plusieurs personnages dont la vie nous est relatée dans l’Ancien Testament. Dans l’histoire des frères Caïn et Abel, on apprend que sa foi incita Abel à faire un sacrifice à Dieu « plus excellent » que celui de Caïn.

Obéissant aux directives de Dieu, Noé exprima sa foi lorsque, face à l’incrédulité générale, il construisit l’arche qui allait sauver sa famille et bien d’autres êtres vivants.

Plus tard, Abraham eut la foi nécessaire pour entreprendre un long voyage dont il ne connaissait pas la destination, car il pensait être inspiré par Dieu, et il fut effectivement guidé avec ses héritiers, Isaac et Jacob, vers une « terre promise ».

Moïse fut caché et sauvé grâce à la foi de ses parents, puis protégé et adopté grâce à la foi d’une autre personne. Fort de sa confiance en Dieu, et convaincu d’être guidé par Lui, il organisa l’exode de son peuple qu’il conduisit hors d’Egypte, sans savoir comment ils traverseraient la mer Rouge. Et pourtant ils y parvinrent !

Ce ne sont là que quelques exemples, tirés de l’Ancien Testament, de ce que la foi est capable d’accomplir. On en trouve beaucoup d’autres dans l’ensemble de la Bible. Le Nouveau Testament montre qu’en plusieurs circonstances Christ Jésus relia la foi au recouvrement de la santé. Par exemple, que dit-il à la femme guérie d’une perte de sang ? « Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix, et sois guérie de ton mal. » (Marc 5:34) Jésus reconnut qu’une foi profonde était capable de redonner la santé à cette femme, ce qui indique qu’il s’attendait à la guérison. Les paroles qu’il lui dit montrent aussi qu’il savait d’avance que la guérison serait permanente.

La foi requiert que nous nous appuyions sur le sens spirituel et ayons confiance en ce qui est spirituellement vrai au sujet de Dieu et de Sa création, avant même d’en avoir la preuve tangible. Mais comment distinguer le sens spirituel des sens matériels qui réclament parfois notre attention avec une grande insistance ? Lorsqu’une idée inspirée, une idée qui n’a que de bons et nobles mobiles, occupe nos pensées avec persistance, c’est souvent signe qu’il s’agit du sens spirituel. Cette idée peut nous suggérer d’accomplir une tâche qui paraît bien au-dessus de ce qui semble humainement possible.

Notre Père céleste peut nous inciter à faire quelque chose d’aussi grand que l’un de ces personnages bibliques, ou de bien plus modeste. Mais dans chaque cas, il faut avoir foi en ce même Père-Mère Dieu pour mener à bien cette tâche.

Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy, la découvreuse de la Science Chrétienne, apporte des encouragements et des précisions concernant la foi. On y lit ceci : « Chaque épreuve de notre foi en Dieu nous fortifie. Plus la condition matérielle devant être vaincue par l’Esprit semble difficile, plus notre foi devrait être profonde et notre amour pur. » (p. 410) L’auteur explique clairement que la foi va au-delà de la simple croyance : « La foi est plus élevée et plus spirituelle que la croyance. C’est l’état “chrysalide” de la pensée humaine dans lequel l’évidence spirituelle, qui contredit le témoignage du sens matériel, commence à paraître, et où la Vérité, toujours présente, commence à être comprise… Jusqu’à ce que la croyance devienne foi et que la foi devienne compréhension spirituelle, la pensée humaine n’a que peu de rapport avec le réel ou divin. » (p. 297)

Ce qui suit est l’illustration d’une foi qui s’est développée au fil du temps.

Il y a quelques années, ma famille menait une existence confortable dans une grande ville. Nous y comptions de bons amis, et nos activités et devoirs de membres d’église nous satisfaisaient pleinement. Notre maison était située dans une banlieue calme. Pourtant, nous avons fini par avoir le sentiment d’être un peu trop contents de nous.

Mon mari avait un emploi convenable, mais qui ne lui permettait pas d’utiliser pleinement les compétences qu’il avait développées dans son domaine particulier. Tout en réfléchissant à l’avenir, nous nous sommes attachés à démontrer par la prière que nous exprimions tous les talents que Dieu nous avait donnés, au lieu de nous demander comment y parvenir et à quel endroit.

La foi requiert que nous nous appuyions sur le sens spirituel et ayons confiance en ce qui est spirituellement vrai au sujet de Dieu et de Sa création, avant même d’en avoir la preuve tangible.

Je brûlais du désir de pratiquer davantage la Science Chrétienne, à la fois en soutenant mes amis scientistes chrétiens et en la faisant connaître au public. Depuis de nombreuses années, je pensais et repensais à cette directive énoncée par Mary Baker Eddy dans son autobiographie, Rétrospection et Introspection : « A présent mes étudiants devraient s’établir dans les grandes villes, afin de faire le plus grand bien au plus grand nombre, et y demeurer. » (p. 82) En donnant son avis sur l’endroit où les praticiens de la Science Chrétienne devraient ancrer leur pratique, Mary Baker Eddy avait renforcé mon désir de faire connaître la Science Chrétienne plus largement, et cela nous a finalement inspirés dans le choix de nos décisions à venir.

Mon mari pensait retrouver rapidement un nouveau travail du fait de l’amélioration de la conjoncture économique, aussi avons-nous mis notre maison en vente. Elle s’est vendue très vite. Tandis que mon mari continuait de chercher un meilleur emploi dans un autre Etat, nous avons emménagé dans un logement temporaire. Mon mari a eu beaucoup d’entretiens par téléphone, mais au bout d’un an, il en était au même point. Bien sûr nous priions avec ferveur durant tout ce temps.

La foi, la confiance profonde, requiert du courage. A un moment, j’ai été vivement incitée à aller visiter des maisons dans deux villes que nous connaissions peu mais que nous nous sentions poussés à envisager. En réfléchissant à cette possibilité, j’ai à nouveau prié au sujet de mon désir initial de faire plus largement connaître cette merveilleuse Science du Christ qui apporte la guérison.

Je me souviens m’être demandé : « Et si cela ne marche pas ? » J’avais besoin de me rappeler qu’il est important d’obéir à ce qui semble être une directive de Dieu, et d’agir en conséquence.

Prenant courage, je me suis rendue dans la première ville pour visiter des maisons. Mon mari m’a rejointe dans la deuxième ville. Sans avoir encore trouvé un emploi, nous nous sommes sentis guidés et avons acheté une maison dans cette deuxième ville. Quand il en ressentait le besoin, mon mari demandait à un praticien de la Science Chrétienne de prier pour l’aider à comprendre que son véritable emploi, en tant qu’enfant de Dieu, consistait à exprimer sans cesse les qualités semblables à Dieu.

Dans cette ville, seules quelques entreprises avaient des postes susceptibles de correspondre à son profil. Mais je savais que si nous avions pour mobile de faire plus largement du bien à autrui, nous partions tous les deux sur une bonne base. A ce moment-là, notre désir de faire davantage connaître la Science Chrétienne avait pris la première place dans nos pensées, devant la quête d’un emploi sûr pour mon mari. Cela demandait une grande foi.

Le jour où nous avons conclu l’achat de notre maison dans cette nouvelle ville était un mercredi. Le même jour nous sommes retournés dans la ville où nous avions vécu jusque-là. Au moment où nous entrions dans une église filiale de l’Eglise du Christ, Scientiste, pour assister à la réunion de témoignage du mercredi, mon mari a reçu un appel d’un recruteur qui recherchait quelqu’un pour un poste à combler dans la ville où nous venions juste d’acheter notre maison. Il y a maintenant trois ans que mon mari occupe ce poste. Tout au long de sa carrière, lorsqu’il a recherché un emploi, il a toujours eu pour mobile de discerner spirituellement l’endroit où il pouvait être le plus utile et faire le meilleur usage de ses compétences. Ce travail dans notre nouvelle ville d’adoption lui permet de mieux exploiter son potentiel grâce à une utilisation plus spécifique de ses compétences et de son expérience.

Ce déménagement a été une bonne chose. Je me souviens encore du premier service religieux du dimanche qui s’est tenu juste après que mon mari eut reçu cette proposition de poste. En écoutant l’orgue jouer à la fin du service, j’étais si émue de savoir qu’il avait trouvé un travail près de chez nous, que, tout en arborant un large sourire, j’ai senti des larmes couler sur mes joues. Et je me suis souvenue de cette question que l’on trouve dans Science et Santé : « Que Dieu ne peut-Il faire ? » (p. 135)

Nous avons eu tous les deux de nombreuses occasions d’être davantage utiles à l’église. Je continue d’avoir de nouvelles possibilités de soutenir les scientistes chrétiens de diverses façons, et j’apprécie de faire connaître la Science Chrétienne au public chaque fois que des occasions se présentent – et elles sont nombreuses ! Le fait d’aimer Dieu par-dessus tout et d’être prêts à Lui faire confiance nous a permis d’exprimer la vie plus pleinement de bien des façons.

Quand nos fils étaient jeunes, un praticien a souvent attiré mon attention sur ce passage de Science et Santé : « Je vis devant moi le terrible conflit, la mer Rouge et le désert ; mais je poussai plus avant grâce à la foi en Dieu, confiante en la Vérité, la puissante libératrice, pour être guidée jusqu’à la terre de la Science Chrétienne, où tombent les chaînes et où les droits de l’homme sont pleinement compris et reconnus. » (p. 226)

Dans l’exemple que j’ai donné, notre recherche n’avait rien de déstabilisant, car bien que nous ayons apparemment connu une longue période dans le désert, nous étions guidés.

« L’amour supporte tout. » (voir I Corinthiens 13:7)

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La mission du Héraut

L'explication divinement inspirée que donne Mrs. Eddy de la mission du Héraut de la Science Chrétienne, créé en 1903, est devenue un symbole des activités du mouvement de la Science Chrétienne, qui englobent le monde entier. Ses paroles, gravées au frontispice de La Société d'Édition de la Science Chrétienne, sont les suivantes: « proclamer l’accessibilité universelles de la Vérité toujours disponible ». Le Héraut est une manifestation tangible du souci qu'avait notre Leader de partager avec toute l'humanité la précieuse connaissance de la Science de la Vie. Elle avait conscience que le Consolateur était venu pour « la guérison des nations ».

—Alfred F. Schneider, Le Héraut de la Science Chrétienne, juillet 1978

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