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Article de couverture

Environnement et humanité: tissage d’une harmonie parfaite

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de août 2002


Dans un mouvement de va-et-vient sans geste inutile, les mains expertes de Shi ma sani faisaient passer les fils de trame au travers des fils de chaîne, pour confectionner un tissu navajo traditionnel.

Cette couverture allait protéger une femme du froid vif de l’hiver, être vendue à un touriste pour acheter ensuite des provisions avec le produit de la vente ou tomber entre les mains d’un enfant puis d’un petit-enfant qui le préserveraient comme héritage familial.

Trop nombreuses pour être comptées, ces couvertures rappellent un entrelacement séculaire, celui de l’individu avec son environnement. Si l’imagination est de notre seul ressort, les outils et les matériaux appartiennent à la terre. Le métier à tisser de Shi ma sani a été fabriqué à partir de branches d’arbres de sa région. Ses moutons ont donné leur manteau d’hiver pour faire la laine. Et les teintures provenaient de plantes qui poussent à profusion dans la terre rouge du haut désert de l’Arizona.

Je me suis souvent promenée avec Shi ma sani dans le Canyon de Chelly et le Canyon del Muerto. Elle me montrait diverses plantes, me disait leur nom en navajo et m’expliquait à quoi chacune servait: teinture, nourriture, etc. Aujourd’hui, quand je retourne à la réserve, j’aime encore cueillir, en compagnie de sa fille et de ses petits-enfants, ce qu’elle m’a appris à reconnaître sous le nom de thé navajo. Chaque fois que je respire le parfum de cette plante, je me souviens de cette femme et de son affinité avec la terre qu’elle avait parcourue et travaillée pendant plus d’un siècle.

Dans le monde entier, des gens entretiennent cette relation enrichissante avec leur environnement.

Quand je lis le livre de Laurens van der Post sur des ethnies de la brousse africaine, cela me rappelle que ces peuples anciens s’attendaient à ce que la terre produise ce dont ils avaient besoin, quand ils en avaient besoin. Ils ont prouvé que puiser ses moyens de subsistance dans ce qu’offre la terre en abondance, que ce soit la faune ou la flore, ce n’est pas empiéter sur l’environnement, mais c’est la preuve que nous pouvons vivre en harmonie avec notre milieu lorsque nous le respectons et que nous sommes reconnaissants de ce qu’il nous donne.

La Bible nous donne aussi des exemples de gens qui reçurent exactement ce dont ils avaient besoin, quand ils en avaient besoin, et d’une manière qu’ils pouvaient percevoir. Quand le prophète Élie s’enfuit dans le désert pour échapper à la reine Jézabel qui voulait le faire tuer, il se coucha sous un genêt, s’attendant à mourir. Toutefois, alors qu’il s’était endormi sous cet arbre, « un ange le toucha, et lui dit: Lève-toi, mange. Il regarda, et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées et une cruche d’eau. Il mangea et but...» (I Rois 19:5, 6)

Il y a encore l’exemple des enfants d’Israël, nourris de cailles, de manne (de petits grains ronds) et d’eau pendant quarante ans tandis qu’ils erraient dans le désert. Et puis il y eut les disciples de Jésus qui, n’ayant rien pris après une nuit de pêche, jetèrent leur filet du « côté droit » de leur barque. Leurs filets se remplirent au point qu’ils faillirent se déchirer.

Est-il possible, de nos jours, de s’attendre à vivre en harmonie avec l’environnement ?, allez-vous peutêtre demander. Est-il possible de tirer de la terre ce dont nous avons besoin malgré la croissance de la population mondiale et le fait que la plupart des sociétés sont séparées de la production directe de la terre par un intermédiaire ou davantage ? Oui, c’est possible, mais comme aux temps bibliques, cela exige de se débarrasser d’une vision limitée et matérielle de la terre et de ce qu’elle donne pour voir que Dieu subvient aux besoins de tous. Les personnages de la Bible choisirent d’adorer un Dieu, l’Esprit, et non les dieux matériels de la fertilité.

Mary Baker Eddy expliqua le raisonnement à la base de ce choix dans son livre Science et Santé avec la Clef des Écritures. Elle écrit à propos de l’ « homme » générique (autrement dit les hommes et les femmes): « En Science divine, l’homme est soutenu par Dieu, le Principe divin de l’être. La terre, au commandement de Dieu, produit la nourriture nécessaire à l’homme. Sachant cela, Jésus dit un jour: “Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou de ce que vous boirez” n’empiétant pas sur les prérogatives de son créateur, mais reconnaissant que Dieu, le Père et la Mère de tout, peut nourrir et vêtir l’homme ainsi qu’Il vêt les lis. » (p. 530)

Par la grâce de Dieu, chacun de nous peut s’attendre à être abondamment pourvu. Les personnages bibliques rendaient un culte à Dieu en prenant conscience du fait qu’ils étaient soumis à Son pouvoir et à Sa loi. Ils s’inclinaient seulement devant Lui, malgré la tradition de recourir à la terre en tant que puissance. Et ils étaient à l’écoute des solutions que Dieu apportait pour répondre à leurs besoins. Les réponses qu’ils reçurent vinrent souvent sous des formes qui nous paraîtraient surprenantes aujourd’hui, comme la nourriture appelée « manne » qui tomba du ciel, l’eau qui jaillit des rochers, le pain et les poissons qui furent multipliés à partir d’une petite quantité pour nourrir des foules entières et même l’argent de l’impôt qui fut tiré de la bouche d’un poisson.

Les Indiens savent très bien préserver l’environnement, en adoptant généralement un mode de vie simple et en ne prenant de la terre que ce dont ils ont besoin. Il nous est profitable de savoir apprécier le respect qu’ils ont pour tout ce qui a vie. D’ailleurs, Science et Santé souligne ce fait: « Les Indiens saisirent quelques lueurs de la réalité fondamentale lorsqu’ils appelèrent un certain beau lac [le lac Winnipesaukee dans le New Hampshire] “le sourire du Grand Esprit”. » (p. 477)

Cependant, croire simplement que Dieu est dans la nature tend à diviser Dieu en diverses parties finies et donc à Le limiter et à limiter sa réponse à nos besoins. Pourtant, la nature nous rappelle sans cesse l’infinité et la beauté de l’Esprit illimité. Ce Dieu-Esprit est sans limites, parce qu’Il n’est pas dans la matière. C’est en confiant totalement leurs besoins à Dieu que les hommes et les femmes de la Bible ont découvert que la terre était soumise à l’Esprit.

De même, si nous nous concentrons sur Principe-Esprit et que nous avons l’assurance que Dieu subvient aux besoins de Sa création spirituelle (dont nous faisons tous partie), nous ouvrons la porte toute grande à la surabondance des idées. Ces dernières ne peuvent jamais rester confinées entre quatre murs. Elles impliquent de nouvelles solutions pour répondre à nos besoins, des solutions auxquelles nous n’aurions peut-être pas pensé autrefois.

Ce sont ces idées qui équilibreront l’abondance des ressources pour tous les habitants de la terre avec une approche responsable et attentive de l’environnement. Elles nous amèneront à découvrir le juste milieu entre négliger l’environnement, au point de le piller, d’une part et l’adorer comme un faux Dieu d’autre part. En mettant en pratique ces idées, nous constaterons que nous sommes les fils de trame passés au travers des fils de chaîne de notre environnement, en parfait accord avec lui. Et peut-être nous ferons-nous alors l’écho de ce sentiment: « Dans notre état actuel d’immaturité concernant les choses spirituelles, parlons ainsi des beautés de l’univers des sens: “J’aime votre promesse, et je connaîtrai un jour la réalité et la substance spirituelles de la forme, de la lumière et de la couleur, de ce que maintenant je discerne faiblement à travers vous; et sachant cela, je serai satisfait.” » (Mary Baker Eddy, Écrits divers, p. 87)

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– Heloísa G. Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1998

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