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Choisis la Vie !

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’avril 1978


Cette option est, aujourd’hui, aussi actuelle que lorsqu’elle a été formulée: « J’en prends aujourd’hui à témoin... le ciel et la terre: j’ai mis devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que tu vives, toi et ta postérité, pour aimer l’Éternel, ton Dieu, pour obéir à sa voix, et pour t’attacher à lui: car de cela dépendent ta vie et la prolongation de tes jours. » Deut. 30:19, 20;

Nous avons effectivement le choix. Le seul fait que nous n’ayons pas, auparavant, pensé à cette promesse de la Bible, ou qu’après y avoir pensé, nous l’ayons ignorée, n’implique pas que nous ne devions pas en tenir compte. Elle est d’une importance capitale pour chacun de nous. Examinons-la avec soin, avec espoir, avec confiance, dans l’expectative de son accomplissement — oui et même avec la certitude de son triomphe !

La plupart d’entre nous comprenons que nous pouvons, effectivement, choisir entre le bien et le mal. Dans ce que nous pensons, ce que nous disons, ce que nous faisons, nous manifestons soit le bien, soit le mal, selon le choix que nous avons fait. Notre existence est soit heureuse, soit malheureuse, soit fructueuse, soit stérile, dans la mesure où nous exprimons, ou rendons manifeste, soit ce qui est bon, soit ce qui est mal.

Mais, choisir entre la vie et la mort ! Un tel choix nous est-il réellement offert ? La croyance mortelle incline à dire: « Certainement pas ! Depuis le moment de notre naissance, la vie va vers son déclin. » Toutefois, la Bible indique que la Vie est l’un des noms de Dieu, en fait que Dieu est la Vie. Par conséquent, puisque Dieu est infini, la Vie doit être infinie. Et puisque la Vie est infinie, il ne peut rien y avoir en dehors en plus de la Vie infinie, Dieu. Dieu n’a ni opposé ni égal.

La Science ChrétienneChristian Science (’kristienn ’saïennce) élucide ce fait spirituel et le développe d’une façon logique. Puisque Dieu est la seule Vie, Dieu doit être — et Il est — la Vie de l’homme, sans opposé ni égal. Nous exprimons cette Vie d’une façon totalement spirituelle et cette expression ne peut être menacée ou détériorée.

Le monde croit que la mort est certaine et inévitable. L’humanité est assaillie par des multitudes de pensées relatives à la mort. Nous inclinons à être mesmérisés par ce déluge, à être tentés d’accepter la mort en tant que fait, et à consentir à ce que notre pensée et notre existence soient régies en conséquence. La contemplation de la mort semble être une obsession commune. Mais il n’est pas nécessaire qu’il en soit ainsi. Quiconque accepte, sans y prendre garde, le point de vue pessimiste et dépourvu d’esprit chrétien, selon lequel la mort est inévitable, peut s’arracher à un abandon aussi ignoble. Il est grand temps que l’humanité se lève et se rebelle ouvertement contre des conceptions de l’existence aussi grossières, ignorantes et païennes.

Pour vaincre ce que l’on appelle la mort, pour réfuter les prétentions de la matière, nous devons nous élever dans la compréhension de la totalité de l’Esprit, dans l’acceptation spontanée de l’infinité et de l’éternité de la Vie, sans rien qui lui soit opposé ou qui s’oppose à elle.

Quand nous cédons à la tendance matérialiste, démoralisante, qui consiste à penser ou à dire de nous-même ou des autres que « nous avançons en âge » ou que « nous ne sommes plus ce que nous étions » ou que « nous n’entendons plus aussi bien » ou que « notre âge nous pèse », nous sabotons notre propre progrès vers l’Esprit. C’est du suicide mental ! Grâce à l’aide de la Science du Christ, il nous est possible de résister à de telles agressions mentales inutiles sur nous-même et de les condamner.

Comprendre que la mort est une représentation illusoire et fausse — rien d’autre qu’un concept erroné — démontre, une fois pour toutes, la fausseté de la croyance selon laquelle la mort pourrait exister à titre d’entité ou de pouvoir qui doit être craint. Dans sa prétention à être un pouvoir, la mort voudrait braver le Tout-Puissant. Cette prétention de la mort à être plus puissante que Dieu, le Tout-en-tout, indique combien est profonde l’ignorance qui va de pair avec la prétention et l’acceptation générale de cette prétention.

Dieu, l’Esprit, n’a jamais créé la matière ou mortalité, et Dieu est l’unique créateur. Par conséquent, la mortalité n’a jamais été créée. En d’autres termes, il reste encore au premier mortel à paraître ! Ce qui disparaît, dans ce que l’on appelle la mort, c’est seulement la fausse croyance que la mortalité ait jamais déjà pu paraître. Mary Baker Eddy, Découvreur et Fondateur de la Science Chrétienne, fait cette déclaration retentissante: « Toute évidence matérielle de la mort est fausse, car elle contredit les faits spirituels de l’être. » Science et Santé avec la Clef des Écritures, p. 584;

Si « le dernier ennemi qui sera détruit » I Cor. 15:26; n’est que fausseté, il est certain que les ennemis de moindre importance — telles la maladie et la douleur — sont également faux et seront aussi détruits. La mort est un énorme mensonge; et la contemplation de cette révélation incisive et rédemptrice, éclairée par la spiritualité, rend plus aisée la réfutation de mensonges moindres, puisque tous les mensonges — qu’on les juge grands ou petits — sont des contradictions présomptueuses des « faits spirituels de l’être ».

Il n’y a rien qui puisse remplacer Dieu, rien qui puisse prendre la place de la Vie. L’omnipotence de Dieu, de la Vie, ne se partage pas avec un autre pouvoir, que ce pouvoir soit antagoniste ou non. En effet, la totalité de Dieu rend impossible tout opposé. Ce que l’on appelle la mort, par conséquent, n’est que la supposition que Dieu, la Vie, est absent, la supposition que ce que nous savons être l’omniprésence elle-même, est absente. Cette omniprésence peut-elle jamais être absente ? L’omniprésence peut-elle être seulement partiellement présente, présente seulement de temps à autre ?

Ce qui est appelé la mort ne peut pas affecter la Vie, Dieu, pas plus que ce qui est appelé la mort ne peut affecter l’expression de la Vie, l’homme, car l’homme est le reflet parfait, spirituel et éternel de Dieu. L’état spirituel, inaliénable, de l’homme reste inchangé par la suggestion, émanant de l’erreur, selon laquelle il est physiquement vulnérable. Il s’ensuit que l’homme est toujours semblable à Dieu, spirituel, n’ayant absolument rien en commun avec ce qui s’appelle un mortel — en bonne santé ou malade, riche ou pauvre, heureux ou triste, vieux ou jeune, vivant ou mort.

Les hommes transgressent le premier commandement: « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face » Ex. 20:3;, quand ils vénèrent la mort, s’y soumettent, la craignent, l’adorent, se préparent à sa venue et l’espèrent, ou même prient pour qu’elle vienne. Cela signifie-t-il que nous devrions nous désintéresser, par exemple, des mesures humaines pratiques qui doivent être prises pour que nos affaires matérielles puissent se poursuivre de façon efficace et que nos biens matériels soient répartis comme il convient ? En aucune façon. Nous prenons ces mesures, mais toutefois, nous ne le faisons pas parce que nous nous attendons avec effroi à la mort, mais parce que nous avons de la considération pour autrui et agissons ainsi dans l’expectative joyeuse de la Vie elle-même, afin que nous puissions vivre, encore plus librement, la vie que nous devons vivre, en étant moins sensibles à la tension des préoccupations mondaines concernant les choses matérielles.

L’homme de Dieu est toujours l’active expression de son Créateur, bien portant, libre, complet, dont toutes les facultés et les fonctions — données par Dieu et maintenues par Dieu — expriment parfaitement la totalité de Dieu. L’origine et les ressources de l’homme, c’est le Principe divin et sa loi spirituelle toujours active.

Avant que la croyance que la mort est quelque chose puisse être affrontée et totalement surmontée, la régénération spirituelle doit s’opérer. Dans un sens, on pourrait dire que la régénération signifie « être rendu à sa force ou à son état originel ». Selon la Science Chrétienne, l’état originel de l’homme — celui d’être l’image spirituelle de l’Esprit, Dieu — est aussi le seul, unique et immuable état de l’homme. La régénération spirituelle, ou restauration spirituelle, par conséquent, c’est simplement prendre conscience, maintenant même, de l’état parfait et spirituel de l’homme, en d’autres termes, de ce qui est son identité originelle en qualité d’image de Dieu.

Le maître Chrétien a dit: « Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » Jean 17:3; C’est la présence éternelle de la Vie, Dieu, que la mission glorieuse de Christ Jésus mit en relief. Par l’expérience que représenta sa résurrection, il démontra que la Vie, de par sa nature, est ininterrompue — qu’il est même impossible de l’interrompre. Dans les années qui suivirent le passage de Jésus sur cette terre, ses disciples pratiquèrent avec succès la guérison chrétienne et ressuscitèrent les morts, ainsi qu’en témoigne le livre des Actes, ce qui indique que la guérison des maladies et des accidents par la prière était reconnue comme faisant partie intégrante de la pratique religieuse.

Nous ne connaîtrons peut-être jamais tout ce que Mrs. Eddy dut affronter pour l’humanité. La haine du monde à l’égard de la Vérité, l’ignorance et les préjugés bien enracinés, ainsi que la soif du pouvoir temporel furent tous défiés par ce champion solitaire dans sa lutte pour démontrer la Science de l’Amour. Au cours des dernières décades, une fois encore, grâce à Mary Baker Eddy et à la religion qu’elle a fondée, les promesses de la Bible, magnifiques et réconfortantes, se révèlent être ce qu’elles sont en réalité: des déclarations éternelles qui peuvent être prouvées. L’hégémonie de la crainte a cessé désormais. Nous pouvons, en vérité, « choisir la vie ».

En Science Chrétienne, nous appelons « magnétisme animal » la croyance erronée selon laquelle il existe un pouvoir ou une présence en dehors de Dieu. Le magnétisme animal voudrait nous amener à croire que l’homme est un mortel, vivant dans un corps matériel et soumis à des conditions matérielles. Mais l’homme que Dieu fit n’est pas et n’a jamais été prisonnier de la chair, des os, de la peau. Il n’est jamais venu au monde dans la matière, n’y vit pas maintenant, et par conséquent ne peut pas quitter, par la mort, quelque chose dans lequel il n’a jamais été. Mrs. Eddy exprime cette idée en termes concis: « La matière n’a point de vie, donc elle ne peut la perdre, et l’Esprit ne meurt jamais. » Science et Santé, p. 275;

Lorsque nous raisonnons en prenant pour base l’unique Vie — Dieu — ce raisonnement nous fait présager que ni la menace de la mort ni la crainte de la mort ne peuvent avoir de prise sur nous. Lorsque la menace cesse, la crainte de la mort et de ses conséquences disparaît.

Il devint essentiel, pour ma femme et moi, d’acquérir une certaine compréhension des « faits spirituels de l’être », lorsque nous perdîmes notre fils cadet dans un accident. Cette expérience douloureuse qui fut tout d’abord pour nous un coup accablant, bien loin de nous éloigner de la Science Chrétienne, nous enchaîna littéralement à la Science et nous força à en faire une étude plus approfondie, de façon à pouvoir saisir fermement les vérités éternelles concernant Dieu et l’homme, vérités qui sont un soutien permanent.

Nous avons été convaincus que notre fils s’était éveillé à la conscience que rien n’était arrivé à la Vie ni à sa propre identité constamment spirituelle et parfaite. Ce qu’il nous fallait savoir, c’était que, maintenant et toujours, nous sommes les représentants complets et spirituels de la Vie, Dieu, et par conséquent, jamais sujets aux allées et venues humaines.

Nous avons puisé abondamment dans les ressources de l’Ame et avons effacé progressivement de la mémoire les fausses images d’accident et de perte, permettant seulement à ce qui a toujours été vrai d’y demeurer, à savoir la Vie, harmonieuse et ininterrompue, et l’image de la Vie, éternellement semblable à Dieu, parfaite et immortelle. Cette déclaration de Mrs. Eddy, qui a été mentionnée précédemment, a été une inépuisable source de force: « Toute évidence matérielle de la mort est fausse, car elle contredit les faits spirituels de l’être. »

Nous avons pu percevoir que, dans ce qui est appelé la mort, c’est un stade de connaissance que l’entendement mortel a de lui-même, qui cesse. Et c’est tout ce qui cesse. Lorsque nous avons pris conscience que l’erreur est impuissante à entraîner l’homme — la parfaite ressemblance spirituelle de Dieu — dans les illusions que l’entendement mortel se forge lui-même, nous avons pu voir notre fils en tant que reflet spirituel, continuant son chemin, sans jamais avoir été touché par ce qui avait semblé se passer. Nous continuons à nous sentir très proches de notre fils et à nous réjouir dans une compréhension plus profonde de l’immortalité de la Vie, Dieu — et de Sa vraie ressemblance.

La Vie n’a pas de fin et la mort pas de commencement. La Vie ne finit jamais — donc la mort ne peut jamais commencer. La Vie ne s’en va jamais — donc la mort ne peut jamais venir. La Vie ne disparaît jamais — donc la mort ne peut jamais paraître. La Vie, Dieu, ne peut jamais être moins que Tout — donc la mort ne peut jamais être davantage que rien. Jésus a fait la prophétie suivante: « Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » Jean 11:26; Mrs. Eddy commente ainsi cette prophétie: « Bien que des siècles se soient écoulés entre le moment où ces paroles furent originairement prononcées et la présente réapparition de la Vérité, et même s’il s’écoule un intervalle encore plus long avant que cette parole soit démontrée dans la Vie qui ne connaît pas de mort, la déclaration est néanmoins vraie et demeure une déduction claire et profonde tirée de la Science Chrétienne. » Non et Oui, p. 13.

Ni l’âge ni la mort ne devraient jamais être acceptés en tant que réalités. Ce ne sont que de fausses croyances que nous entretenons à nos risques et périls. Et nous n’avons pas à les entretenir car nous pouvons faire un choix, un choix que Dieu nous offre.

« Choisis donc la vie » !

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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