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« Prenez, mangez, ceci est mon corps »

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mars 1975


Christ Jésus a montré à l'humanité qu'il était toujours maître du corps et jamais son esclave. Il guérit toutes sortes de maladies et d'infirmités, la cécité et d'autres imperfections physiques; il triompha de la faim et de la soif dans le désert; et il vainquit la mort pour lui-même et pour les autres.

Quoi qu'il en soit, les humains continuent à considérer le corps comme une idole et passent beaucoup de temps à y penser, à le nourrir, à le vêtir, à le faire travailler puis reposer, à en exiger du plaisir et à en souffrir. Pour ceux qui s'inclinent devant lui, le corps est un véritable tyran, faisant des victimes de ses sujets et les enchaînant aux limitations et à la mort.

La Science ChrétienneChristian Science: Prononcer ´kristienn ´saïennce. est venue à ce siècle pour nous remettre en mémoire tout ce que Christ Jésus a enseigné, et amener l'humanité à la compréhension des vérités spirituelles. Les écrits de Mary Baker Eddy, Découvreur et Fondateur inspiré de la Science Chrétienne, nous enseignent que le corps véritable n'est pas matériel ou corporel, mais spirituel et mental.

Jésus comprenait que le corps est l'individualisation de toutes les idées justes, l'identité consciente, manifestant les qualités infinies de Dieu, telles que maîtrise, force, liberté, harmonie, pureté et perfection. Il personnifiait le Christ comme étant l'idée spirituelle de filialité qui unit l'homme à Dieu, l'individualité spirituelle qui le rendait capable de marcher sur les eaux, de guérir les malades et de ressusciter les morts. Il incitait continuellement ses disciples à suivre son exemple, à faire les œuvres qu'il faisait grâce à leur propre compréhension et réflexion consciente du Christ, la Vérité.

A l'occasion de la Cène, il détourna l'attention de ses disciples de l'épreuve qu'il allait subir vers la vérité spirituelle qu'il était en train de démontrer. Prenant le pain de la Pâque, tendrement il le leur donna à manger.

Dans le livre d'étude, Science et Santé avec la Clef des Écritures, Mrs. Eddy, selon sa manière unique de s'exprimer, se réfère à ce moment suprême en ces termes: « Ses disciples, tristes et silencieux, prévoyant l'heure où leur Maître serait trahi, participèrent à la manne céleste, qui jadis avait nourri dans le désert les disciples persécutés de la Vérité. Leur pain descendait en réalité du ciel. C'était la grande vérité de l'être spirituel, guérissant les malades et chassant l'erreur. Leur Maître leur avait tout expliqué auparavant, et maintenant ce pain les nourrissait et les soutenait. » Science et Santé, p. 33;

Une fois les enfants d'Israël libérés de leur esclavage en Égypte, Moïse avait institué le pain sans levain comme faisant partie de la commémoration annuelle de ce grand événement. Jésus éleva ensuite la pensée de ses disciples jusqu'à une plus haute signification de cette cérémonie traditionnelle, et il leur enjoignit de manger de ce pain en souvenir de lui afin qu'ils n'oublient jamais que sa vie, en démonstration de l'unité de l'homme avec Dieu, avait apporté une plus grande libération à l'humanité que la délivrance du joug égyptien n'avait apporté aux enfants d'Israël.

Jésus avait démontré le Christ dans la plénitude de la gloire et de la puissance, affranchissant les humains du péché, de la maladie et de la mort. L'événement culminant de sa carrière était imminent et les quelques derniers moments tranquilles qu'il passa avec ses disciples furent d'une immense importance. « Mes petits enfants, je suis pour peu de temps encore avec vous. » Jean 13:33; Rapportant les précieuses paroles du Maître au cours de la Cène, l'Évangile de Jean, au moyen de questions et de réponses, montre que pour les disciples, il était d'une importance capitale d'utiliser ces moments pour éliminer leurs doutes et leurs appréhensions avant que le Maître ne les quittât.

Les trois autres évangélistes, Matthieu, Marc et Luc, ne rapportent pas la conversation détaillée qui eut lieu autour de la table entre Jésus et ses disciples en cette mémorable circonstance, mais par contre ils font état du fait qu'il leur annonça que l'un d'entre eux le trahirait; ces évangélistes relatent également la tristesse que les disciples ressentent devant cette déclaration bouleversante et qu'ils expriment par la question que chacun d'eux lui pose: « Est-ce moi, Seigneur ? » Et les trois évangélistes poursuivent, montrant Jésus rompant le pain et offrant le vin de la Pâque aux disciples comme s'il résumait par ce geste toute la portée de sa vie et de ses enseignements dans ces paroles: « Prenez, mangez, ceci est mon corps. » Voir p. ex. Matth. 26:21-26;

« Manger » c'est assimiler, faire sien. Jésus, qui allait les quitter sous peu, ne leur recommandait-il pas ainsi de se souvenir de lui en mangeant, en assimilant la vérité qu'il avait vécue, enseignée et démontrée à leur intention et de la manifester comme il l'avait fait lui-même dans la simplicité et la puissance rayonnantes de l'exemple-Christ ? Jusque-là, Jésus leur avait souvent parlé du pain du ciel. Lors de la multiplication des pains et des poissons, il mit en garde ses disciples de ne pas travailler pour la nourriture qui périt et il leur déclara brièvement: « Je suis le pain de vie » Jean 6:35; et « Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. » v. 51;

Les étudiants peuvent trouver dans d'autres livres de la Bible des passages qui jettent une lumière pertinente sur le sujet en question s'ils comparent l'emploi de phrases similaires. Le prophète Ézéchiel relate la vision qu'il eut d' « un livre en rouleau » qu'on lui montrait, et la voix de Dieu lui ordonnant: « Fils de l'homme... mange ce rouleau, et va, parle à la maison d'Israël. » Voir Ézéch. 2:9 à 3:1; On retrouve la même figure de rhétorique dans le livre de l'Apocalypse: « La voix, que j'avais entendue du ciel, me parla de nouveau, et dit: Va, prends le petit livre ouvert dans la main de l'ange... Prends-le, et avale-le. » Apoc. 10:8, 9;

Se référant à ce passage dans Science et Santé, Mrs. Eddy nous recommande d'étude et de méditer les enseignements contenus dans « le petit livre » le livre d'étude de la Science Chrétienne, et de les mettre en pratique dans notre vie. Elle écrit: « Mortels, obéissez à l'évangile céleste. Prenez la Science divine. Lisez ce livre du commencement à la fin. Étudiez-le, méditez-le. Il sera doux en effet dans votre bouche lorsqu'il vous guérira; mais ne murmurez pas contre la Vérité, si vous en trouvez la digestion amère ! Lorsque vous vous approcherez de plus en plus de ce Principe divin, que vous mangerez le corps divine de ce Principe, — participant ainsi à la nature, ou premiers éléments de la Vérité et de l'Amour, — ne soyez pas surpris ni mécontent parce qu'il vous faudra participer à la coupe de ciguë et manger les herbes amères; car les Israélites d'autrefois préfiguraient ainsi à la Pâque ce périlleux passage de l'esclavage à l'Eldorado de la foi et de l'espérance. » Science et Santé, p. 559.

C'est dans la communion spirituelle que nous trouvons l'unité de l'homme avec l'Entendement divin. Nous comprenons que dans cette communion l'identité est l'individualisation consciente de l'esprit-Christ, l'activité qui consiste à refléter l'amour, la santé, l'harmonie, la paix et le bonheur. Cet état transcendant de l'être rayonne à partir du Principe et il est subjectivement conscient de l'infinité du bien. Il n'inclut aucun mal, aucune maladie, aucune obstruction, aucune limitation, aucun laps de temps suggérant une issue fatale.

Le véritable sens du corps corrige le faux sens d'identification avec la matière et annule les craintes et les croyances ayant leur origine dans l'entendement mortel et liées à l'hypothèse d'un corps matériel, physique et périssable. Ce sens véritable du corps impose silence aux suggestions de vieillesse et de décrépitude et libère de l'insinuation mortelle selon laquelle le péché est nécessaire et le mal indispensable.

En tant qu'expression de la Vérité, le corps ne peut être affecté par la maladie, les accidents ou la force atomique. Le corps est hors de l'atteinte du mal, que la suggestion agressive prenne les apparences de la crainte, de la pénurie, de la situation mondiale ou d'une catastrophe quelconque.

Nous discernons le sens véritable du corps dans une sainte communion avec les idées divines, dans une consécration fervente au Christ vivant, et ainsi nous mangeons le pain de la Vérité spirituelle et nous buvons le vin de l'inspiration céleste. Notre vie trouve un nouvel élan dans les précieuses paroles de notre Maître: « Prenez, mangez, ceci est mon corps. »

La communion n'est pas une cérémonie mais une pratique quotidienne. Le sacrement s'exprime dans la réflexion fidèle de la bonté et de l'amour divins, dans la douce chaleur de la gratitude, de la santé et du bonheur qui sont le signe d'Emmanuel ou « Dieu avec nous ». Le Christ est élevé, et l'on voit l'homme en tant qu'individualisation, ou expression radieuse de la gloire de Dieu, et l'image de l'Entendement.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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