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Le bon fonctionnement du monde

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 12 mars 2018


Les réformateurs religieux sont en général convaincus que les voies du monde ne sont pas les bonnes. De Jérémie, prophète de l’Ancien Testament, à certains ecclésiastiques d’aujourd’hui, qui font preuve de clairvoyance spirituelle, en passant par le théologien américain Jonathan Edwards, tous ont exhorté les hommes – en général ouvertement – à renoncer aux voies du monde pour adopter des valeurs morales et spirituelles.

L’honnêteté en affaires, la fidélité conjugale, l’absence d’agressivité – la plupart d’entre nous souhaitent adhérer à ces vertus élémentaires, du moins en théorie. Mais quand on se retrouve au pied du mur, la tâche s’avère bien plus difficile et bien plus complexe qu’on le pensait. En général on ne nous propose pas de choisir simplement entre blanc et noir.

N’est-il pas désuet, simpliste, dépassé de considérer, par exemple, que l’altruisme, l’honnêteté et la bonté ne font plus le poids comparés à l’esprit cultivé, à l’ambition, à l’affirmation de soi, ou à la capacité d’analyser subtilement une situation politique ? Est-ce que le fait de « porter un faux témoignage » ou d’user d’intimidation ne relève pas, dans une certaine mesure, d’une belle force de caractère ?

On peut se demander si le fait de vouloir vivre dans la société en défendant des valeurs morales et spirituelles n’est pas un handicap. Peut-être se sent-on poussé à conclure que la spiritualité a tout à fait sa place, mais à condition qu’elle n’en sorte pas !

Tant qu’on croira avoir affaire à un monde réel au sein duquel les vérités spirituelles doivent exercer leur influence, la spiritualité passera davantage pour de la faiblesse et un inconvénient que pour de la force. Mais une perspective chrétiennement scientifique améliore ce point de vue.

Selon sa fondatrice, Mary Baker Eddy, la Science Chrétienne représente une réforme religieuse. Mais cette réforme est d’une bien plus grande portée que toutes les autres. Ainsi, non seulement la Science Chrétienne enseigne qu’il ne faut pas suivre les voies du monde, mais elle montre « pourquoi » cela est nécessaire. Elle explique que le monde ne fonctionne pas comme le croient ses partisans les plus enthousiastes, et que vouloir « jouer le jeu », c’est se tromper soi-même et voir tout s’effondrer un jour.

Des siècles d’enseignements moraux on véhiculé ce message implicite. Dans la Bible, le livre des Proverbes parle d’une femme qui tente les passants en ces termes : « Les eaux dérobées sont douces, et le pain du mystère est agréable ! » L’homme qui est attiré « ne sait pas que là sont les morts, et que ses invités sont dans les vallées du séjour des morts » (Proverbes 9:17, 18). Christ Jésus met en garde de façon également saisissante quand il parle de ceux qui font semblant pour soigner les apparences, mais qui sont comme des « sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au-dehors, et qui, au-dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés » (Matthieu 23:27).

Par la découverte de la Science de l’être, la Science Chrétienne rend explicite ce qui était implicite. Dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures, Mary Baker Eddy écrit : « Le sens matériel élève la voix avec arrogance, comme s’il était réel, et dit :

Je manque absolument d’honnêteté et personne ne le sait… Le monde est mon royaume. Je trône dans les splendeurs de la matière. Mais un coup, un accident, la loi de Dieu, peuvent d’un moment à l’autre annihiler ma paix, car toutes mes joies imaginées sont funestes. » (p. 252)

La Science Chrétienne démontre qu’en réalité l’univers créé par Dieu n’a pas été détourné par un monde où l’entendement humain gouverne par la ruse et la force, et il n’attend pas non plus de naître après la mort. Il est là maintenant même. Dans la réalité spirituelle, l’homme vit avec cet univers, et il est l’expression complète de son créateur. Il est la bonne image, le reflet, du bien infiniment intelligent qui est Dieu.

Grâce aux directives de Dieu et aux guérisons obtenues, comme celles qui sont relatées dans la section « Témoignage » de ce magazine, on comprend peu à peu qu’il ne s’agit pas là d’une prémisse philosophique abstraite. C’est un fait chrétiennement scientifique, la façon dont les choses fonctionnent. Tôt ou tard, on en vient à comprendre qu’on se fourvoie fatalement en admettant la réalité d’un monde substantiel véritable ayant des rouages indépendants de l’univers de Dieu.

On le comprend aisément quand il s’agit d’un requin de la finance du dix-neuvième siècle ou même d’un homme de pouvoir, à notre époque, s’accordant des commissions sur des contrats de défense. Mais que dire de monsieur Tout-le-monde qui, sans atteindre ce degré d’immoralité, recourt habilement à des méthodes qu’il « sait » être celles du monde ?

En fait, la tentative d’utiliser ce prétendu savoir – légère pression, népotisme, clientélisme – est plus nuisible qu’utile. L’être quelque peu malhonnête, manipulateur ou brutal constate qu’il se fait avoir et qu’il est perdant. Il est moins un « acteur majeur » qu’une marionnette, participant aux erreurs et aux suppositions propres à un spectacle de grand-guignol, si remarquable ou brillant qu’il paraisse. En vérité, seule une spiritualisation de la pensée et de l’existence, chèrement acquise, peut vraiment élever chacun d’entre nous au-dessus des scènes changeantes du rêve de la vie dans un monde matériel, jusqu’à reconnaître que Dieu est la Vie. C’est là la seule chose au monde capable de produire sans cesse des bienfaits authentiques et durables, sans retomber sans cesse dans les mêmes anciennes habitudes.

La bonne nouvelle, c’est que si le fonctionnement de l’univers n’est pas ce que supposent et espèrent les matérialistes, il obéit en réalité à ce que la spiritualité et la bonté nous font découvrir. En d’autres termes, comme les lois de l’univers sont spirituelles et qu’elles expriment un Dieu qui est à la fois Amour et Principe, le fait de vivre cette bonté en s’efforçant d’obéir au Christ, la Vérité, est non seulement souhaitable mais efficace.

Tant qu’on croira avoir affaire à un monde réel au sein duquel les vérités spirituelles doivent exercer leur influence, la spiritualité passera davantage pour de la faiblesse et un inconvénient que pour de la force. Une perspective chrétiennement scientifique améliore ce point de vue.

Mais comment le bien, dans toute sa pureté, peut-il l’emporter dans un monde où les forces tant amorales qu’immorales semblent exercer leur emprise ? Il l’emporte car il s’appuie sur le pouvoir de Dieu. Les qualités que nous considérons comme morales et bonnes – la compassion, la miséricorde, l’altruisme, l’abnégation, etc. – sont celles qui sont essentielles à une prise de conscience de plus en plus grande de l’univers véritable et des lois de Dieu. Elles ne sont en aucun cas ces vertus « purement religieuses », mineures et passives qu’on a souvent moquées. Elles sont puissantes et scientifiques. Comme elles nous relient à l’Esprit, Dieu, elles soumettent la pensée aux directives de l’intelligence suprême de l’univers – l’Entendement qui est Dieu.

Ces qualités ont des effets particuliers qui favorisent la clairvoyance, le goût de la perfection en chaque chose, la parfaite synchronisation, les compétences et les réalisations pratiques, l’audace et l’originalité, et ce, bien au-delà des espérances humaines.

En acceptant de suivre le Christ, tantôt dans les larmes, tantôt dans la joie, l’entendement humain se dépouille de sa conviction que la vie et l’intelligence sont dans la matière. Le monde n’est pas ce qu’il semble être. La vérité scientifique selon laquelle l’univers de Dieu est l’unique réalité devient plus claire, et l’on peut dès à présent faire entrer un peu de cet univers dans son quotidien.

Lorsqu’on commence à démontrer, même modestement, la réalité de cet univers, ces paroles de Paul prennent alors tout leur sens : « Cependant, c’est une sagesse que nous prêchons parmi les parfaits, sagesse qui n’est pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle, qui vont être anéantis ; […] Mais comme il est écrit, ce sont des choses que l’œil n’a point vues, que l’oreille n’a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l’homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l’aiment. Dieu nous les a révélées par l’Esprit. » (I Corinthiens 2:6, 9, 10)

La révélation par l’Esprit de la façon dont fonctionne le monde réellement montre qu’il est possible de guérir des problèmes physiques par des moyens purement spirituels, et de vaincre le péché et le mal. Toutefois, ces bienfaits ne résultent pas d’une décision divine d’améliorer quelque chose, mais de la meilleure compréhension qu’on acquiert de Dieu et de la nature de l’homme et de l’univers qu’Il a créés.

Cette compréhension chrétiennement scientifique approfondie de la façon dont l’univers fonctionne n’établit pas une distance entre soi et le reste de l’humanité – contrairement à l’attachement aux choses de ce monde ! En effet, la manifestation d’une plus grande bonté s’accompagne d’un amour débordant pour l’humanité. Cela nous donne une place centrale dans le monde. Nous devenons conformes au Principe divin, l’Amour – l’unique source de l’amour et de l’intelligence, dont l’importance et le caractère pratique sont largement en mesure de répondre aux besoins du monde entier.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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