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Le Principe ou la personne ? Que voyons-nous ?

From the avril 2018 issue of The Herald of Christian Science


« “Qu’êtes-vous allés voir ?” Une personne ou un Principe ? » (Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 117). Ces questions amènent à réfléchir : Est-ce que nous sommes obsédés par les personnalités et les actes des mortels ? Ou cherchons-nous à comprendre Dieu, le Principe divin, et l’homme créé par Dieu ?

« Donnez-moi un homme, et nous nous battrons ensemble. » (I Samuel 17:10) Ces mots furent prononcés par Goliath, un homme appartenant aux armées des Philistins qui étaient en guerre avec les armées d’Israël. Goliath aborda David d’un point de vue mortel et lui exprima son dédain.

David, lui, parla d’un point de vue divin. Il déclara l’existence d’un seul et unique Dieu. Il vint vers Goliath « au nom de l’Eternel des armées » (I Samuel 17:45). Il s’appuyait sur Dieu, le Principe divin, et ne se percevait pas comme un mortel sans défense.

Le seul homme véritable, c’est l’expression de Dieu, l’homme créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. On pourrait voir en Goliath le symbole de la croyance mortelle et personnelle du monde, qui cherche constamment à nous faire admettre qu’il existe plus d’un pouvoir, à nous forcer à croire que la matière a des lois et que l’homme est mortel, qu’il existe de nombreux entendements distincts, que la vie est compartimentée et qu’elle alterne continuellement entre les forces contradictoires de la vie et de la mort, de l’amour et de la haine, du bien et du mal. Ce ne sont là que des impressions qui nous parviennent à travers les soi-disant sens physiques. Croire qu’il existe des mortels personnels et des situations matérielles, c’est accepter un concept limitatif qui présente toujours une vision injuste, fausse et limitée de toutes choses prétendument séparées du seul Dieu, la seule vraie cause.

Est-ce que nous sommes obsédés par les personnalités des mortels ? Ou cherchons-nous à comprendre l’homme créé par Dieu ?

Si le niveau de la pensée ne dépasse pas celui de la croyance en des pouvoirs conflictuels et si on persiste à croire que l’homme a un pouvoir séparé de Dieu, on ne parviendra jamais à l’harmonie, la paix et l’unité. La seule solution consiste à prendre conscience du fait qu’il n’existe qu’un seul Entendement, qu’une seule puissance et qu’une seule présence universels et unis : un seul Dieu auquel Mary Baker Eddy fait dire : « Je suis Tout. Connaître quoi que ce soit en dehors de Moi-même est impossible. » (Unité du Bien, p. 18) Et il nous faut nous accrocher à cette vérité de l’omniscience divine, malgré les apparences extérieures. Dans cet Entendement divin et uni, il n’y a pas de place pour de nombreux entendements qui seraient en guerre les uns contre les autres. La guerre provient de la croyance en une multitude d’entendements en conflit les uns avec les autres. Ce concept erroné divise toujours l’humanité entre les bons et les méchants, les amis et les ennemis.

Nous nous demandons peut-être quand nous verrons la fin de toutes ces guerres qui se poursuivent en ce moment. Pour commencer, il nous faut savoir que le seul Dieu est immuable et voir que nous sommes unis à Lui, seule Vérité, seul Principe, et alors nous pouvons nous appuyer sur le fait que connaître Dieu nous permet de connaître l’homme. Nous verrons que l’homme créé par Dieu (notre véritable identité et celle de notre prochain) est l’expression de la nature, du caractère et de l’être de Dieu, en harmonie avec chacun. En parlant de Christ Jésus comme de l’homme idéal, Mary Baker Eddy écrit : « Jésus est le nom de l’homme qui, plus que tous les autres hommes, a présenté le Christ, la vraie idée de Dieu... » (Science et Santé, p. 473) Il nous est possible de voir et de comprendre que « la divinité du Christ fut rendue manifeste dans l'humanité de Jésus » (ibid., p. 25).

Quand on pratique la Science Chrétienne, on ne s’efforce pas de rendre meilleur un mortel mauvais. Il s’agit au contraire de reconnaître en priant le seul homme véritable, la création de l’Esprit, et de voir dans le concept mortel de l’homme une croyance qui finit par disparaître.

La Science Chrétienne nous apprend qu’il faut discerner et accepter ici et maintenant la présence du seul Dieu infini et de Sa création, et ne pas admettre la division entre des personnes, des entendements et des situations. Mary Baker Eddy écrit : « C’est ainsi que tous les enfants de la terre en viendront enfin à reconnaître Dieu et à être un ;... » (Miscellanées, p. 133)

Cela me rappelle un incident qui remonte à très longtemps dans mon étude de la Science Chrétienne. J’étais au bord de la piscine, profitant du soleil, comme beaucoup d’autres gens. Un peu plus loin, il y avait une petite fille et son grand frère, qui devait avoir une douzaine d’années. Je les entendais se disputer au sujet de l’achat de glaces.

Tout à coup, le garçon a frappé sa sœur au visage, et elle s’est mise à pleurer. Je me suis avancée vers les enfants et je me suis assise près d’eux. Le garçon paraissait entêté et très en colère. Il m’a dit que sa sœur devait l’écouter et lui obéir. J’ai essayé de les aider comme j’ai pu, mais je ne partais pas d’une bonne base.

Je me suis rendu compte un peu plus tard que j’avais tenté d’apporter mon aide en me basant sur la personnalité mortelle, en essayant de changer une personne et sa façon de penser. J’avais vu dans ce jeune garçon une personne mortelle et c’est donc ainsi que je m’étais adressée à lui. Je ne m’en étais pas remise, en toute humilité, au Principe divin, Dieu, en m’efforçant de voir l’homme créé par Dieu. Je devais abandonner la croyance en une personne mortelle et voir ce jeune garçon comme l’enfant de Dieu, uni à un Père aimant et créé à la ressemblance divine. En vérité, il n’existe réellement aucune autre sorte d’homme, aucune qui soit matérielle et imparfaite. Un tel homme ne vient pas de Dieu. Il n’existe qu’une seule création, et elle est spirituelle.

Puis le garçon dit à sa sœur avec colère : « On rentre à la maison ; range tes affaires. » En les regardant s’éloigner, j’ai senti monter en moi un amour et une tendresse illimités, et je me suis entendu dire mentalement que ce garçon était l’enfant bien-aimé de Dieu. Le Père connaît l’homme comme Son seul et unique reflet. L’homme est entouré de la tendresse divine et enveloppé d’un amour inaltérable. Je savais que c’était là pour toujours la vérité immuable, et je me suis sentie envahie d’une paix immense. Ma conscience était la seule chose qui avait changé. J’avais à présent devant moi la vraie image mentale, l’image de Dieu, « Dieu parfait et homme parfait — comme base de la pensée et de la démonstration » (Science et Santé, p. 259).

Un peu plus tard, je suis allée au restaurant de la piscine. Là, j’ai revu le garçon et sa petite sœur. Ils n’étaient pas rentrés chez eux et mangeaient une glace. Je me suis dirigée vers eux et leur ai dit : « Je suis contente de voir que les choses se sont arrangées. Tu n’as plus besoin de te mettre en colère. » J’ai expliqué au garçon qu’il pouvait dominer la colère, parce que le bien est supérieur au mal et qu’il voulait être bon car c’était dans sa nature. Il m’a regardée et m’a dit : « Oui, mais des fois c’est difficile. » « Ton désir d’être gentil et bon est plus fort ; je suis sûre que tu y arriveras. » Il a hésité. Il semblait avoir honte d’être vu par les gens qui nous entouraient et de ce qu’ils penseraient de lui. Je me suis alors souvenue de la parabole de la brebis perdue racontée par Jésus, dans laquelle un homme dit : « Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis qui était perdue. » (Luc 15:6) Je lui ai simplement dit : « Tout le monde sera content de voir que tu as vaincu le mal ; ils ne peuvent qu’apprécier ce que tu as fait. » Il s’est levé, le visage détendu et heureux et, en repartant vers la piscine, les gens nous souriaient et semblaient contents.

C’est là un tout petit exemple montrant comment voir le Principe au lieu de la personne, mais c’est une idée qui m’a toujours aidée depuis. J’éprouve une reconnaissance infinie pour la Science Chrétienne et pour avoir appris que nous sommes tous vraiment l’expression de Dieu. En comprenant cela, nous exercerons notre domination et verrons que la Vérité divine annule et détruit toute erreur apparente qui est dissemblable à Dieu.

Dieu, le Principe, est le pouvoir et la présence inébranlables auxquels nous pouvons tous faire confiance et que nous pouvons ressentir dans notre vie. « Élevez-vous dans la force de l’Esprit pour résister à tout ce qui est dissemblable au bien. Dieu en a rendu l’homme capable, et rien ne saurait invalider les capacités et le pouvoir dont l’homme est divinement doué. » (Science et Santé, p. 393) Obéissons à cette injonction !

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—Alfred F. Schneider, Le Héraut de la Science Chrétienne, juillet 1978

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