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En réalité qu'est-ce qui se passe ?

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’mai 1974


L'auteur de cet article a toujours trouvé utile, lorsque se présentait à lui une image du mal de quelque sorte que ce fût — qu'il s'agît de maladie, de péché, de mort, de guerre ou de crime, ou bien toutes les fois que le mal semblait plus réel que le bien — de se poser la question: « En réalité qu'est-ce qui se passe ? » Pour élémentaire que cette question puisse paraître, elle a cependant apporté à sa pensée quelques vérités profondes qui ont clarifié et fréquemment détruit l'illusion de la réalité du mal, et elle lui a rendu la paix. Le monde actuel semble être rempli de vilaines images projetées sur l'écran de la pensée, et il serait facile d'accepter ces images comme vraies au lieu de les voir seulement comme les représentations mêmes de l'entendement mortel ou charnel — complètement en dehors de la réalité divine.

Lorsqu’il regarde un film, le spectateur n’a aucune difficulté à laisser l'image devenir si réelle qu'il peut vraiment souffrir intensément à l'unisson des gens qui paraissent sur l'écran. Ses larmes peuvent jaillir lorsque les personnages connaissent des situations difficiles; la crainte peut s'emparer de lui; il peut réellement être emporté par ce qu'il voit. Toutefois, le spectateur objectif, calme et intelligent, ne se laisse pas prendre. Il ne perd pas de vue que ce qui paraît si réel n'est qu'une image sur l'écran, que bientôt les lampes vont s'allumer — et que personne n'aura en fait souffert. Pour lui il n'y a jamais eu le moindre danger en dépit de toute l'évidence visuelle en faveur du contraire.

Ainsi en est-il du Scientiste Chrétien intelligent, alerte et intuitif. Il sait ce qui existe en réalité. Il ne se laisse pas prendre aux projections de l'entendement mortel — des artifices qui voudraient lui faire croire qu'il se produit quelque chose de contraire à Dieu ou en dehors de Dieu, le bien. A l'instant même où il décèle que quelque chose n'est pas bon, il sait que ce n'est pas réel; il refuse d'en être effrayé; les lampes s'allument et, de nouveau, tout est bien — la lumière de la Vérité détruit l'obscurité de l'erreur.

Comment pouvons-nous savoir ce qui se passe en réalité ? En suivant la directive que nous a donnée Mary Baker Eddy, Découvreur et Fondateur de la Science ChrétienneChristian Science: Prononcer ’kristienn ’saïennce., qui écrit dans Science et Santé avec la Clef des Écritures: « Si vous tenez à connaître le fait spirituel, vous pourrez le découvrir en renversant la fable matérielle, que la fable soit pour ou contre, — qu'elle soit d'accord avec vos idées préconçues ou tout à fait contraire à elles. » Science et Santé, p. 129;

Qu'en est-il, alors, de la maladie ? Comme elle semble réelle parfois ! Qu'il en voit de rudes, celui qui pense en être atteint ! Et cependant, l'opposé exact de la maladie — la santé — est vrai. La santé est une qualité de l'Entendement, une qualité individualisée dans chacun même des enfants de Dieu, une qualité qui émane de l'Esprit et qu'illustrent la lumière et la chaleur irradiées par le soleil. La santé est impartiale, constante, invariable, immuable, toujours présente et toujours accessible; chacun peut l'avoir, en jouir, y puiser. La santé est une qualité indépendante du corps matériel ou de ses conditions, indépendante du temps, de l'hérédité, de la nourriture ou de l'âge. Donc une personne ne peut pas plus perdre sa santé qu'elle ne peut perdre son identité. En fait, la santé est une réalité permanente — la maladie, jamais.

Parfois s'impose à nous la croyance que non seulement la maladie existe, mais qu'elle existe depuis longtemps. En dépit du traitement par la Science Chrétienne pendant un certain temps, il se peut que rien ne semble se manifester. Mais nous pouvons renverser cette fable matérielle à l'aide du fait spirituel que la Vérité maintient à jamais l'action normale harmonieuse. Nous pouvons alors être certains que la guérison s'accomplit. Nous pouvons être réconfortés en nous rappelant la condition du cocon qui a l'air d'une brindille morte, desséchée, peu de temps avant que n'en émerge un splendide papillon. Selon le sens extérieur des choses, il ne se passe rien. Et cependant, la beauté se manifeste constamment. La vie est là tout le temps; l'activité est présente. Ce qui se passe, en réalité, c'est le bien.

Il se peut que nous ayons à affronter la pensée que non seulement la maladie existe dans le corps, et cela depuis quelque temps, mais encore qu'elle s'est développée à un point tel que, finalement, la mort peut s'ensuivre. Quels sont les faits qui nous permettront de renverser ce genre de croyance ? L'assurance que la matière, étant une illusion de la pensée mortelle, n'a pas le pouvoir d'agir ou de se développer; que la maladie, étant une phase de cette illusion, ne peut se déplacer d'un point à un autre; qu'elle n'a pas le pouvoir de croître ou de s'étendre; que la seule croissance étant réellement, c'est le développement du bien, le développement de la compréhension spirituelle. En réalité la maladie n'a jamais lieu. Elle ne peut donc pas tuer l'homme. Mrs. Eddy confirme ce fait lorsqu'elle nous conseille: « Insistez avec force sur le grand fait qui comprend tout, savoir que Dieu, Esprit, est tout et qu'il n'y en a point d'autre que Lui. Il n'y a point de maladie. » ibid., p. 421;

Remarquez que les mots « points de maladie » sont en italique — ce qui est l'indice certain que Mrs. Eddy entendait bien dire ce qu'elle disait — point de maladie. Il n'y a jamais un moment où la maladie suit un cours. Moïse dut apprendre cela de bonne heure dans son existence (voir Ex. 4:6, 7). Lorsqu'il vit la lèpre sur sa main, il dut apprendre que la maladie n'était qu'une illusion, rien de plus — une méprise, une hallucination, un mensonge, une image sur l'écran de l'entendement mortel — rien qui puisse vous frapper de stupeur, vous effrayer, vous impressionner.

Si l'on se demandait fréquemment au cours de la journée: « En réalité qu'est-ce qui se passe ? » cela pourrait certainement aider à trouver ce qu'il faut pour résoudre les situations mondiales troublées. Cela pourrait nous aider à voir que nul Scientiste Chrétien ne devrait ignorer les prétentions du mal ou faillir à l'obligation de les renverser. Le Scientiste Chrétien ne s'écrie pas: « Paix ! paix ! ... Et il n'y a point de paix. » Jér. 6:14; Un des élèves de Mrs. Eddy raconte qu'elle dit une fois qu'elle ne pouvait instruire une personne qui trouvait des excuses à l'erreur et fermait les yeux sur le mal, et qu'une telle personne n'était pas susceptible d'être instruite. Il ajoute: « Quelqu'un envoya à Mrs. Eddy un exemplaire des trois petits singes en cuivre — “Ni voir le mal, ni l'entendre, ni en dire”. Ça, dit en substance Mrs. Eddy, ce n'est pas la Science Chrétienne, c'est la philosophie païenne. Les Scientistes Chrétiens ne ferment pas les yeux sur le mal, mais les ouvrent. Ils ouvrent les yeux, le discernement spirituel, et ils s'éveillent à la véritable nature du mal ou péché, à ses fausses prétentions, à ses méthodes, à sa subtilité, etc., et puis ils se rendent compte de son néant, de son impuissance totale à dominer ou à nuire. » We Knew Mary Baker Eddy, First Series (Boston: The Christian Science Publishing Society, 1943), p. 21.

Abordant les choses sous cet angle, l'étudiant se sert du Christian Science Monitor pour avoir une vue en profondeur des problèmes qui se présentent quotidiennement au monde; et en tant que praticien travaillant pour un monde, il applique les faits spirituels aux fables matérielles. Il sait ce qui se passe en réalité — le gouvernement de Dieu, non un gouvernement de dirigeants ou de classes injustes, imparfaits; l'amour et l'union de tous les enfants de Dieu, non la ségrégation et la séparation des hommes en races et en croyances; la satisfaction et l'abondance qui proviennent de Dieu et sont accessibles à toutes Ses idées, non l'insatisfaction et la disette des uns, l'opulence et la joie des autres; l'innocence, l'impeccabilité de tout être vivant — exprimant la beauté de son créateur — non la pensée haineuse et sensuelle, trompeuse et meurtrière qui voudrait détruire.

Donc « en réalité qu'est-ce qui se passe ? » Ce qui se passe, c'est l'expression irrésistible du Christ, la Vérité, dans la conscience de tout homme. L'inévitable apparition du plan de l'Amour en faveur de Son fils bien-aimé, l'opération du Principe divin dans lequel le péché, la maladie et la mort sont inconnus — voilà ce qui se passe en réalité.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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