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La pratique de la métaphysique

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mars 1921


L'étude de la métaphysique est l'étude de la cause véritable de tout effet. La connaissance de la vérité touchant une telle cause est la Science véritable. La réflexion exacte de cette cause dans la vie quotidienne est le Christianisme. En conséquence, la Christian Science ou Science Chrétienne est la connaissance véritable de la cause et de son expression correcte. Il est impossible de séparer la connaissance de l'expression, impossible de connaître Dieu comme seule cause et pourtant de commettre le péché, car celui-ci est l'expression de l'ignorance. Prétendre à une connaissance de Dieu et croire en même temps à la réalité du péché, c'est accepter la prémisse du magnétisme, à savoir, qu'un effet peut être obtenu sans cause réelle. La pratique correcte de la métaphysique consiste dans l'action fondée sur la compréhension de la cause et de l'effet parfaits. La pratique fausse, qui est mauvaise pratique, repose sur la notion erronée que Dieu est à la fois le bien et le mal ou qu'un effet du mal peut provenir d'une cause qui est le bien infini.

Puisque Dieu est l'Entendement, l'homme est l'expression intelligente de cet Entendement, et la pratique d'un homme, ses paroles et ses actes, doivent être en réalité l'expression de cette intelligence. Par suite, il est nécessaire quand un patient visite un praticien de la Christian Science dans le but d'éliminer une manifestation de l'erreur, que le défaut de compréhension de Dieu, la cause de cette manifestation, soit éliminé en même temps qu'elle. Tout effort qui vise à persuader l'esprit mortel d'abandonner une croyance en la maladie matérielle pour s'attacher à une croyance en la santé matérielle, ne relève pas de la Christian Science mais du magnétisme, du domaine de la suggestion. Et cela parce que l'esprit mortel est à l'antipode de l'Entendement divin et s'exprime naturellement par le péché et la maladie. Tenter de convaincre cet esprit qu'il possède l'idée de la santé c'est tenter d'obtenir un bon effet d'une mauvaise cause, ce qui relève tout autant du magnétisme que l'atteinte d'un mauvais effet d'une bonne cause. Pour être guéri, l'on doit, dans une certaine mesure, comprendre que l'Entendement divin est la seule cause et que l'harmonie est le seul effet possible, que l'idée de la santé est une idée de l'Entendement, exprimée partout, que le témoignage de l'esprit mortel ne doit jamais être accepté, et que ses croyances n'ont rien de réel. L'étudiant de la Christian Science, par conséquent, est appelé non seulement à reconnaître l'Entendement divin comme seule cause, mais aussi à s'abstenir de toute entente avec l'esprit mortel en pensée, en parole ou en tout autre forme d'expression.

A la page 391 de “Science et Santé avec la Clef des Écritures” Mrs. Eddy dit: “'Lorsque le corps est censé dire: ‘Je suis malade,’ ne vous déclarez pas coupable.” Ailleurs, à la page 392, nous lisons: “Gardez la porte de la pensée. N'admettez que les conclusions dont vous voudriez voir les effets” se réaliser sur le corps, et vous vous gouvernerez harmonieusement.” Et, à la page 390, nous trouvons ce conseil: “Quand les premiers symptômes de la maladie apparaissent, combattez le témoignage des sens matériels par la Science divine.” La faculté de contester le témoignage des sens matériels, de surveiller la pensée et de s'abstenir de plaider coupable, dépend, en conséquence, de la compréhension de la Science divine. Cependant, n'oublions pas que cette compréhension doit être appliquée pour contredire le témoignage des sens. Il importe que cette application ne se fasse pas attendre; elle ne saurait, en effet, être remise sans risques jusqu'au moment où les symptômes de la maladie apparaissent. La pratique de la métaphysique ne saurait être séparée de sa théorie, et la métaphysique est tout autant pratique que théorique, quand bien même elle a affaire à des pensées et non à des objets.

Un Christian Scientist joue le rôle de l'avocat dans un procès. D'une part se trouve la compréhension de la Vérité, de l'autre la suggestion de l'esprit mortel. Sachant que la conscience est remplie par la compréhension de la Science divine, il se refuse à admettre cette suggestion; mais s'il n'a pas contracté l'habitude d'un tel contrôle dans sa vie journalière, quelle force peut-il montrer à l'heure de l'épreuve? Quel est l'avocat qui irait verser dans toute oreille prête à l'écouter la suggestion de la culpabilité de son client? S'il se comportait ainsi, il perdrait d'avance son cas et passerait lui-même pour un hypocrite. Mais est-il très différent l'étudiant de la Christian Science qui, après avoir admis en théorie la plénitude du bien, parle de maladies passées ou actuelles, de guérison future, de difficultés dues au climat ou à l'ambiance, d'antipathies ou d'attraits purement personnels? Si l'on admet que le mal est irréel il faut aussi se comporter en conséquence. On ne saurait admettre que la réalité du mal opère en nous ou chez autrui. En outre, on ne saurait même pas admettre la réalité de la croyance dans le mal. Certes, il est loisible de dire en parlant d'un enfant qu'il croit que deux et deux font cinq. Mais il serait absurde de penser que le deux fois deux de cet enfant égale cinq, car aucune croyance ne saurait affecter les faits de l'arithmétique. De même, un Christian Scientist peut affirmer, si cela est nécessaire, qu'un tel se figure que la mauvaise pratique mentale ou quelque autre forme du mal a une puissance. Toutefois, il n'est jamais scientifique de dire qu'un tel est lui-même mauvais et malade, car ce serait accepter la réalité de la croyance. Admettre que l'esprit mortel opère quelque part ou dans quelqu'un, c'est admettre tout ce de quoi l'esprit mortel est fait et ouvrir notre pensée au magnétisme de ses suggestions. Quand l'étudiant de la Christian Science semble environné par l'expression du mal, opérant dans sa propre croyance, il doit constamment renverser de témoignage des sens par la compréhension de la Science divine. C'est dans cet acte que réside la pratique de la métaphysique, là que se trouve la volonté divine, là le seul moyen d'atteindre une plus ample compréhension de la plénitude de Dieu. Jésus disait: “Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il connaîtra si ma doctrine est de Dieu, ou si je parle de mon chef.”

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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