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Affrontez le péché et découvrez votre pureté

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 6 juillet 2020


Si le péché est un concept qui laisse l’humanité perplexe depuis des siècles, on constate avec intérêt que la Bible n’aborde pas ce sujet d’emblée.

On lit, en effet, dans le premier livre de la Bible : « Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance », et : « Dieu vit tout ce qu’il avait fait ; et voici, cela était très bon. » (Genèse 1:26, 31) Et voici un leitmotiv qu’on trouve dans l’Ecclésiaste : « Tout ce que Dieu fait durera toujours, [il] n’y a rien à y ajouter et rien à en retrancher. » Est-il possible de déduire de ces vérités bibliques que nous sommes éternels, et que notre vraie nature est aussi pure, aussi sainte et aussi bonne que la nature de Dieu ?

Le premier chapitre de la Genèse fait référence à l’homme immortel, créé à l’image de Dieu, Esprit. Le deuxième chapitre et les suivants présentent le concept humain d’un homme mortel, pécheur, tombé en disgrâce, et c’est bien en ces termes que la plupart des conceptions religieuses modernes ont défini l’homme.

C’est au premier chapitre de la Genèse que la Science Chrétienne se réfère concernant la réalité de l’homme de Dieu, mais cela ne signifie pas que la Science Chrétienne nie ou ignore le péché. Mary Baker Eddy, la Découvreuse et Fondatrice de la Science Chrétienne, évoque la venue du Consolateur, la révélation par Dieu de la Vérité divine à l’humanité. Dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Ecritures, elle écrit ceci : « Cet avènement, ainsi que le promit le Maître, établit la Science en tant que dispensation permanente parmi les hommes ; mais la mission de la Science Chrétienne aujourd’hui, comme au temps de sa démonstration première, n’est pas principalement celle de la guérison physique. Aujourd’hui, comme jadis, des signes et des merveilles s’opèrent dans la guérison métaphysique de la maladie physique ; mais ces signes ne servent qu’à en démontrer l’origine divine, à attester la réalité de la mission plus haute du pouvoir-Christ, mission qui est d’ôter les péchés du monde. » (p. 150)

J’ai fini par comprendre que le péché est tout ce qui nous empêche de nous voir spirituellement et d’agir avec courage moral et intégrité. Aujourd’hui, comme cela a toujours été le cas, le péché semble être une réalité bien ancrée dans la nature humaine, et il ne faut donc pas l’ignorer. On doit le guérir dans la conscience humaine grâce à la Vérité divine qui expose les actes malveillants, remplace les faux concepts par la compréhension de notre nature véritable, à la ressemblance spirituelle de Dieu, et inspire le repentir et la réforme.

L’Evangile selon Jean déclare ceci à propos de Christ Jésus : « Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu’il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (3:17) Ceux qui luttent contre un sentiment de culpabilité pour avoir mal agi doivent savoir que, selon l’enseignement de Jésus, Dieu condamne le péché, mais Il ne condamne pas l’homme, Son enfant bien-aimé. Au contraire, l’amour de Dieu nous corrige. Sachant que Dieu ne nous condamne pas, mais qu’Il condamne uniquement le péché, nous pouvons œuvrer à notre salut. A ce propos, l’un des articles de foi de la Science Chrétienne énonce le travail qui nous incombe : « Nous reconnaissons que le pardon du péché par Dieu consiste dans la destruction du péché et la compréhension spirituelle qui chasse le mal comme irréel. Mais la croyance au péché est punie tant que dure la croyance. » (Science et Santé, p. 497) Le salut implique que nous acceptions l’omnipotence de Dieu et que nous la démontrions – que nous dominions la prétendue emprise du péché sur notre existence – par un repentir sincère, un changement profond du caractère et la guérison.

Mon père était un officier de carrière dans l’armée et, quand j’étais enfant, notre famille déménageait sans cesse. A seize ans, j’avais vécu dans sept endroits différents des Etats-Unis ainsi que dans trois autres pays, et j’avais fréquenté quatre lycées.

D’un côté, cette expérience enrichissait mon regard sur le monde ; de l’autre, ces déracinements répétés me donnaient le sentiment de passer à côté de certaines activités, notamment celles qu’on pourrait peut-être associer à la vie de « débauche » menée par le fils prodigue, dans la parabole de Jésus (voir Luc 15). Je pensais souvent que si seulement j’avais pu « prendre du bon temps », je serais plus mûr, plus épanoui, davantage aimé, au lieu de me sentir incomplet, insatisfait et isolé.

Fort heureusement, ma mère m’a inscrit dans une école du dimanche de la Science Chrétienne durant ma dernière année de lycée. Cela a changé ma vie. L’enseignement de l’école du dimanche concernant ma véritable nature spirituelle, à l’image et à la ressemblance de Dieu, m’a permis de résister à la tentation constante de connaître cette « vie de débauche » que je pensais avoir manquée.

J’ai appris à toujours commencer mes prières en reconnaissant la présence de Dieu, et j’ai compris de mieux en mieux ce que la Bible déclare à Son sujet : Dieu est Amour. Il est le seul créateur. Dieu est bon, infini, tout-puissant, toujours présent, Il sait tout, Il est vrai. En réfléchissant, j’ai alors pensé que le mal, l’opposé du bien (souvent appelé le diable), ne renferme aucun amour ; il ne crée rien, il n’a ni bonté, ni place, ni pouvoir, ni présence, ni intelligence, ni vérité.

Par la prière et l’étude régulière de la Bible et des écrits de Mary Baker Eddy, j’ai approfondi ma compréhension de Dieu en tant qu’Amour – mon créateur, l’origine de mon être – et j’ai peu à peu accepté que rien n’a d’existence réelle en dehors de Dieu et de Sa création parfaite, incapable de pécher. D’autre part, au fur et à mesure de mes découvertes spirituelles, j’ai compris qu’en tant que ressemblance spirituelle de Dieu, nous sommes éternellement complets, satisfaits et aimés, que nous ne sommes privés d’aucun bien, qu’il n’y a réellement pas de plaisir dans le mal, qu’il n’y a qu’un seul Ego, un seul Dieu, qui nous aime éternellement, et que nous sommes un avec Lui.

J’ai aussi compris que les formes innombrables du péché sont basées sur la fausse croyance que nous souffrons de l’absence de quelque chose ou de quelqu’un, et qu’il est possible de combler ce vide matériellement. Mais la suggestion agressive que nous sommes incomplets, et qu’il existe quelque chose en dehors de Dieu susceptible de nous combler, est un pur mensonge, car il n’y a rien en dehors du Dieu infini, le bien. Quel soulagement d’apprendre que l’homme de Dieu, Sa ressemblance ou reflet, est déjà complet et qu’il ne dépend donc de rien ni de personne d’autre pour être parfait !

Science et Santé contient ce passage libérateur : « Qui cessera de commettre le péché tant qu’il croira aux plaisirs du péché ? Dès que les mortels admettent que le mal ne procure aucun plaisir, ils s’en détournent. » (p. 39) A mesure que je m’éveillais à ma véritable identité spirituelle, j’ai mieux compris qu’il n’y a pas plus de plaisir ou de satisfaction en s’adonnant au vice qu’il n’y en aurait, par exemple, en mangeant de la terre – ce sont là deux comportements contre nature, dénués d’intérêt et qui n’apportent aucun contentement. La satisfaction vient de notre relation indestructible à Dieu, Esprit, Amour. La croyance qu’il y a du plaisir dans le péché est erronée. Comme le fils prodigue, « rentré en lui-même » après avoir vécu un temps « dans la débauche », nous pouvons nous réveiller et voir que le péché nous prive d’une vie vraiment satisfaisante.

« De même qu’une goutte d’eau est une avec l’océan, un rayon de lumière un avec le soleil, de même Dieu et l’homme, le Père et le fils, sont un dans l’être. » Cet énoncé de Science et Santé (p. 361) a joué un rôle essentiel pour neutraliser les fausses croyances, comme le sentiment d’isolement et l’envie, engendrées par la pensée que j’étais passé à côté de quelque chose. J’ai compris que, puisque nous sommes la ressemblance de Dieu et que nous sommes un avec Lui, je ne peux avoir une identité ou un ego séparé de Lui ou privé du bien. Dieu est le seul acteur, et Ses actions sont entièrement bonnes. L’homme est uniquement l’expression de Dieu. Comprendre que nous sommes inséparables de Dieu, l’Amour, dissipe le sentiment d’isolement, l’envie et l’égotisme, et les remplace par l’amour et le désintéressement.

Ma façon de penser changeait radicalement. Je voyais de plus en plus que nous sommes tous l’idée à jamais innocente, complète, satisfaite et aimée de Dieu. Je me suis efforcé mentalement de séparer le mal de la personne et de comprendre que c’est une erreur de croire que le mal est inhérent au vrai moi d’une personne. Le mal est étranger à notre véritable identité ; avec des mobiles sincères et, souvent, de la persistance, nous pouvons l’effacer de notre vie – comme la saleté, étrangère à la peau, que l’on élimine en se lavant les mains.

Je suis parvenu à la conclusion que pour que l’homme, l’image et la ressemblance de Dieu, puisse être un pécheur, il faudrait que Dieu connaisse le péché ; or Dieu ne connaît pas le péché, car Ses « yeux sont trop purs pour voir le mal » (Habacuc 1:13). Ce que Science et Santé formule ainsi : « L’homme réel ne peut s’écarter de la sainteté, et Dieu, de qui l’homme émane, ne peut engendrer la capacité ni la liberté de pécher. » (p. 475)

Le sentiment que j’avais d’être incomplet, l’insatisfaction et l’isolement ont été chassés et remplacés par un profond sentiment de complétude et de satisfaction, et par la conviction d’être un avec Dieu, l’Amour. Après plusieurs années de stress, j’étais libre et en paix. Je n’avais plus le sentiment d’avoir manqué quelque chose. J’ai noué des amitiés enrichissantes. Je me suis senti bien plus proche des autres et je les ai bien plus aimés, en voyant en eux les idées saintes de Dieu et non des mortels pécheurs. Cette façon de vivre a aussi un effet stimulant sur les autres. 

Nous sommes éternellement purs, saints, innocents, complets, satisfaits et aimés en tant qu’enfants de Dieu. Nous pouvons donc affronter avec courage toute tentation de pécher, et refuser d’y trouver quelque charme que ce soit. Dieu est notre seule véritable origine. Le péché est à jamais exclu de notre vraie identité ; c’est là un fait spirituel qu’il nous faut chérir et vivre sincèrement.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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