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Article de couverture

Trouver le bon emploi

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de janvier 2002


Il est bien naturel d'attendre d'un emploi qu'il soit une source d'épanouissement et qu'il apporte les revenus nécessaires. Ainsi, la recherche d'un emploi, quand elle n'aboutit pas immédiatement, entraîne un sentiment de dévalorisation et de crainte.

On a alors des pensées du genre: Je n'ai pas fait le bon choix dans mes études, ou, pour d'autres: Je ne suis plus dans le coup etc. Une question lancinante se pose alors: Comment vais-je subvenir à mes besoins ?

Cette interrogation n'est pas nouvelle. Il y a deux mille ans, bien que les systèmes économiques de l'époque fussent différents de ceux que nous connaissons aujourd'hui, les hommes et les femmes qui vivaient au temps de Jésus avaient les mêmes préoccupations et les mêmes craintes quant à leurs ressources.

Jésus comprenait parfaitement les inquiétudes de l'humanité, et pour l'aider à résoudre ce problème vital, il donne une directive qui, a priori, peut sembler étrange: « Ne vous inquiétez donc point et ne dites pas: Que mangerons-nous ? de quoi serons-nous vêtus ? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent. Votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu; et toutes ces choses vous seront données par-dessus. » (Matth. 6:31–33) Jésus fait un rapprochement entre le fait de chercher le royaume de Dieu et celui d'obtenir une réponse aux besoins humains quels qu'ils soient. C'est quelque chose que j'ai eu l'occasion de découvrir par moi-même.

A une certaine période, alors que j'étais au chômage, je souhaitais faire évoluer ma carrière vers un poste de formateur en entreprise, mais il y avait peu d'offres dans ce domaine. Un jour, une annonce paraît pour le poste exact que je recherchais, dans une grande entreprise. J'envoie un C.V. et je suis convoqué pour un premier entretien, puis un second et enfin un troisième. A l'issue de ce troisième entretien, nous n'étions plus que deux candidats potentiels sur le poste. L'entreprise décide donc de nous faire passer un dernier entretien devant une commission pour nous départager. Je me suis préparé techniquement à fond pour le quatrième entretien, bien décidé à ne pas laisser cette opportunité unique me passer sous le nez ni à laisser un concurrent prendre ce que j'estimais être « ma place » ! En sortant du dernier entretien, je savais que j'avais convaincu de mes aptitudes et que c'était pratiquement gagné.

Le surlendemain, je recevais une réponse négative: ma candidature n'était pas retenue.

Pendant quelques jours, j'ai essayé de comprendre pourquoi ma candidature n'avait pas abouti, sans trouver d'explication satisfaisante. J'ai décidé de prier, tout d'abord pour faire taire l'amertume que je ressentais puis pour trouver une solution à la situation. C'est à ce moment que m'est revenue la directive donnée par Jésus à ceux qui le suivaient: « Cherchez premièrement le royaume et la justice de Dieu, et toutes ces choses vous seront données par-dessus... » Manifestement ce n'était pas dans cet ordre que j'avais abordé le sujet, le royaume de Dieu me semblait abstrait, éloigné de mes préoccupations immédiates, et somme toute secondaire par rapport à la recherche urgente du poste idéal. Je n'avais au bout du compte ni cherché le « royaume », ni obtenu ces choses qui « vous seront données par-dessus ».

Que pouvait donc signifier chercher le « royaume de Dieu » ? Ce royaume ne pouvait pas être un lieu géographique, quelque part dans le cosmos, composé de poussière et de gaz, sinon Dieu ne serait qu'une sorte d'humain agrandi. Si ce lieu n'était pas matériel, il devait donc être spirituel, ce devait donc être un état de pensée, un état de conscience.

De plus, ce royaume de Dieu ne pouvait être un état de conscience composé d'échecs et de réussites, de bien et de mal, puisque la Bible dit que Dieu a les yeux « trop purs » pour voir le mal (voir Hab. 1:13). Le royaume de Dieu devait être inévitablement parfait, le règne de l'harmonie. Enfin, il devait être accessible maintenant, et non pas dans un futur éloigné ou dans un « au-delà », sinon Jésus n'aurait pas dit: « Cherchez premièrement le royaume de Dieu »; ce « premièrement » en indiquait la proximité et l'accessibilité. Petit à petit, ce royaume m'apparaissait comme la conscience de la perfection déjà présente.

A partir de ce moment, je me suis efforcé d'éliminer toute pensée qui venait troubler la confiance en cette perfection présente qui s'installait peu à peu dans ma conscience.

Je commençais à sentir que ce changement dans ma façon de penser contenait également la solution à ma situation professionnelle. Cette phrase de Mary Baker Eddy dans Science et Santé m'a beaucoup aidé: « Fixez fermement votre pensée sur ce qui est permanent, bon et vrai, et vous le ferez entrer dans votre existence dans la mesure où cela occupera vos pensées. » (p. 261)

Je me suis rendu compte ensuite que la notion de compétition pour un emploi est un calcul basé sur l'idée d'un gagnant et d'un perdant. Ce calcul inclut l'injustice et ne saurait être en phase avec le royaume de Dieu. En acceptant la possibilité d'une injustice, je niais implicitement la présence du royaume de Dieu et par conséquent je m'en excluais.

Par ailleurs, en répondant à l'annonce, j'avais eu le sentiment que j'avais toutes les qualités requises pour le poste, ce qui avait rendu d'autant plus amère la réponse négative. Mon amour propre en avait pris un coup, et ce coup était nécessaire. Mary Baker Eddy écrit dans Science et Santé, à la page 162, au sujet de la Christian Science: « L'effet de cette Science est de secouer l'entendement humain, afin de produire un changement de base, pour que sur cette nouvelle base il puisse céder à l'harmonie de l'Entendement divin. »

Je découvris, et j'admis alors, que ce je revendiquais comme mes qualités personnelles sont en réalité des qualités divines manifestées humainement. Ayant leur origine en Dieu, ces qualités appartiennent à chacun et ne peuvent être la base de conflits. En fait, elles peuvent être mises en œuvre n'importe où, à n'importe quel poste, dans n'importe quelle entreprise. Aucune situation ni aucune personne ne pouvait m'empêcher de les exprimer. C'est dans cet état d'esprit que je me suis activement remis à répondre à quelques rares annonces.

Au bout de quatre mois, une entreprise m'a proposé un poste identique à celui que j'avais occupé avant d'être au chômage. Je devais donner ma réponse le lundi suivant.

Le week-end fut difficile, car ce poste au final, ne m'enthousiasmait guère. En continuant de prier, je décidai de ne pas retourner vers les calculs et modes de pensée qui avaient si peu réussi auparavant. J'étais résolu à m'appuyer exclusivement sur l'idée que seul le Principe qui gouverne l'univers, Dieu, guidait mes pas, de même que le principe des mathématiques gouverne tous les chiffres et les nombres, sans jamais en laisser un sans emploi, parce qu'il serait trop gros, trop petit ou sans intérêt. Si je pouvais admettre que le principe des mathématiques attribue à chaque symbole une fonction précise, alors le Principe divin, Dieu, en fait inévitablement de même pour chacun de Ses enfants. J'étais sûr que dans le royaume de Dieu chacun est à place et que cela devait m'apparaître, y compris sous la forme de l'emploi le mieux adapté.

Le lundi matin, une demi-heure avant d'appeler pour indiquer que j'acceptais l'offre, je reçus un coup de fil de la première entreprise rencontrée quatre mois auparavant: « Le poste de formateur est de nouveau disponible, la première personne a évolué vers une autre fonction qui lui correspond mieux. Je cherchais vos coordonnées depuis un mois, je les avais perdues, je viens de les retrouver à l'instant. Le poste vous intéresse-t-il toujours ? »

Ma réponse ne pouvait être que positive. Je me souviens que ma première pensée a été de remercier Dieu, davantage pour la leçon apprise que pour le poste obtenu.

Cette expérience m'a permis de comprendre plus clairement qu'auparavant que la croissance spirituelle, la recherche du « royaume de Dieu », est la raison de notre existence, et que cette croissance se manifeste dans notre expérience uniquement par des « plus »: plus de sagesse, plus d'intuition, plus d'intelligence, plus d'amour, plus d'opportunités, plus de santé, plus de réussite dans ce que nous entreprenons. Les « choses... par-dessus » ne sont pas une sorte de récompense pour avoir bien prié, elles sont la conséquence naturelle de notre croissance spirituelle; c'est donc bien par la recherche du royaume et de la justice de Dieu qu'il faut commencer.

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Mildred W. Willenbrock, Le Héraut de la Science Chrétienne, d’octobre 1963 

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