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Pour les jeunes

Qu’est-ce que ça veut dire, être un homme, un vrai ?

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mai 2019

Paru d'abord sur notre site le 26 février 2019.


Q : Qu’est-ce que cela signifie, être un homme ?

R : Assurément, on pourrait croire qu’il existe une liste des choses qui définissent ce que c’est que d’être un homme – depuis les performances athlétiques jusqu’aux performances sexuelles. Une liste qui nous place face à ce genre de réplique : « Tu es vraiment un homme quand tu as… » J’ai ressenti cela à différentes reprises par le passé.

A l’époque du lycée, certains de mes entraineurs sportifs et de mes coéquipiers pensaient, ou même disaient ouvertement, que c’était ce qu’on accomplissait au lit et sur le terrain qui faisait de nous un homme. A l’université, un rencard que je n’avais pas réussi à conclure comme je l’aurais espéré (si on peut le dire comme ça), m’avait conduit à douter de tout, depuis ma capacité en tant que partenaire dans une relation amoureuse, jusqu’à ma virilité. J’étais aussi, à cette époque, le mentor d’un ado, et j’étais dépité de voir qu’il n’y avait aucun progrès avec lui non plus. Non seulement j’étais incapable d’être un homme, dans le sens le plus commun du terme « virilité », mais j’étais également incapable d’exprimer les qualités propres à un concept plus profond, ou plus spirituel, de l’homme, en me comportant comme un mentor efficace et un modèle pour ce garçon.

J’ai réellement commencé à douter de ma valeur en tant que personne, sans parler de ma valeur en tant qu’homme. J’ai touché le fond un soir, à la suite d’un autre rendez-vous très frustrant avec le jeune garçon dont j’étais le mentor, et dont la vantardise au sujet de ses conquêtes sexuelles a fait sauter le couvercle de toutes les colères et de toutes les frustrations que j’avais enfouies en moi. En rentrant chez moi en voiture, alors que la route était déserte, j’ai appuyé sur l’accélérateur et j’ai foncé tout droit en direction d’un arbre énorme.

Et là, un cantique que j’avais appris à l’école du dimanche de la Science Chrétienne a inondé ma pensée. Il a été écrit par la Fondatrice de la Science Chrétienne, Mary Baker Eddy, et il commence ainsi :

Sous Ton aile, ô Dieu tout-puissant,
Garde nos cœurs unis,
Ainsi que des oiseaux aimants
Blottis au même abri !
(Hymnaire de la Science Chrétienne, No 30)

Je revois encore la scène : l’arbre scintillait dans la lumière des phares et, au moment où le cantique se répandait dans ma pensée à la façon d’un chœur céleste, j’ai sauté sur la pédale de frein, et la voiture s’est immobilisée sur l’herbe, sans heurt. Ce cantique ne m’avait jamais marqué auparavant, mais ce jour-là, assis sur le bord de la route, il résonnait dans ma tête tandis que je pleurais à gros sanglots. Dieu pouvait-il vraiment me garder sous Son aile, et me considérer comme un de Ses précieux oisillons ? Il le pouvait certainement, puisqu’Il m’avait délivré du suicide. J’ai rassemblé mes esprits afin de reprendre la route et de rentrer en sécurité sur le campus.

Je n’ai pas mentionné jusqu’ici les merveilleux exemples de virilité qui peuplaient pourtant mon existence : celui de mon père, de quelques excellents entraineurs, de certains amis très chers, et aussi de mon frère – un groupe de personnes qui étaient comme des phares éclairant le désert par une nuit sans lune. Ils exemplifiaient de façon pertinente et réfléchie la bonté émanant de la vraie masculinité. Le problème était, pensais-je alors, qu’il me fallait d’abord surmonter mon immense déficit de confiance, tous mes ratés, et les modèles masculins négatifs qui s’offraient à moi avant de pouvoir retrouver ma fierté et l’estime de moi-même.

Mais les paroles salvatrices de ce cantique m’ont permis de réaliser que ces « oiseaux aimants » étaient à mes côtés maintenant même, m’enseignant ce que c’est vraiment que d’être un homme. Et j’ai soudain compris que la virilité n’était pas un objectif à atteindre grâce à certaines expériences. Les qualités inhérentes à la vraie virilité, laquelle n’a rien de commun avec les conquêtes ou les performances, étaient déjà en moi, parce qu’elles sont conférées par Dieu. Ce sont des qualités spirituelles, telles que l’intégrité, le désintéressement et la pureté. Mon père, mon frère et mes entraineurs en étaient dotés, et par conséquent j’en étais doté également, car Dieu est aussi mon Père aimant, et qu’Il me donne tout ce dont j’ai besoin.

Les mois qui ont suivi ont été décisifs pour apprendre à choisir avec détermination à quels critères de virilité j’aspirais. Mary Baker Eddy a écrit quelque chose de très utile à ce sujet dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures : « N’entendez-vous pas toute l’humanité parler du modèle imparfait ? Le monde le présente continuellement à vos regards. […] Pour remédier à cela, il nous faut d’abord tourner les regards dans la bonne direction et y marcher ensuite. Il nous faut former, dans notre pensée, des modèles parfaits et les contempler constamment, autrement nous ne les reproduirons jamais dans des vies sublimes et nobles. » (p. 248) J’avais besoin de voir l’homme en tant que reflet de la bonté de Dieu –que Son image et Sa ressemblance.

Plus je gardais mon attention centrée sur un modèle de virilité et d’excellence issu de Dieu, plus je réalisais que je n’étais en réalité pas intéressé par les autres modèles, et les autres attentes. Je suis alors devenu plus humble – une qualité que certains n’associent pas avec la virilité, mais que je juge indispensable pour parvenir à s’aimer soi-même et à aimer les autres. J’ai également gagné en confiance en me faisant de nouveaux amis, et mon attention s’est détournée de ce que je pouvais retirer d’une relation ou d’une expérience, vers ce que je pouvais y apporter.

J’avais encore des leçons à apprendre sur la nécessité de se tourner uniquement vers Dieu pour trouver satisfaction et valeur, mais grâce à ce fondement, je me sentais équipé efficacement pour aborder chaque journée avec un sens spiritualisé et stable de la masculinité – et pour exprimer les qualités de force, de moralité et d’amour dans tout ce que je faisais. J’ai aussi réalisé que plus je mettais ces qualités en pratique, plus elles gagnaient en profondeur et bénissaient toutes mes activités et mes relations personnelles.

Bien loin d’être une liste d’objectifs à atteindre, la virilité est la reconnaissance active de l’excellence que Dieu a déjà créée en nous, Ses enfants. Je suis très reconnaissant d’avoir découvert ce sens spirituel de la virilité comme étant une qualité innée qui doit être révélée et honorée.

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J’ai découvert que lire le *Héraut* est un merveilleux moyen de garder la pensée élevée. Il montre que des gens, partout dans le monde, sont inspirés par les idées de *Science et Santé* et les mettent en pratique. Et il en résulte qu’ils sont en meilleure santé et mènent une vie plus harmonieuse.

Les témoignages de guérison dans le magazine m’ont tout particulièrement rassurée en me montrant que la guérison spirituelle a bien lieu aujourd’hui, et que tout le monde est capable de guérir et d’être guéri par la prière ; ce n’est pas un privilège réservé à quelques-uns.

– Ivonne Gil Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, octobre 2018 

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