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« Renverser des forteresses »

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de octobre 1999


Le petit garçon assis sur la plage s'efforçait de faire un pâté de sable. Le seau était lourd et l'enfant ne parvenait pas à le retourner correctement; le pâté n'était jamais réussi. Je lui proposai mon aide. Il remplit le seau, tassa le sable; j'intervins seulement pour retourner le seau. Je demandai alors au petit garçon de le soulever lentement: les yeux grands ouverts, il battit des mains, l'air victorieux. Il savait reconnaître la perfection de l'ouvrage et regardait, émerveillé. Ce n'était pas difficile, me dis-je ! Out, mais pour lui, la difficulté consistait à manier correctement le seau trop lourd.

Ce simple incident, cet après-midi là sur la plage, me fit réfléchir. Je me rendis compte que, bien des fois, des difficultés m'avaient paru trop lourdes et même parfois impossibles à résoudre. Des problèmes de maladie, de souffrance physique ou morale, le manque, la solitude, la discorde, la crainte, etc. Comment trouver le bien-être dont nous avons besoin ? Pourquoi nous semble-t-il parfois inaccessible ?

Je me mis à réfléchir aux deux récits de la création figurant dans le premier livre de la Bible, la Genèse. Dans le premier récit, Dieu créa tout bon, Il créa l'homme à Son image et à Sa ressemblance, lui donnant la domination. Le second récit de la création introduit la notion de la connaissance du bien et du mal, rendant l'homme tributaire d'un serpent parleur. Ces deux récits sont contradictoires et opposés. Dans Science et Santé, Mary Baker Eddy écrit: « La Science du premier récit prouve la fausseté du second. Si l'un est vrai, l'autre est faux, car ils sont antagonistes. Le premier récit attribue à Dieu toute puissance et tout gouvernement, et doue l'homme de la perfection et du pouvoir de Dieu. Le second récit représente l'homme comme changeant et mortel – comme s'étant détaché de la Divinité et tournant sur une orbite qui lui est propre. La Science explique que l'existence séparée de la divinité est chose impossible. » (p. 522).

Ainsi, la Christian Science faisant appel au sens spirituel, nous enseigne à reconnaître comme vrai le premier récit de la création et à nous identifier à l'homme de ce premier récit. Le deuxième récit, fondé sur le témoignage des sens mortels, ou serpent parleur, est renversé par la description du premier récit qui est incontestablement l'œuvre du Créateur.

Cependant, il ne nous paraît pas toujours facile de renverser le processus, de déjouer le témoignage des sens, en fait de démontrer la domination que Dieu nous a donnée.

Je me trouvais un matin tourmentée par des pensées qui me plongeaient dans la tristesse, la souffrance, le découragement et la crainte. Voilà, me dis-je, le moment de renverser cet état ! Je savais, pour en avoir fait l'expérience bien des fois, que la prière me permettrait de ressentir l'omniprésence de Dieu, l'Amour infini, le Bien suprême, renversant ainsi la croyance que nous pouvons être séparés de notre source divine. J'avais le sentiment que le malaise céderait alors à l'harmonie.

Au lieu de continuer de croire que je devais, pour certaines raisons précises, passer une triste journée, je savais que je pouvais renverser cette croyance et devenir consciente du Bien, Dieu, qui m'entourait. Dans Science et Santé, Mary Baker Eddy écrit encore: « Inversez la croyance et les résultats seront sensiblement différents. » (p. 408)

Je vis que sans m'en rendre compte j'acceptais le deuxième récit de la création me suggérant un jour bon et un autre moins bon, me faisant croire que Dieu est parfois présent, parfois absent. Cependant Dieu est toujours présent, ainsi que l'affirme le livre de Jérémie dans la Bible, où nous lisons: « Ne remplis-je pas, moi, les cieux et la terre ? dit l'Éternel. » (23:24)

Je ressentis alors l'amour de Dieu, Sa douce présence, Sa force toute-puissante. La prière me révéla l'omnipotence de Son amour infini. Je me trouvais heureuse et libre. Je ne battis pas des mains comme le petit garçon, mais je fus remplie de gratitude. La prière, la lecture de la Bible et de Science et Santé, m'amènent à percevoir la création de Dieu dont nous pouvons toujours avoir conscience, à condition de renverser la croyance mortelle au lieu de l'accepter. Si le petit garçon sur la plage, pointant son doigt sur l'horizon, m'avait dit: « Là-bas au fond, le ciel et la mer se touchent », j'aurais dû lui expliquer qu'il semble seulement qu'il en soit ainsi, mais que la réalité est tout autre. Nous sommes tous d'accord, dans ce cas, pour reconnaître que l'organe de la vue nous induit en erreur et que l'astronomie nous révèle qu'il en est autrement. De même, la conscience animée par le sens spirituel perçoit l'Espirit, Dieu, comme étant Tout et l'homme comme étant Son enfant, spirituel, parfait; cela renverse la vision mortelle et erronée.

Jésus était maître dans l'art de renverser les situations: le muet parlait, l'aveugle voyait, le boiteux marchait, le sourd entendait, les morts ressuscitaient, le manque était remplacé par l'abondance.

Ces guérisons/démonstrations apportaient la preuve que Dieu est l'Amour infini, ne laissant au mal aucune place où il puisse agir. Dieu seul étant réel, le mal ne peut l'être.

La connaissance de l'amour infini de Dieu nous libère et nous apporte le sentiment de paix et d'harmonie permanentes. Plus nous ressentons la présence de l'Amour infini de Dieu, plus nous la vivons, moins nous sommes portés à croire à la réalité du mal jusqu'à ce que ce faux sens diminue et disparaisse. Alors s'établit en nous une plénitude que Jésus a appelée « le royaume des cieux au dedans de [nous] » (voir Luc 17:21, version Synodale).

Ce christianisme pratique n'est pas nouveau. Il est enseigné tout au long de la Bible et démontré par les prophètes, Jésus, les apôtres. Paul en comprit l'enseignement puisqu'il nous dit dans la Deuxième épître aux Corinthiens: « Les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles; mais elles sont puissantes, par la vertu de Dieu, pour renverser des forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s'élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l'obéissance de Christ. » (10:4, 5)

Nous pouvons aussi faire de même grâce à la domination que Dieu a donnée à chacun de nous.

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– Heloísa G. Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1998

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