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Trois concepts importants dans la guérison : la cause, la substance et la loi

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 17 juillet 2017

Publié à l’origine en anglais dans le Christian Science Journal d’août 2015


Trois concepts importants dans la guérison : la cause, la  substance et la loi

On entend souvent dire : « Je dois prier pour ce problème, mais je ne sais pas exactement quoi inclure dans ma prière. Comment savoir si je tiens compte de tout ce qui est essentiel ? »

La prière, ou traitement, en Science Chrétienne n’est jamais une formule toute faite, et on peut faire confiance à Dieu qui inspirera nos prières. J’ai toutefois constaté l’utilité de trois concepts fondamentaux dans la prière. A la base, il s’agit de reconnaître que la cause, la substance et la loi sont spirituelles et non matérielles ou physiques. Ces concepts sont amplement expliqués dans Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy, le livre d’étude de la Science Chrétienne.

On se rend peut-être mieux compte de l’intérêt qu’il y a à inclure ces éléments dans nos prières quand on considère les questions ou les suggestions qui viennent si souvent à la pensée, sous une forme ou une autre, lorsqu’on fait face à un problème. Parmi les plus communes, j’ai noté : 1) « D’où cela vient-il ? » – lien causal ; 2) « C’est difficile de prier quand le corps est malade ou souffre » – faux concept de ce qu’est la substance ; 3) « Combien de temps cela va-t-il durer ? » – quelle est la loi qui nous gouverne ?

Dieu, l’Esprit, est la seule cause

La première question, « D’où cela vient-il ? » tire son origine de la croyance que la cause était ou est matérielle, non spirituelle. Si l’on accepte cette croyance sans discuter, on donne son consentement à la maladie ou à la discordance, en admettant qu’elle existe pour une certaine raison.

Le livre de la Genèse s’ouvre sur ces mots : « Au commencement, Dieu créa les cieux et la terre. […] Dieu vit tout ce qu’il avait fait et voici, cela était très bon. » (1:1, 31) Le premier chapitre de l’Evangile selon Jean confirme cette déclaration de la Genèse : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu. […] Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle. » (1:1, 3)

Il n’y a jamais eu un moment où Dieu, l’Esprit, n’était pas Tout, le seul pouvoir créateur, ne produisant que la perfection. Il n’y a jamais un moment où l’Entendement ne s’exprime pas et ne maintient pas sa création dans la perfection.

N’est-ce pas une façon de dire que, chaque fois que l’erreur revendique une cause matérielle, et donc un début dans le passé, même s’il s’agit de quelques minutes, on peut – et on doit – rejeter cet argument immédiatement ? L’erreur n’a jamais de commencement car Dieu ne l’a pas créée. Elle n’a ni cause ni raison d’être, et par conséquent ni passé dont on pourrait se souvenir et que l’on pourrait craindre ou déplorer.

Ce que l’Esprit crée et constitue est la seule substance réelle

La deuxième question : « Pourquoi est-ce si difficile de prier quand le corps matériel est malade ou souffre ? » est une façon subtile de nous faire voir et accepter que la matière est la substance de notre être. Tant que l’on pense que la vraie substance est matérielle et que le mal est dans la matière, on ne peut le guérir par la Science Chrétienne, laquelle se fonde sur la totalité de Dieu, la totalité de l’Esprit. Si tangible que soit la matière pour les sens physiques, l’Esprit ne l’inclut pas et ne l’a pas créée.

La Bible dit très clairement que le Créateur, Dieu, est Esprit, et que l’homme est le reflet de Dieu. Christ Jésus a déclaré que la chair et l’Esprit sont des opposés. La vraie substance de l’homme est donc forcément spirituelle, harmonieuse et à jamais intacte. C’est là l’essence de ce que nous sommes en tant que reflet de la seule et unique cause. Vous et moi sommes cet homme créé par Dieu, entièrement spirituel et spirituellement complet. Notre être est déjà et a toujours été la pleine et entière expression du divin Esprit indestructible.

Ainsi la réalité spirituelle ne laisse aucune place à l’activité ni à la possibilité d’un concept erroné de la substance. L’erreur ne peut exister, et elle n’existe pas, dans la substance de l’Esprit. Et puisque la réalité spirituelle est la seule réalité, il s’ensuit que la matière n’a pas de présence, et que la croyance prétendant que la matière est malade ou discordante n’a pas lieu d’être.

Science et Santé définit le Christ comme « la manifestation divine de Dieu, qui vient à la chair pour détruire l’erreur incarnée » (p. 583). On peut définir la « chair » comme le concept erroné de la vie séparée de l’Esprit et vouée tôt ou tard à l’échec et à la décomposition. Le message du Christ vient opposer à ce point de vue erroné, ou faux concept de la vie, la vérité selon laquelle Dieu, l’Esprit, est parfait, et que l’homme est donc parfait – la vérité concernant la cause, la substance et la loi spirituelles. La lumière de la vérité corrige et détruit l’erreur, ce qui produit la guérison.

Christ Jésus enseigna non seulement qu’il était le Fils de Dieu, mais également que chacun de nous est l’image et la ressemblance bien-aimées de Dieu, l’homme parfait de Sa création, créé et maintenu par l’Esprit, non par la matière.

La notion que l’homme et l’univers sont matériels n’étant qu’une croyance erronée et limitée, elle n’a ni lieu, ni support, ni personne, ni place, ni objet dans lesquels ou sur lesquels agir. Elle n’a ni pouvoir ni capacité d’être ou de faire quoi que ce soit. Bien sûr, la prière basée sur la totalité de l’Esprit ne va pas effacer tout ce que l’on voit sur le plan humain. Après tout, lorsque Jésus guérit l’homme à la main sèche, ce n’est pas la main qui a disparu, mais uniquement la croyance qu’elle était desséchée (voir Matthieu 12:10-13). En réalité cet état n’était qu’une illusion du sens matériel.

Mary Baker Eddy explique cette guérison dans Unité du Bien : « Jésus ne s’abaissa pas au niveau de la conscience humaine ni du témoignage des sens. Il ne tint pas compte de la remarque sarcastique : “Cette main paraît réellement desséchée, tant à la vue qu’au toucher”, mais il coupa court à cette vaine prétention, et détruisit l’orgueil humain en supprimant l’évidence matérielle. » (p. 11) Jésus comprenait le fait, réel maintenant même, que chaque faculté de l’homme est spirituelle, déjà parfaite, et qu’elle fonctionne en obéissance à l’Esprit. En étant communiqué à la chair, ce message Christ corrigea le point de vue humain, permettant ainsi de voir le parfait rétablissement d’une fonction et d’une action.

Dieu est le seul législateur

Par ses guérisons, Jésus prouva à chaque fois que Dieu est le seul législateur. Il renversa les mensonges qui prétendaient être des lois déterminant la santé, le taux de rétablissement, la curabilité ou l’incurabilité d’une maladie, etc. La troisième question : « Combien de temps cela va-t-il durer ? » nous offre l’occasion de réfléchir en profondeur aux lois qui nous gouvernent réellement.

Juste avant le passage précité dans Unité du Bien, Mary Baker Eddy écrit ceci à propos de Jésus : « Il annula les lois de la matière, prouvant qu’elles sont des lois de l’entendement mortel, non des lois de Dieu. Il montra la nécessité de changer cet entendement et ses lois abortives. Il exigea un changement de conscience et d’évidence, et l’effectua au moyen des lois plus élevées de Dieu. La main paralysée remua, en dépit de la forfanterie de la loi et de l’ordre physiques. » (p. 11)

Jésus comprenait pleinement la perfection de Dieu et de l’homme. Il savait que la loi de Dieu gouverne tout, et qu’elle est la seule loi gouvernant notre santé. Il nous enseigne que les lois de Dieu sont impartiales et universelles. Elles ne s’appliquent pas seulement à une personne ou à quelques-unes, mais à tous. Nous pouvons, nous aussi, savoir que Dieu est le seul pouvoir, qu’Il nous gouverne tous et que, grâce à Sa loi qui nous maintient sous Sa tendre et puissante protection, nous demeurons intacts en permanence, et connaissons l’harmonie à chaque instant.

On lit dans Science et Santé : « Le Christ présente l’homme indestructible, que l’Esprit crée, constitue et gouverne. » (p. 316) Les fausses prétentions selon lesquelles la matière crée, constitue et gouverne doivent être niées. Affirmons la vérité absolue : la cause, la substance et la loi ont leur origine dans l’Esprit. Tout vient de Dieu, le bien et seulement le bien. Tout se déroule en Dieu et est gouverné par Lui.

Forts de cette vérité, nous pouvons aller de l’avant en ayant confiance dans nos prières. Le mensonge de l’erreur, quel que soit son nom ou sa nature, n’a pas de passé, car l’Entendement, Dieu, est la seule cause. Le passé ou le présent que l’erreur prétend nous attribuer comme réalité, est dans tous les cas irréel, car l’Esprit est l’unique substance, à jamais présente, de notre être. Et voici l’argument décisif : puisque seul Dieu, la Vérité, gouverne, le mensonge n’a aucun avenir !

On peut voir dans la prière un raisonnement spirituel. Tandis que l’on réfléchit aux concepts de la cause, de la substance et de la loi véritables – en raisonnant à partir de leur base scientifique – on comprend mieux que notre être véritable a toujours été et sera toujours l’homme indestructible « que l’Esprit crée, constitue et gouverne ».

Publié à l’origine en anglais dans le Christian Science Journal d’août 2015

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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