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Pour les jeunes

Si vous souhaitez cesser de haïr quelqu’un

Du Héraut de la Science Chrétienne. Publié en ligne - 15 janvier 2019


Durant à peu près une année, j’ai sérieusement bataillé avec un sentiment de haine à l’égard d’une fille de ma classe. Je supportais à peine de me trouver dans la même pièce qu’elle. Alors lui parler...

J’étais agacée à cause de quelque chose qu’elle avait dit. Et rapidement, ma colère m’a poussée à haïr tout ce qu’elle était. Je suis devenue très critique à son égard. Au bout d’un certain temps, j’ai réalisé que la haine m’envahissait, et c’est à ce moment-là que j’ai pris conscience qu’il fallait que je lui parle.

J’ai donc rassemblé mon courage afin de lui expliquer pourquoi j’étais si fâchée, mais la conversation n’a pas été très productive. Quelques jours plus tard, j’ai essayé de lui parler à nouveau, mais à ma grande déception, j’ai pratiquement hurlé sur elle. Je ne parvenais pas à ôter de ma pensée l’idée qu’elle était une personne entièrement mauvaise.

Nous avons continué de nous disputer, et il semblait que ces tentatives ne menaient nulle part. Mais, un jour, elle m’a demandé : « Si tu peux accepter, avec une telle facilité, que j’ai eu de mauvaises intentions, pourquoi ne peux-tu pas aussi facilement accepter que j’en ai eu de bonnes ? » Cela m’a fait taire. Pourquoi avais-je si vite supposé qu'elle était une mauvaise personne ? Pourquoi ne pouvais-je rien voir de bon en elle ? Je lui ai dit qu’elle avait marqué un point et je lui ai promis d’être plus attentive au bien.

Plus tard dans la journée, j’ai demandé à un ami comment il était possible de voir le bien dans une personne qui nous exaspérait. Il m’a répondu qu’il fallait l’aimer. Cette idée était si simple ! Mais je savais aussi qu’elle était très puissante, parce que c’était ainsi que Jésus-Christ agissait. C’était ainsi qu’il guérissait. Et c’est également ce qu’il nous a enseigné à faire. A l’école du dimanche de la Science Chrétienne, j’avais appris qu’aimer quelqu’un, ainsi que Jésus l’avait enseigné, signifiait bien plus que de lui accorder le bénéfice du doute. Exprimer de l’amour envers cette fille commençait par la voir telle que Dieu la voyait et telle qu’Il l’avait créée. Puisque Dieu est entièrement bon, alors sa vraie nature en tant qu’enfant de Dieu devait refléter la perfection divine – une nature toujours digne d’être aimée. L’aimer signifiait laisser Dieu me montrer la vérité à son sujet, quelles que soient les apparences.

Plus tard, cette nuit-là, après avoir prié pour être capable d’aimer cette fille, j’ai eu l’idée d’aller vers elle et de me présenter à nouveau. J’ai donc été la voir, je lui ai tendu la main et j’ai dit : « Salut, mon nom est Gracie Paul, et j’aimerais faire ta connaissance. » La personne que je souhaitais désormais rencontrer n’avait rien de commun avec la fille qui m’avait tant énervée, mais elle ressemblait, à l’inverse, à une fille que je ne pouvais connaître qu’en tant qu’enfant de Dieu. Elle m’a serré la main, s’est présentée, et m’a dit qu’elle aussi était ravie de faire ma connaissance.

A cet instant, toute la colère et la haine que j’avais ressenties pour elle se sont évanouies. La fille qui se tenait en face de moi n’était pas celle que je connaissais (ou que je croyais connaître). Pour la première fois, j’ai senti que je la voyais comme une enfant de Dieu. Rien de ce qu’elle avait fait ou dit par le passé n’avait plus d’importance, parce que la vision que j’avais d’elle avait été transformée. 

Le mercredi soir, à l’église, nous avons chanté le cantique 270, de l’Hymnaire de la Science Chrétienne. Une partie du second verset dit : 

Pourquoi demander à l’Esprit, l’Entendement divin,
D’incliner vers nous l’infini, de changer Ses desseins ?

C’est à ce moment que j’ai réalisé où je m’étais trompée auparavant. Durant tout le temps où nous étions fâchées, j’avais essayé de faire en sorte que cette fille change de comportement, alors que le fait spirituel était que Dieu l’avait déjà créée infiniment parfaite. La seule chose qui devait changer était la perception que j’avais d’elle. 

Le verset suivant commence ainsi :

O Père, il est vain de prier sans vouloir T’obéir ;
Celui qui fait Ta volonté, seul à Toi peut s’unir.
(Frederic W. Root, traduction © CSBD)

Lorsque j’ai cherché à faire Sa volonté, ce qui signifie voir cette fille comme Dieu la voit, j’ai alors gagné une compréhension claire de ce qu’était sa vraie identité. La guérison s’est produite lorsque j’ai été désireuse de la voir spirituellement – rien moins que parfaite. Et je peux dire honnêtement que, depuis, je n’ai ressenti que de l’amour à son égard, et qu’il n’y a plus eu aucune dispute entre nous.

Cette expérience m’a enseigné qu’être en froid avec quelqu’un peut simplement être une opportunité de transformer notre perception de cette personne. Pour moi, cela a commencé par apprendre à aimer réellement. Je suis très reconnaissante à la Science Chrétienne de m’enseigner comment voir et comprendre la nature véritable des enfants de Dieu.

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Mary Sands Lee, Le Héraut de la Science Chrétienne d’octobre 1956

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