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Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de octobre 1956

Christian Science Sentinel


Réunion dans l'intérêt des Périodiques

dans l'Annexe de L'Église Mère, le mardi 5 juin 1956, à 10 heures

[Ce rapport est publié en anglais dans la Christian Science Sentinel

On chanta d'abord le cantique 252 de notre Hymnaire, « O Parole de Dieu. » Le lt-col. Cyril H. Golding, gérant régional, pour les Iles Britanniques, de La Société d'Édition de la Science Chrétienne, présida la séance. Il lut d'abord une lettre d'accueil écrite par Le Conseil Directeur de la Science Chrétienne, puis un message des Administrateurs de La Société d'Édition de la Science Chrétienne.

Lettre d'accueil envoyée par Le Conseil Directeur de la Science Chrétienne

Chers Amis,

C'est un plaisir de vous souhaiter la bienvenue à cette réunion dans l'intérêt des périodiques fondés par notre bien-aimée Leader, Mary Baker Eddy.

Au cours de l'année nous avons eu maintes preuves du fait qu'en circulant dans le monde, nos périodiques contribuent à transformer la pensée humaine; qu'ils soient quotidien, hebdomadaire, mensuels ou trimestriels, ils apportent leur message de bienveillance qui guérit et construit; partout où la pensée est réceptive, ils donnent la lumière et l'inspiration.

Pour bien des personnes, le premier contact avec la Science Chrétienne est dû aux périodiques. Dans son livre de texte, Science et Santé avec la Clef des Écritures, notre Leader déclare (p. 118): « Les siècles s'écoulent, mais ce levain de Vérité travaille toujours. Il devra détruire la masse entière de l'erreur et être ainsi éternellement glorifié dans la liberté spirituelle de l'homme. »

Les Scientistes Chrétiens dont le cœur déborde de gratitude envers notre Leader qui fit une œuvre si grande, ont le bonheur de pouvoir soutenir métaphysiquement chacun des périodiques qu'elle-même fonda; ils les soutiennent aussi d'une manière pratique en s'y abonnant et en les faisant connaître aux non-Scientistes. C'est vraiment là une perspective riche en bienfaits; sa récompense se manifestera par les progrès encourageants de notre Cause.

Avec l'expression de nos sentiments très cordiaux,

Message des Administrateurs de La Société d'Édition de la Science Chrétienne

« Levez les yeux et regardez les campagnes, déjà blanches pour la moisson. » Voilà ce que dit Jésus le Christ (Jean 4:35). Aujourd'hui, quand on regarde le monde avec discernement, on y voit les signes de la moisson.

Dans les pays chrétiens et jusque dans des régions lointaines, nous remarquons que l'idéal démocratique émanant du christianisme est en voie de mûrir et que sa mise en pratique devient possible. La liberté individuelle représente un droit inaliénable dont la source est divine. La prière quotidienne des Scientistes Chrétiens demandant que la Parole de Dieu enrichisse et gouverne les affections de tous les hommes, est efficace, elle commence à être exaucée. Qu'ils s'appellent chrétiens ou non, des peuples tout entiers sentent plus ou moins l'influence de cette Parole qui pour eux se traduit par la discipline qu'on s'impose à soi-même et par des formes de gouvernement démocratiques. Cette réponse n'est-elle pas l'une des grandes œuvres dont Mary Baker Eddy parle en ces termes (Science et Santé avec la Clef des Écritures, Préf., p. xi): « Elles sont le signe d'Emmanuel, ou “Dieu avec nous,” — une influence divine toujours présente dans la conscience humaine et qui se renouvelle, venant maintenant selon l'antique promesse:

Pour publier la liberté aux captifs [des sens],
Et le recouvrement de la vue aux aveugles,
Pour renvoyer libres ceux qui sont dans l'oppression. »

 Cette influence du Christ est présente dans la conscience humaine individuelle; son action neutralise l'erreur, de même qu'un acide neutralise un alcali.

La perversité de l'entendement mortel ne peut résister à notre prière ni en corrompre la rectitude. Continuons à prier comme nous l'enseigne notre intrépide Leader, Mrs. Eddy (Manuel de L'Église Mère, Art. VIII, Sect. 4): « “Que Ton règne vienne;” que le règne de la Vérité, de la Vie et de l'Amour divins soit établi en moi, et éloigne de moi tout péché; et puisse Ta Parole enrichir les affections de toute l'humanité et les gouverner! »

Si nous-mêmes, si nos concitoyens, si des gouvernements étrangers de date récente luttent contre le paganisme ancien et tâchent de mettre en pratique le christianisme nouveau, ne nous lassons pas de prier humblement: « Que Ton règne vienne. » Chaque jour La Société d'Édition de la Science Chrétienne reçoit et publie des nouvelles émanant des régions les plus diverses, et montrant la venue de ce royaume. Tous les jours, toutes les semaines, tous les mois, tous les trimestres, elle fait parvenir jusqu'aux extrémités du monde l'évangile du gouvernement de soi-même, conforme au Principe.

Dans d'autres grands domaines de la pensée — les inventions et les sciences physiques — nous voyons des progrès surprenants. Pourquoi là plutôt qu'ailleurs? La Science par excellence, celle qui est divine, a été révélée, et la pensée humaine répond à cela aussi scientifiquement qu'elle le peut. Les petits enfants qui voulaient saisir la lune deviennent des hommes qui s'attendent à marcher bientôt sur cet astre. La Science divine ayant révélé que « l'action atomique est l'Entendement, non la matière » (Miscellaneous Writings, par Mrs. Eddy, p. 190), les savants ont été conduits (bien que sans comprendre ce qui les y poussait) à désintégrer ce qu'on nomme l'atome matériel, puis à en opérer la fusion. Mais ce qui est d'une portée encore plus grande, c'est la manière dont ils répondent à la force morale de l'Entendement; ainsi beaucoup désirent employer à des fins utiles le pouvoir dont on dispose, ce qui s'accorde avec le plan de Dieu. Soutenons ce bon dessein en priant: « Ton règne est venu! »

Par chaque courrier, la Société d'Édition reçoit des lettres dont les auteurs expriment leur gratitude parce qu'ils ont été guéris de maux physiques. A des milliers d'exemplaires nos presses multiplient ces messages, envoyés ensuite dans le monde qui en a soif. En lisant chaque jour les feuilles, on s'aperçoit que la médecine matérielle et la psychologie deviennent plus humainement scientifiques. Elles affirment que des maux jugés incurables peuvent être surmontés, elles ont résolu de les guérir. D'où vient cette conviction? L'amour et la Science qui sont le Christ ont prouvé et continuent à démontrer qu'il n'y a point de maladies incurables — que la santé est réelle, donnée par Dieu. La médecine psychosomatique représente un pas dans la direction de la Science Chrétienne qui dit que la maladie étant mentale, sa guérison l'est aussi — qu'elle doit être divinement mentale. La pensée réagit plus rapidement dans les domaines de la science et de la médecine que dans celui de la théologie. Mais cette dernière commence à reconnaître le pouvoir guérisseur du penser spirituel — le pouvoir de la prière seule, où la matière et l'hypnotisme ne jouent aucun rôle.

Voici ce qu'a déclaré récemment le pasteur d'une église protestante: « L'existence est gouvernée par des lois, car la vie elle-même est une science. Jésus comprenait ces lois, il les appliquait à l'existence humaine. Bien que nous ne comprenions pas encore toutes ces lois, nous pouvons les appliquer dans une certaine mesure et faire des œuvres semblables à celles de Jésus. L'époque où nous nous trouvons est remarquable; notre génération verra se produire dans l'humanité un changement considérable qui transformera le monde. »

Une personne habitant la même ville que ce ministre écrivit à la Société d'Édition, disant entre autres: « Un membre de l'église où ce pasteur exerce son ministère était soigné par un médecin qui lui déclara que ses jours étaient comptés. Apprenant la chose, le ministre et plusieurs membres de l'église se rendirent chez cet homme une fois par semaine pour prier avec lui. Peu de temps après, le patient constata que la prière l'avait complètement guéri d'un cancer.

Mrs. Eddy déclare (Pulpit and Press, p. 22): « Si la vie des Scientistes Chrétiens atteste qu'ils sont fidèles à la Vérité, je prédis qu'au vingtième siècle toutes les églises chrétiennes de notre pays, et quelques-unes dans des pays lointains, comprendront suffisamment la Science Chrétienne pour guérir les malades en son nom. Parce que les Scientistes Chrétiens font preuve de fidélité, cette prédiction commence à s'accomplir. Hâtons-en l'accomplissement par la mise en pratique de notre prière: « Que le règne de la Vérité, de la Vie et de l'Amour divins soit établi en moi, et éloigne de moi tout péché. »

Ce ne sont pas seulement les Scientistes Chrétiens, mais d'autres croyants, qui discernent dans la pensée humaine les signes d'une grande promesse. Ils en parlent comme d'une renaissance, un rétablissement de l'esprit du christianisme primitif. La Science du christianisme fortifie la foi. Parmi les éléments de cette Science, sa simple logique divine est indispensable. Son point de départ c'est que Dieu, le bien, est l'unique cause ou créateur. Sa conclusion c'est que l'effet de cette cause doit être bon — car selon la logique le semblable produit le semblable. Parce qu'elle est divinement vraie, cette loi est humainement valable en politique, en physique, en médecine, en théologie. La logique et l'application de la Science divine remettent en vigueur le pur esprit du christianisme et sa preuve. Nous récoltons aujourd'hui les prémices de cette Science.

Après quelques instants de prière silencieuse, suivis de l'oraison dominicale répétée en commun, on entendit les discours suivants.

Notre Leçon-Sermon

Il y a quelque temps, j'ai relu dans Rétrospection et Introspection ce que dit notre Leader concernant une assemblée de l'Association Scientiste Chrétienne en 1879, où l'on résolut d'organiser une église qui commémorerait les paroles, les œuvres de notre Maître, et guérirait par l'Entendement.

Bien qu'au début nos églises eussent adopté la prédication personnelle, Mary Baker Eddy put voir qu'il était sage d'abandonner cette coutume. Se tournant vers l'Entendement divin pour être guidée, elle institua la Bible et son ouvrage, Science et Santé avec la Clef des Écritures, comme seuls prédicateurs ou pasteur impersonnel. Cela montrait à nouveau l'inspiration de l'Amour chez notre éminente Leader. Elle avait découvert la Science du Christ, l'avait démontrée sur le plan humain, avait écrit le livre de texte Science et Santé, organisé son Église; maintenant elle prévoyait une Leçon-Sermon hebdomadaire indiquée dans le Livret Trimestriel de la Science Chrétienne, de sorte que tous ceux qui cherchent la Vérité pourraient entendre, étudier, comprendre et démontrer la nature spirituelle de Dieu et l'homme.

La pure conscience grâce à laquelle Mrs. Eddy interpréta spirituellement les Écritures lui révéla en outre la merveilleuse idée d'un culte qui protégerait à jamais sa sainte découverte contre les interprétations erronées dues aux opinions ou aux doctrines purement personnelles.

N'avons-nous pas tous admiré l'à-propos de certains sermons préparés des mois à l'avance par notre fidèle Comité des Leçons bibliques, mais s'appliquant si bien à tel problème local, national ou même international? Un exemple remarquable illustrera la chose. Pendant la deuxième Guerre mondiale, lorsque les troupes des alliés durent quitter Dunkerque, les Scientistes Chrétiens où qu'ils fussent étudiaient une leçon fort bien appropriée: « La nécromancie ancienne et la moderne, en d'autres termes le mesmérisme et l'hypnotisme, dénoncés. » Les perspectives étaient sombres, la délivrance semblait problématique; mais les prières éclairées, ferventes, démontrèrent la présence éternelle du Christ (Matth. 14:27): « Rassurez-vous! C'est moi, n'ayez point de peur; il en résulta sur les eaux de la Manche un calme inusité, tandis qu'une brume voilant la côte empêchait l'ennemi d'employer comme il l'aurait voulu toutes ses forces aériennes. Chacun d'entre nous pourrait probablement citer un cas où la Leçon-Sermon répondait à un besoin spécial, et donnait la solution d'un problème urgent.

Par leur étude consacrée des Leçons-Sermons, les Scientistes Chrétiens apprennent comment il faut résoudre les problèmes personnels et ceux qui concernent le monde. Mais pour entraver cette étude l'erreur allègue parfois des arguments qui paraissent valables — manque de temps, attractions opposées, sentiments personnels, etc. Sans aucun doute, ce sont là les procédés insidieux du mal qui voudrait qu'on le laisse tranquille. Il nous faut démasquer ces suggestions agressives et les exclure. Bien que le Manuel de L'Église Mère, par Mrs. Eddy, ne contienne aucune règle touchant l'étude quotidienne de la Leçon-Sermon, dans cet ouvrage notre Leader dit que dans une grande mesure la prospérité de la Science Chrétienne dépend de ces leçons. De même que le commençant, l'élève le plus avancé tire grand profit de cette étude régulière. Nous lisons dans I Jean (2:21): « Je vous ai écrit, non parce que vous ne connaissez pas la vérité, mais parce que vous la connaissez et que vous savez qu'aucun mensonge ne vient de la vérité. » Plus le disciple est spirituellement éclairé, plus son étude sera fructueuse. S'il revendique comme étant son statut réel la compréhension sans limites, le Scientiste Chrétien pourra toujours mieux démontrer ce fait.

Au sein de notre mouvement, un travailleur expérimenté fit allusion à la croyance générale d'après quoi les choses s'accompliraient physiquement, tandis qu'en réalité toute action est mentale. Il dit en outre que grâce à la compréhension spirituelle, on peut accomplir n'importe quelle tâche d'une manière plus harmonieuse et plus efficace; que selon lui, l'étude approfondie de la leçon le matin de bonne heure, représente la meilleure méthode permettant aux Scientistes Chrétiens de démontrer l'action intelligente et bien dirigée.

Comme chacun des sujets est traité complètement au cours de six sections qui correspondent à des aspects divers, ceux qui n'en lisent qu'une partie ne saisissent pas dans sa plénitude sa portée et sa valeur pratique. Sans doute vaut-il mieux étudier une ou deux sections dans un esprit de prière que de lire le tout d'une façon superficielle; mais en travaillant chaque jour les six sections l'on obtiendra davantage l'inspiration spirituelle, les lumières et la guérison.

L erreur suggéré peut-être que la répétition de certains passages rend les leçons moins précieuses pour nous. Quelquefois en effet il semble nécessaire de réitérer certaines phrases employées précédemment pour le même sujet; mais tous les disciples peuvent y trouver leur profit, car ces passages prennent souvent une signification nouvelle selon leur contexte et la place où ils figurent. Beaucoup ont trouvé des lumières nouvelles, merveilleuses, en étudiant avec consécration ces énoncés déjà lus maintes fois. A cette fin, il faut une pensée vigoureuse et profonde; aussi notre Leader écrit-elle dans la Préface de Science et Santé une remarque significative (p. vii): « L'heure des penseurs a sonné. »

Ceux qui se rattachent à une autre communion s'étonnent parfois que les Scientistes Chrétiens étudient pendant la semaine la Leçon-Sermon, puis aillent le dimanche à l'église pour en entendre la lecture. Venant au culte avec une pensée conforme à la Vérité, avec une compréhension meilleure due à notre étude, nous écoutons dans un esprit de prière notre pasteur impersonnel; comme les fidèles au jour de la Pentecôte, chacun entend la Parole dans son propre langage — chacun trouve dans le culte ce dont il a besoin afin de s'instruire davantage, d'être inspiré, corrigé et guéri. Nous démontrons ainsi pour nous-mêmes et pour le monde entier la bienfaisante présence du Christ.

Les Lecteurs de nos églises doivent toujours se rappeler la nature impersonnelle de notre pasteur. Leur sérieuse étude de la leçon dans son sens spirituel; leur préparation consciencieuse en vue de la lecture; leur recherche d'une prononciation correcte, distincte, et leur connaissance approfondie du texte — tout cela concourt à une lecture intelligente, caractérisée par l'humilité et l'amour sincères. La Leçon-Sermon n'a pas besoin d'embellissements personnels, mais devrait être présentée d'une manière excellente et simple. Ce sera certainement le cas si la spiritualité, la consécration et le dévouement prévalent. Une lecture qui n'attire point l'attention sur la personne mais laisse s'exprimer les idées glorieuses de la Vérité n'est jamais insipide; ennuyeuse; caractérisée par la joie, le pouvoir et l'autorité spirituels, elle s'accompagne des « signes » dont parle la Bible. Elle aide à réaliser le désir de notre Leader qui voulait que notre église guérisse par l'Entendement.

En établissant la Leçon-Sermon, Mrs. Eddy obéissait à la sagesse divine; il en fut de même lorsqu'elle choisit les sujets à traiter. Le déroulement de la Vérité est infini, divers, éternellement nouveau, actif, de sorte que les vingt-six sujets pourront toujours répondre aux besoins des individus et des peuples. Chaque sermon définit et présente les points principaux du sujet; en outre il démasque et neutralise leurs prétendus contraires.

Par exemple la Leçon-Sermon intitulée « Esprit » manie souvent la fausse prétention du spiritisme, tout en appuyant sur le fait que l'Esprit est Dieu, la seule présence infinie, omnipotente. La leçon intitulée « Ame » déclare que l'Ame est Dieu, gouvernant l'homme et l'univers, ce qui renverse le mensonge d'après quoi l'âme serait dans le corps. Le sujet « Entendement » révèle toujours que Dieu est le seul, l'unique Entendement. Il manie la croyance à un mauvais entendement contraire qui s'exprimerait par le manque d'unité, la confusion, l'indécision, l'apathie, les mécomptes.

La Leçon-Sermon « L'univers, y compris l'homme, est-il produit par la force atomique? » illustre aussi la remarquable prescience spirituelle de Mrs. Eddy et ses capacités comme Leader. Le concept humain de l'énergie atomique avec ses possibilités bonnes ou mauvaises préoccupe toujours davantage la pensée des hommes. Prévoyant que le matérialisme résisterait aux instructions et à la pratique spirituelles de la Science Chrétienne, notre Leader écrivait (Science et Santé, p. 83): « Il faut que les mortels trouvent un refuge dans la Vérité afin d'échapper à l'erreur de ces derniers temps. » Quel réconfort de lire dans Miscellaneous Writings, par Mrs. Eddy (p. 190): « L'action atomique, c'est l'Entendement, non la matière. Ce n'est ni l'énergie matérielle, ni le résultat de l'organisation, ou la conséquence de la vie infuse dans la matière: c'est l'Esprit infini, la Vérité, la Vie, défiant l'erreur ou la matière.

L'erreur suggère peut-être que certaines leçons, par exemple « La Matière, » « Châtiment éternel, » « Période probatoire après la mort, » sont négatives ou doctrinales, et n'ont pas l'inspiration, la vertu curative des sujets positifs tels que « Vie, » « Vérité, » « Amour. » Or chaque leçon peut guérir et sauver, car elle met toujours en lumière le fait positif de l'Esprit, ainsi que le néant de la matière, du péché, de la mort. Ceux qui débutent dans son étude doivent apprendre ce que la Science Chrétienne enseigne à cet égard, et les travailleurs expérimentés voient à nouveau la tâche qui leur incombe — les croyances erronées mais très répandues qu'il leur faut manier.

Ainsi chacune des Leçons-Sermons est nécessaire à tous les Scientistes Chrétiens. Il est impossible d'exagérer le bien que l'on reçoit lorsqu'on se familiarise avec les énoncés absolus de la Science divine qui figurent dans chaque leçon hebdomadaire. Nous avons aussi grand besoin du réconfort qu'apportent des passages comme celui qui se trouvait dans la leçon il y a quelques semaines (Ésaïe 41:10): « Ne crains point, car je suis avec toi; ne t'effraie pas, car je suis ton Dieu! Je t'affermis et j'arrive à ton aide; je te soutiens de ma droite vengeresse. »

Un dictionnaire donne cette intéressante définition du mot « effrayer: » « remplir d'alarme ou d'appréhension, mettre hors de combat. » En étudiant la leçon, le disciple trouve ce qui détruit ses craintes, ce qui le réveille et lui permet de ne point s'effrayer en face des problèmes soit universels, soit spéciaux; par là il contribue à les résoudre.

Il y a quelques mois ces versets de I Timothée (2:1, 2) figuraient dans la leçon: « Je recommande donc, avant tout, qu'on présente des requêtes, des prières, des supplications et des actions de grâces pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui exercent l'autorité, afin que nous puissions mener une vie paisible et tranquille, toute de piété et d'honnêteté. » Nous pourrons constater que nos prétendus problèmes individuels s'atténuent et disparaissent quand nous prions pour le monde. Le vrai concept de la nation et du gouvernement a pour nous tous une importance vitale. Nos leçons révèlent les concepts justes qui donneront aux peuples exprimant le mieux le gouvernement du Christ une puissance accrue. Ces nations-là encourageront les progrès de toute l'humanité. On voit donc s'accomplir cette prophétie biblique (Ésaïe 9:5): « L'empire est mis sur son épaule. » L'idée-Christ nous guide. Elle est universelle. Aucune nation n'en a le monopole, aucune ne peut l'obscurcir ou la détruire.

Pour faire face aux événements et aux transformations qui se succèdent, démontrons la pure spiritualité qui seule neutralisera les menaces de guerre, les ténèbres de la philosophie orientale, les suggestions hypnotiques de la théologie scolastique. La spiritualité, la conscience du Christ, est l'unique chose qui puisse résoudre les problèmes des individus, des peuples et des races. L'étude sérieuse de la Leçon-Sermon spiritualise les pensées et les actes. Mettons-nous pleinement en œuvre, pour nous-mêmes et pour tous les humains, ce grand don de l'Amour? Citons encore ces paroles d'Ésaïe (62:10): « Passez, passez par les portes; aplanissez le chemin du peuple; frayez, frayez la route, ôtez-en les pierres; élevez un étendard sur les peuples. » Couronnée par l'Amour, notre Leader éleva l'étendard. Maintenons-le bien haut!

La Mission de nos Périodiques

Dans Rétrospection et Introspection, par Mary Baker Eddy, nous lisons (p. 88): « L'Entendement démontre l'omniprésence et l'omnipotence, mais l'Entendement tourne sur un axe spirituel, et sa puissance se déploie et sa présence se fait sentir dans le calme éternel et l'Amour immuable. »

Il est certain que l'Entendement infini doit être toujours présent et constituer l'unique pouvoir; il est clair aussi que dans ce calme éternel — dans la quiétude et la paix de la conscience qui n'accuse et ne condamne point, mais représente l'Amour immuable — l'omniprésence de l'Entendement et sa toute-puissance peuvent être reconnues puis maintenues.

Aucun sentiment de limites ou d'obstruction ne peut pénétrer dans le calme que donne la pure connaissance spirituelle. Cela explique les guérisons immédiates, permanentes, la conscience du bien nouvellement éveillée qu'apporte la Science Chrétienne.

Même sans être dirigé, le penser spirituellement scientifique peut faire sortir de sa torpeur la conscience matériellement engourdie de n'importe quelle personne, où que ce soit — dans des milieux qui passent pour éclairés comme aussi chez les peuples les moins éveillés spirituellement. La Vérité est suprême; or suprême veut dire au-dessus de tout! Si chacun de nous considère vraiment cela, ne doit-il pas se rendre compte de ce qu'il peut faire pour promouvoir la mission de nos périodiques, apportant au monde des lumières et le salut?

En pensant à la mission des périodiques, un passage que notre Leader écrivit pour le premier numéro du Christian Science Monitor, dans un éditorial intitulé « Le nom représente quelque chose, » s'imposa à mon attention. Mrs. Eddy y faisait la remarque suivante (The First Church of Christ, Scientist, and Miscellany, p. 353): « J'ai donné leur nom à tous les périodiques de la Science Chrétienne. Le premier, The Christian Science Journal, a pour but d'attester et d'inscrire dans nos annales la divine Science de la Vérité. » Le Journal doit donc exposer la Science de la Vérité. Les autres périodiques, établis plus tard, montrent l'application de cette Science — comment elle est rendue pratique dans tous les aspects de l'existence humaine. Ils exercent en quelque sorte « le ministère de réconciliation, » ils réconcilient à Dieu l'homme et l'univers

Concernant la Christian Science Sentinel, Mrs. Eddy déclare: « Le second je l'intitulai Sentinel, afin qu'il monte la garde devant la Vérité, la Vie et l'Amour. » Je me demande si vous n'avez pas tous trouvé que ce périodique est un compagnon vigilant qui vient à nous chaque semaine; il nous permet d'affronter et de détruire le découragement, le marasme, les suggestions accusatrices — les faux arguments de n'importe quel genre — qui lorsqu'on leur permet d'envahir la pensée, cachent temporairement la Vérité, la Vie, l'Amour que nous nous efforçons d'exprimer.

Parfois le fardeau s'est allégé et l'horizon s'est éclairci pour moi grâce aux aliments spirituels que m'apportait la Sentinel. Ceci montre combien la Science divine est pratique: elle résout les problèmes, et dans nombre de cas elle les prévient. Comme le fait voir Mrs. Eddy, Découvreuse et Fondatrice de cette Science, le terme Science Chrétienne désigne spécialement la Science divine dans son application à l'humanité. La Science Chrétienne est la mise en œuvre de la Science divine dans les circonstances humaines, l'affirmation de la Vérité pénétrant et détrônant l'erreur sous ses diverses formes de péché, de maladie, de gêne ou de détresse. La Science Chrétienne, c'est l'activité du Christ entrant dans la conscience individuelle, la purifiant, la rachetant, et par là même améliorant tout ce qui nous concerne — notre caractère, notre corps, nos relations avec autrui, notre église, nos affaires elles-mêmes.

Dans la mesure où notre penser actif se consacre d'une manière fidèle, intelligente au soutien de nos périodiques, ceux-ci remplissent leur fonction, leur divin objectif en éclairant l'humanité, révélant à nous et à tous le monde tel qu'il existe en réalité. Si la Science Chrétienne n'était pour nous qu'une théorie, une préoccupation intellectuelle, sa valeur pratique serait nulle, la force vive lui ferait défaut. Aurions-nous des maisons, des routes, des cités, des automobiles, de grands vaisseaux, des avions, si les mathématiques au lieu d'être employées d'une manière directe n'avaient été pour les humains qu'un passe-temps intellectuel, un sujet intéressant qui occupe la pensée?

La Science Chrétienne est scientifique; c'est la Science de Dieu, la Science de l'Entendement, donc la Science du penser actif et correct. C'est la pure connaissance spirituelle, que rien n'altère; elle agit naturellement et nécessairement pour corriger et chasser les faux concepts, les croyances erronées qui limitent les humains et les maintiennent dans l'esclavage.

Notre Sentinel respire la bienveillance. D'aspect et de format modestes, elle ne s'impose pas à l'attention; mais son contenu guérit, satisfait le cœur, enrichit la conscience. Le fait suivant illustrera la chose. Dans un pays éloigné, une famille dont les membres avaient du talent, beaucoup de noblesse morale, une haute position, fut ruinée quand l'ennemi occupa la région. Ayant souffert de la faim, enduré de grandes fatigues, l'épouse tomba malade; dans un pays étranger, elle était à l'hôpital apparemment atteinte de tuberculose, lorsqu'elle entendit parler de la Science Chrétienne. Quelqu'un lui donna une Sentinel. Elle fut guérie en Science, et la famille retrouva bientôt la prospérité. Le mari ne tarda pas à devenir un Scientiste Chrétien zélé qui démontrait sa religion; dans son pays d'adoption l'on reconnut l'influence qu'il pouvait avoir; il sert notre mouvement dans sa vie privée et par les fonctions qu'il exerce.

Quant au Héraut de la Science Chrétienne (dans ses diverses éditions) Mrs. Eddy affirme qu'il doit proclamer « l'activité et l'accessibilité universelles de la Vérité. » D'après le dictionnaire un « héraut » est « un avant-coureur — un messager annonçant l'approche de ce qui vient; » cela montre la mission spéciale du Héraut et fait ressortir l'obligation morale qui nous incombe: chacun de nous doit veiller à ce que nos Hérauts accomplissent leur tâche, laquelle est inséparable du Christ, et fut d'abord annoncée par Jésus (Marc 16:15): « Allez par tout le monde et prêchez l'Évangile à toute créature. »

L'omniprésence de l'Entendement et l'universalité du Christ entretenues par nous avec une fidélité croissante, peuvent se faire sentir jusqu'aux extrémités du monde, comme le donne à entendre Mrs. Eddy. Nul ne peut être inaccessible à leur influence. La réceptivité à l'égard du bien, l'aptitude que Dieu donne pour comprendre et démontrer Sa plénitude, ne sont pas réservées au monde chrétien ou aux classes instruites, aux intellectuels, car Dieu ne fait point acception de personnes. La croyance que les antiques superstitions des peuples censément arriérés ne peuvent faire place aux lumières est absolument fausse, dépourvue de base. Dieu et Sa création restent intacts. En douter serait mettre en question l'éternelle intégrité de Dieu. L'Entendement divin est l'Entendement de chacun, dans n'importe quelle région. Attachons-nous à ce fait de l'Entendement divin, et ceux qui sont dans les ténèbres verront vraiment briller une grande lumière. Comme le dit un de nos cantiques (Hymnaire de Christian Science, N° 82),

......la gloire de Dieu remplira l'univers
Comme l'eau le fond de la mer.

Pour que la Vérité soit universellement accueillie et vécue, la chose la plus importante est non pas le temps mais le courage et la fidélité, chez vous et chez moi: le courage qui accepte librement les responsabilités individuelles et la constance qui, minute par minute, veille sur le penser et le corrige. Parce qu'il n'y a qu'un seul Dieu qui est Entendement, tous les hommes ont cet Entendement. La croyance que les antipathies raciales et les haines anciennes nous ont divisés ne repose sur aucun fondement et doit être abandonnée. Pour dissiper les fausses croyances, notre livre de texte donne une règle bien définie émanant de l'omniscience et soutenue par la toute-puissance. Mrs. Eddy montre d'une façon très claire que Dieu, le bien, est le seul Entendement et que ce fait extermine l'erreur.

Il importe donc de déclarer et de maintenir que Dieu, le bien, est l'unique Entendement; qu'Il est l'Entendement de chacun de nous; qu'en vérité cet Entendement gouverne les pensées, le vouloir et les impulsions de tout homme; qu'il opère en tant que loi bienfaisante pour chacun, pour tous, pour la création dans son ensemble; que tôt ou tard cette connaissance maîtrisera tout ce qui s'oppose à la Science Chrétienne. Démontrer le seul Entendement, c'est traiter d'une manière efficace la croyance à la mauvaise pratique soit ignorante, soit consciente. Ainsi cette prétention peut être détruite conformément à la Règle d'or.

Touchant notre quotidien, Mrs. Eddy écrivait: « J'appelai le suivant Monitor — il doit répandre intégralement la Science qui opère sans s'épuiser. Ne nuire à personne mais être pour tous une bénédiction, tel est l'objectif du Monitor. »

Puisqu'elle a nommé notre journal The Christian Science Monitor, il est intéressant de voir comment deux dictionnaires définissent le mot « moniteur »: « Celui qui met en garde contre les fautes, qui vous indique votre devoir »; « celui qui donne des conseils utiles. » En pensant à cela, nous devons tous, me semble-t-il, trouver que notre Monitor approche beaucoup de l'idéal prévu par notre bien-aimée Leader. Afin que son activité s'étende et soit pour tous une bénédiction, il nous faut reconnaître que le Monitor existe réellement comme idée, plutôt que comme un assemblage de feuilles où sont marqués des caractères d'imprimerie.

Le déroulement de la Science dans la conscience de Mrs. Eddy lui donna la conception spirituelle de ce quotidien. Il avait sa source dans l'Entendement et se manifesta pour les humains comme expression de l'Entendement. C'est ainsi qu'on doit le voir et le maintenir afin d'en comprendre la vraie nature.

En travaillant pour la circulation du Monitor, il nous faut voir que puisque l'Entendement est omniprésent, toutes ses idées le sont aussi. Quoique le sens humain ne le voie pas encore, c'est un fait divin, éternel, dont la démonstration se poursuit. Le temps qu'il faudra pour qu'il soit réalisé comme loi de circulation sans limites en ce qui concerne notre Monitor, dépend de nos efforts individuels, de l'amour que nous avons pour notre mouvement, et du ferme désir de lui être utile.

Pour finir, je lirai deux passages tirés du Manuel de L'Église Mère, par Mrs. Eddy (Art. VIII, Sect. 6 et 14): « Il sera du devoir de chaque membre de cette Église de se défendre journellement contre la suggestion mentale agressive, et de ne pas se laisser aller à oublier ou à négliger son devoir envers Dieu, envers son Leader et envers l'humanité; » et: « Ce sera le privilège et le devoir de tout membre qui en aura les moyens, de s'abonner aux périodiques qui sont les organes de cette Église. Et ne permettons pas que les suggestions agressives nous fassent mal interpréter les mots « qui en aura les moyens, car notre Leader n'aurait jamais voulu faire croire à un Scientiste Chrétien qu'il est incapable de soutenir sans réserve notre mouvement.

Il s'agit de notre Église. Ces périodiques sont les nôtres. Nous ne pouvons leur refuser notre soutien; surtout, dans notre propre intérêt, nous ne pouvons renoncer au privilège de soutenir nos périodiques!

La Mission de notre Quotidien

Gérant régional, pour les Iles Britanniques, de La Société d'Édition de la Science Chrétienne

Pendant quelques instants, nous regarderons un grand journal non par les yeux physiques qui voient le papier, l'encre, les annonces, le tirage, les nouvelles et les gens, mais par les yeux de quelqu'un dont la vision était spirituelle — Mary Baker Eddy. Que voyait notre Leader? Elle vit l'opposition de l'entendement charnel à l'égard du Christ. Elle ne s'en tint pas là, mais vit comment il fallait répondre à l'opposition. Cette réponse est aujourd'hui entre nos mains: c'est The Christian Science Monitor.

Au cours des âges, il y eut quelquefois des hommes et des femmes qui sous l'inspiration divine, mettaient en doute le concept matériel de la vie; ces penseurs se demandaient comment pouvait être réelle une chose illogique, inexplicable — un monde à la fois bon et mauvais, constructif et destructif, vivant mais mourant.

Certains d'entre eux, perçant les indices matériels, entrevirent un monde où ne se présentent pas ces contradictions. Voici tantôt deux mille ans que Jésus, au cours de son ministère, dit en substance: « Je vis dans le monde de l'Esprit. » A ceux qui l'écoutaient, il enseigna qu'eux aussi pouvaient devenir conscients du monde spirituel. A notre époque vint Mrs. Eddy: elle put saisir pleinement ce qu'avait enseigné le Maître. Elle fonda sa découverte de la Science Chrétienne sur les mêmes prémisses, à savoir, que tout est Esprit, qu'il n'y a point de matière. Sur cette base elle établit l'église Scientiste Chrétienne, écrivit le livre de texte, Science et Santé avec la Clef des Écritures, ainsi que les Règles et les Statuts qui constituent le Manuel de L'Église Mère; elle fit paraître des périodiques rédigés en plusieurs langues, pour que la Vérité soit accessible aux habitants de divers pays.

Quelle méthode spéciale notre Leader trouva-t-elle pour interpréter, en se plaçant sur la base de l'univers et de l'homme spirituels, des points de vue mondiaux en conflit? Quel instrument mit-elle entre nos mains pour présenter sous une forme pratique ce monde de l'Esprit? Un grand quotidien international n'est-il pas la meilleure méthode possible pour atteindre la pensée de toute l'humanité?

Voilà l'instrument dont nous disposons — parmi beaucoup d'autres que nous a donnés, grâce à des années de prière et d'abnégation, celle qui découvrit et fonda la Science Chrétienne. Elle accomplit sa tâche d'une manière admirable, au double point de vue de la lettre et de l'Esprit.

Réunis dans ce vaste édifice, étudions un peu la mission du Christian Science Monitor. Il s'en acquitte déjà dans une bonne mesure, à en juger d'après les preuves qu'offre le monde. Ces preuves sont souvent fournies par des personnes qui se hâtent de dire qu'elles ne sont pas Scientistes. Il est fort souhaitable que les Scientistes Chrétiens eux-mêmes prouvent qu'ils apprécient ce messager et témoignent spontanément leur estime à son égard !

Dans mon champ de travail — aux Iles Britanniques — l'une des principales barrières à renverser c'est le laps de temps qui s'écoule entre l'impression du Monitor et son arrivée. Mais l'espace et la durée sont parmi les choses que The Christian Science Monitor doit aider à vaincre — d'abord dans la conscience, puis d'une manière pratique, comme s'y attendait Mrs. Eddy. A mesure que s'accompliront ces progrès, nous pourrons démontrer dans tous nos actes plus de promptitude.

Examinons un aspect du dessein que notre Leader avait en vue pour le Monitor, qui doit répandre la Science non divisée. Quelle annihilation parfaite du temps et de la distance! Le vrai sens de l'union fait défaut si vous êtes ici tandis que je suis là-bas, et qu'il faille du temps pour nous réunir. Le temps risque bien plutôt de nous séparer! L'union se fonde sur une idée divine, et les idées ne sont point assujetties au temps. Nous faut-il du temps pour entrer, en pensée, dans notre foyer? Ai-je besoin de temps pour aimer mon prochain? Un laps de temps est-il nécessaire pour que l'Amour m'atteigne? Non certes. Donc The Christian Science Monitor, vu vraiment comme idée, ne sera plus restreint par le temps. En revanche si l'on ne voit en lui qu'un journal — un grand quotidien peut-être — il est soumis aux mesures matérielles de la durée comme aussi des dépenses.

Une foule de questions se présentent a moi ce matin. La plupart d'entre elles, je me les pose à moi-même. Tenons-nous le Monitor pour un instrument de guérison, au double point de vue mondial et individuel? Pas assez souvent, me semble-t-il. Mais lisez-le avec attention afin de découvrir jusqu'à quel point son mobile est directement la guérison et j'entends la guérison physique. Ici je ne pense pas seulement à l'article religieux que contient la page du Home Forum. Dans Science et Santé avec la Clef des Écritures, Mrs. Eddy déclare (p. 411 ): « C'est la crainte, l'ignorance ou le péché qui est la cause prédisposante et la base de toute maladie. » La crainte concerne presque toujours l'avenir; elle s'associe volontiers avec deux imposteurs, « si » et « quand. »

Même parmi les journaux les meilleurs, peu résistent à la tentation de scruter l'avenir et de prévoir des maux. Les ennuis, la décrépitude, l'incapacité, la plupart des maladies, peuvent avoir leur source dans la crainte. Pour les guérir, voici un quotidien qui regarde l'avenir, non pas en s'attendant au mal, mais avec l'assurance positive et constructive que c'est Dieu, le bien, qui gouverne. La prochaine fois que vous lirez le Monitor, cherchez-y les indices de cette attitude. Vous ne serez pas déçus. Le caractère positif est là, sa mission curative a commencé bien avant que le numéro sorte de presse — lorsque le journaliste mit ses pensées d'accord avec l'Amour, riche en bénédictions. Voir à travers la lentille de la Vérité ce que le monde nomme les nouvelles élimine la crainte, guérit la peur et par conséquent la maladie

La gêne, les limitations, les occasions qu'on laisse échapper, l'inharmonie, sont souvent dues à l'ignorance. Ici encore il ne faut pas se contenter des éloges que d'autres décernent au Monitor. Mettez-le à l'épreuve! Vous y trouverez des colonnes, des pages entières d'articles propres à dissiper l'ignorance. Si je sais comment mon prochain vit, pense, travaille; si lui à son tour sait comment je vis — cette connaissance, au lieu de nous séparer, nous rapprochera certainement. Chacun de nous préférera peut-être sa manière de vivre, mais nous aurons au moins construit une base solide pour la fraternité et la compréhension. Ces deux qualités favorisent la paix dans le monde. Elles entraînent aussi l'expansion, la liberté, la concorde. Lorsqu'elles règnent dans la conscience, la disette, les limitations, l'inharmonie pourraient-elles y entrer?

Le péché est trop souvent une suggestion que l'on accueille au lieu de la rejeter. Dès le début, The Christian Science Monitor n'a pas feint d'ignorer ce qui était nuisible ou destructif; mais sa mission consiste à élever la pensée. S'il mentionne ce qui est sordide, coupable ou vain, c'est non pour exploiter ces choses mais pour les détruire. Examinez-le sous ce rapport.

Quel est le rôle qui nous incombe? Sommes-nous d'accord avec la mission, mais nous contentons-nous de souhaiter qu'elle réussisse? Agiter son mouchoir pour dire adieu au missionnaire qui s'embarque, c'est un geste aimable; mais ce n'est qu'un geste si nos actions ne l'appuient pas. Pour soutenir notre merveilleux journal, un signe d'amitié ne peut suffire. Il faut l'étude, l'application, le courage, joints à la certitude que ces qualités et d'autres encore plus grandes sont à notre portée.

Dans mon pays, il existe un personnage mystérieux qui s'appelle « on. » C'est lui qui devrait agir au sujet d'une situation quelconque, mettre à la disposition du public un tramway qui circulerait tard dans la soirée, réparer le trottoir, etc. Ce « on » est représenté même dans nos églises Scientiste Chrétiennes en Angleterre. Il désigne généralement le conseil de l'église qui aurait dû faire quelque chose, ou plus souvent encore a fait une chose dont il aurait dû s'abstenir.

En ce qui concerne The Christian Science Monitor, ce même « on » devrait faire bien des choses, disent certaines gens. Je me demande si ce mystérieux personnage est représenté dans notre auditoire? Oui, les exemples en sont nombreux. « On » devrait trouver plus de temps pour lire chaque jour le Monitor, pour méditer et guérir grâce à cette influence vivifiante. Celui qui devrait faire quelque chose à ce sujet, c'est précisément chacun de nous — vous et moi, n'est-il pas vrai?

Appliquons à notre quotidien ces paroles de notre Leader (Miscellaneous Writings, p. 319): « Le but qu'il faut atteindre nous donne amplement l'occasion d'accomplir les plus grandes choses auxquelles puissent aspirer les Scientistes Chrétiens, qui se sentiront seuls parmi les étoiles. » Quelle directive! Quelle mission! Et si nous sommes obéissants, quelles nobles réalisations nous attendent!

Pour accepter les bienfaits que le Monitor offre à toute l'humanité, il nous faut d'abord bien comprendre ce que signifie bénir. Ce mot semble parfois désigner une action restreinte, plus ou moins ritualiste, ayant une signification religieuse très arrêtée. Mais voir que Dieu est le bien, puis reconnaître et communiquer le bien pour soi-même ou pour autrui, c'est une bénédiction véritable. C'est la religion mise en œuvre au niveau le plus élevé, le plus scientifique. Examinons-en certains aspects qui s'appliquent directement au Monitor. D'après un dictionnaire, «bénir » signifie notamment « rendre » heureux; faire prospérer ou donner le bonheur. »

Prenez un exemplaire du Monitor dans n'importe quelle édition, pour voir s'il accomplit cette mission qui consiste à donner le bonheur et la prospérité. Ne vous limitez pas à telle ou telle partie du journal. Les annonces par exemple, illustrent d'une manière directe et continue cette bénédiction. Elles sont choisies parce qu'elles font connaître qu'un individu, un service, un produit peuvent accroître la mesure de leur utilité constructive, donnant à ceux qui sont prêts à rendre la pareille le vrai sens de la prospérité.

Allant plus loin, nous pouvons voir dans les annonces l'intégrité, l'honnêteté, les services, la beauté et beaucoup d'autres qualités qui s'expriment d'une manière active. Envisagée sous ce jour-là, une annonce si petite soit-elle est au fond la reconnaissance du but que se proposait Mrs. Eddy, de sa démonstration — but qui doit s'exprimer dans la pratique. Faire du bien à toute l'humanité, c'est un objectif très vaste; il embrasse non seulement ceux qui insèrent des annonces, mais quiconque lit notre publicité. Notre réponse sera-t-elle uniquement sentimentale, émotive? Adopterons-nous l'attitude de quelqu'un qui veut avant tout faire un échange profitable? Ou bien reconnaîtrons-nous avec joie que les qualités qui firent apparaître l'annonce viennent de Dieu, et doivent donc être exprimées par ceux qui en tiennent compte. Si nous voyons cela, nous accomplissons aujourd'hui la mission qui nous incombe.

Prenons les ouvrages de notre Leader pour y découvrir avec quelle persévérance, quelle fermeté elle s'attache dans ses pensées et ses prières, au mobile et à la raison d'être du mouvement qu'elle a fondé; comment elle reconnaît le pouvoir animant sa découverte, et la divine inspiration de son autorité. Dans ses écrits, bien des indices font voir que depuis très longtemps elle désirait donner au monde un quotidien tel que The Christian Science Monitor. Ce désir se développa dans sa conscience; mais pour le réaliser, elle attendit patiemment l'heure marquée par Dieu.

Citons encore une fois cette parole de Mrs. Eddy: « C'est la crainte, l'ignorance ou le péché qui est la cause prédisposante et la base de toute maladie, » et rattachons-la à ce qu'affirme notre Leader concernant sa découverte de la Science divine (Rétrospection et Introspection, p. 32): « C'était l'évangile de la guérison dans sa mission humaine, désignée par Dieu, et apportant sur ses ailes blanches, à ma perception, la beauté de la sainteté, — voire même les possibilités du discernement spirituel, de la connaissance et de l'existence spirituelles. » Lorsqu'on relie ces deux passages, il est aisé de voir que le remède à tous les maux existe déjà. Qu'est-ce qui nous enlèverait la joie de reconnaître que The Christian Science Monitor s'identifie avec le simple objectif de la guérison et des bénédictions?

Pour ceux d'entre nous qui ne s'en tiennent pas à ses réalisations purement journalistiques, le Monitor est avant tout non pas un grand quotidien, mais un vrai missionnaire capable de guérir. Voyant la détresse du monde, les fausses prétentions qui le tourmentent, nous pouvons reconnaître qu'en prenant The Christian Science Monitor, nous avons en main le remède complet. Il est possible de nous en rendre compte; mais afin de répandre cette grande bénédiction, il nous faut avoir des trésors d'amour, ne pas ménager notre soutien, et partager dans une certaine mesure la conviction de Mrs. Eddy qui fonda ce journal et lui assigna sa mission — une mission à laquelle aujourd'hui nous devons concourir.

La réunion se termina par le chant du cantique 226, « O Dieu vivant. »

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Mildred W. Willenbrock, Le Héraut de la Science Chrétienne, d’octobre 1963 

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