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Article de couverture

Le progrès des gouvernements

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’avril 2000


Tout au long de l'histoire, la caractéristique de nombreux gouvernements a été d'avoir la majorité gouvernée, dirigée, contrôlée, administrée et restreinte par un petit nombre. Les textes de l'Ancien Testament indiquent que les systèmes gouvernementaux étaient imposés aux peuples, et non élaborés à partir de « l'intérieur », par le peuple.

UN NOUVEAU RÔLE A JOUER

Pourtant, le peuple avait un rôle à jouer dans le gouvernement. Et c'est encore le cas aujourd'hui, même s'il vit dans un pays au régime oppressif. Ce rôle consiste à obéir au seul Dieu. En ce qui concerne les Israélites, les périodes où ils progressèrent le plus correspondent aux moments où ils obéirent aux instructions de leaders fidéles à Dieu et inspirés par Lui. Les bienfaits qui découlèrent de l'obéissance à ces instructions furent d'abord énoncés par Moïse: « Tu les écouteras donc, Israël, et tu auras soin de les mettre en pratique, afin que tu sois heureux et que vous multipliiez beaucoup, comme te l'a dit 1'Éternel, le Dieu de tes pères, en te promettant un pays où coulent le lait et le miel. » Puis, Moïse instruisit les Israélites sur ce qui était à la base de leur participation au systéme de gouvernement hébreu: « Écoute, Israël ! L'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta force. » (Deut. 6:3–5) Il ne fait aucun doute que le peuple avait un rôle à jouer !

Les instructions de Moïse font écho au Premier Commandement donné par Dieu aux Israélites et qu'on trouve dans le livre de l'Exode: « Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face. » (Ex. 20:3) Le récit de Schadrac, Méschac et Abed-Nego, qui triomphèrent de la « fournaise ardente » et auxquels on confia ensuite des responsabilités plus élevées au sein du gouvernement, illustre les bienfaits qui découlent du refus d'adorer d'autres dieux (voir Dan., chap. 3). Les récits bibliques mettent l'accent sur les progrés accomplis par les enfants d'Israël quand ils obéissaient à la loi divine. C'est lorsqu'ils désobéissaient et s'en remettaient à « d'autres dieux » qu'ils réussissaient le moins — par exemple quand ils furent emmenés captifs à Babylone.

A la lumière de ces récits, ne pourrait-on pas dire que le concept que les peuples ont de Dieu et la façon dont ils Lui obéissent sont plus importants pour les progrès et la santé de leur gouvernement que l'origine humaine du système qui les gouverne ? Mary Baker Eddy fait ressortir ce point dans Science et Santé avec la Clef des Écritures, un livre qui montre la possibilité d'un bon gouvernement dans le monde d'aujourd'hui: « La tyrannie, l'intolérance et l'effusion de sang, partout où elles se trouvent, proviennent de la croyance que l'infini est formé d'après le modèle de la personnalité, de la passion et de l'impulsion mortelles. » (p. 94) Il s'ensuivrait donc que le secret de la recette permettant de gouverner les nations correctement et dans un esprit de progrés réside dans la prédominance d'un concept correct de la Divinité. Et il s'ensuivrait également que ce concept correct ne serait pas modelé sur « la personnalité, la passion et l'impulsion mortelles » desquelles dérivent « la tyrannie, l'intolérance et l'effusion de sang » liées au faux concept de gouvernement. Qu'est-ce qui constitue donc un concept correct de la Divinité ?

LA NOTION DE LA DIVINITÉ

Examinons la notion de la Divinité présentée dans Science et Santé. A la question « Qu'est-ce que Dieu ? », il est répondu: « Dieu est Entendement, Esprit, Ame, Principe, Vie, Vérité, Amour, incorporels, divins, suprêmes, infinis. » (p. 465) Et dans son Glossaire, ce livre donne de Dieu la définition suivante: « Le grand Je suis; Celui qui sait tout, qui voit tout, en qui est toute action, toute sagesse, tout amout, et qui est éternel; Principe; Entendement; Ame; Esprit; Vie; Vérité; Amour; toute substance; intelligence. » (p. 587) La réponse aux excès et à l'égocentrisme de toute dictature ne consiste-t-elle pas à comprendre que Dieu est incorporel et divinement bon, le « grand Je suis » ? Sous le gouvernement de l'Entendement suprême et infini, qui sait tout, de l'Ame qui voit tout, de l'Esprit qui est toute action, de la Vie qui est toute sagesse, de la Vérité qui est tout amour – le Principe divin éternel – il ne peut exister de tyrannie, d'intolérance, de massacres. S'il s'agissait là du concept de Dieu généralement admis, et si les habitants de toutes les nations le respectaient, vivaient en accord avec lui, l'ensemble des gouvernements accompliraient de grands progrès !

LA POSSIBILITÉ D'ÊTRE TEMOINS

La possibilité d'être témoins de tels progrès dans le monde actuel est soutenue par la réponse que donne Mary Baker Eddy, dans son livre d'étude qui traite du vrai gouvernment, à la question « Y a-t-il plus d'un Dieu ou Principe ? » Elle répond: « Il n'y en a qu'un. Le Principe ne fait qu'un avec son idée, et cet "un" est Dieu, Être omnipotent, omniscient et omniprésent, et Son reflet est l'homme et l'univers. » (p. 465) Puisque c'est un fait spirituel, il est démontrable aujourd'hui. L'homme et l'univers sont en réalité le reflet du Principe divin, ou gouvernement, qui inclut toute puissance, toute vraie connaissance et toute présence. Chaque composant du vrai pouvoir, de la vraie connaissance et de la vraie présence se trouve en Dieu, et il n'existe aucun autre pouvoir, aucune autre source de connaissance et aucune autre présence.

L'un des fondements de la dictature consiste à croire que l'individualité et l'opinion d'une personne sont plus importantes que l'individualité et l'opinion des autres. Or, c'est se baser sur un concept erroné du créateur et de la création. Ainsi que le révèle la Genèse, au premier chapitre, la nature réelle et unique de l'homme, c'est « l'image » et la « ressemblance » de Dieu – Son reflet. Il n'existe pas de personnalité physique supérieure ou inférieure dans le reflet de Dieu. Il est impossible au reflet dans un miroir de dire à l'original: « Ma main est beaucoup plus importante que ta main et elle n'a pas besoin de lui obéir. » Dieu dit à Moïse: « Je suis celui qui suis. » (Ex. 3:14) Le reflet est gouverné par l'original et doit, par nécessité, se mouvoir en harmonie avec l'original. Les prières pour l'humanité qui acceptent et affirment la réalité présente du gouvernement divin, ainsi que la perception spirituelle de la véritable identité de chacun, qu'il s'agisse d'un dictateur ou de celui qu'il gouverne, favorise l'établissement du royaume de Dieu sur la terre. Elles permettent de mettre en lumière ce fait présenté dans Science et Santé: « Reflétant le gouvernement de Dieu, l'homme se gouverne lui-même. » (p. 125)

Ce qui permet de gouverner les nations correctement et dans un esprit de progrès, c'est la prédominance d'un concept correct de la Divinité.

RÉSOLUTION DE CONFLITS

Il y a un certain nombre d'années, lorsque j'étais responsable de la publication de l'édition internationale hebdomadaire du Christian Science Monitor, notre imprimeur de Londres dut soudain faire face à une grève très dure qui obligea l'entreprise à cesser toutes ses activités. Des dispositions furent prises pour faire imprimer le journal par une autre compagnie, mais les négatifs des pages se trouvaient dans les bureaux de l'imprimeur de Londres qui étaient gardés par des grévistes vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La veille du jour où nous devions aller chercher les négatifs pour les transférer chez l'autre imprimeur, des affrontements violents avaient eu lieu pendant la nuit. En route vers l'imprimerie pour aller récupérer les négatifs, je priais avec un verset biblique que j'avais étudié ce matin-là. Il me semblait tout particulièrement approprié à la résolution d'un conflit d'entreprise: « ... un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la domination reposera sur son épaule; on l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » (Ésaïe 9:5) J'ai vu que le Christ toujours présent qui guérit, qui reflète l'innocence, la paix et la pureté, était déjà à l'œuvre, au sein même de la situation. Le gouvernement reposait sur ses épaules, en exprimant le pouvoir divin qui était la seule autorité présente. J'ai compris que le Conseiller était déjà présent, le Prince de la paix.

En arrivant, j'ai vu les piquets de grève devant l'entrée de l'imprimerie, mais quand je suis sorti de la voiture, ils se sont éloignés de la porte et ont disparu au coin du bâtiment. Je suis entré, j'ai pris les négatifs et tandis que je regagnais ma voiture, j'ai vu les grévistes revenir. Pendant de nombreuses années, nous avons continué de faire imprimer le Monitor chez le nouvel imprimeur. En ce qui concerne l'autre imprimerie, la grève a cessé dans le calme, peu de temps après cet incident, et la compagnie s'est développée pour devenir une force majeure dans l'industrie de l'impression britannique. Dans le verset biblique qui suit celui déjà mentionné, Ésaïe indique le caractère inévitable de ce gente de progrès, expression du gouvernement qui repose « sur son épaule »: « Il a mission d'étendre son autorité et d'assurer une paix sans fin. » (Ésaïe 9:6, La Bible en français courant)

PRIÈRE ET PROGRÈS

La prière, fondée sur la compréhension de ce qu'est Dieu, la Vie, la Vérité et l'Amour divins, et la compréhension de Son gouvernement tout-puissant et toujours présent, élève le concept qu'ont les gens de la Divinité. « Cette idée plus parfaite, écrit Mary Baker Eddy, présentée constamment à la pensée humaine, a forcément sur le caractère des nations aussi bien que des individus une bonne influence, une influence exaltante, et finalement elle élèvera l'homme jusqu'à comprendre que l'idéal d'un homme forme son caractère, et que l'homme "est tel que sont les pensées dans son âme". » (L'idée que les hommes se font de Dieu, p. 2)

Parfois, c'est seulement après coup que nous discernons l'impact réformateur de la vox populi et sa faculté de réparer l'injustice. A propos de la situation du Japon après la Deuxième Guerre mondiale, John W. Dower, professeur d'histoire au Massachusetts Institute of Technology, fit remarquer avec quel empressement le peuple accueillit les réformes. Il déclara, selon le New York Times, « Au Japon, la majorité des gens en avaient réellement assez de la guerre... Les Américains ont ouvert une brèche dans un système militaire répressif, et le peuple s'y est engouffré. » The New York Times, 9 mai 1999, sect. 4, p. 6.

« Le peuple s'y est engouffré. » L'immense regain d'intérêt pour les choses de l'Esprit au cours des années passées indique que « ce siècle cherche à atteindre le Principe parfait des choses » pour reprendre les mots de Mary Baker Eddy (voir Écrits divers, p. 232). Et elle continue en faisant le commentaire suivant: « ... il s'efforce d'arriver à la perfection dans les domaines de l'art, de l'invention et de l'industrie. Pourquoi doncla religion devrait-elle être stéréotypée, et pourquoi n'obtiendrions-nous pas un christianisme plus parfait et plus pratique ? Il n'est jamais bon d'être en retard sur son temps lorsqu'il s'agit de choses très essentielles qui procèdent de la norme du bien réglant la destinée des hommes. »

« La norme du bien réglant la destinée des hommes » est l'expression du gouvernement parfait du seul Dieu, qui est toute bonté, le Principe divin. En priant et en comprenant que ce gouvernement parfait est suprême, nous avons aujourd'hui la possibilité merveilleuse de contribuer aux progrès des gouvernements dans le monde entier. Saisissons l'occasion qui s'offre à nous !


(J. Anthony Periton fait partie des collaborateurs de la rédaction.)

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