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La leçon d'une parabole

[Article présentant un intérêt particulier pour les jeunes gens]

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de septembre 1965


L'une des paraboles les mieux connues de notre Maître est celle du semeur, que l'on trouve au huitième chapitre de l'Évangile de Luc, ainsi que dans deux autres Évangiles. Christ Jésus ne s'est pas contenté d'énoncer la parabole, il l'a soigneusement expliquée afin d'éviter tout malentendu sur sa signification.

Jésus dit: « Le semeur sortit pour semer », et il énumère ensuite quelques-uns des sols où une graine peut tomber. Une partie de la semence « tomba le long du chemin; elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent toute »; une autre partie tomba sur un sol pierreux où elle sécha, faute d'humidité; une autre partie tomba parmi les épines qui l'étouffèrent. Mais une autre partie, assura-t-il à ses auditeurs « tomba dans la bonne terre; elle leva et produisit du fruit, cent pour un. »

Ses disciples lui demandèrent d'expliquer ce qu'il voulait dire. « La semence, dit Jésus, c'est la parole de Dieu » et il décrivit ensuite quatre mentalités différentes qui reçoivent la Parole. Ces quatre états d'âme illustrent bien les choix qui s'offrent au jeune Scientiste Chrétien.

Jésus dit que la semence qui tombe le long du chemin, représente ceux qui entendent la Parole mais ensuite « vient le diable qui enlève cette parole de leur cœur, de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés. » L'entendement charnel — les « oiseaux du ciel » — ne nous incite-t-il pas fréquemment à la rébellion, nous amenant à penser: « voilà l'occasion de faire ce qui me plaît, et pas ce que veulent mes parents, ou le moniteur de l'école du dimanche ! »

Jésus dit que ceux qui reçoivent la semence sur un sol pierreux, ce sont ceux qui reçoivent la Parole avec joie; « mais ils n'ont point de racine, ils ne croient que pour un temps; et, quand l'épreuve survient, ils se retirent. » Cela ne fait-il pas penser à celui qui, dans son apathie, tient le raisonnement suivant: « La Science Chrétienne est une très bonne chose et j'y reviendrai par la suite; mais pour le moment j'ai l'intention de me donner du bon temps » ou encore: « Je suis trop occupé pour le moment pour prendre la peine d'étudier la Leçon-Sermon ou fréquenter l'école du dimanche. »

Le troisième état d'âme, que Jésus décrit comme la semence tombant parmi les épines, ce sont « ceux qui ont entendu la parole, mais qui s'en vont et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de cette vie, de sorte qu'ils ne portent pas de fruit qui vienne à maturité. » Quelle description pertinente de cette voix du monde plaidant en faveur du conformisme: « C'est ainsi que tout le monde vit; je ne veux pas me différencier des autres. »

Le quatrième état d'esprit que Jésus décrit, c'est la semence tombant « dans la bonne terre ». Cela correspond à ceux qui « ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent et portent du fruit avec persévérance. » Il ne saurait faire de doute que c'est là l'état d'âme que Jésus désirait pour nous. C'est la position même que prend un jeune homme ou une jeune fille lorsqu'il dit: « Je suis Scientiste Chrétien et fier de l'être; je veux faire de mon mieux pour que ma façon de vivre corresponde à ce qu'enseigne la Science Chrétienne, du mieux que je la comprends. »

Que le jeune Scientiste Chrétien s'apprête à accomplir son service militaire, à entreprendre des études supérieures, à choisir une carrière, ou à se marier et fonder un foyer, il lui incombe — et à lui seul — de décider dans quel état d'esprit il doit le faire. C'est à lui seul de choisir sur quel « sol » il veut que tombe la Parole de Dieu: rébellion, apathie, conformisme ou fidélité.

Il se peut que ce jeune homme ou cette jeune fille soit Scientiste Chrétien parce que son père ou sa mère, ou les deux, le sont, ou bien parce qu'il a été encouragé très jeune à devenir membre d'une église, ou encore parce qu'il a éprouvé une vive admiration pour un praticien ou un moniteur. Mais la Science Chrétienne ne se transmet pas comme un héritage, avec l'admission dans une église, ou par procuration. Il appartient à chacun de faire sienne la Science Chrétienne, par ses prières, son étude et ses expériences.

La foi de chaque jeune Scientiste Chrétien est mise à l'épreuve de multiples manières quand il commence à prendre sa place dans la vie. Dans l'existence quotidienne il trouve de nombreux problèmes à résoudre. La fidélité revêt une importance toute particulière lorsqu'un jeune est aux prises avec des questions comme celles du tabac, de l'alcool, de la malhonnêteté, de la tricherie, des mœurs dissolues, et ainsi de suite. De fait, il est nécessaire pour chaque jeune de mettre à nu dans sa pensée et de vaincre tout penchant à l'insubordination, à l'apathie ou au conformisme; au cas contraire, le diable vient effectivement « qui enlève cette parole de leur cœur. »

Prenons l'exemple du tabac ou de l'alcool. « Tout le monde fume et boit » est l'argument avancé par l'entendement mortel en faveur du conformisme. « Si on en fait un usage modéré, ça ne peut pas être si mauvais » insiste-t-il, plaidant la cause de l'apathie. « Je suis libre de faire ce qui me plaît » lance-t-il d'un air de défi. Alors que l'attitude exigée de nous par le Christ, la Vérité, en face de telles tentations, c'est la fidélité.

L'envie de fumer ou de boire des boissons alcooliques est incompatible avec la doctrine de la Science Chrétienne. Pourquoi cela ? — parce que c'est un travestissement de la faim et de la soif spirituelles de justice, qui est le patrimoine de chacun. Nous sommes assaillis par la tentation de chercher plaisir et satisfaction momentanés, plutôt que de compter sur Dieu. Comme disait un étudiant: « Vous devez tendre la main pour prendre une cigarette ou un verre: ni la cigarette ni le verre ne peuvent venir tout seuls dans votre main. » Se laisser réduire en esclavage en contractant l'habitude de fumer ou de boire, c'est comme renoncer à la pureté et à la liberté que Dieu donne en patrimoine à chacun de nous, et s'exposer à s'égarer dans la mauvaise direction.

Prenons maintenant le manque d'honnêteté. L'honnêteté peut paraître démodée en cette époque d'accommodements avec les principes. Tricher à un examen ou concours, ou sur sa déclaration d'impôt, brûler un feu rouge, signer son bulletin scolaire, passent souvent pour des preuves que l'on est malin... pour autant que l'on n'est pas pris. Le problème du respect scrupuleux de l'honnêteté est un problème qui doit être abordé franchement.

Mrs. Eddy écrit à ce propos dans Science et Santé (p. 453): « L'intégrité est le pouvoir spirituel. L'improbité est la faiblesse humaine, et prive du secours divin. » Certes, personne n'opterait pour se voir retirer l'aide divine, même s'il s'attendait à en retirer un avantage temporaire. La Science qui expose la loi de Dieu en apportant la preuve, combien réconfortante, que l'homme est l'expression de l'Entendement infini, constitue le meilleur allié qu'un jeune puisse avoir dans le cours de ses études ou pour ses examens ou concours, dans ses rapports avec autrui, aussi bien que dans tous les détails de son existence.

Passons maintenant à la question du relâchement des mœurs. De tous côtés on présente aux jeunes un nouveau code pour les relations entre les sexes, qui ravale l'amour au plaisir. La jeunesse est constamment exposée au raisonnement que les temps auraient changé. En sommes-nous bien sûrs ?

Il y a plus de trois mille ans, le jeune Joseph eut à faire preuve de la même fermeté qui est parfois nécessaire de nos jours aux jeunes gens. Lorsque la femme de Potiphar tenta de le séduire, Joseph n'eut pas d'hésitation à lui résister. Il dit (Gen. 39:9): « Comment pourrais-je... commettre une si grande faute et pécher contre Dieu ? » Telle pourrait aussi être en substance la réponse du Scientiste Chrétien fidèle.

C'est folie de penser que parce que nous sommes Scientistes Chrétiens nous ne serons pas exposés à la tentation. L'auteur de l'Épître aux Hébreux nous affirme (4:15) que Jésus « a été tenté comme nous de toutes manières, sans commettre aucun péché. » Nous avons donc le droit et le devoir d'être une loi à nous-mêmes et de rester maîtres de nous, ce qui est l'indice de la virilité comme de la féminité véritables.

Pressions et nécessité de prendre des décisions s'imposent à chaque jeune Scientiste Chrétien. Il sera exposé aux tentations des faux plaisirs de tous ordres et de l'improbité; il devra y résister victorieusement et percer à jour les raisonnements spécieux. La conscience dans laquelle la semence de la Vérité a été plantée sera infailliblement mise à l'épreuve. Il lui appartient de réagir d'une manière ou de l'autre.

Si le jeune chrétien est en état d'insubordination, la Parole de Dieu sera effectivement enlevée de son cœur, comme l'a dit Jésus. S'il est envahi par l'apathie, il s'apercevra qu'il n'a point de racine, et quand l'épreuve surviendra, il désertera. Si sa pensée est modelée par le conformisme, il laissera la Parole « étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de cette vie », et l'existence lui semblera aride.

Mais si sa pensée est empreinte de fidélité — la bonne terre — il est alors de ceux qui ont entendu la parole avec un cœur honnête et bon, qui la retiennent et portent du fruit au centuple, de sorte qu'il s'en trouvera bien lui-même et sera une bénédiction pour son entourage, pour l'humanité en général, et pour la Cause de la Science Chrétienne.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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