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La crainte et le mensonge ne nous touchent pas

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mai 2017

Publié à l’origine en anglais dans le Christian Science Sentinel du 13 avril 2015

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En lisant le récit de la résurrection de Jésus, dans la Bible, je suis tombée sur l’un de mes passages favoris : le moment où Marie de Magdala aperçoit Jésus-Christ dans le jardin. D’après l’Evangile selon Jean, Jésus rencontre une Marie en pleurs, qui le prend d’abord pour le jardinier. « Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna, et lui dit en hébreu : Rabbouni ! c’est-à-dire, Maître ! » (Jean 20:16) La douce caresse mentale du Christ éveilla Marie à l’identité spirituelle de Jésus ; elle reconnut son Rédempteur. 

Quand j’ai relu cette histoire, il y a quelques mois, la réponse de Jésus m’a impressionnée comme jamais auparavant : « Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. » (20:17) Les mots « Ne me touche pas » m’ont profondément frappée. Je pouvais me représenter mentalement toutes les croyances en la réalité de la matière réclamant l’attention de Jésus. Celui-ci avait détruit ces croyances matérielles en ressuscitant, et elles n’étaient désormais plus rien pour lui, mais il ne voulait pas non plus être retenu par la matière tandis qu’il se préparait à sa démonstration finale de l’ascension.

En poursuivant ma lecture, j’ai été touchée par la sagesse de notre Maître. Il ne permit pas que le moindre attachement à la matière, si fort soit-il, puisse affecter sa vision spirituelle approfondie de la perfection, de l’immortalité et de la spiritualité de l’homme, dans toute leur pureté. Cet ordre, « ne me touche pas », peut nous servir de guide, aujourd’hui, tandis que nous progressons dans notre compréhension spirituelle de la totalité de Dieu.

Qu’importe contre quoi nous luttons, que ce soit la crainte de l’échec, la croyance en une maladie héréditaire, un accident, la pénurie, des relations difficiles ou tout autre élément de l’entendement mortel, c’est-à-dire de la croyance en la vie dans la matière. Il ne s’agit là que de simples suggestions agressives – des craintes et des incompréhensions qui ramèneraient nos pensées à un concept matériel de la vie, pour peu que nous les laissions faire. Elles suggèrent que les conditions matérielles font inévitablement partie de notre être. Mais en réalité la matière et tout ce qui l’accompagne sont des énoncés inexacts concernant notre être véritable. Rien de matériel ne constitue la réalité de notre seul et unique être, qui est spirituel.

Ces fausses croyances qui se présentent comme des problèmes nous abusent ; elles appartiennent à la conception générale selon laquelle la vie est matérielle, et elles prennent la forme de nos propres pensées. Ces pensées ne nous appartiennent pas vraiment, car elles n’ont pas leur origine en Dieu. Nous avons donc toutes les raisons de faire face à ces fausses croyances et de déclarer, comme nous l’a enseigné notre Maître : « Ne me touche pas ! » 

Toutes les croyances matérielles se présentent d’abord à nos pensées, et si nous les acceptons, elles apparaissent ensuite sur le corps. Si nous arrêtons les suggestions de maladies ou d’inharmonies et que nous les détruisons grâce au pouvoir de l’Amour divin dès qu’elles se présentent à notre conscience, alors nous en évitons les effets. Si les suggestions semblent déjà se manifester sous forme de symptômes, nous pouvons néanmoins prier pour les détruire en comprenant spirituellement qu’elles n’ont aucun fondement dans l’Amour divin, ni aucune place dans l’idée de l’Amour, notre individualité véritable. 

Que ce soit à titre préventif ou pour guérir, nous avons le droit divin de déclarer face à la crainte ou à toute croyance erronée : « Tu ne peux pas me trouver ! Tu ne peux pas me toucher ! Tu ne peux pas me faire peur ! » Et pourquoi donc ? Parce que nous demeurons dans l’Amour divin et que nous sommes gouvernés uniquement par la présence et la puissance de Dieu. C’est la compréhension de la présence de Dieu et de notre perfection spirituelle en Dieu, qui nous guérit.

Aucun élément du mal ou de l’erreur – c’est-à-dire toute forme de méchanceté ainsi que les croyances ignorantes dans la maladie, la privation, etc. – ne peut renverser Dieu ni Le menacer. Dieu agit en notre faveur en nous entourant de Son précieux amour ; Il nous protège et veille sur nous. Comme Dieu est toujours présent, nous ne sommes jamais privés d’une défense sûre. Si nous nous sentons assaillis par la crainte de la maladie, nous pouvons nous élever mentalement et prier pour corriger ces faux concepts, en les remplaçant par la compréhension de notre individualité parfaite et harmonieuse, toujours en sécurité en Dieu. Nous pouvons chasser la peur et les autres croyances concernant la matière pour qu’elles n’atteignent pas notre conscience, notre existence, notre histoire, notre être – et en réalité elles ne les ont jamais atteints. De cette manière, nous sommes scientifiquement du côté de Dieu et accueillons Sa présence et Sa puissance dans nos pensées et notre vie.

S’élever contre l’erreur, ce n’est pas faire appel de toutes ses forces à la volonté humaine et fermer les yeux sur ce qui nécessite notre vigilance et nos prières. C’est plutôt approfondir notre compréhension spirituelle de ce qu’est notre identité d’enfant de Dieu, et détruire ainsi l’erreur que représentent les maladies. C’est aussi s’appuyer sur Dieu, non sur la matière, et surveiller les pensées qui nous viennent pour déterminer leur nature et leurs intentions. La prière dans laquelle nous communions paisiblement avec Dieu, dans la profondeur de notre union spirituelle avec Lui, détruit les suggestions agressives et nous permet de comprendre leur irréalité.

Il est intéressant de noter que la victoire sur le péché, la maladie et la mort ne résume pas l’œuvre de Jésus, bien que cela représente une part importante de sa mission. Il œuvra au rejet complet de la matière et de ses croyances. Cela nécessitait de remplacer entièrement une base matérielle de croyance par la compréhension spirituelle de la réalité. Cela participe de la « nouvelle naissance » dont nous faisons tous l’expérience à mesure que nous délaissons le faux pour le vrai. 

Mary Baker Eddy écrit : « La nouvelle naissance n’est pas l’œuvre d’un moment. Elle commence par des moments et se poursuit à travers les années ; moments d’abandon à Dieu, de confiance semblable à celle d’un enfant et de joyeuse adoption du bien ; moments d’abnégation de soi, de consécration, d’espoir céleste et d’amour spirituel. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 15)

N’est-ce pas de cette façon que notre Maître, Jésus-Christ, accomplit son ascension : grâce à des moments et à des années de consécration, d’abnégation de soi, d’amour spirituel et d’espoir céleste ? C’est également ainsi que nous progressons spirituellement. Nous pouvons, nous aussi, nous éveiller à notre vraie individualité en Christ, et dire, face aux croyances et aux menaces matérielles : « Ne me touche pas ! »

Publié à l’origine en anglais dans le Christian Science Sentinel du 13 avril 2015

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Mary Sands Lee, Le Héraut de la Science Chrétienne, octobre 1956

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