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Quel est mon passé ?

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’septembre 2021

Paru d'abord sur notre site le 8 juillet 2021.


Quand on a questionné Mary Baker Eddy au sujet d’une blessure physique qui ne cédait pas à la prière en Science Chrétienne, elle a répondu de façon véritablement remarquable. Le patient était un vétéran qui souffrait d’une blessure datant de la guerre de Sécession. A la question : « Qu’est-ce qui empêche la guérison ? », elle a répondu que c’était parce que praticien et patient croyaient tous les deux que la guerre faisait partie de l’histoire de cet homme. Mary Baker Eddy devait entretenir une vision différente de l’homme – voyant plutôt son histoire spirituelle, constamment unie à Dieu, l’Amour divin (voir Ira Packard, « Pas de passé ! » Héraut-Online, mars 2016).

Concernant notre propre histoire, Mary Baker Eddy nous a donné ce conseil : « Il est bon de savoir, cher lecteur, que notre histoire matérielle et mortelle n’est que le récit de rêves, et non de l’existence réelle de l’homme, et le rêve n’a pas de place dans la Science de l’être. [...] Dieu est au-dessus de tout. Lui seul est notre origine, notre but, notre être. L’homme réel ne vient pas de la poussière ; il n’est pas non plus créé par la chair : car son père et sa mère sont l’unique Esprit, et ses frères sont tous les enfants d’un seul parent, le bien éternel. » (Rétrospection et Introspection, p. 21-22)

Les écrits de Mary Baker Eddy nous aident à comprendre le fondement de son affirmation remarquable selon laquelle nous n’avons pas d’histoire matérielle, en raison de notre unité éternelle avec Dieu, l’Esprit. Elle faisait une distinction entre ce qu’elle avait entrevu, grâce à son étude de la Bible, comme étant la réalité divine – que Dieu est un Dieu d’amour tout-puissant et toujours présent, gouvernant toujours Sa création – et ce que les sens matériels présentaient comme les difficultés de l’existence humaine. Elle avait découvert que ce genre de vision spirituelle avait un effet puissant et bénéfique. Lorsque ce qui nous apparaît comme vrai est corrigé dans notre pensée, alors les difficultés, les distorsions, de la vie, sont corrigées dans notre existence. C’est ce que nous appelons une guérison.

Ce que Mary Baker Eddy a appris concernant un Dieu aimant provenait du livre qu’elle considérait comme son livre d’étude : la Bible, et notamment les récits de guérison de Jésus. La Bible l’a guérie. Voici une manière dont la Bible décrit Dieu : « Sache donc en ce jour, et retiens dans ton cœur que l’Eternel est Dieu, en haut dans le ciel et en bas sur la terre, et qu’il n’y en a point d’autre. » (Deutéronome 4:39) Ce Dieu a fait tout ce qui a été fait, y compris l’homme à Sa propre image, et Il a tout créé pour que ce soit bon, comme Lui-même. Et Dieu a béni Sa création (voir Genèse 1). La Bible offre de nombreux exemples dans lesquels la puissance de Dieu a sauvé et protégé Ses enfants, où elle a guéri le corps et ressuscité les morts, où elle a apporté du réconfort dans les moments de crainte et répondu au besoin humain de nourriture et d’eau.

Compte tenu du récit biblique, de sa propre expérience de guérison et de sa lecture approfondie des Ecritures, Mary Baker Eddy a conclu que : « Les trois grandes vérités de l’Esprit, l’omnipotence, l’omniprésence, l’omniscience – l’Esprit possédant tout pouvoir, remplissant tout l’espace, constituant toute Science – contredisent pour toujours la croyance que la matière puisse être réelle. Ces vérités éternelles révèlent que l’existence primordiale est la réalité radieuse de la création de Dieu, où tout ce qu’Il a fait est déclaré bon par Sa sagesse. » (Science et Santé avec la Clef des Ecritures, p. 109-110)

Le récit biblique affirme également que l’homme est créé par Dieu. Mais l’homme n’a pas été créé puis abandonné à lui-même pour être refaçonné par les expériences du monde. Au contraire, en tant qu’image et ressemblance de Dieu, qui est l’Esprit infini, l’homme est en fait spirituel, éternellement un avec Dieu, exprimant continuellement la nature et l’activité du bien.

Grâce à son étude des guérisons de Jésus et à ses propres expériences de guérison, Mary Baker Eddy a conclu que reconnaître que Dieu, l’Amour, est le créateur de toute chose réelle a un impact direct sur l’expérience humaine, ce qui inclut tous les aspects de la vie quotidienne, les ajustant et les améliorant, et guérissant les maux, passés et présents.

Notre histoire consiste à être à chaque instant auprès de Dieu.

Cela implique que chacun de nous peut être clair dès aujourd’hui au sujet de sa propre histoire. Nous pouvons prendre le contre-pied de l’histoire, qu’il s’agisse de la minute qui vient de s’écouler ou des années qui l’ont précédée. J’ai découvert que cela était très utile dans ma propre vie. Un simple exemple : un jour, je me suis accidentellement cogné la tête avec une telle force contre la porte du garage, restée entrouverte, que j’ai été projetée en arrière, à plat sur le trottoir. J’ai immédiatement affirmé en prière que cela ne s’était jamais produit. Et j’ai continué de prier avec cette idée : « Je n’ai jamais été là, dans la matière ou dans un corps mortel. J’ai toujours été, à l’inverse, avec Dieu, gouvernée par Lui, et agissant sagement sous Sa direction, indépendamment de ce qui semble s’être produit. » J’ai été tentée de me reprocher d’avoir agi de manière imprudente, mais j’ai reconnu que l’auto-condamnation ne ferait que renforcer la croyance que je n’avais pas été protégée et que je pouvais souffrir d’avoir commis une erreur. J’ai continué de prier ainsi, et cet accident n’a eu aucune suite.

Cette guérison rapide m’a confirmé à quel point il est important de comprendre que notre histoire consiste à être à chaque instant auprès de Dieu, et que la reconnaissance de cette unité éternelle dispose notre vie de la façon la plus favorable à notre bien-être constant. Tout ce qui, dans notre passé humain, semble nous avoir formés (comme l’hérédité), ou avoir été la cause d’une expérience nous ayant heurtés (comme un divorce), ou d’un dommage irréparable (comme un accident) ne peut pas être vrai car, en tant que reflets de Dieu, nous sommes éternellement unis à Lui. Sachant cela, l’évènement néfaste ou la situation douloureuse n’a jamais pu se produire vraiment. Nous n’avons jamais véritablement été là, mais nous avons toujours, à l’inverse, été auprès de Dieu, le bien.

Prier de cette manière contredit entièrement l’évidence des cinq sens matériels. Les sens rapportent continuellement avec une grande autorité que la douleur, le poison, les blessures, les accidents, etc., sont réels ; ils disent : « je les vois ; je les sens ; je sais qu’ils sont réels. » Mais nous avons toujours le choix d’accepter ou non cette triste représentation de la réalité comme si elle était notre histoire. Science et Santé déclare : « Si Dieu, le bien, est réel, alors le mal, la dissemblance de Dieu, est irréel. » (p. 470) Donc, au lieu d’accepter ce que les sens matériels rapportent comme étant une réalité, nous pouvons le contester. Si leur évidence ne coïncide pas avec l’amour que Dieu a pour nous, elle ne peut être vraie.

Une prière de guérison réussie repose sur la reconnaissance de ce qui est vrai au sujet de Dieu et de notre relation à Dieu. Reconnaître cela nous confère une vision précise de notre véritable histoire – l’éternel maintenant.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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