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Ce que Jésus savait de la matière

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de décembre 2019

Paru d'abord sur notre site le 16 septembre 2019.


Selon la croyance populaire, tout ce qui existe, sous une forme animée ou non, est matériel. Toute chose dans l’univers est gouvernée par des lois physiques, depuis l’orbite des planètes jusqu’à la santé du corps.

Mais que penser alors de Christ Jésus, qui a systématiquement démontré sa domination sur les lois matérielles et accompli des guérisons en opposition à ces lois ? Comment concevait-il la matière ?

Mary Baker Eddy, qui a consacré sa vie à comprendre et à faire comprendre à l’humanité la Science du Christ à la base des paroles et des œuvres de Jésus, écrit ceci : « Le concept que Christ Jésus avait de la matière était l’opposé de celui des mortels : Jésus naquit d’un concept immortel et spirituel du monde idéal. Sa mission terrestre fut de rendre à la substance sa signification originelle, l’Entendement. Il marcha sur les flots ; il changea l’eau en vin ; il guérit les malades et les pécheurs ; il ressuscita les morts et roula la pierre qui fermait l’entrée de son propre tombeau. La démonstration qu’il fit de l’Esprit vainquit virtuellement la matière et ses prétendues lois. » (Ecrits divers 1883-1896, p. 74)

Jésus introduisit un nouveau paradigme basé sur la totalité de l’Esprit, ou Entendement, et il le mit en pratique et en démontra la véracité de manière tout à fait concluante. Son concept de la substance et de la loi comme procédant de l’Esprit, Dieu, et par conséquent spirituelles et mentales, non matérielles, était conforme au Premier Commandement : « Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. » (Exode 20:3)

La loi de Dieu, étant entièrement bonne, comme Lui, est la loi de l’harmonie ; elle n’inclut ni discordance, ni péché, ni maladie, ni mort. Cette loi peut être appliquée à tout besoin humain, et elle a pour résultat la guérison. Une fois acceptée la prémisse que l’existence est spirituelle et mentale, la prochaine étape logique est de comprendre que, quel que soit le type de maladie ou de limite, ce n’est rien d’autre qu’un faux concept mental qui ne peut pas davantage résister à la correction qu’une erreur de calcul ou qu’une fausse note jouée au piano. Savoir que tout ce que nous voyons est une formation de la pensée mortelle est enthousiasmant et libérateur.

Dans les années 80, le New York Times a relaté une étude médicale très intéressante qui souligne la nature purement mentale de la vie. Des études cliniques ont noté que des patients souffrant de trouble dissociatif de la personnalité présentaient des états physiques différents selon la personnalité différente qu’ils adoptaient. Des symptômes liés à l’épilepsie, aux allergies et au daltonisme – ainsi que des éruptions, des marques et des cicatrices – apparaissaient ou disparaissaient de façon soudaine lorsque les patients passaient d’une personnalité à une autre (Daniel Goleman, « Probing the enigma of multiple personality » [Sonder l’énigme de la personnalité multiple], 28 juin 1988).

Comprendre la nature mentale des choses, c’est un pas en avant, mais cela suffit-il pour entraîner la guérison ? Non, sauf si cette prise de conscience s’accompagne de la certitude humble et joyeuse que Dieu, l’Entendement, est le bien infini et qu’Il ne produit que la santé, l’harmonie et l’immortalité. Le fait de céder à cette vérité spirituelle, quel que soit le tableau qui se présente aux prétendus sens matériels, ouvre la voie vers « l’abri du Très-Haut » mentionné dans le psaume 91 – ce lieu de la compréhension spirituelle où la crainte est absente et qui a un effet guérisseur sur notre conscience. Le résultat est que notre situation s’améliore sensiblement, puisque les conditions matérielles ne sont que la manifestation objective de la pensée humaine.

Pour guérir comme Jésus l’enseignait, il faut se défaire de la notion que nous avons un entendement, ou ego, personnel, séparé de Dieu. Il est spirituellement établi que, comme le déclare la Bible, « nous avons la pensée de Christ » (I Corinthiens 2:16). La guérison se produit naturellement dans la mesure où nous rejetons les schémas de pensée traditionnels ancrés dans la matière, qui incluent toute insuffisance et toute souffrance, et que nous acceptons ce que l’unique Entendement connaît, c’est-à-dire l’activité harmonieuse gouvernée par l’Amour divin. Aligner chaque pensée et chaque action sur l’Amour, c’est la meilleure façon d’avoir une vie saine.

Il y a quelques années, mon mari et moi possédions une maison avec un beau parquet en chêne qui avait besoin d’être rénové. Ayant entrepris de le faire moi-même à la main, j’ai passé la journée sur les genoux à poncer le parquet, sans faire de pause ou presque. J’ai arrêté le travail à 17 h, mais deux heures plus tard, j’ai ressenti des douleurs aux bras. A minuit, la souffrance était telle que j’ai souhaité, l’espace d’un instant, pouvoir me couper les bras ! Trop désespérée pour dormir, je me suis levée du lit pour m’installer sur le canapé afin de réfléchir, dans un esprit de prière, à ce que j’avais appris en étudiant la Science Chrétienne.

Je savais qu’un Dieu tout aimant n’aurait jamais pu avoir la cruauté de créer Ses enfants à partir de la matière périssable. J’avais donc l’autorité divine pour me débarrasser de cette notion erronée selon laquelle j’étais une mortelle blessée et souffrante. Au premier chapitre de la Bible, on lit que l’Esprit a créé l’homme à l’image et à la ressemblance de l’Esprit, et qu’il a donné à l’homme (à chacun de nous) la domination sur toute la terre. Le point de vue général d’une matière-substance et d’une cause et d’un effet physiques est une vision erronée. J’ai réfléchi à la totalité, ou infinité, de l’Esprit et au grand fait que la propre ressemblance spirituelle de Dieu devait nécessairement s’exprimer sous forme de santé, d’harmonie, de paix et de liberté.

Je savais qu’un Dieu tout aimant n’aurait jamais pu avoir la cruauté de créer Ses enfants
à partir de la matière périssable.

La suggestion m’est venue que la douleur diminuerait avec le temps, et que je n’avais qu’à attendre que cela passe. Mais je ne voulais pas accepter cela ! J’ai pensé que le temps ne guérit rien, puisque Dieu est déjà présent et gouverne Sa création de manière harmonieuse à chaque instant. En tant qu’expression spirituelle de Dieu, je savais que j’étais forcément bien maintenant même.

J’ai vu plus clairement que j’étais une idée de Dieu, et qu’une idée ne comporte rien de matériel. Je ne pouvais donc pas être soumise aux lois matérielles de la santé, lesquelles ne sont qu’un ensemble de croyances générales.

Ce raisonnement inspiré par la prière m’a libérée d’un sens erroné et craintif de la vie comme étant dans la matière, au profit de la vraie conscience de la Vie en tant qu’Esprit. J’ai affirmé avec force conviction qu’exprimer Dieu et Le glorifier par une activité constructive ne pouvait engendrer aucune sanction.

Peu de temps après, je me suis sentie apaisée et je me suis assoupie. Je me suis réveillée quelques minutes plus tard, et je n’avais plus aucune douleur. Le fait de passer en si peu de temps d’un état de grande souffrance à un état de normalité et de bien-être m’a fait pleurer de gratitude. J’ai ressenti cette joie qui accompagne le pouvoir de guérison du Christ, la Vérité. C’est dans cet état d’esprit que je suis retournée me coucher, et j’ai dormi jusqu’au matin. La guérison s’est avérée permanente.

Un éditorial de Alan A. Aylwin intitulé « Never quit ! » [N’abandonnez jamais !] (Christian Science Sentinel, 10 avril 1971) ne cesse de m’inspirer. L’auteur parle d’un scientiste chrétien qui a été guéri de la douleur : « De nombreuses expériences antérieures avaient appris à ce scientiste chrétien que toute maladie est un phénomène mental imposé au corps, qui est lui-même un phénomène mental. »

Atteindre le sens plus élevé du néant absolu de la matière et de la totalité de l’Esprit nous libère de la crainte et de la fausse croyance. A mesure que nos pensées deviennent semblables au Christ et que nous gagnons en compréhension spirituelle, nous voyons plus clairement le monde tel que Dieu l’a créé – spirituel et mental – et notre vie devient de plus en plus harmonieuse.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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