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Croissance spirituelle : des moments décisifs

La persistance dans la prière mène à la guérison

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de décembre 2018

Paru d'abord sur notre site le 15 octobre 2018.


J’ai été élevée dans la Science Chrétienne, mais lorsque, jeune adulte, j’ai eu une petite fille, ma foi dans la guérison par la Science Chrétienne a été mise à rude épreuve. Quand je lisais des témoignages dans les magazines de la Science Chrétienne, je pensais que ces guérisons magnifiques ne pourraient jamais m’arriver. Je me disais que je n’avais pas la compréhension nécessaire, ou bien que certaines personnes étaient plus prédisposées à la guérison que d’autres. Bien que je me tourne vers la prière en Science Chrétienne chaque fois que ma fille avait un problème, je m’abstenais de lui parler de Dieu ou de la guérison spirituelle, car j’avais peur qu’en l’absence de guérison, elle n’ait plus confiance en la Science Chrétienne quand elle serait grande. Pourtant la guérison a toujours eu lieu, et je n’ai jamais eu besoin de l’emmener chez un médecin, si bien qu’après coup j’ai toujours regretté de ne pas lui avoir parlé de mes prières.

En 2013, un incident survenu en montagne, le jour de Noël, a marqué un tournant décisif concernant ma foi dans la guérison par la Science Chrétienne. Nous étions allés dans une station de ski en famille, avec des amis. J’ai glissé sur une plaque de verglas, sur la terrasse du chalet, alors que j’apportais à notre groupe un plateau chargé de boissons. J’ai senti mon genou se déboîter, et puis il s’est remis en place dans la chute.

Ma famille m’a aidée à me relever, mais quand je me suis assise sur le banc, j’ai cru que j’allais m’évanouir. Ma sœur a appelé un praticien de la Science Chrétienne pour lui demander de prier pour moi. Tandis que j’étais assise, le regard absorbé par la majesté et la force des montagnes magnifiques qui nous environnaient, j’ai pensé que la force de Dieu était ma force et je n’ai pas perdu conscience. J’étais heureuse de me trouver avec d’autres scientistes chrétiens (enfants et adultes) qui, tous, me soutenaient.

Un pisteur secouriste m’a vivement conseillé de passer une IRM, ajoutant que je devrais peut-être aussi subir une opération au genou ; il m’a expliqué en détail le fonctionnement du genou et pourquoi il pouvait être endommagé. J’ai corrigé en moi-même la suggestion que la matière avait de l’intelligence. Je savais que Dieu était la seule intelligence, et que rien ne pouvait jamais être délogé de sa place, ne serait-ce qu’un instant.

J’avais du mal à marcher, et par moments j’étais envahie par la peur, car je me demandais comment j’allais m’occuper de mon fils d’un an et de ma fille de six ans, des enfants très actifs, lorsque mon mari reprendrait le travail, à la fin des vacances. D’autre part, je fréquentais assidument un club de course à pied avec d’autres mamans. Si je restais absente pendant un certain temps, elles risquaient de m’appeler pour savoir où j’étais passée !

Le lendemain, les cinq heures de trajet retour en voiture ont été paisibles, ce qui m’a donné beaucoup de temps pour prier. Le praticien qui priait avec moi m’avait demandé de méditer un passage d’Ecrits divers 1883-1896 de Mary Baker Eddy, dans lequel l’auteur répond à la question : « L’homme est-il déchu d’un état de perfection ? » Elle écrit ceci : « Si Dieu est le Principe de l’homme (et Il l’est), l’homme est l’idée de Dieu ; et cette idée ne peut manquer d’exprimer la nature exacte de son Principe – pas plus que la bonté ne peut manquer de présenter la qualité du bien… Si Dieu est droit et éternel, l’homme, étant Sa ressemblance, est droit dans la bonté et existe à jamais dans la Vie, la Vérité et l’Amour. Si la grande cause est parfaite, son effet est également parfait… L’homme spirituel est cette ressemblance parfaite et non déchue, coexistante et coéternelle avec Dieu. » (p. 78-79)

Je me suis fermement attachée à ces idées décrivant mon unité avec Dieu, et très vite j’ai « su » avec certitude que j’allais guérir. J’ai vu clairement que c’était là l’occasion de mieux comprendre la vérité concernant Dieu et ma relation à Lui.

Quand nous sommes arrivés à la maison, j’ai pu contribuer aux tâches domestiques. Le lendemain, j’ai pris ma douche, et le dimanche je suis allée à l’église, où j’ai reçu le soutien plein d’amour des membres de mon église. J’étais toute contente de leur raconter la guérison que j’avais eue durant les derniers jours, et ils se sont réjouis avec moi.

Je pouvais marcher, mais j’ai commencé à sentir une grande raideur au dos et à la nuque, au point de ne plus pouvoir tourner la tête. Je me suis réveillée pleine de craintes durant la nuit. Je me suis alors levée pour aller lire et prier. Cette semaine-là, le sujet de la Leçon biblique indiquée dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne était « Dieu ». J’avais constaté le lien direct entre la diminution de la douleur handicapante et chaque étape de progrès dans la compréhension de mon lien d’unité avec Dieu, le bien, et comme je trouvais toujours ces idées qui guérissent dans la Leçon, je savais que je serais guérie. Le lendemain, la raideur avait complètement disparu.

J’étais très reconnaissante de ce progrès, mais je marchais encore lentement, avec difficulté et en boitant. Je suis alors tombée sur un article qui avait beaucoup aidé ma famille quand j’étais enfant. Parlant de l’homme, l’idée spirituelle de Dieu, comme d’ « une unité », l’auteur écrivait ceci : « Une unité ne peut être un mélange de contraires, en partie malade, en partie saine, pécheresse un certain jour et bonne le lendemain, capable de voir mais non d'entendre, de digérer mais non pas de marcher. Parce que son individualité est une unité de la Vie divine, l'homme est fort, impeccable, harmonieusement actif ; il voit, il entend. Il ne saurait en aucune manière être moins qu'un nombre entier, exprimant sans réserve les qualités, le caractère, l'activité de Dieu. Parce que l'homme est une unité, un nombre entier, son être exprime à jamais d'une manière complète la santé, l'action, la perception, la sainteté du divin Principe ; cette manifestation est le but même de sa vie. L'homme ne descend jamais au-dessous de cette norme. » (Paul Stark Seeley, “L’homme est une unité,” Le Héraut de la Science Chrétienne, février 1944). Cela m’a permis de me voir comme Dieu me voit, c’est-à-dire parfaite, complète et spirituelle.

J’étais bien décidée à retourner à mon club de course à pied. Cependant, comme l’exercice m’avait permis de me sentir mieux physiquement et mentalement, je me suis rendu compte que j’y avais vu une sorte de thérapie. J’avais plutôt besoin de me tourner vers Dieu dans les moments d’abattement. J’avais justement dit à mes élèves de l’école du dimanche, le matin même, qu’ils pouvaient se tourner vers Dieu à tout moment, qu’ils aient peur, qu’ils se sentent découragés ou qu’ils soient en colère, et je leur avais assuré qu’ils sentiraient Sa proximité. Est-ce que je ne pouvais pas le faire, moi aussi ?

Je me suis mise à réfléchir à la bonté de Dieu, et j’ai éprouvé une profonde reconnaissance pour la Science Chrétienne et pour les grands progrès réalisés depuis ce jour à la montagne. Il m’est apparu clairement que je n’avais pas besoin d’exercice pour avoir un corps en bonne santé ou pour être heureuse. Tout ce dont j’avais besoin pour exprimer la plénitude m’était déjà donné par Dieu, la Vie divine, et ma vie était l’expression de cette Vie divine.

Grâce à cette compréhension nouvelle, je savais que lorsque je retournerais à mon club de course à pied, ce serait pour démontrer la liberté et la joie, et non pour acquérir de la force physique. La compréhension du fait que Dieu est la seule origine du bien a marqué un tournant décisif ; je me suis rendu compte qu’à bien des égards, j’avais recherché le bien-être dans la matière, de même que, par exemple, l’énergie, les ressources et l’épanouissement. Si j’acceptais que la matière et l’exercice physique soient une source de bien, ils pouvaient aussi être une source de douleur, d’accident, de hasard et de conséquences fâcheuses. Il me fallait spiritualiser mes pensées à propos de tout et de tout le monde pour voir que j’étais moi-même spirituelle. Je ne pouvais accepter plus longtemps que ce qui était bon pour moi ait une autre origine que Dieu, l’Esprit.

Le lendemain, je suis sortie promener le chien et j’ai pu marcher normalement sans boiter. J’ai eu des larmes de joie. Je suis retournée à mon club de course à pied la semaine suivante et j’ai couru dans une totale liberté de mouvement. Personne ne m’a demandé pourquoi j’avais été absente pendant quatre semaines. C’était comme si je n’avais pas manqué un seul jour.

Depuis cette guérison, je suis très reconnaissante de chaque progrès accompli, et de pouvoir aller chercher mon fils ou conduire ma fille à l’école en voiture. Toute activité est l’expression de Dieu, qui est la Vie, la Vérité et l’Amour que nous exprimons dans tout ce que nous faisons.

A présent, je n’hésite plus à parler à mes enfants de la toute présence de Dieu. Je sais que la guérison ne concerne pas seulement une poignée de « privilégiés », mais qu’avec de la persistance et une meilleure compréhension, la guérison est accessible à tous. On ne prie jamais pour faire disparaître quelque chose de réel ; on ne fait que dévoiler la vérité de la loi d’harmonie qui est toujours présente et prête à être découverte et démontrée tous les jours.

Kathy Keller Bauer

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Les témoignages de guérison dans le magazine m’ont tout particulièrement rassurée en me montrant que la guérison spirituelle a bien lieu aujourd’hui, et que tout le monde est capable de guérir et d’être guéri par la prière ; ce n’est pas un privilège réservé à quelques-uns.

– Ivonne Gil Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, octobre 2018 

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