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« Quelle est la cause de mes ennuis ? »

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’août 1996


La Pensée Humaine présume que toutes choses, bonnes ou mauvaises, ont une cause. Elle le fait aussi instinctivement que l'abeille butine le nectar des fleurs et que les oiseaux migrateurs s'envolent vers un climat plus propice à l'approche de l'hiver.

La pensée humaine présume que toutes choses, bonnes ou mauvaises, ont une cause.

Dans le cadre de la logique traditionnelle, il est assez naturel d'admettre cette hypothèse. Or, la logique de la métaphysique chrétienne, qui a le pouvoir de guérir, suit une autre ligne de raisonnement: puisqu'il existe une cause «infinie» — Dieu, le bien — il ne saurait s'y ajouter une autre cause qui soit «finie».

Dans la prière et le raisonnement de la Science Chrétienne, nous nous proposons de partir d'une cause réelle, qui est divine, afin de parvenir à l'effet, c'est-à-dire au résultat, correct. En guérissant par la métaphysique chrétienne, nous apprenons, à l'exemple de Christ Jésus, à rechercher la solution dans la source de toutes choses, Dieu. Nous nous détournons de l'apparence de la maladie et du mal, non pas pour fermer les yeux sur ces fléaux, mais pour comprendre que le Principe éternel, l'Amour, est la seule cause qui existe, en tout temps et en tout lieu. Nous aboutissons ainsi à l'effet correct, parfaitement bon. Autrement dit, nous trouvons la guérison et la solution des problèmes. D'ailleurs, nous recherchons uniquement la cause des choses spirituelles et bonnes, puisqu'elles sont les seuls effets véritables. La cause en est toujours le Principe immuable, l'éternel bien.

L'existence d'une cause unique, le bien, ne semble pas en conformité avec ce qui se passe dans le monde des sens, loin de là. Par conséquent, dans l'existence humaine, nous avons tendance à accepter des causes apparentes d'une diversité sans fin. Quelle est la cause de tout cela ? demanderat-on dans la détresse ou dans la maladie. Ou, du moins, l'on sera tenté de se poser la question. Or, chaque fois qu'on cherche la cause de quelque chose de mauvais, on accepte la réalité de l'effet apparent. Si l'on s'évertue chercher la cause directe de la rougeole, on admet la réalité de cette maladie. La réponse à la question «Quelle est la cause de mes ennuis ?» est que cette question même est soulevée dans le domaine de faux, celui des sens matériels. Il faut donc l'examiner à la lumière de la Science divine.

Le Principe éternel, l'Amour, est la seule cause qui existe, en tout temps et en tout lieu.

Qu'en est-il de la question du mal, qui étonne souvent et que la théologie humaine a transmise au fil des âges ? Une interrogation, que l'on retrouve sous diverses formes l'exprime: «Si Dieu est le bien, omnipotent, et l'unique Créateur, d'où vient le mal ?»

C'est là une question fréquente, mais elle est trompeuse. Elle présume, en effet que les accidents, la mortalité, la corruption, les virus, etc. sont des effets réels, et que, partant, ils doivent avoir une cause directe. Des millions d'êtres humains peuvent sembler trompés par la prétention du mal à la réalité et paraître agir en fonction de cela. Cependant, si nous nous proposons de mettre à découvert la source fondamentale de l'erreur, nous cherchons midi à quatorze heures, car celle-ci n'a aucune cause en dehors de la croyance mortelle.

Toute cette affaire — la question de l'origine du mal et la perplexité qu'il fait naître chez les mortels — n'a pas un brin de réalité ni une ombre d'autorité divine. L'erreur est de croire que le mal est réel et qu'il doit, par conséquent, avoir un créateur, autrement dit, qu'il doit venir quelque part. La meilleure des logiques, cependant, dira bien que «rien» ne vient pas de «quelque part» !

Il peut nous être indispensable de dévoiler les fausses causes sur le parcours qui nous amènera à découvrir et à prouver que Dieu est la seule et unique cause, le seul et unique Créateur. Science et Santé de Mary Baker Eddy donne une explication de ce qui semble se passer en croyance: «L'entendement mortel forme toutes les conditions du corps mortel et gouverne l'estomac, les os, les poumons, le cœur, le sang, etc., aussi directement que la volition ou volonté fait mouvoir la main.»Science et Santé, p. 220. Il est important de saisir ce point en vue de la guérison. Il révèle d'où semble provenir la maladie.

L'erreur est de croire que le mal est réel et qu'il doit, par conséquent, avoir un créateur.

Que faire après avoir mis en évidence que la fausse cause directe est l'entendement mortel? On pourrait reconnaître que l'entendement mortel n'est pas le véritable Entendement, Dieu, mais seulement l'affirmation hypothétique que Dieu n'est pas infini. On pourrait admettre, afin de faire un pas en direction de la guérison, qu les états physiques sont des images et des croyances que semble générer et régir l'entendement mortel.

Or, la guérison se produit bien plus sûrement lorsque cette explication de la cause des maux, qui est utile au point où on en est, mène à un point de vue encore plus élevé d'où l'on perçoit qu'il n'existe qu'une seule cause, Dieu, et que tout ce que Dieu engendre est bon, permanent, spirituel, bienveillant, exempt de toute maladie. Pour le seul et unique Créateur, l'Esprit — et Son expression, l'homme — il n'y a ni entendement mortel ni corps matériel. Ce sont là des illusions, même si elles sont persuasives, engendrées par le rêve de la vie dans la matière.

Pourquoi les questions sur l'origine du mal reviennent-elles si souvent à la surface ? Pourquoi cette répugnance à admettre que Dieu est la seule origine de toutes choses réelles et permanentes ? Parce que, si la conscience matérielle admettait l'existence d'une seule et unique cause, qui est Dieu, le bien permanent, elle s'autodétruirait. Elle se retrouverait sans créateur. Pour la conscience matérielle, reconnaître que l'Entendement immortel est la seule origine de tout ce qui est réel, ce serait un suicide. Effet sans cause, elle disparaîtrait.

La véritable cause et le véritable effet sont inséparables. Ou encore, si vous préférez, ce sont deux aspects de la même chose. Une cause sans effet ne serait plus une cause. Un effet sans cause serait un effet illusoire, pas du tout ce qu'il prétend ou semble être. Ce serait comme le soleil sans ses rayons ou les rayons du soleil sans soleil. C'est impossible à concevoir.

La Science Chrétienne explique, assure et prouve qu'il n'existe, en réalité ni pouvoir, ni influence, ni ruse de la conscience susceptible de nous faire croire un mensonge ou de nous faire perdre du temps à chercher ce qui ne saurait se trouver. Dans notre être véritable, l'expression de Dieu, il n'existe rien qui nous incite à rechercher quelque origine en dehors de Dieu.

Qu'est-ce qui nous pousse donc à le faire? C'est le magnétisme animal, nom donné à tout ce qui prétend diviser la seule et unique cause — Dieu, le bien — en différentes causes matérielles ayant toutes sortes d'effets négatifs. Cependant, le magnétisme animal est lui-même dépourvu de cause, c'est «la malédiction sans cause», pour reprendre une expression biblique tirée de la phrase suivante: «La malédiction sans cause n'a point d'effet.» Prov. 26:2. La certitude spirituelle que rien ne peut se produire sans cause contribue à effacer le mal de notre existence.

Qu'en est-il de la mauvaise pratique mentale et du mesmérisme, qui ne sont que deux aspects différents du magnétisme animal? S'ils ne sont rien par essence, faut-il s'en defendre? Même si l'on sait intellectuellement que, selon la Science Chrétienne, ces maux n'ont aucune origine, il faut en être intimement persuadé. Grâce à la prière et à l'étude, nous sentirons, dans chaque fibre de notre être, que la seule cause véritable, l'Amour infini, nous bénit sans mesure, et que rien d'autre n'existe en dehors de l'Amour et de son expression. Il ne reste aucune place pour une malédiction ou une victime.

Ne nous hâtons donc pas de nous rire du mal et de hausser les épaules en affirmant qu'il n'existe pas. Les mots ne suffisent pas. Rejetons le mal avec une profonde conviction, inspirée de l'Ame, et notre existence s'en trouvera moins polluée. Mary Baker Eddy nous indique très simplement ce qu'il faut faire: «Les bonnes pensées constituent une armure impénétrable; revêtus de cette armure, vous êtes entièrement à l'abri des attaques de l'erreur, quelle qu'en soit la nature. Non seulement vous êtes vous-mêmes en sécurité, mais tous ceux sur qui reposent vos pensées en bénéficient.» The First Church of Christ, Scientist, and Miscellany, p. 210.

Il n'existe pas d'effets physiques ni de symptômes qui soient extérieurs à l'état mental.

Nous pouvons entretenir toujours davantage de bonnes pensées, en sachant qu'elles puisent en Dieu leur origine et leur impulsion, mais nous pouvons aussi revendiquer avec fermeté la protection qu'elles nous assurent au lieu de nous contenter d'y croire vaguement. Affirmons, d'une façon catégorique, que les bonnes pensées nous protègent des attaques présumées du mal, attaques pouvant se dissimuler sous le déguisement de théories médicales, de prévisions économiques inquiétantes, d'annonces de catastrophes naturelles, etc., etc.

Cette remarque pénétrante de Mary Baker Eddy est d'une importance capitale: «La Science Chrétienne explique toute cause et tout effet comme étant mentaux, non physiques.» Science et Santé, p. 114. C'est là un rappel précieux de la nature mentale de toutes choses. Néanmoins, il semble à la croyance humaine que des états mentaux puissent produire des résultats physiques, et il est très utile de le comprendre. Cependant, étant donné la réalité absolue de la seule et unique cause divine, le physique n'est jamais autre chose qu'une apparence: il ne passe jamais à l'état de réalité. Les conséquences externes, en apparence, de la pensée mortelle sont mentales, elles aussi. Savoir que « toute cause et tout effet » sont « mentaux, non physiques » est particulièrement important. Cela oblige à surveiller sa pensée.

Toute cause non divine est une cause illusoire.

En vérité, il n'existe pas de causes mentales produisant des effets sur un corps charnel. Pourquoi ? Parce qu'il n'existe pas d'effets physiques ni de symptômes qui soient extérieurs à l'état mental. La cause et l'effet sont tous deux de nature mentale. La réalité, pure et simple, est que tout entendement est Entendement, l'Entendement divin, et que toute cause et tout effet véritables ne sont ni humains ni mortels, mais divins.

An niveau des apparences humaines, c'est dans la pensée que tout se passe: le bon, le mauvais et l'indifférent. Dans le domaine des apparences, il existe une foule de causes. Mais nous trouvons la guérison et nous progressons spirituellement, si, chaque jour et à chaque instant, nous nous rappelons cette vérité spirituelle catégorique: toute cause non divine est une cause illusoire.

Dieu est la seule cause de toute action et de toutes choses. C'est là le fil solide dont est tissée la Bible, aussi bien dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament. C'est là aussi, incontestablement, ce qui est à la base des guérisons et des enseignements de Christ Jésus.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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