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Pas de quartier à la matière

[Original en français]

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de mai 1960


Le premier livre des Rois relate comment Achab, roi d'Israël, défit à deux reprises les armées du roi de Syrie. Achab obtint ces victoires, parce qu'il avait suivi les directives d'un prophète envoyé de Dieu. Sans la clairvoyance de ce prophète, les troupes du roi d'Israël eussent sans doute été écrasées sous le nombre. « Campés en face d'eux [les Syriens], les Israélites ressemblaient à deux petits troupeaux de chèvres, tandis que les Syriens couvraient le pays » (I Rois 20:27). Défait, le roi de Syrie vint se présenter à Achab, qui, en signe de réconciliation, le fit monter dans son char et épargna sa vie.

En retournant de la bataille, Achab fut abordé par un prophète qui s'adressa à lui en ces termes (verset 42): « Ainsi parle l'Éternel: Parce que tu as laissé échapper de tes mains l'homme que j'avais voué à l'interdit, ta vie répondra pour la sienne et ton peuple pour son peuple. » Cette dénonciation de la clémence d'Achab peut surprendre. Cependant, il est probable que le roi d'Israël pratiquait une politique d'opportunité à cause des événements politiques et militaires qui eurent lieu à ce moment. Au lieu de s'appuyer exclusivement sur le Dieu de ses pères, Achab conclut même une alliance avec son ancien adversaire, alliance qui tourna à son désavantage et ne fut que temporaire.

Transposé dans l'expérience de tous les jours, ce récit peut nous aider à comprendre le pourquoi de nos difficultés. Il sert à illustrer l'inconsistance d'une manière de penser où la croyance en la matière et l'admission de l'existence de l'Esprit, Dieu, essayeraient de faire bon voisinage. La Science Chrétienne nous apprend qu'une telle coexistence est impossible, et que la croyance en la réalité de la matière doit être totalement détruite. Étant donné leurs natures respectives diamétralement opposées, l'Esprit et la matière s'excluent l'un l'autre. En effet, l'Esprit étant infini et la matière étant irréelle et finie, la matière ne saurait trouver de place dans l'Esprit; et inversement, la matière ne saurait toucher ou contenir l'infini. Parce que Dieu, l'Esprit, est Tout, la matière n'est rien; Dieu l'a vouée « à l'interdit » de toute éternité.

Mrs. Eddy écrit dans Science et Santé (p. 231): « Il est inutile que l'homme cherche à faire ce que Dieu ne peut pas faire. Si Dieu ne guérit pas les malades, ils ne sont pas guéris, car aucune puissance inférieure ne saurait égaler la Toute-puissance infinie; mais Dieu, la Vérité, la Vie, l'Amour, guérit incontestablement les malades par la prière des justes. »

Christ Jésus mettait ceux qui l'écoutaient en garde contre les soi-disant moyens de guérison dans lesquels le Christ, la Vérité, n'était pas l'agent guérisseur. Par exemple, lorsqu'il rendit la parole à un muet, Jésus dit à ceux qui l'accusaient de travailler avec Satan (Luc 11:17, 18): « Tout royaume divisé contre lui-même est réduit en désert, et ses maisons tombent l'une sur l'autre. Si donc Satan est aussi divisé contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il, puisque vous dites que c'est par Béelzébul que je chasse les démons ? »

Ses paroles réduisaient à néant l'assertion faite par ses ennemis selon laquelle son pouvoir de guérir était d'origine diabolique, car il dénonçait ainsi un soi-disant mode de guérison dans lequel la volonté humaine joue un rôle prépondérant, ou dans lequel la matière est douée d'intelligence. Mrs. Eddy donne cette description du Sauveur du genre humain dans son Message to The Mother Church for 1901 (p. 23): « Il était intransigeant; il fut un réformateur; il mit la cognée à la racine de toute erreur, amalgamation, et composés. Il n'employa pas de médecine matérielle, ni n'en recommanda, et il apprit à ses disciples et adhérents à faire de même; par conséquent, il démontra son pouvoir sur la matière, le péché, la maladie et la mort, comme aucune autre personne ne l'avait jamais fait. »

L'efficacité de la guérison spirituelle, telle qu'elle est révélée en Science Chrétienne, réside dans le fait qu'elle est basée sur la totalité de Dieu, l'Esprit, et du néant de la matière. Comment, dès lors, pouvons-nous réussir à guérir, si la compréhension que l'Esprit est la seule substance véritable vient à être troublée par l'admission qu'il existe un autre agent guérisseur ayant des qualités opposées ? Ceux qui, ayant décidé de s'appuyer sur l'Esprit, penseraient favoriser la guérison par l'emploi d'un remède matériel à titre secondaire, ne font rien moins que d'adultérer l'essence de la conscience-Christ.

L'esprit du Christ, fait de qualités telles que la spiritualité, la pureté et l'amour, était à la base des guérisons opérées par le Maître. Le Christ, la Vérité, démontré par Jésus, existe de toute éternité. Le Christ seul peut amener la guérison, celle de la pensée aussi bien que celle de sa manifestation extérieure, le corps humain.

A ceux qui seraient tentés de s'écarter de la voie de la guérison chrétienne pure, ces paroles de l'Écriture peuvent servir d'avertissement (Jér. 6:14, 15): « Ils pansent négligemment la plaie de la fille de mon peuple. Paix ! paix ! disent-ils, alors qu'il n'y a point de paix. Sont- ils confus d'avoir commis des abominations ? Ils n'en ont aucune honte, et ne savent plus ce que c'est que rougir. C'est pourquoi ils tomberont avec ceux qui tombent. »

La morale contenue dans le récit biblique mentionné au début de cet article devrait nous aider à ne pas devenir des Achabs. En ce qui nous concerne ici, pour ce qui est de la guérison scientifique, nous éviterons de faire monter la matière dans le char de l'Esprit. La fidélité au Principe, Dieu, l'Esprit, l'Amour, la Vérité, la Vie, trouve sa récompense dans une amélioration de notre santé morale et physique, la conscience de l'harmonie. Cette fidélité nous confère le titre de serviteurs du Dieu Très- Haut, à tout jamais dans la présence divine, à l'abri de tout danger, entourés de Sa tendresse ineffable, saints, purs et parfaits.


Déjà je sais que l'Éternel a délivré son Oint. Il lui répondra du haut des cieux, de sa demeure sainte, par le secours puissant de sa main droite. Les uns se glorifient de leurs chars, d'autres de leurs chevaux; mais nous, c'est du nom de l'Éternel, notre Dieu, que nous nous glorifions. — Psaume 20:7, 8.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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