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Comment j’ai connu la Science Chrétienne

Nous ne sommes pas en compétition

From the mars 2018 issue of The Herald of Christian Science

Paru d'abord sur notre site le 12 janvier 2018.


Quand nous étions enfants, mon frère, mes deux sœurs et moi étions sans cesse en compétition, surtout quand il s’agissait de retenir l’attention et de se sentir reconnu. Puis quand nous sommes devenus adultes, nous avons été en compétition pour celui qui gagnerait le plus d’argent et s’achèterait la plus grande maison. Rétrospectivement, je pense que nous devions croire qu’il n’y avait pas assez de bonnes et belles choses pour tous, et nous étions déterminés à en obtenir notre part.

Pendant de nombreuses années, j’ai vendu des diamants. J’avais l’impression d’être environnée d’amour, car en général les gens achètent des diamants parce qu’ils aiment quelqu’un. Bien que mes motivations soient pures au début, j’ai toujours aimé la pression liée à la compétition. Ma société participait à des concours de vente dont les prix étaient fabuleux, et j’estimais qu’il était essentiel de figurer parmi les vingt-cinq meilleurs vendeurs au niveau national.

Un jour de 1990, une femme est entrée dans ma bijouterie, accompagnée de son fils, afin de cosigner la demande de prêt de celui-ci pour l’achat d’un diamant destiné à sa fiancée. En remplissant le formulaire, je lui ai demandé quelle était son activité, et elle m’a répondu qu’elle était praticienne de la Science Chrétienne. Je n’avais jamais entendu parler de ce métier, alors je lui ai posé des questions, auxquelles elle s’est fait un plaisir de répondre.

Désireuse d’en savoir plus, je lui ai proposé de l’appeler plus tard. Elle a accepté, et nous avons parlé par téléphone. Elle a répondu avec patience à mes nombreuses questions sur la Science Chrétienne, puis elle m’a envoyé des exemplaires des périodiques de la Science Chrétienne ainsi que Science et Santé avec la Clef des Ecritures de Mary Baker Eddy.

J’avais été élevée dans une religion fondamentaliste, et j’entretenais à la fois une crainte de Dieu et le sentiment de n’être pas digne de Lui qui m’empêchaient de me sentir proche de Lui. Mais Science et Santé a répondu à toutes mes questions concernant Dieu, et j’ai lu ce précieux livre d’un bout à l’autre en deux semaines.

Comme ma clientèle comptait un grand nombre d’hommes qui achetaient des bagues de fiançailles et des alliances, j’ai été particulièrement intéressée par la définition du mot « époux » dans le Glossaire de Science et Santé : « Compréhension spirituelle ; la pure conscience du fait que Dieu, le Principe divin, crée l’homme comme Sa propre idée spirituelle, et que Dieu est le seul pouvoir créateur. » (p. 582)

J’ai eu le sentiment que cet « époux » était apparu dans ma vie et qu’il s’appelait « Science Chrétienne ». Plus je comprenais que la véritable substance est spirituelle, moins les choses matérielles me paraissaient importantes, et moins je ressentais le besoin d’entrer en compétition pour les obtenir.

Mon mariage n’a duré qu’une dizaine d’années de plus, car mon mari était opposé à cette Science. Après mon divorce, je suis partie vivre dans une ville où je ne connaissais personne. J’ai prié, étudié et obtenu des guérisons. Pendant six ans, j’ai été gérante d’un Asher House (foyer universitaire pour étudiants scientistes chrétiens), tout en continuant le négoce de diamants.

J’ai eu de nombreuses preuves de l’amour de Dieu et de Ses bienfaits durant cette époque. La maison dans laquelle nous habitions avait près d’un siècle et nécessitait de nombreuses réparations, trop coûteuses pour notre budget annuel. Alors un soir, j’ai rassemblé les étudiants, afin de faire avec eux la liste des réparations à proposer au siège de notre fondation, et de prier ensemble au sujet des ressources nécessaires pour couvrir ces dépenses.

Nous avons prié jusque tard dans la nuit, affirmant que Dieu est à l’origine de tout bien et qu’Il n’a jamais de limites. Nous savions qu’en réalité notre foyer était une idée spirituelle et que les idées de Dieu s’accompagnent toujours d’abondantes ressources. La réunion s’est déroulée sous le signe de la joie, de l’amour et d’un grand optimisme.

Deux jours plus tard, j’ai reçu un appel de notre fondation : nous venions de recevoir un legs important, dont une grande partie devait servir à la réhabilitation de notre maison. La rénovation a duré environ un an, et aujourd’hui la maison est magnifique !

Après mon divorce, j’ai retrouvé un ami qui était avec moi à l’école primaire. Lors de nos retrouvailles, nous avons tous deux déclaré que nous ne nous remarierions jamais. Ma principale raison était que la Science Chrétienne passait avant toute autre chose dans ma vie. Mais j’ai vu que cet homme me soutenait dans mon étude de la Science Chrétienne, et cinq mois plus tard, nous étions mariés.

Lors d’un voyage à Boston, mon mari a vu mon visage s’illuminer durant une visite de L’Eglise Mère. Il m’a alors demandé si j’avais envisagé de devenir praticienne de la Science Chrétienne. Il savait que je recevais déjà des appels de personnes souhaitant guérir par la prière, et j’étais reconnaissante de ses encouragements désintéressés. J’hésitais pourtant à m’engager dans la pratique publique à plein temps. J’aimais la vie que je menais et ne voulais rien y changer.

De retour chez nous, j’ai ressenti une vive douleur sur la peau, à hauteur du front. Mon frère avait eu ce genre de symptôme et on lui avait diagnostiqué un zona. Il m’avait alors fait part des prévisions alarmantes de son médecin. Malgré mes prières et le soutien de divers praticiens à différents moments, la douleur ne me laissait aucun répit.

Un matin, après avoir étudié la Leçon biblique indiquée dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne, j’ai relu l’histoire de Jonas, dans la Bible. Dieu avait demandé à Jonas de prêcher Sa parole à Ninive. Ayant refusé, Jonas se retrouva dans le ventre d’un grand poisson. Cette histoire m’a semblé contenir une leçon à mon intention, concernant mon engagement dans la pratique de la Science Chrétienne. J’ai dit à Dieu : « D’accord ! J’irai à Ninive ! »

La douleur au front a disparu aussitôt, et j’ai été guérie. Deux mois plus tard, j’étais praticienne à plein temps, inscrite à ce titre dans le répertoire du Christian Science Journal. C’est le travail le plus enrichissant que j’ai jamais eu, quelle que soit l’heure à laquelle le téléphone sonne.

Mon mari est photographe professionnel ; quant à moi, j’aime peindre. Il y a peu, nous sommes allés rechercher certaines des œuvres que nous avions déposées afin qu’elles soient sélectionnées pour une exposition artistique locale. Mon mari leur avait apporté trois photos et moi trois tableaux. Deux de ses photos ont été sélectionnées pour l’exposition, mais tous mes tableaux ont été refusés. J’étais effondrée et j’en voulais au jury.

Je me suis tournée humblement vers Dieu pour demander Son aide. Sa réponse m’est venue si clairement que j’ai presque eu peur de ce que d’autres aient pu l’entendre : « Mon enfant, ai-je entendu, quand vas-tu comprendre que tu n’as pas besoin d’une acceptation humaine, mais uniquement de Mon approbation ? »

Soudain, j’ai su que je foulais une terre sacrée. J’ai compris que ce qu’il me restait encore d’esprit de compétition avait été réprouvé. Comme il est dit dans l’épître aux Hébreux : « Le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. » (Hébreux 12:6) Mon cœur s’est adouci, et grâce à un point de vue spirituel nouveau, j’ai vu que cette ancienne tendance à se mettre en compétition pour des choses matérielles n’avait jamais fait partie de mon vrai moi, reflet de l’Amour divin.

Mes progrès spirituels réguliers me prouvent qu’il y a toujours assez de bien pour tout le monde. Dieu a bien plus de ressources en réserve pour chacun de nous que ce que nous pourrions jamais imaginer. En Lui accordant la priorité dans ma vie, j’ai eu de nombreuses preuves rassurantes que « l’Amour divin a toujours répondu à tout besoin humain et y répondra toujours » (Science et Santé, p. 494).

Becky Barrett-Alford

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—Alfred F. Schneider, Le Héraut de la Science Chrétienne, juillet 1978

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