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Se libérer des craintes superstitieuses

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’mars 1994


La Crainte Est un tourment. Elle sème la confusion, la maladie et la souffrance. Et, dans le monde d’aujourd’hui, bien des gens doivent faire face à des craintes variées. Dans certaines parties du monde, la peur se présente sous forme de superstition, ainsi que j’ai pu l’observer en Afrique. Il existe une croyance tribale qui interdit de cultiver, de chasser ou de pêcher en certains lieux et certains jours de la semaine. Si ces tabous sont violés, les gens croient que les esprits, les dieux et les déesses des rocs, des arbres, des rivières, du tonnerre seront offensés et se vengeront en envoyant la pauvreté, la maladie, les accidents, la stérilité, voire même la mort.

Pouvons-nous nous affranchir de la peur ? Les Écritures l’affirment. L’apôtre Paul déclare, dans sa Seconde épître à Timothée, que « ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse » II Tim. 1:2..

La Science ChrétienneChristian Science (’kristienn ’saïennce) nous montre que la crainte, quelle qu’elle soit, est une illusion dont nous sommes victimes parce que nous ignorons la vérité de l’être. Savoir que l’homme spirituel, créé par Dieu, ne comporte pas la moindre parcelle d’imperfection nous permet de chasser la crainte.

Dans presque toutes les difficultés que nous rencontrons se trouve un élément de crainte, qu’elle soit latente, éloignée ou immédiate. Notre tâche est de la démasquer et de laisser la Science Chrétienne la dissoudre. Mary Baker Eddy, qui a découvert et fondé la Science Chrétienne, nous en indique le moyen. Dans Rétrospection et Introspection, elle écrit: « La Science dit à la crainte: “Tu es la cause de toute maladie; mais tu es une fausseté, constituée par toi-même; tu es ténèbres, néant. Tu es ‘sans espérance et sans Dieu dans le monde’. Tu n’existes pas, et tu n’as aucun droit d’exister, car ‘l’Amour parfait bannit la crainte’.” » Rétr., p. 61.

A la lumière de cette vérité, comment pouvons-nous accepter la crainte et lui permettre de nous gouverner ? Il nous faut plutôt nous réveiller, nous révolter contre elle et laisser la Vérité la détruire. Dieu ne nous menace ni ne nous punit. Il est l’Amour universel, immuable. Sa loi est toujours présente, toujours à l’œuvre pour nous racheter, nous fortifier et nous guérir. Lorsque nous comprenons et acceptons cette puissance toujours présente de l’Amour divin, nous pouvons démontrer son efficacité en chassant la crainte, ainsi que je le fis il y a quelques années.

Je passais le week-end avec des amis, dans un village reculé du Ghana. J’avais consacré une bonne partie du dimanche matin à l’étude de la Leçon biblique indiquée dans le Livret trimestriel de la Science Chrétienne. Le sujet de la semaine était « La nécromancie ancienne et la moderne, autrement dit le mesmérisme et l’hypnotisme, dénoncées ». Pendant le dîner, mon hôtesse m’apprit que son cousin, qui habitait tout près, était dans un état critique. Je lui proposai d’aller, avec elle, rendre visite à son parent.

En route, elle me révéla que la maladie était la vengeance du dieu ancestral de la forêt, qui punissait ainsi son cousin pour avoir arraché des plants de manioc un jour où cette activité était interdite. Elle ajouta que la situation était sans espoir, car le grand féticheur avait prédit la mort.

Je m’arrêtai quelques instants avant d’entrer chez le malade, pour nier mentalement le pouvoir de la superstition et affirmer que, puisqu’elle ne vient pas de Dieu, c’est une fausse croyance qui n’a aucun pouvoir d’effrayer qui que ce soit ni de le rendre malade. Une fois dans la chambre, je pus constater qu’en effet le jeune homme était en mauvais état. Il était couché, enveloppé dans des couvertures et tremblait de tout son corps, les yeux rivés au plafond. Je me penchai sur lui pour lui recommander de placer sa confiance dans le Dieu tout-puissant.

Il acquiesça, mais murmura que je devais prier pour lui parce que le dieu de la forêt l’entraînait vers l’abîme. D’une voix ferme, je lui fis remarquer que le Dieu tout-puissant était sa Vie et sa force mêmes, et que la volonté de Dieu était bonne. Je lui assurai que Dieu l’aimait et qu’Il ne pouvait ni créer ni permettre une influence néfaste capable de punir, de molester ou de tuer Son enfant. Je le pressai aussi de se rendre compte qu’il était gouverné par la loi de Dieu et donc qu’aucun mal ne pouvait lui arriver.

Il soupira. « Vraiment ? » demanda-t-il. « Tout à fait ! » répondis-je. Il me demanda de l’aider à s’asseoir. Nous restâmes quelques instants silencieux, instants pendant lesquels j’affirmai en moi-même que l’identité spirituelle de l’homme, enfant de Dieu, est parfaite et intacte, et que les fausses croyances n’ont pas le pouvoir de lui nuire.

Le jeune homme poussa un nouveau soupir et se recoucha. Je citai des versets de l’Épître aux Romains qui figuraient dans la Leçon biblique de la semaine: « C’est l’heure de vous réveiller enfin du sommeil » et « Dépouillons-nous donc des œuvres des ténèbres, et revêtons les armes de la lumière. » Rom. 13:11, 12.

« Est-ce possible ? » me demanda-t-il. Je lui assurai que Dieu lui donnait le pouvoir de le faire.

Aussitôt il se leva, s’habilla et sortit de la chambre avec moi, en pleine forme. Les chaînes de la superstition sans fondement qui l’hypnotisait avaient été rompues. Sa détresse et son désespoir avaient disparu.

Lorsque sa cousine, stupéfaite, lui demanda ce qui s’était passé, il répondit: « C’est merveilleux. Je me sens comme neuf. Je crois que le Dieu tout-puissant a envoyé Ses anges pour me libérer des griffes des dieux de la forêt. »

Quatre ans plus tard, je le rencontrai au Nigeria, où il était allé travailler. Il m’était très reconnaissant de la façon dont je l’avais encouragé à faire confiance à Dieu. Il me déclara, tout joyeux: « Je ne redoute plus aucun tabou ni aucun gris-gris africain. Je sais qu’ils sont sans pouvoir. Je n’honore que le Dieu tout-puissant. »

Je me réjouis avec lui car, moi aussi, j’avais appris quelques vérités importantes grâce à cette rapide guérison:

1. C’est toujours Dieu qui guérit. Son travail est déjà accompli. Le nôtre est de reconnaître Son pouvoir.

2. Lorsque c’est nécessaire, nous devons affirmer avec véhémence la totalité et la bonté de Dieu.

3. L’omnipotence de Dieu est toujours présente, et elle est démontrable lorsque, grâce à la prière, nous comprenons qu’Il est la Vérité, la Vie, l’Amour, et qu’Il maintient l’harmonie parfaite de l’homme. Dès que celui qui souffre perçoit ne serait-ce qu’une lueur du pouvoir curatif et de la présence de Dieu, sa conviction erronée de la réalité du mal commence à céder à la Vérité, et la guérison se produit.

4. L’obéissance à la Règle d’or, qui nous demande de faire aux autres ce que nous voudrions qu’ils nous fissent, nous donne le désir d’aider nos semblables sans la moindre hésitation.

5. Grâce à l’étude quotidienne de la Leçon biblique, nous sommes toujours prêts à agir par la prière.

Dans le livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Écritures de Mary Baker Eddy, nous lisons: « Lorsque le péché ou la maladie — le contraire de l’harmonie — semble vrai au sens matériel, communiquez au malade, sans l’effrayer ni le décourager, la vérité et la compréhension spirituelle qui détruisent la maladie. Exposez et dénoncez les prétentions du mal et de la maladie sous toutes leurs formes, mais ne leur accordez aucune réalité. » Science et Santé, p. 447.

Qu’ils se présentent sous forme de superstitions tribales ou qu’ils s’expriment par la violence et la haine dans le monde moderne, les esprits mauvais ne font pas partie de la création de Dieu. Tout en eux est faux. Quel que soit le masque sous lequel ils se cachent, ils sont sans pouvoir. Dieu, l’Esprit, est le seul pouvoir.

Christ Jésus démontra cette puissance divine. Par son ministère transformateur, il apprit aux hommes à vivre, à mettre en pratique et à prouver le pouvoir guérisseur de Dieu. Il guérit, instantanément et sans médicaments, des maladies que l’on supposait infligées par des démons: la mutité, la cécité, l’épilepsie, la folie. Il n’utilisa que la Parole, la puissance de la Vérité divine, et il affirma que nous pouvions faire de même.

Aujourd’hui, la Science Chrétienne met à notre portée la méthode de guérison qu’employait Christ Jésus. Par la prière et par l’étude de la Bible et de Science et Santé, nous parvenons à nous débarrasser des suggestions mentales agressives prétendant que nous sommes des mortels vulnérables, séparés de Dieu.

Dieu, notre Père-Mère, est sans cesse près de nous; Il nous aime et nous donne tout ce dont nous avons besoin. En réalité, nous ne pouvons être séparés de Lui et tout est entre Ses mains. A tous ceux qui luttent pour vaincre la peur, Dieu dit à l’instant même: « Ne... crains point; car je suis avec toi pour te délivrer. » Jér. 1:8. Cette assurance, comprise et acceptée avec humilité, nous donne la domination sur toute la terre, sur toute croyance matérielle.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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