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Le péché n’a pas d’empire sur nous

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de octobre 1994


Devant La Tournure que prenait ma vie, il y a bien des années, j’étais persuadé que je ne ferais jamais rien de bon. Il semblait dans ma nature de commettre des erreurs. J’étais convaincu que, si j’étais un raté, c’est parce que j’étais un pécheur. Mais quelque chose au fond de moi se rebellait à cette idée. J’avais donc beau être un pécheur invétéré, je ne perdais quand même pas espoir, et il me semblait qu’un jour ou l’autre je finirais bien par comprendre que je n’étais pas si mauvais après tout.

Mon éducation religieuse m’avait convaincu que le péché était une sorte de marque indélébile, comme une blessure que laisse une cicatrice permanente. On pouvait accumuler ces blessures et ces cicatrices au point d’en être si couvert que toute son identité disparaisse à la vue. Si on en arrivait là, on était irrémédiablement perdu et il ne restait plus, après la mort, qu’à souffrir dans les flammes d’un prétendu enfer.

Le péché est un mal auquel il faut renoncer, cela va sans dire. Mais le concept avec lequel je me débattais finit par faire penser qu’on est systématiquement perdant et incapable d’échapper au péché. On se sent indigne d’être aimé et même de vivre. Tyrannisé par cette croyance, je passais alternativement des scrupules exagérés à l’abandon moral. Je ressemblais beaucoup à l’enfant prodigue de la Bible, qui gâchait sa vie « en vivant dans la débauche ». Voir Luc 15:13.

C’est alors que je me suis regardé en face, du point de vue de la Science ChrétienneChristian Science (´Kristienn ´saïennce). Cela a radicalement transformé ma conception du péché.

Lorsque j’ai entrepris l’étude de cette Science, j’ai été soulage d’apprendre que le péché, tout comme la maladie, provient essentiellement d’une croyance à quelque chose qui n’est pas réel, à quelque chose qui ne vient pas de Dieu. La seule différence est que la maladie est une irréalité que nous n’aimons pas, tandis que le péché est une irréalité que nous aimons souvent.

Cet Article de foi que j’ai lu dans Science et Santé avec la Clef des Écritures de Mary Baker Eddy, m’a paru très logique: « Nous reconnaissons que le pardon du péché par Dieu consiste dans la destruction du péché et la compréhension spirituelle qui chasse le mal comme irréel. Mais la croyance au péché est punie tant que dure la croyance. » Science et Santé, p. 497.

Le châtiment de cette façon de penser irréaliste ne se produit donc pas dans l’avenir, le jour du jugement, mais au moment où l’on croit et où l’on cède à une irréalité. J’ai été aussi réconforté de comprendre que ce n’est pas une personne qui inflige la punition, quelqu’un qu’on aurait offensé, blessé ou incité à vous frapper. Le péché apporte sa propre punition, parce qu’on agit à l’encontre de la loi divine, la loi du bien.

Par exemple, si je m’entête à porter des chaussures qui sont deux pointures en dessous de la mienne, cela va me faire mal. C’est une punition. Mais ce n’est pas quelqu’un qui me punit. La punition vient de mon obstination, quelle qu’en soit la raison, à ne pas faire ce qui convient.

Ce fut un soulagement pour moi d’apprendre que le malheur, l’insatisfaction, le sentiment de culpabilité, la crainte, et même les maladies qui empoisonnaient ma vie de plus en plus, n’étaient pas envoyés par Dieu, qui est l’Amour infini, inconditionnel, et non le superdespote que j’avais fini par redouter et détester. Ces maux résultaient seulement du fait que j’essayais de m’introduire dans un concept limité, erroné, de l’homme. Selon ce concept, j'étais constitué de matière, je descendais d’Adam, qui, affirme la Bible, fut formé de la « poussière de la terre » Gen. 2:7.. J’étais donc prisonnier d’instincts mauvais et de limites sur lesquels j’étais censé n’avoir aucun empire. En fait, je souffrais des conséquences qui accompagnent cette croyance matérielle restrictive.

Dès que j’ai eu découvert que je n’étais pas un entendement confus, prédisposé aux erreurs, enfermé dans un corps vulnérable et indiscipliné, j’ai repris espoir. J’ai senti que je pouvais me conduire comme je le devais.

Au lieu de me croire marqué par le péché originel, j’ai peu à peu perçu mon innocence originelle, puisque j’étais une idée de l’Entendement divin, Dieu. Dans le premier chapitre de la Genèse, la Bible affirme que l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Cela signifie que je suis naturellement pur, bon, intelligent, sain et invulnérable face au danger et à la maladie, tout comme mon Père, l’Entendement divin. Toute apparence du contraire est une illusion résultant d’une croyance erronée. Ce qu’il faut, c’est vivre selon la vérité et non selon l’illusion. Christ Jésus a déclaré à une femme débauchée qu’il ne la condamnait pas mais qu’elle devrait désormais s’abstenir de pécher. Voir Jean 8:11. C’est facile à dire, je sais, mais c’est beaucoup plus facile à faire une fois qu’on connait la réalité profonde de Dieu et de l’homme.

Jésus a assuré que nous connaîtrions la vérité et que la vérité nous affranchirait. Voir Jean 8:32. Nous serions débarrassés d’une perception constante du mal et libres de percevoir le bien en permanence. C’est merveilleux d’avoir ce sentiment de droiture inhérente. C’est un peu comme porter un beau costume tout neuf. On sait bien qu’on ne va pas s’amuser à faire quelque chose de salissant, comme la vidange de la voiture ! On est content de soi et de ce qu’on fait. On s’aperçoit qu’on se met plus facilement à bien agir et à bien penser. On se sent davantage attiré par la bonté et la pureté. Ces pensées et ces actes droits en appellent d’autres. On a le sentiment de progresser, même quand le chamin est un peu cahoteux.

S’il est cahoteux, c’est que certaines erreurs se font passer pour bonnes ou nécessaires. On veut s’y accrocher de crainte de rater quelque chose de valable. Ça, c’est l’aspect terrible du péché: il nous trompe. Nous savons, en revanche, que la réalité de notre nature spirituelle, pure et bonne, ainsi que le pouvoir de l’amour de Dieu, sont là pour nous aider et nous assurer la victoire.

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– Heloísa G. Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1998

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