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Réunion spéciale sur Science et Santé

Science et Santé et la pensée du xxie siècle

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de novembre 1993


En divers points du globe, des réunions consacrée au livre d’étude de la Science Chrétienne, Science et Santé avec la Clef des Écritures, sont organisées depuis le début de l’année 1993 sous les auspices du service de l’Éditeur des œuvres de Mary Baker Eddy. Tous ceux qui s’intéressent à Science et Santé peuvent y participer.

président de L’Église Mère a animé, avec d’autres personnes, un grand nombre de ces réunions. Voici ses commentaires sur leur objectif et sur leurs résultats.

A L’approche De La fin du siècle, des questions d’une importance majeure se posent avec plus d’acuité. Le livre de Mary Baker Eddy, Science et Santé, revêt une importance considérable non seulement pour les Scientistes Chrétiens, mais pour tous les hommes. Il est donc logique qu’aient lieu des réunions de réflexion portant sur ce livre.

Bien que l’idée de telles réunions ait mûri au cours des décennies, elles ont vraiment pris naissance lorsque douze praticiens et professeurs de Science Chrétienne habitant différentes parties du monde ont répondu à une invitation du service de l’Éditeur. L’invitation était inhabituelle. On proposait aux participants de passer trois jours ensemble à parler, à prier, à écouter et à chérir Science et Santé. Il n’y avait aucun programme précis, si ce n’est l’occasion pour ces métaphysiciens de se laisser guider par leur sens spirituel, tandis qu’ils réfléchissaient à ce que ce livre signifie pour eux et pour l’humanité.

Cette « commission » fit des recommandations; elle demanda notamment de pouvoir faire part à d’autres Scientistes Chrétiens des idées évoquées au cours des sessions afin que ceux-ci puissent envisager, tant sur le plan individuel qu’au niveau de leur église filiale, des moyens novateurs qui leur permettent de remplir véritablement leur rôle de gardiens du patrimoine que représente Science et Santé, et de réfléchir à la façon dont le livre peut le mieux atteindre ceux qui ont soif de son message spirituel.

Des réunions ont donc eu lieu, qui ont suscité des rapports de guérison de la part des assistants, et nous continuons de recevoir des commentaires enthousiastes sur l’intérêt de se rassembler dans un but commun si essentiel. Mais on a assisté surtout à une nouvelle prise de conscience de l’importance de Science et Santé pour nous-mêmes et pour la société.

Un changement s’est nettement fait sentir. Les gens sont plus disposés à donner le livre, sans pour autant le distribuer à tort et à travers. Disposés à agir conformément à l’intuition spirituelle, ils recherchent en toute sincérité les directives divines.

Il est évident que ces réunions ne constituent pas une fin en soi, mais un commencement, l’occasion pour chacun de jeter un regard neuf sur ce qui revêt le plus d’importance à ses yeux.

Réunion à L’Église Mère sur Science et Santé

Ce qui suit est un résumé de la réunion sur Science et Santé avec la Clef des Écritures de Mary Baker Eddy qui s’est tenue à L’Église Mère le dimanche 28 mars 1993. La réunion était animée par Nathan A. Talbot et

M. Talbot: Nous aimerions parler avec vous de Science et Santé, de sa relation avec la Bible, de son auteur, de son impact sur le genre humain et du rôle que doit jouer tout lecteur de ce livre.

M. Thorneloe: Science et Santé transforme le monde, parce qu’il émane directement de la Bible.

M. Talbot: Il m’arrive de penser que l’entendement humain s’attend parfois à quelque chose de bon, mais qu’il a ensuite une idée tellement préconçue de la façon dont cela doit se produire qu’il passe à côté de l’événement. Les gens s’attendaient à l’arrivée du Messie, du Sauveur. Mais lorsque Christ Jésus est venu, ils ne l’ont pas reconnu. Un enfant dans une crèche ? Lui, un Sauveur ? Ce n’est pas ce qu’ils attendaient; ils attendaient peut-être un roi qui mènerait le pays vers la gloire. Il se produit la même chose de nos jours.

M. Thorneloe: Oui. Dans un de ses derniers entretiens avec ses disciples, Jésus a prophétisé la venue du Consolateur. Il nous a promis que ce Consolateur, « l’Esprit de vérité » Jean 14:17., demeurerait « éternellement avec [nous] » Jean 14:16.. Ailleurs, il a dit: « La nuit vient, où personne ne peut travailler. » Jean 9:4. Il prévoyait sans doute qu’au bout de deux ou trois siècles, la guérison spirituelle, composante naturelle de la pratique chrétienne, disparaîtrait presque totalement. Mais le Consolateur demeurera « éternellement avec vous ». Aucune nuit n’engloutira jamais le Consolateur. Jésus l’a affirmé. Il a déclaré aussi: « Le consolateur, l’Esprit-Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. » Jean 14:26. Mary Baker Eddy n’a pas inventé ce qu’elle a écrit dans Science et Santé. Elle se décrit comme « un scribe recevant des ordres » Écrits divers, p. 311.. La Science divine consignée dans son livre est le Consolateur que le Père a envoyé pour convaincre « le monde en ce qui concerne le péché, la justice, et le jugement » Jean 16:8.. Le Consolateur révèle que le Christ est toujours avec nous, toujours présent pour conduire l’humanité « dans toute la vérité » Jean 16:13. et pour « glorifier » Voir Jean 16:14. le Christ, la Vérité.

M. Talbot: La venue du Consolateur atteste que le Christ, la Vérité, apparaît dans la conscience humaine individuelle. La guérison est la conséquence inévitable de la venue du Consolateur. Je pense parfois à cette idée quand une guérison tarde à se produire. La situation exige alors peut-être que nous réfléchissions davantage à la promesse du Consolateur faite par Jésus. Un mal qui ne guérit pas semble prétendre que la promesse de Jésus était fausse, que, dans ce cas-là, le Consolateur ne va pas vous enseigner toutes choses, c’est-à-dire ce que vous devez savoir pour que la guérison ait lieu. Jésus nous a pourtant bien promis que le Consolateur nous enseignerait toutes choses. Cultiver cette idée, c’est ouvrir la voie à la guérison.

M. Thorneloe: Il est presque impossible d’ouvrir Science et Santé sans trouver une allusion à la Bible.

M. Talbot: En fait, je dirais que ces deux livres sont unis en quelque sorte par les liens du mariage, sans possibilité de divorce.

M. Thorneloe: Là où ils sont le plus liés l’un à l’autre, c’est dans la Prière du Seigneur avec l’éclairage spirituel que Mary Baker Eddy apporte à cette prière dans Science et Santé. Science et Santé, p. 16–17. Elle ajoute à chaque verset son interprétation spirituelle, ce qui montre bien que la Bible et Science et Santé sont absolument unis l’un à l’autre. Mary Baker Eddy écrit que « la Bible contient la recette pour toute guérison » Ibid., p. 406..

M. Talbot: Dans le chapitre de Science et Santé intitulé « L’Apocalypse », elle fait allusion au « petit livre » mentionné dans la Bible. Elle demande: « Ce même livre contenait-il la révélation de la Science divine... ? » Puis elle ajoute: « Prenez la Science divine. Lisez ce livre du commencement à la fin. Étudiez-le, méditez-le. » Ibid., p. 559.

M. Thorneloe: Juste avant cela, elle cite la Bible: « Va, prends le petit livre... Prends-le et dévore-le ! Il sera amer à tes entrailles; mais, dans ta bouche, il sera doux comme du miel. » Ibid. Nous aimons le miel, mais même certains élèves de Mary Baker Eddy se sont détournés d’elle lorsqu’ils ont compris ce que la Science Chrétienne exigeait de chacun. Ces exigences sont pourtant naturelles. Elles donnent la santé. Elles remuent la pensée jusqu’à ce que nous acceptions la totalité de Dieu dans notre existence.

M. Talbot: Il faut du courage pour accueillir le Consolateur dans sa vie et se conformer à ses exigences.

M. Thorneloe: Science et Santé, de pair avec la Bible, nous apprend à tous à prier, à vivre et à guérir. Science et Santé comporte des chapitres spécifiques qui nous montrent comment traiter les concepts du spiritualisme, du magnétisme animal, ainsi que la question du mariage et d’autres sujets. D’un bout à l’autre du livre, Mary Baker Eddy nous explique la vraie nature de Dieu.

M. Talbot: Mary Baker Eddy a dressé la carte d’un nouvel itinéraire permettant de saisir la signification de la guérison. On a toujours pensé que la guérison consiste à réparer quelque chose, mais Mary Baker Eddy nous montre la portée d’une régénération à la fois physique et mentale; elle nous fait sentir l’importance du renouveau spirituel qui a lieu dans la conscience. Elle nous a aussi donné un nouveau concept de l’Église et de ce que peut être un pasteur. Les Scientistes Chrétiens trouvent tout naturel de considérer Science et Santé et la Bible comme leur pasteur, un pasteur qui ne prend jamais de vacances.

M. Thorneloe: Une dame m’a dit que lorsqu’on lui a présenté Science et Santé pour la première fois, elle n’était pas prête pour cet enseignement. Elle a donc relégué son pasteur dans un placard ! Mais quand le besoin s’est fait sentir, le pasteur était toujours là, prêt à aider.

M. Talbot: Un jour, dans son enfance, Mary Baker Eddy contracta une forte fièvre. La pensée de son père n’était pas très propice à la guérison, mais sa mère lui parla de l’amour de Dieu, et cela ouvrit la voie à la guérison. A mon avis, cette guérison constituait un signe pour le livre qu’elle allait écrire, parce que cela lui a permis de se libérer de la sévère doctrine calviniste de la prédestination que soutenait son père. Cela démontre le pouvoir qu’a ce livre de nous libérer des conceptions erronées des théologiens.

Une nuit, je me débattais avec un problème physique. Tout en priant, j’ai entrevu ce qu’il avait pu en coûter à Mary Baker Eddy d’écrire Science et Santé, et j’ai ressenti une immense gratitude pour celle qui m’avait donné ce livre. Les symptômes ont disparu sur-le-champ.

M. Thorneloe: La reconnaissance est très importante. Nous pouvons remercier Dieu d’avoir révélé la Science divine à Mary Baker Eddy. J’aime l’attitude de notre Leader à l’égard du livre. Elle le lisait continuellement, avec joie, en s’attendant au bien, toujours disposée à se laisser guider par les idées contenues dans Science et Santé.

Je connaissais une petite fille de douze ans dont les parents avaient été informés par le docteur qu’elle devait être immédiatement opérée des pieds sous peine d’être infirme à vie. Une voisine a parlé de la Science Chrétienne à cette enfant qui s’est procuré un exemplaire de Science et Santé. Elle s’est plongée dans le livre et y a trouvé des idées qui pouvaient l’aider. Toute douleur a disparu lorsqu’elle a reconnu la présence et le pouvoir guérisseurs de Dieu. Au bout de deux ou trois jours d’étude, ses deux pieds étaient complètement guéris. Du fait de cette guérison, les sept membres de la famille se sont mis à assister aux services de l’église filiale de la localité.

M. Talbot: Ne trouvez-vous pas que nous avons parfois tendance à nous limiter lorsque nous déterminons qu’il sera facile ou pas d’atteindre avec ce livre ceux qui en sont réellement avides ?

M. Thorneloe: Puisque nous sommes enfants de Dieu, nos pensées viennent de l’Entendement divin. Donc toute réticence à apprécier et à communiquer les idées de l’Entendement n’est pas le fait de notre pensée mais la suggestion de l’entendement mortel.

M. Talbot: La Bible nous dit que l’affection de la chair est « inimitié contre Dieu » Rom. 8:7.. Qu’est-ce qui pousse à rejeter le Consolateur même que Jésus a promis ? Je dirais que c’est la crainte, un élément de l’affection de la chair. Parfois les gens ont peur de ce que dit Science et Santé, en accord avec la Bible, parce que cela leur enlève certaines de leurs croyances les plus chères.

M. Thorneloe: C’est en s’appuyant sur l’Amour que Mary Baker Eddy combattait les croyances que certains entretiennent par ignorance. Elle transformait toujours la controverse en guérison. Science et Santé nous enseigne à guérir par l’Amour divin. Assurons-nous que nous ne laissons pas les aimants de la critique, de la défaite, de la pénurie ou de l’antagonisme nous faire dévier de notre démonstration continuelle de la pure Science du Christ que contient ce livre.

M. Talbot: Les enseignements radicaux poussent parfois la pensée humaine à des extrêmes. Pourtant, il existe un livre, Science et Santé, à l’enseignement radical, qui, lui, modère la pensée humaine, la régénère, la bénit, la guérit. D’une manière générale, ceux qui l’étudient sont des gens réfléchis, crédibles, qui se rendent utiles à la société dans laquelle ils vivent. Cela est dû à ce que ce livre a fait et continue de faire pour eux. En un certain sens, Science et Santé est un livre d’outils spirituels qui donne à l’humanité la compréhension de la Bible et de la guérison.

M. Thorneloe: Lors d’une visite en Afrique, j’ai évoqué certaines idées avec des personnes qui étudiaient la Science Chrétienne depuis relativement peu de temps. Un jeune homme s’est aussitôt levé en disant: « J’ai une question. » Il s’est mis à raconter que, lors d’un voyage en train, alors qu’il regardait par la fenêtre, il avait reçu dans l’œil une grosse escarbille qui lui avait brûlé le visage et l’empêchait de voir normalement. Quand il est rentré chez lui, quelques heures plus tard, il est allé chercher l’exemplaire de Science et Santé qu’il possédait depuis peu. Il l’a feuilleté jusqu’à ce qu’il trouve l’endroit où Mary Baker Eddy écrit: « Les accidents sont inconnus à Dieu... » Science et Santé, p. 424. Il a prié en s’appuyant sur cette idée, et, au bout de vingt-quatre heures, toute trace de l’accident avait disparu, et il voyait parfaitement. « Mais je croyais que vous vouliez poser une question », lui ai-je fait remarquer. Il m’a répondu: « Oui, c’est exact. Ai-je pratiqué la Science Chrétienne comme il faut ? »

M. Talbot: Je me demande si, dans notre société occidentale, les gens ne sont pas plus disposés à s’orienter dans de nouvelles directions que nous ne l’avons cru.

M. Thorneloe: J’en suis persuadé. Le genre humain commence à voir que les moyens matérialistes ne permettent pas de résoudre vraiment les problèmes. Ils ne sont pas le Consolateur.

M. Talbot: Les gens cherchent des outils, des solutions, qui dépassent ce que peut offrir la médecine occidentale. Ils ont recours à la prière pour leur bien-être.

M. Thorneloe: Un hôpital qui traite les toxicomanes et les alcooliques a indiqué, dans un dépliant, que le seul vrai remède au problème de la dépendance est spirituel. Cet hôpital réunit chaque jour un groupe de prière qui utilise fréquemment l’article religieux du Christian Science Monitor. Le levain est à l’œuvre.

Dans le monde entier, on trouve des personnes et des groupes qui traitent les problèmes de l’humanité par l’amour et la prière. Quand nous cherchons bien, nous décelons, dans la pensée, cet élément qui a pour mobile l’amour du prochain, le désir sincère d’aider autrui à trouver des solutions, à trouver la guérison.

M. Talbot: Il y a quelques jours, j’ai parlé avec une jeune femme qui prépare son inscription dans le Journal comme praticienne de la Science Chrétienne. Elle avait prié, en s’attendant à un résultat positif, pour avoir l’occasion de guérir quelqu’un qui n’était pas Scientiste Chrétien. Or, son voisin reçoit parfois les appels de cette jeune femme parce que leurs numéros sont très similaires. Un jour, il a trouvé sur son répondeur un message destiné à la praticienne. Le message disait: « Merci beaucoup d’avoir prié pour moi. Je suis guéri. Je suis très reconnaissant. » Alors le voisin lui a demandé: « Est-ce que vous faites aussi les genoux ? » La Scientiste Chrétienne a laissé échapper cette exclamation: « Oh ! oui ! Dieu aime bien les genoux ! » Ce monsieur avait de graves problèmes aux genoux que la médecine ne pouvait plus soigner. Il a demandé à la dame de prier pour lui. Le lendemain, il allait bien. Il était fou de joie. Quelques jours plus tard, il annoncé à la praticienne qu’il refaisait du jogging.

Il existe un point métaphysique qui nous aide à surmonter toute inertie susceptible de nous empêcher de faire part de la Science Chrétienne: c’est le simple fait que l’Entendement divin est toujours actif.

M. Thorneloe: Lorsque nous reconnaissons l’Entendement comme la source de notre activité, rien ne peut nous empêcher d’entreprendre cette activité dans le courant de la journée. Le Christ, le pouvoir absolu de l’Amour en action nous incite, vous et moi, à répondre aux besoins de l’humanité et à guérir les malades.

M. Talbot: Nos efforts sont toujours récompensés. Une certaine jeune femme de ma connaissance avait rassemblé tout son courage pour donner Science et Santé à une voisine qui en avait besoin. Une demi-heure plus tard, occupée à jardiner, elle a vu le livre lui revenir à toute volée par-dessus la clôture. La Scientiste Chrétienne a continué quand même à prier. Elle savait que sa voisine avait une soif spirituelle des réponses du Consolateur. Finalement, la voisine a accepté le livre. Elle a trouvé ses réponses. Deux ou trois ans plus tard, elle est devenue membre actif d’une église filiale.

M. Thorneloe: Lorsque nous reconnaissons la soif spirituelle et la réceptivité de notre prochain, nous savons y répondre.

M. Talbot: A nous qui sommes ici aujourd’hui, on a un jour placé un Science et Santé entre les mains. Cela a eu un impact majeur sur notre vie. Sommes-nous disposés à donner ce livre à notre tour ?

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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