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Super, les petits-enfants !

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de octobre 2006


C'est une vraie joie pour moi d'avoir la possibilité de passer du temps avec mes deux petits-fils fils et c'est une occasion magnifique de m'appuyer sur les enseignements de la Christian Science, même si parfois cela semble être un vrai défi.

Deux petits garçons dans la maison, c'est de l'activité, de la créativité, de l'énergie à revendre. Mais comment y faire face sans perdre de vue le concept parfait des enfants, tel qu'il apparaît dans la définition qu'en donne Mary Baker Eddy dans Science et Santé: « Les pensées spirituelles et les représentants spirituels de la Vie, de la Vérité et de l'Amour » ? (p. 582)

S'ils sont effectivement les représentants de la Vie, il est normal que les enfants manifestent santé et vitalité. Leur spontanéité dans les jeux témoigne des idées dynamiques que leur donne leur Père-Mère Dieu, les amenant à explorer sans cesse de nouvelles pistes, à dépasser des limites, à se hasarder dans des expériences nouvelles. Les laisser s'exprimer, sans éprouver de crainte, et tout en reconnaissant qu'ils sont en permanence environnés de la sollicitude et de la protection de Dieu demande la sagesse et la rigueur que confère l'Entendement, l'intelligence divine.

S'ils sont les représentants de la Vérité, ils ne peuvent exprimer que des idées justes et sages qui les conduisent à des activités raisonnables. Les concevoir ainsi libère ma pensée à leur égard, et je ne suis pas tentée de croire que l'un est peureux tandis que l'autre est casse-cou. Quand je m'attache à reconnaître qu'ils sont sous le gouvernement de l'Entendement divin qui les anime et les conduit à manifester les qualités qui viennent tout droit de leur Créateur, cela leur permet de progresser, encourageant l'un et éveillant l'autre à agir sagement.

S'ils sont les représentants de l'Amour, ils sont sans cesse guidés par des pensées de fraternité, de partage, d'aide mutuelle et de réconfort dans leurs jeux et dans leur vie. Voilà qui n'est pas toujours chose facile à reconnaître, car, dès le plus jeune àge, le désir de propriété personnelle semble présent: « C'est à moi, c'est pas à toi ! » Enseigner que tous les jouets qui se trouvent dans le coffre sont à leur disposition à tous deux et que ces jouets peuvent être aussi empruntés par les petits copains qui viennent leur rendre visite, exige des efforts pour percevoir leur être spirituel, ce qui les libère de l'égoïsme et de l'éducation à la matérialité.

J'ai trouvé un jour de l'inspiration à propos de l'éducation des enfants en lisant une expérience de Jésus qui, au premier abord, n'a rien à voir avec ce sujet. Il est dit dans l'Évangile de Marc que Jésus monta et s'assit dans une barque, sur la mer. Toute la foule était à terre sur le rivage. Jésus dit aux disciples: « Passons à l'autre bord. » Ils renvoient la foule et la traversée commence. Jésus s'endort tandis que s'élève une tempête. Les disciples, inquiets, le réveillent. Jésus menace alors le vent et dit à la mer: « Silence tais-toi ! » (Marc 4:1; 35-39)

Parfois, lorsque je suis avec mes deux petits-fils, j'ai l'impression d'être débordée, comme par une foule ou une tempête soudaine. Il n'est pas question bien sûr de laisser s'installer une situation désordonnée, et je suis alors tentée de me servir de mon autorité pour faire taire un débordement imminent. Mais je me rappelle ce que j'ai retenu dans l'histoire de Jésus, qui, après avoir renvoyé la foule, dit: « Passons à l'autre bord. » Aussi, avant d'intervenir, je sais que j'ai un choix: soit rester là avec eux, au milieu du problème, soit passer « à l'autre bord ». Pour « passer à l'autre bord », je m'empresse de reconnaître la nature spirituelle de la vie, et de percevoir ces enfants comme « les représentants de la Vie, de la Vérité et de l'Amour ». J'élève mes pensées pour ne pas me laisser envahir par un jugement humain au sujet de leur personnalité, mais pour reconnaître leur individualité spirituelle. Je me retire intérieurement de la situation et je m'abstiens de toute critique, par exemple, de toute suggestion de ressemblance avec le père ou la mère et, pourquoi pas, avec les grands-parents ! Partant de leur nature réelle à la ressemblance de leur Père-Mère Dieu, je peux intervenir, avec fermeté et amour, sans animosité, colère, ni partialité et je m'entends leur dire: « Silence ! taisez-vous ! » Au résultat qui suit, je sais d'une façon immédiate, si ma position est la bonne. Si mon autorité est entachée par des sentiments personnels envers l'un ou l'autre, elle a souvent pour effet de prolonger le problème plutôt que de l'arrêter. Quand l'autorité est spirituelle, établie sur la reconnaissance de la nature parfaite de l'enfant, et sur le fait que l'erreur qui semble se manifester ne lui appartient pas en réalité, le calme, la paix, l'amour règnent rapidement. Les serrant tous deux dans mes bras, je leur dis: « La vie, c'est fait pour... ? » Ils connaissent bien la leçon, car ils répondent en chœur: « s'aimer » !

Dernièrement, par exemple, lors d'un conflit entre les deux frères, j'ai dû intervenir. Nous avons éloigné l'objet du désaccord et nous nous sommes assis tous les trois sur le canapé.

Je leur ai rappelé l'histoire de Jonas sauvé de la noyade lors d'une grande tempête. Dieu a envoyé un grand poisson pour l'avaler entièrement. Jonas a été très reconnaissant à Dieu et il le Lui a dit. De l'intérieur du ventre du poisson, Jonas s'est souvenu avec beaucoup de gratitude de tout ce que Dieu lui avait accordé et de tous les bienfaits qu'il avait reçus. Plus tard, quand le poisson l'a recraché sur la terre ferme, Jonas a montré sa reconnaissance en obéissant de bon cœur à Dieu pour le bien de toute une ville. (voir le livre de Jonas) Après avoir parlé de cette histoire, nous avons vu ensemble que nous pouvions aussi être reconnaissants à Dieu pour tous les jouets, pour toutes les bonnes choses et pour tout l'amour qui nous entoure. Nous avons pensé qu'au lieu de nous plaindre et de désirer ce que l'autre a, il est bien mieux d'être reconnaissant de tout ce dont on dispose. Nous avons parlé de divers moyens de manifester notre reconnaissance: en disant merci, en partageant gentiment les jouets ou les bonbons, en donnant un bisou, ou en faisant un cadeau... Le calme était établi, les deux frères se sont embrassés et l'aîné est parti construire une fusée. Le plus jeune s'est activé à autre chose. Lorsque la fusée a été terminée, l'aîné est venu me la montrer en me disant: « Je l'ai faite pour la donner à mon petit frère pour qu'il joue avec, parce que je l'aime beaucoup. » Lors de la remise du cadeau, ils se sont fait un gros bisou. Chaque étape de notre vie est une occasion de progrès. L'étape de grandmère en est une pour moi et je suis très reconnaissante de tout ce que j'apprends. Notre affection mutuelle, basée sur la richesse des enseignements de la Bible, à la lumière de Science et Santé, soude la famille. Ainsi, chacun de nous progresse, guidé par l'Amour divin, qui donne à tous les idées nécessaires pour aller de l'avant.

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– Heloísa G. Rivas, Le Héraut de la Science Chrétienne, janvier 1998

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