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Résoudre les Choses en Pensées

[Écrit spécialement pour la jeunesse]

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de novembre 1939


Ceux qui débutent dans l'étude de la Science Chrétienne se trouvent souvent en face de problèmes qui leur paraissent très difficiles à résoudre. Parfois le découragement veut faire croire à des difficultés insolubles. Pourtant, même si notre compréhension de la Science Chrétienne est encore bien limitée, nous ne nous contenterons pas d'accepter les décisions de l'erreur; nous saurons que ce n'est pas la Science qui est en défaut, mais notre compréhension encore insuffisante. Nous ferons de nouveaux efforts; redoublant d'humilité et de consécration, nous augmenterons notre compréhension en appliquant avec plus de persévérance la vérité que nous avons pu nous assimiler et nous étudierons davantage la Bible et notre livre de texte, Science et Santé avec la Clef des Écritures, par Mary Baker Eddy.

Sans doute avons-nous rencontré au cours de notre étude ces paroles d'Ésaïe: « Voici, je fais de toi une herse aiguë, neuve et armée de tranchants; tu fouleras les montagnes, tu les écraseras, et tu rendras les collines semblables à de la balle. Tu les vanneras, le vent les emportera, la tempête les dispersera; mais toi, tu te réjouiras en l'Éternel, tu te glorifieras dans le Saint d'Israël. »

Les montagnes et les collines représentent en général des pensées élevées. Mais parfois elles symbolisent une fausse croyance à la substantialité de la matière, apparemment inébranlable, énorme, accablante. En d'autres termes, ces montagnes-là représentent les erreurs qui semblent se dresser devant nous et qui paraissent si grandes, si puissantes, si formidables.

Envisagés de ce point de vue, les versets en question nous réconfortent et nous encouragent beaucoup. La « herse aiguë... armée de tranchants » représenterait la Science Chrétienne; pour nous, elle est « neuve » chaque fois que nous saisissons un plus haut aspect de la Vérité qui nous aide dans notre travail. La « herse aiguë » nous est fournie, mais c'est à nous qu'incombe le travail. Par le pouvoir de la Vérité, nous devons renverser les montagnes de la fausse croyance et rendre les collines semblables à de la balle — c'est-à-dire en voir le néant.

On foule ou bat le blé pour séparer le grain de la paille. Remarquons toutefois qu'il ne suffit pas de désunir ces éléments; la Bible dit: « Tu les vanneras, le vent les emportera. » De même c'est à nous qu'il incombe de faire un effort pour séparer dans notre pensée le bien d'avec l'erreur. Ensuite s'accomplira la dispersion ou destruction de l'erreur. Ce n'est pas assez de reconnaître l'erreur en tant qu'erreur et de ne rien faire de plus. Il faut la chasser de notre conscience afin de pouvoir nous réjouir « en l'Éternel » et nous glorifier « dans le Saint d'Israël. »

« Mais, » dira tel jeune homme, « j'ai essayé de connaître l'irréalité de l'erreur. J'ai appliqué de mon mieux la vérité, pourtant le mal n'a pas cédé. Qu'est-ce qui cloche? Pourquoi est-ce que je n'obtiens pas ma guérison? » C'est peut-être parce qu'on a travaillé en vue d'une guérison, admettant l'existence d'une condition imparfaite devant être guérie. Dans tous les cas, ce dont on a le plus besoin c'est de mieux connaître Dieu; il faut chercher à saisir davantage la nature de la Vérité, remplacer les fausses croyances matérielles par des pensées spirituelles, parfaites; alors on acquiert une compréhension plus élevée, qui guérit — une meilleure intelligence de Dieu et de Sa réflexion parfaite, l'homme.

Mrs. Eddy nous montre comment s'obtient ce développement, car elle écrit dans Science et Santé (p. 269): « La métaphysique résout les choses en pensées, et remplace les objets des sens par les idées de l'Ame. » C'est là une explication importante, comme l'indique le fait que l'auteur l'énonce encore dans un autre passage où elle nous dit (ibid., p. 123): « La Science divine, s'élevant au-dessus des théories physiques, exclut la matière, résout les choses en pensées, et remplace les objets du sens matériel par les idées spirituelles. »

Une Scientiste Chrétienne avait lu ces passages nombre de fois, mais n'en avait pas saisi la signification. Cependant lorsque survint un problème causant une grande détresse, elles se présentèrent comme par miracle à sa pensée. Leur sens devint tout à coup lumineux, et il en résulta une belle guérison.

Travaillant dans un bureau, cette jeune fille ressentit un jour des douleurs si violentes qu'il lui parut impossible de continuer sa tâche. Elle quitta le bureau, se coucha, et s'efforça d'éclaircir sa pensée; elle déclara la vérité aussi bien que cela lui était possible étant donné l'état où elle se trouvait, mais en apparence les résultats furent nuls. Il lui semblait qu'elle ne pouvait plus supporter la douleur, quand tout à coup elle se rendit compte qu'elle s'était grandement offensée des remarques injustes et cruelles faites par une autre employée. A l'instant les passages ci-dessus se présentèrent à sa pensée, et aussitôt elle se mit à les appliquer aux circonstances du moment.

Selon les apparences, elle avait de violentes douleurs. Mais elle vit clairement que résous en pensée, ce mal n'était que du ressentiment et de l'indignation prétendue justifiée. Ayant reconnu cela, il fallait ensuite échanger la croyance au ressentiment contre la réalité — l'idée spirituelle et vraie de l'amour. Par quoi le ressentiment avait-il été causé? N'était-il pas dû à la croyance que l'homme peut exprimer l'erreur sous forme de jalousie ou de haine? Il s'agissait donc de connaître la vérité au sujet de la situation; il fallait voir l'idée spirituelle, se rendre compte que l'homme créé à l'image et selon la ressemblance de Dieu est à jamais parfait, aimant; qu'il exprime la Vérité, non l'erreur; l'Amour, non la haine; les égards, non l'impolitesse. S'attachant à ces vues éclairées, la Scientiste constata que les douleurs disparaissaient. Elle rentra au bureau toute reposée, se réjouissant en l'Éternel. Elle avait donc employé de nouveau la « herse aiguë, » elle avait foulé les montagnes et rendu les collines semblables à de la balle; elle les avait vannées, et le vent de Dieu avait emporté l'erreur.

Ce sont là des faits qui montrent clairement la nécessité de bien régir notre penser. A ce sujet, notre bien-aimée Leader, Mrs. Eddy, écrit notamment (ibid., p. 208): « Un corps matériel n'exprime qu'un entendement matériel et mortel. Un mortel possède ce corps, et le rend harmonieux ou discordant selon les images de pensée qu'il y imprime. Votre corps est inclus dans votre pensée, et vous devriez dessiner sur ce corps des pensées de santé, non de maladie. »

Surveillons plus attentivement notre pensée — d'une manière continue et non spasmodique — afin que ne se manifeste jamais sur notre corps tel mal physique qu'il faille ensuite résoudre en une pensée fausse, qui doit être échangée contre une idée de l'Ame.

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