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Ne mordez pas dans la pomme

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de janvier 1991


Quand Nos Enfants étaient petits, ils se taquinaient sans aucune pitié, ce qui me désolait beaucoup. Souvent, l'un d'eux essayait de faire avaler à l'autre une énorme couleuvre. S'il parvenait à le faire marcher, il riait et lui disait d'un ton railleur: « Ha, ha ! tu as mordu ! »

J'ai souvent repensé à cette expression. Elle me rappelle l'allégorie biblique du livre de la Genèse: un serpent parleur se sert de la ruse pour convaincre Ève de manger le fruit défendu de l'arbre de la connaissance du bien et du mal. On se souviendra très certainement qu'après avoir mordu dans la pomme, Adam et Ève se sentirent nus et honteux. Non seulement ils devinrent conscients du mal, mais ils se firent en plus sortir du jardin d'Éden, où la vie avait été si agréable. Dieu prit pour eux l'aspect d'une divinité impitoyable et courroucée. Malheureusement, le genre humain continue de souffrir à cause de ce concept erroné de la condition de l'homme.

Mais voici une bonne nouvelle: les guérisons par la Science Chrétienne prouvent que la création déchue illustrée par Adam et Ève est un mythe. La guérison spirituelle démontre que la création parfaite de Dieu, telle qu'elle est rapportée dans le premier chapitre de la Genèse, ne comporte ni maladie, ni manque, ni discordance de quelque nature que ce soit. Selon ce récit, l'identité de l'homme est intacte et elle n'est jamais en dehors du royaume divin. Chaque fois que les hommes cessent de mordre dans la pomme proverbiale — de croire que la réalité est un mélange de bien et de mal — et qu'ils s'efforcent de conformer leurs pensées et leurs actes à l'amour toujours présent de Dieu, l'héritage de santé, d'intelligence et de beauté que Dieu leur a donné, en leur qualité d'enfants bénis, leur parvient dans une plus grande mesure.

Accepter constamment le bien comme la seule réalité ne va pas de soi. Dans un monde qui semble aussi fasciné qu'épouvanté par le mal, une telle attitude implique une prise de position radicale. Cependant, d'un bout à l'autre de la Bible, nous trouvons des exemples montrant que c'est possible. J'aime particulièrement l'histoire de Schadrac, Méschac et Abed-Nego relatée dans le livre de Daniel.

Ces hommes refusèrent de s'incliner devant une fausse représentation de Dieu, quelle que fût sa forme. Autrement dit, jamais ils ne mordirent dans la pomme. Malgré l'ordre de se prosterner devant une idole au « son de la trompette, du chalumeau, de la guitare, de la sambuque, du psaltérion, de la cornemuse, et de toutes sortes d'instruments de musique », ils refusèrent de se soumettre à une autre personne ou à un autre pouvoir que Dieu. Leur attitude leur valut même d'être jetés dans une fournaise ardente, mais ils en sortirent sains et saufs. Et le récit poursuit en disant que « les cheveux de leur tête n'avaient pas été brûlés, que leurs caleçons n'étaient point endommagés, et que l'odeur du feu ne les avait pas atteints ».

Comment réussir à prendre pareille position face aux formes innombrables que revêt le mal aujourd'hui ? Il me semble que la solution consiste à acquérir une telle connaissance de la vérité de Dieu et de Sa création que toute suggestion du mal en devienne ridicule. De plus, une étude systématique de la Bible et de Science et Santé de Mary Baker Eddy nous aide à voir en ces pommes bien tentantes ce qu'elles sont réellement, à savoir une tromperie.

On lit dans l'Épître aux Éphésiens: « Revêtez-vous de toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir tenir ferme contre les ruses du diable. » Nous trouvons la force de résister aux impostures du mal en sachant que l'omnipotence et l'omniprésence de Dieu soutiennent éternellement l'homme. La compréhension de l'innocence inhérente à notre qualité de pure expression divine nous protège de la crainte et hâte notre prise de conscience de l'harmonie et de la liberté pendant n'importe quelle épreuve.

Quand on la recherche, qu'on la médite et que l'inspiration lui donne vie, la Parole de Dieu nous met à même de remporter la victoire sur les assauts du mal. Chaque fois que nous cédons humblement au fait que l'amour de Dieu se manifeste en tous lieux et en tout temps, et que l'homme est inséparable de l'Amour, nous constatons qu'à l'instar de Schadrac, Méschac et Abed-Nego, nous sommes disposés, nous aussi, à prendre fait et cause pour la Vérité face à tout déguisement et à toute menace du mal. Notre opposition au mal fait écho à la façon dont ils répondirent au roi qui les menaçait: « Sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n'adorerons pas la statue d'or que tu as élevée. »

Soit, direz-vous, mais qu'en est-il si nous n'avons pas eu la détermination de ces trois hommes et que nous ayons non seulement mordu dans la pomme, mais même, pour ainsi dire, tout avalé. Est-il trop tard pour parvenir à la vérité et adopter une position ferme?

La vie de l'apôtre Pierre nous fournit une bonne réponse. C'est ce disciple de Christ Jésus qui, en dépit de toutes ses affirmations impétueuses en faveur de la vérité, manqua souvent de fermeté pour appuyer ses dires. C'est lui qui marcha courageusement sur les eaux à la rencontre de Jésus, puis se mit à douter. C'est également ce disciple qui, au cours du dernier repas, déclara qu'il ne renierait jamais le Maître et qui le fit à trois reprises quelques heures plus tard. Vraiment, si quelqu'un avait des raisons de se sentir sans cesse dupé par le mal et incapable de résister avec fermeté, c'était bien Pierre.

Mais quelle différence lorsque, plus tard, dans le livre des Actes des apôtres, Pierre est emprisonné pour avoir prêché le Christ ! En réponse aux accusations portées contre lui et aux pressions exercées pour lui faire abandonner sa foi, il affirme courageusement qu' « il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes ». Et, par la suite, il est libéré. Son exemple est encourageant. Il montre que, même aux heures les plus sombres et sans tenir compte des erreurs passées, la présence de Dieu peut communiquer à la pensée la Vérité invincible.

Une de mes premières guérisons par la Science Chrétienne m'obligea à cesser de « mordre dans la pomme » d'une connaissance erronée et à apprendre à rester ferme. Il s'agit de la guérison d'une sinusite douloureuse, sinusite confirmée par un diagnostic médical.

Je pris deux décisions d'une très grande importance pour moi: j'appelai un praticien de la Science Chrétienne pour la première fois et je résolus de ne pas m'effrayer. Bien que la guérison demandât plusieurs semaines de persistance dans la prière, elle fut complète lorsque je cessai de réagir au tableau matériel, harmonieux ou discordant. Il me fallait en quelque sorte apprendre à rire des symptômes qui semblaient changer de place, s'aggraver ou même s'atténuer.

Un soir, alors que je préparais le dîner, la façon dont le mal opérait me parut particulièrement claire. Après m'être sentie « beaucoup mieux » pendant quelques jours, la douleur revint brusquement. Il me fut impossible de joindre le praticien. Je fus fortement tentée de perdre la foi, mais, voulant trouver le réconfort en Dieu, je sortis de la cuisine pour aller chercher mon exemplaire de Science et Santé. Je l'ouvris au hasard et ces mots de Mary Baker Eddy furent pour moi comme un message angéglique: « La maladie n'a pas d'intelligence; elle ne peut donc se déplacer ni changer de forme. Si la maladie change de place, c'est l'entendement, non la matière, qui la déplace; par conséquent faites le nécessaire pour la faire disparaître. » Pour la première fois, je vis combien j'étais en réalité étroitement unie à Dieu, étant Son reflet, et combien les prétentions du mal étaient ridicules à la lumière de ce fait.

Quand je revins dans la cuisine, le repas était en train de brûler. Sans réfléchir et sans me protéger la main, je sortis du four le plat brûlant. Au lieu de réagir à ce que je venais de faire, je me rendis immédiatement compte que la pensée matérielle et la matière allaient accaparer mon attention en passant par une nouvelle phase appelée « main brûlée ». C'était en réalité le même problème !

Au lieu d'accepter cette dernière invitation à « mordre dans la pomme », je déposai calmement le plat dans l'évier en refusant de me laisser impressionner. Ce que j'avais appris sur le rapport qui m'unissait à Dieu était vrai, et aucune évidence nouvelle n'allait me ravir cette précieuse compréhension.

Grâce à cette conviction, ma main resta normale. A aucun moment, je n'eus la moindre rougeur. Et, demeurant ferme sur mes positions, je fus également libérée de la sinusite.

Si nous portons l'armure de la Vérité et nous abstenons de « mordre » à la moindre séduction du mal, rien ne nous empêche plus d'être les enfants de Dieu parfaits et impeccables.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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