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LA GUÉRISON PAR LA PRIÈRE

Avoir confiance dans la Science véritable

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne d’avril 2011


Remplacer la crainte, les inquiétudes et le doute par la confiance dans le Principe divin, c'est-à-dire Dieu: Jack Hubbell, qui est praticien et professeur de Science Chrétienne, a appris que c'est à cette condition que la vie, dans tout ce qu'elle a d'imprévisible, offre à chacun d'entre nous une foule de possibilités et de bienfaits merveilleux.

À l'époque des célèbres big bands de jazz d'Artie Shaw, de Benny Goodman et de Glen Miller, Jack Hubbell dirigeait son propre orchestre de swing, « The Varsity Club, » dans lequel il jouait également. L'argent gagné par les prestations de son orchestre a contribué à financer ses études à l'Université d'Oklahoma, d'où il est sorti avec un diplôme d'ingénieur. M. Hubbell a ensuite servi dans l'armée de l'air puis travaillé pour une société d'électronique.

Lors du récent entretien que j'ai eu avec lui, M. Hubbell m'a raconté comment il est devenu praticien et professeur de Science Chrétienne. Il m'a fait part de sa façon d'aborder la guérison par la Science Chrétienne et m'a expliqué le point de vue particulier que lui apporte son expérience d'ingénieur.

Jack Hubbell: Au fil des années, j'ai vu beaucoup de belles guérisons s'accomplir grâce à la compréhension de la Science Chrétienne et des enseignements de Christ Jésus. Mais je me suis demandé: « Quelle est la personne qui a le mieux réussi dans la vie? Einstein? George Washington? Beethoven? Martin Luther? Isaac Newton? Mary Baker Eddy? » Tant de gens extraordinaires ont enrichi le monde! Mais pour moi, celui qui a le mieux réussi, c'est de loin Christ Jésus. Il était totalement imprégné de l'esprit du Christ, c'est-à-dire qu'il vivait dans une compréhension spirituelle absolue de Dieu et de Sa création parfaite.

À travers des exemples remarquables, cette compréhension spirituelle a prouvé de façon indéniable au genre humain que Jésus vivait en accord parfait avec le Christ. Mary Baker Eddy définit le Christ non comme une personne mais comme « la vraie idée de Dieu » (Science et Santé, p. 54). Cette vie en harmonie avec la vraie idée de Dieu donna à Jésus le pouvoir merveilleux de faire beaucoup de bien. Il guérit les malades, surmonta les limites du temps et de l'espace, nourrit les foules, ressuscita les morts. On reconnaît en général que Jésus accomplit des miracles. Fort de mes études d'ingénieur, j'ai rejeté le concept de « miracle », considérant, au contraire, que tout phénomène doit obéir à une loi. Par exemple, à une époque antérieure, on aurait considéré comme un miracle que les hommes puissent voler à travers l'espace dans une machine plus lourde que l'air. Mais aujourd'hui, un avion ne représente rien de miraculeux. On y voit le résultat de l'intelligence et de la démonstration des lois de l'aérodynamique. Ces lois n'ont jamais cessé d'être applicables; il fallait seulement les découvrir et les démontrer.

La Science Chrétienne révèle que Jésus n'accomplissait pas de miracles. Il démontrait les lois spirituelles et divines. C'est très stimulant, parce que s'il y a des lois, elles sont forcément accessibles à tout le monde, maintenant même. Sinon comment Jésus aurait-il pu dire: « Celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera de plus grandes. » (Jean 14:12) S'attendre à pouvoir appliquer, même dans une moindre mesure, les lois que Jésus démontra, est très enthousiasmant.

Jeffrey Hildner: En effet, et c'est pourquoi nous sommes scientistes chrétiens, n'est-ce pas?

Exactement! Mais il n'est nulle question, à mes yeux, d'un ego personnel accomplissant les œuvres de Jésus. Il s'agit plutôt de véritable humilité, parce que l'on sait d'où nous vient cette capacité de démontrer les lois divines.

Elle vient de Dieu, notre Principe divin. Mais on pourrait se demander: Comment être sûr et certain de l'existence des lois divines, d'un Principe divin qui gouverne vraiment la réalité, et par conséquent, comment avoir confiance dans la Science Chrétienne ? J'imagine que cela s'acquiert par l'étude et les événements auxquels on est confronté dans la vie. Qu'en pensez-vous ?

Vous avez raison. Je me souviens de plusieurs choses qui ont renforcé ma compréhension de la Science Chrétienne et la confiance que j'en ai, notamment quand j'étais dans l'armée de l'air. C'était pendant la guerre de Corée, dans les années 50. On m'avait affecté à un poste d'officier électronicien. Je me souviens avoir déclaré: « Officier électronicien ? Je ne connais strictement rien à l'électronique. Je suis ingénieur mécanicien. » Ce à quoi on me répondit que ce n'était pas un problème et que j'allais bien me débrouiller. On voulait m'envoyer suivre des cours d'électronique. Pour être franc, cette affectation ne me plaisait pas du tout, alors je demandai au responsable de la gestion du personnel militaire la permission de choisir entre deux autres postes, dont l'un concernait l'acquisition de matériel industriel militaire. Mais il me dit que ce poste exigeait plusieurs années d'expérience dans le secteur industriel, par exemple dans un service de production d'avions ou de contrôle de qualité. Comme je terminais tout juste mes études, il était hors de question qu'on me mette à un tel poste. Je suivis donc une formation d'électronicien.

Quelques semaines plus tard, après avoir beaucoup réfléchi et prié à ce sujet, je décidai d'écrire une lettre pour demander mon transfert, en expliquant mon sentiment d'être plus utile à l'armée de l'air dans un autre poste. Mon commandant m'assura que je perdais mon temps car ma lettre n'aboutirait à rien. Malgré tout, je continuai de prier, en m'attachant à la vérité que « en lui nous avons la vie, le mouvement, et l'être » (Actes 17:28). Je savais que je ne pouvais pas être séparé de Dieu. Par conséquent, je ne pouvais pas être séparé du bien ni affecté à une activité où je ne me sentais pas à l'aise. J'ai prié en m'inspirant de l'apôtre Paul: « Car il n'y a point d'autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées par Dieu. » (Romains 13:1) J'ai affirmé que j'étais uniquement soumis aux divines puissances qui subsistent, et que par conséquent c'était Dieu, non un responsable militaire, qui déterminait ma juste place. Mais je dois avouer que, même si j'avais prié durant tout ce temps pour comprendre que la volonté de Dieu s'accomplit forcément, en fait je n'étais pas complètement sincère. Je craignais que Dieu se trompe en me mettant à la mauvaise place. Mais, bien entendu, la Bible nous assure que « les pas de l'homme bon sont dirigés par l'Éternel, et il prend plaisir à sa voie » (Psaume 37:23; d'après la version King James).

Aussi, pour la première fois, j'affirmai vraiment que la volonté de Dieu, la volonté de l'Entendement divin (l'un des sept synonymes de Dieu énoncés par Mary Baker Eddy) devait forcément s'accomplir et ne pouvait être que bonne. Je pouvais donc me réjouir de savoir que je serais à la bonne place, même si c'était à un poste d'électronicien.

Le lendemain, je fus convoqué au service s'occupant d'affecter le personnel militaire. L'officier m'accueillit par cette question: « Lieutenant Hubbell, qui connaissez-vous au Pentagone ?

- Je ne connais personne au Pentagone. Pourquoi me dites-vous cela ?

- Vous allez y être transféré. J'ai vu passer plusieurs demandes pour des postes au Pentagone et toutes ont été refusées, sauf la vôtre. Alors qui vous pistonne ? Vous connaissez forcément quelqu'un là-bas ...

- Non, je ne connais personne. »

Je me souviens exactement de sa réplique: « Eh bien, si vous ne connaissez personne au Pentagone, alors il doit y avoir là bas quelqu'un de très haut placé qui vous connaît bien. » Je pensai que quelqu'un de

« Très-Haut » me connaissait en effet.

« Non seulement vous allez être transféré, mais vous serez affecté à l'un des meilleurs postes de l'armée de l'air, ajouta l'officier.

- J'ignore où cela peut-être, dis-je.

- Vous allez être affecté au quartier général, aux achats de matériel, à New York. »

Je n'aurais pu avoir de meilleur poste ni être à un meilleur endroit. Ce fut un événement marquant dans ma vie, une démonstration majeure de la façon dont Dieu gouvernait ma vie.

Dieu a vraiment pris soin de vous!

Absolument! J'ai pu suivre des cours du soir à l'Université de Columbia et jouer dans un très bon club de tennis. J'allais au théâtre et au concert gratuitement ou en payant demi-tarif. J'ai aussi rencontré ma future femme à cette époque. Ce travail n'avait que des avantages. J'avais à peine terminé mes études et, vous imaginez ! je discutais avec des cadres supérieurs de l'industrie aéronautique. C'était incroyable ! Cela a été un événement marquant dans ma vie. J'ai vécu et travaillé à Manhattan pendant presque deux ans. Quand j'ai quitté l'armée de l'air, j'ai travaillé pour l'aviation civile à Tulsa, dans l'Oklahoma. Je me suis marié et j'ai vécu à Tulsa un certain temps, avant de retourner à New York. Puis j'ai suivi le cours Primaire de Science Chrétienne. J'ai vraiment pris conscience du fait que la Science Chrétienne est la science véritable. Aussi, tout en travaillant comme ingénieur, je pensais de plus en plus à me lancer dans la pratique de la guérison, à en faire ma profession.

D'autres événements vous ont-ils poussé à devenir praticien de la Science Chrétienne?

Très tôt, j'ai souhaité comprendre les lois divines afin de devenir peut-être un jour praticien de la Science Chrétienne, c'est-à-dire d'aider les autres à résoudre leurs problèmes par la prière. Mais je pensais que ce serait dans un avenir lointain. Aussi, lorsque j'ai ouvert un bureau et commencé à faire de la pratique (avant de faire paraître une annonce dans le répertoire du Christian Science Journal), j'ai conservé mon travail dans une société d'électronique. Et puis un jour, j'ai lu dans les petites annonces du Wall Street Journal que l'on cherchait un administrateur pour l'accélérateur de particules atomiques à l'Université de Princeton. Cela m'a paru très intéressant. Cependant, je ne pouvais y répondre ni appeler tout de suite, car j'étais en plein dans un projet. Mais quand j'ai appelé, deux mois plus tard, ils m'ont dit qu'ils n'avaient pas encore trouvé la personne adéquate et m'ont proposé de venir à Princeton pour un entretien. L'université offrait un cadre de travail magnifique, et c'était sans aucun doute l'une des meilleures universités au monde. Nous avons parlé du poste, on m'a fait visiter les lieux, j'étais aux anges. Nous sommes passés devant l'ancien bureau d'Einstein, et ceux d'autres physiciens de tout premier plan, comme Oppenheimer. Quel émerveillement pour moi de baigner dans cette atmosphère! On m'a offert le poste, avec un salaire supérieur à celui que j'avais alors, et on m'offrait en plus une bourse d'études pour mes trois enfants, pendant quatre ans chacun.

J'ai donc accepté. J'avais le sentiment d'être parvenu au poste idéal et à l'endroit idéal, où j'allais travailler avec des gens de carrure internationale. Avant de rentrer chez moi, après l'entretien, j'ai été présenté au président du département, un homme très aimable, très chaleureux. Au cours de notre conversation, il m'a demandé: « Jack, quel est votre but le plus cher dans la vie ? Qu'est-ce qui vous tient le plus à cœur de réussir dans votre vie ? » J'ai pensé: « Oh non! La question à ne pas poser ! » J'ai répondu: « Servir et bénir l'humanité grâce à la compréhension et à la démonstration de la science. » Il a paru satisfait de cette réponse. Mais je savais bien que j'avais omis un mot très important. Mon but le plus cher était de servir l'humanité grâce à la compréhension et la démonstration de la Science Chrétienne.

Sur le chemin du retour, je me suis demandé: « Si c'est ça mon but le plus cher, alors pourquoi attendre que mes enfants aient grandi ? Pourquoi ne pas me lancer dans la pratique à plein temps dès maintenant? »

C'est donc la décision que j'ai prise. Ma femme m'a soutenu sans réserve. Le lendemain, j'ai donné ma démission (j'avais deux semaines de préavis). J'ai appelé le président à Princeton, je lui ai expliqué que sa question avait joué un rôle de catalyseur, et que j'étais à présent certain que c'était en comprenant et en démontrant la Science Chrétienne que je pouvais le mieux servir l'humanité. Il s'est montré bienveillant et compréhensif. La page était tournée. Je suis aussitôt devenu praticien de la Science Chrétienne à plein temps.

Je ne l'ai jamais regretté. Il m'est arrivé de me demander: « Si j'avais été à Princeton, que feraient mes enfants, aujourd'hui ? » Mais je constate que tous les trois ont des diplômes de troisième cycle universitaire et mènent une vie heureuse et comblée.

Si vous considérez le parcours et les progrès accomplis depuis vos débuts dans la pratique de la guérison à plein temps, en quoi pensez-vous être différent aujourd'hui ?

Nous ne cessons de progresser, de mieux connaître Dieu et la nature du lien qui nous unit à Lui. Je crois que j'ai notamment appris à avoir confiance dans le fait que la Vérité divine détruit les mensonges que nous présente l'erreur. Autrement dit, l'important, c'est ce que nous pensons.

Supposez que vous ayez un rendez-vous important à votre bureau. Tandis que vous êtes en chemin, vous vous retrouvez derrière l'automobiliste le plus lent de la planète. Vous pensez: « Allez ! Plus vite ! Accélère! » Mais vous pourriez aussi penser: « Si j'ai la ferme assurance dans le fait que je suis au bon endroit au bon moment, je n'ai pas besoin de stresser. Je peux surmonter mes inquiétudes. » J'ai ainsi appris à remplacer l'inquiétude, la crainte et l'impatience par la confiance. Je pense que c'est très important. Si vous êtes certain de la présence de Dieu, vous pouvez être très patient, calme et sans crainte.

Toujours selon votre expérience, qu'est-ce qui rend les prières du praticien efficaces ?

J'ai appris que, par son traitement, le praticien de la Science Chrétienne ne s'efforce pas d'améliorer une personne imparfaite. C'est la vérité qui corrige un mensonge au sujet d'un individu déjà parfait. Ce point est très important dans ma pratique, parce que lorsqu'une personne m'appelle, et qu'elle me parle de tel ou tel problème, je pourrais être tenté de traiter ce problème comme quelque chose de réel, alors qu'en fait, il faut corriger un mensonge. Et comment corriger un mensonge ? En connaissant la vérité. Jésus dit: « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous affranchira. » (Jean 8:32) Il n'aurait su mieux dire. Ce n'est pas une personne qui guérit une autre personne. Jésus lui-même déclare: « Je ne puis rien faire de moi-même », et « Le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres. » (Jean 5:30 et 14:10) C'est donc la vérité qui corrige un mensonge. Une fois le mensonge corrigé, il n'y a plus de problème.

La vérité dont vous parlez s'appuie sur la Vérité divine, qui est Dieu, comme l'a compris Mary Baker Eddy.

En effet. Mary Baker Eddy a également compris que l'un des autres synonymes de Dieu, comme nous y avons fait allusion tout à l'heure, est le Principe divin, l'origine des lois démontrées par Jésus. Elle n'a pas inventé un programme théologique. J'insiste sur ce point: Jésus démontra des lois, donc ces lois doivent être applicables ici et maintenant, par vous et moi. Comme je l'ai dit, l'une des choses les plus importantes que j'ai apprises et constatées, c'est que la guérison spirituelle est la vérité qui corrige un mensonge. La guérison est la révélation de la vérité; elle corrige non pas une condition matérielle réelle et imparfaite, mais le mensonge qui dit qu'une condition matérielle imparfaite est réelle.

J'aimerais que vous parliez du magnétisme animal. Cette expression, utilisée par les scientistes chrétiens, peut sembler bizarre ou désuète pour les non-scientistes. Qu'est-ce que magnétisme animal ? Comment agit-il ? Comment faire pour le percer à jour ?

Le mieux, je crois, est de partir de la parabole de Jésus concernant l'ivraie dans le champ de blé (voir Matthieu 13:24-30). Jésus a utilisé cette parabole pour expliquer la conscience humaine, terme que nous employons pour indiquer un mélange de froment et d'ivraie. Le blé représente des qualités divines comme l'amour, l'intelligence, l'honnêteté et l'intégrité. L'ivraie, les mauvaises herbes, ce sont la crainte, le ressentiment, la jalousie, etc. Le but, c'est, comme le souligne Jésus, d'éliminer l'ivraie. Pourquoi est-ce si important? Parce que notre vécu est la manifestation de ce que nous avons dans la conscience humaine. Ce que l'on voit, ressent et entend sont des modes de conscience.

Imaginons l'équation CH=EH, dans laquelle Conscience Humaine égale Expérience Humaine. Pour améliorer notre expérience humaine, notre EH, nous devons d'abord améliorer la qualité de notre conscience humaine, notre CH. Comment allons-nous nous y prendre ? En laissant entrer la vérité dans notre conscience. La Vérité divine détruit l'ivraie, elle élimine les faux concepts. À mesure que nous laissons entrer la lumière de la Vérité dans la conscience humaine, nous ressentons et voyons ses effets se manifester dans l'expérience humaine.

Ce qui nous amène à nous poser cette question importante: D'où vient l'ivraie ? D'où viennent les mensonges au sujet de la création parfaite de Dieu ? Ils viennent de ce que la Science Chrétienne appelle le magnétisme animal. Il est important de comprendre que le magnétisme animal est juste un terme. Le magnétisme animal n'est pas la cause du mal et n'est pas un pouvoir immense, sombre et sinistre. Ce n'est qu'un terme utilisé pour indiquer l'opposé hypothétique de la Vérité. Il renvoie à de faux concepts ou mensonges au sujet de Dieu, qui prétendent avoir le pouvoir de créer le mal et de causer souffrances et troubles.

Comment le magnétisme animal sème-t-il l'ivraie dans notre conscience ? Cette question nous amène à évoquer un autre terme: la suggestion mentale agressive. Lorsqu'on fait face à de fausses suggestions, qui se font passer pour nos propres pensées, comme: « Je ne me sens pas bien », « Je suis bien seul », « Je manque de ressources », il s'agit là de suggestions mentales agressives. Comment se défendre contre de telles suggestions ? En acceptant le rayonnement de la Vérité que représente le Christ, la vraie idée de Dieu venant à la conscience humaine pour détruire les mensonges ou faux concepts. La Vérité détruit le mensonge et le Christ détruit l'antéchrist ou magnétisme animal, aussi certainement que la lumière fait disparaître l'obscurité.

N'oublions jamais que le magnétisme animal n'est pas réel. Par conséquent il n'a aucun pouvoir, et on n'a pas à en avoir peur. Ce n'est qu'un terme utilisé pour décrire une cause hypothétique. Mais le fait de comprendre que le magnétisme animal n'est qu'un terme ne signifie pas que l'on va ignorer sa prétendue existence. Nous le maîtrisons en reconnaissant son néant. Il me semble que c'est Isaac Newton qui a dit qu'à toute action, il existe une réaction de force égale et de sens opposé. Chaque vérité peut donc avoir un opposé théorique. Mais ce n'est qu'un prétendu opposé. L'opposé ou l'absence de la lumière, c'est l'obscurité. Or l'obscurité ne peut renverser la lumière ni avoir la moindre action sur elle. L'opposé de la vérité n'est pas vrai, l'opposé de la réalité n'est pas réel, par conséquent, il ne peut rien faire.

Ainsi le froment de la Vérité divine détruit l'ivraie de l'erreur mortelle, le froment de l'influence du Christ détruit l'ivraie du magnétisme animal. Et tout cela a lieu dans la conscience. Nous parlons bien là d'un « champ » mental?

Naturellement. Notre existence se résume à ce que nous moissonnons dans la conscience: la Vérité ou l'erreur, car ce que nous moissonnons détermine notre vécu.

Que feriez-vous si l'on vous disait: « J'ai plein de problèmes. Je viens de perdre mon travail. Je suis rempli de craintes. Je ne sais pas comment ma famille va s'en sortir. J'ignore ce que l'avenir me réserve. Je me demande si je retrouverai jamais un emploi, vu l'état de l'économie. Voulez-vous m'aider ? »

La première chose consisterait à revenir à ce que nous disions, c'est-à-dire, avant même de traiter ce problème d'emploi et tout ce qui s'ensuit, à affirmer avec force que la Science Chrétienne est la vérité, la loi de Dieu, de la Vérité divine. Cela a été démontré des milliers de fois, et j'ai confiance dans la Vérité. J'aime vraiment commencer le traitement par ces affirmations. Parfois cela suffit !

Ensuite, j'aime affirmer que Dieu est la seule et unique cause, une cause parfaite. Dieu, l'Esprit, doit forcément avoir un effet parfait qui est spirituel. Mary Baker Eddy définit l'homme comme étant cet effet parfait — ce qui confirme la déclaration de Jésus: « Soyez donc parfaits, comme votre Père céleste est parfait. » (Matthieu 5:48) Ces affirmations sont à la fois simples et très profondes. De même que le semblable produit le semblable, une cause parfaite doit avoir un effet parfait. Je m'attache fermement à cette vérité.

Puis, si nécessaire, je traiterais le problème spécifique, qu'il s'agisse, comme dans votre exemple, d'une perte d'emploi ou d'un manque de ressources. Bien souvent, c'est un problème physique. Dans tous les cas, il n'est pas question de répéter des formules, mais de reconnaître des vérités essentielles.

Pour ce qui est des problèmes spécifiques, je pense que la chose la plus importante à traiter est la crainte. Mary Baker Eddy explique que la crainte est le problème central. J'aime m'appuyer sur cette certitude biblique: « L'amour parfait bannit la crainte. » (I Jean 4:18) J'affirme que l'omniprésence de Dieu, l'Amour divin, implique l'impossibilité d'être privé du bien. Par conséquent, il n'y a rien à craindre.

Ce qui m'est présenté est une suggestion erronée, une suggestion mentale agressive du magnétisme animal. Cela n'a ni fondement, ni cause, ni loi, ni pouvoir, ni présence, ni substance, ni réalité. Par conséquent, cela ne peut pénétrer ma conscience. Je ne crains pas de déclarer silencieusement, avec beaucoup de clarté et d'intensité: « Retire-toi d'ici, suggestion diabolique, et tais-toi ! » Puis j'en reviens au fait que la Science Chrétienne est la vérité et qu'elle détruit bel et bien le mensonge. Détruire le mensonge, c'est éliminer le problème.

D'une certaine façon, la suggestion diabolique est la notion absurde que l'expression de Dieu, ce que nous sommes tous, l'expression de l'Amour, du Principe, de la Vie pourrait se retrouver un jour sans travail, ou cesser d'être pleinement fonctionnelle, pleinement utile, active, protégée, essentielle.

Exactement ! Comme nous le disions tout à l'heure, ce n'est pas une personne qui détermine notre vécu, c'est la Vérité, Dieu. Nous sommes soumis uniquement « aux divines "puissances qui subsistent" » (voir Science et Santé, p. 249). Rien ni personne ne saurait nous empêcher d'être un avec Dieu. Rien ni personne ne saurait nous séparer de la Vérité. Le tout est d'être certain que cette prise de conscience produira un ajustement dans l'expérience humaine.

Il faut savoir avec confiance que c'est en affirmant les faits de l'être qu'un ajustement va se produire dans l'expérience humaine ...

Effectivement, mais c'est une confiance dans la Vérité, en Dieu, et non en une personne. Autrement, il serait très tentant de penser: « C'est vraiment grave ! Je ne sais pas si je suis capable de faire face à ce problème ! » Tout le monde a ce genre de pensée, à un moment donné. Mais on peut se dire à la place: « Le Père qui demeure en moi, c'est lui qui fait les œuvres. » (Jean 14:10) De plus, il n'y a pas de grand ou de petit néant. Que peut-on dire au sujet du néant, si ce n'est qu'il n'est rien?

Cela me fait penser à ce passage de la Bible: « Confie-toi en l'Éternel de tout ton cœur, et ne t'appuie pas sur ta sagesse; reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. » (Proverbes 3:5, 6) En d'autres termes, confie-toi de tout ton cœur dans la Vérité divine, dans le Principe divin, l'Amour, et tu connaîtras la guérison.

La guérison sous la forme dont on a besoin: voie à suivre, inspiration, ressources, travail, amour, santé.

Certains pourraient se demander: « Comment être sûr que le fait de mener ma vie sur la base de ce concept biblique a vraiment un sens ? Après tout, nous vivons dans un monde moderne, débarrassé des discours confus de théories surannées. »

Eh bien, imaginez que vous mettiez deux pommes dans un sac, puis que vous y ajoutiez deux autres pommes. Quelle certitude avez-vous qu'il y a maintenant quatre pommes dans le sac?

Sur une échelle de zéro à dix, je dirais onze !

C'est exactement la mesure de confiance que l'on peut avoir dans le fait que la Science Chrétienne est la loi de Dieu et qu'elle est toujours applicable. Il est très important de se rappeler que l'on parle du Principe perpétuel, immuable et constant. Fort de cette assurance, on peut avoir confiance. Ce Principe constant est à la base de la Science Chrétienne, et c'est ce qui la rend fiable et efficace.

C'est ce Principe fiable et constant qui fait que la Science Chrétienne est la science « véritable ».

Exactement.


Jack Hubbell est praticien et professeur de Science Chrétienne. Il vit à Palo Alto, Californie, U.S.A.

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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