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Substance et Ressources

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de juin 1937


Elle est concise mais compréhensive cette définition de la substance, donnée par Mary Baker Eddy à la page 468 de Science et Santé avec la Clef des Écritures: « La substance est ce qui est éternel et incapable de discordance et de décomposition. » Puisque aucune forme de la matière n'est éternelle, puisque toutes les formes de la matière sont sujettes à la discordance et à la décomposition, la matière n'est évidemment pas substance. Ce qui est inerte ou sans intelligence n'a jamais rien à voir avec la substance réelle. Peser ou mesurer la vraie substance est impossible: elle est impondérable, infinie. Elle est sans bornes, sans limites, sans entraves, universelle, invisible, indivisible, spirituelle, inaltérable, incorruptible, indestructible, éternelle. Par contre, dans le monde matériel tout est limité, temporel, éphémère, de sorte que dans ce monde-là rien n'est vraiment substantiel.

Rien de ce qui concerne un sens d'existence fini, matériel ou temporel, n'est véritablement substantiel. Ce que les sens matériels peuvent discerner; ce qui commence et finit; ce qui est soumis aux fluctuations, à la variabilité, à la diminution — ces choses-là n'ont aucun rapport avec la substance réelle. La substance est basique ou fondamentale; c'est ce qui « se tient dessous, » ce qui est à la base de toutes choses. Or c'est l'Entendement, l'Esprit, Dieu, qui constitue et soutient la réalité. Ce n'est donc pas la matière mais l'Entendement qui est substance.

Puisque l'Entendement, le divin Principe, est l'unique base ou fondation de la réalité, seules les choses ayant leur source dans le Principe sont réellement substantielles. Ce qui procède du Principe ou de l'Entendement est idée. Donc les idées spirituelles seules sont substantielles; et l'homme qui reflète ou représente des idées spirituelles, des pensées justes, exprime ou manifeste en vérité la substance réelle. Il possède la compréhension. La Bible dit: « Donne-moi l'intelligence, pour que je vive; elle dit encore: « Acquiers la sagesse. Oui, acquiers l'intelligence au prix de tout ton avoir. »

Les Scientistes Chrétiens comprennent que l'argent ne constitue pas la substance réelle, que les valeurs matérielles ne sont point sûres, et que leur possession ne nous garantit pas l'abondance ou la satisfaction continues. Nous lisons dans les Proverbes: « La richesse se fait des ailes, et comme l'aigle, elle prend le vol vers les cieux. » Bien des personnes savent ceci par expérience. L'argent n'est donc pas la substance réelle, et sa possession ne constitue point les vraies ressources. L'infinité de l'Entendement s'exprime par l'infinitude des idées spirituelles, et ces mêmes idées constituent les ressources. Quant à l'argent, il peut arriver que nous en ayons trop, que nous en manquions tout à fait ou que nous n'en ayons pas assez. Mais quant aux choses vraiment substantielles — aux idées divines — il n'y en a jamais soit trop soit trop peu; et la vraie connaissance nous permettra d'en avoir toujours assez.

Pour autant que nous le savons, Jésus n'amassa ni maisons ni terres, ni valeurs ni possessions matérielles d'aucun genre; mais sachant ce qu'est la vraie substance, il eut toujours de quoi subvenir à ses besoins journaliers. Il comprenait que les idées spirituelles de l'Entendement sont accessibles, toujours présentes; et cette compréhension se manifestait dans sa vie quotidienne par des ressources suffisantes, intarissables. Elles ont donc été prouvées ces paroles du Maître: « Cherchez premièrement le royaume de Dieu et sa justice, et toutes ces choses vous seront données par-dessus. »

Que de remarques on peut entendre concernant l'offre et la demande, les besoins et les ressources! Ces discussions sont parfois utiles, parfois tout le contraire. Ce qui nous aide le plus, c'est de savoir que l'approvisionnement est un fait divin, donc toujours présent, toujours accessible. Dieu, l'Entendement divin, est la source infinie, inépuisable. Privé de Sa manifestation ou de Son expression, Dieu serait sans entité; comme le dit notre Leader (Science et Santé, p. 303): « Dieu, sans Sa propre image et ressemblance, serait une non-entité, ou Entendement inexprimé. » Puisqu'Il est Entendement, Dieu doit S'exprimer. L'univers, y compris l'homme individuel, est l'expression que Dieu requiert. Voir clairement ce divin fait et s'y attacher avec fermeté, c'est n'être jamais conscient du manque ou de l'insuffisance. Appliquant à l'expérience humaine ce fait divin, notre Leader déclarait (ibid., p. 494): « L'Amour divin a toujours répondu à tout besoin humain, et y répondra toujours. » On voit donc que s'ils s'attachent au fait divin, les hommes obtiennent ce qui leur est nécessaire; et dans la Science Chrétienne, c'est ainsi que toutes les guérisons s'effectuent, notamment celles du manque et des limitations. Comprendre l'abondance de l'Amour exclut le sentiment de la pénurie, qui fait place à la réalisation de ce fait: en tant qu'idée spirituelle de Dieu, l'homme ne manque de rien et manifeste la perfection.

Poursuivant sa définition de la substance, Mrs. Eddy déclare (ibid., p. 468): « La Vérité, la Vie et l'Amour sont substance; » réciproquement, nous pouvons dire que la substance est Amour — la substance est Vie. Donc aimer c'est vivre; et si notre vie est utile, caractérisée par l'amour et la consécration, nous démontrons la seule chose qui soit vraiment substantielle ou durable. Paul écrit: « Quand j'aurais le don de prophétie, et quand je connaîtrais tous les mystères et toute la science; quand j'aurais toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. » Dans notre ministère de guérison — lorsque nous pansons les blessures infligées par la crainte, l'envie, la jalousie, la haine, la critique, les jugements erronés, les malentendus — efforçons-nous d'avoir plus d'amour et de compassion.

Paul déclare encore: « Celui qui sème peu moissonnera peu, et celui qui sème abondamment moissonnera abondamment. » Ces paroles peuvent et doivent s'appliquer non seulement aux dons en argent, mais au temps, aux efforts, aux services qu'il nous est possible d'offrir. Donnons plus libéralement les pensées qui secourent et guérissent — pensées de bienveillance, de douceur, de politesse, d'égards, de patience, de longanimité, d'humilité, d'amour — et souvenons-nous que Dieu « aime celui qui donne gaiement. »

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(Mary Baker Eddy, La Première Eglise du Christ, Scientiste, et Miscellanées, p. 353)

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