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La grâce qui allège nos fardeaux

Tiré du Héraut de la Science Chrétienne de octobre 2011


Pensez-vous qu'il soit possible de mener une vie libérée de tout fardeau ?

Pour ceux qui se sentent accablés sous la pression des échéances, des dettes, du chômage, d'une mauvaise santé, de lourdes responsabilités envers la famille ou l'église, d'un sens de culpabilité ou de tout autre fardeau, l'idée de tourner la page pour laisser ce poids derrière soi peut sembler quelque chose d'impossible ou de trop beau pour être vrai. Mais en fait non, ce n'est pas le cas ! La Bible fournit des solutions pratiques à ces problèmes accablants. Christ Jésus a dit: « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux, et humble de cœur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11:28-30)

Voici une interprétation contemporaine du message de Jésus: « Êtes-vous épuisé ? Éreinté ? Fatigué d'une religion superficielle ? Venez à moi. Suivez-moi et vous retrouverez votre vie. Je vous montrerai comment vous reposer réellement. Marchons d'un même pas et travaillons ensemble; prenez exemple sur moi. Apprenez à vivre au rythme naturel de la grâce. Je ne vous chargerai d'aucun fardeau ni de ce qui ne vous convient pas. Restez en ma compagnie et vous apprendrez à vivre librement et sans contraintes. » (Eugene Peterson, The Message)

« Apprendre à vivre au rythme naturel de la grâce » n'est pas simplement une tournure de pharse poétique: cela décrit le rythme naturel du bien qui se déroule et que l'on peut trouver dans la compréhension de Dieu par le Christ toujours présent. La vie et les enseignements de Jésus illustrent le Christ éternel et la grâce de Dieu qui allège tous les fardeaux.

Dans le Nouveau Testament, et particulièrement dans les écrits de Saint Paul, le mot grec pour « grâce » (xapiç, prononcé charis) est plus qu'une attitude ou une inclination. La grâce renvoie à quelque chose de beaucoup plus dynamique: c'est la manifestation du pouvoir divin efficace dans l'expérience humaine. Apprendre ce qu'est la grâce, c'est apprendre la nature de Dieu. La grâce est un attribut spirituel qui montre que Dieu est le Principe divin, l'Amour, dont la générosité et l'activité sont sans bornes, ici même et maintenant. Nous ne sommes jamais déconnectés de Dieu, donc nous ne sommes jamais séparés de la grâce. La preuve de la bonté de Dieu est toujours présente. En acceptant l'invitation de Christ Jésus à marcher et à travailler avec lui, nous pouvons prouver pour nous-mêmes que chacun peut vivre et suivre le concept Christ de la grâce, et ressentir le bien inépuisable et toujours disponible qui vient de Dieu dans un flux continu.

J'aime à penser que le flux du bien est un aspect du rythme. Par exemple, le rythme dans la musique peut être décrit comme le flux récurrent de sons et de silences indiquant le mouvement. Rien que des sons ou rien que des silences mèneraient au chaos ! Mais le savant mélange de sons et de silences, d'activité et de repos, illustre le principe musical du rythme. L'harmonie découle du fait que le musicien reconnaît le rythme et s'y conforme, ce qui lui permet de bénéficier du flux de la musique et d'en faire bénéficier ses auditeurs. D'un point de vue métaphysique, le rythme et le flux sont des éléments spirituels essentiels qui donnent de l'ordre et de la joie à la vie. L'offre qui correspond à la demande et la demande à laquelle il est parfaitement répondu démontrent le rythme et le flux de la grâce.

Ce n'est pas à nous de créer le rythme ou de forcer l'abondance de la grâce dans notre vie. Ce n'est pas de notre ressort. Dieu en est la source infinie. Si on a l'impression de ne pas être en phase avec le déroulement continu du bien, si nous sommes épuisés, chargés ou exténués, il se peut qu'il faille considérer un ajustement dans la façon dont nous voyons Dieu et notre relation avec Lui. Mais Dieu n'impose jamais à Sa création de lourdes charges ni des circonstances pénibles. Le fait est que l'Amour divin nous aime, nous, sa création spirituelle, et nous révèle les moyens de trouver la grâce. Personne n'est exclu. Chacun a un accès direct et égal à la grâce de Dieu, qui donne la vie, l'équilibre, un sens et une orientation aux buts que nous poursuivons et aussi, la guérison.

Tôt dans ma carrière, je croulais sous les exigences de mon travail et les besoins de ma famille, alors que mon revenu couvrait à peine mes dépenses. Je travaillais dur, mais les revenus étaient minimes. Il ne semblait pas juste que ma famille et moi ayons à souffrir d'un travail que j'aimais faire. Je me suis tournée vers la Bible pour y chercher des modèles spirituels pouvant m'aider à trouver un équilibre et à résoudre mes problèmes. C'est là que j'ai découvert que Christ Jésus et les prophètes vivaient naturellement le flot libre et certain de la grâce. Non seulement leurs besoins étaient comblés mais ils aidaient aussi les autres. Ils ont donné à manger à des foules et guéri les malades sans jamais sembler manquer de l'inspiration divine ni des provisions pratiques nécessaires pour répondre aux besoins humains. Une fois, pour payer ses impôts, Jésus a envoyé un de ses disciples chercher l'argent nécessaire dans la bouche d'un poisson ! La pièce était là, exactement où il avait dit. Qu'est-ce que Jésus savait de plus que moi et qui manquait dans mes prières ? J'ai décidé d'étudier la Bible pour le découvrir. Ce que j'ai découvert va vous sembler quelque peu inattendu.

J'ai été frappée par le nombre de fois où le sujet de la dîme revenait dans mes lectures. Il est mentionné dans Lévitique, Nombres, Il Chroniques, Néhémie et dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Les Hébreux considéraient que verser la dîme était essentiel pour le progrès individuel et communautaire. Quand j'ai lu la définition de « dîme » dans le glossaire de Science et Santé avec la Clef des Écritures, de Mary Baker Eddy, j'y ai trouvé deux significations. La première est « contribution; dixième partie; hommage; gratitude » et la seconde, « un sacrifice offert aux dieux » (p. 595).

En réfléchissant à cette définition, « un sacrifice offert aux dieux », je me suis rendu compte que verser la dîme par obligation ou sans la compréhension de la source spirituelle de tout bien n'accomplit pas grand-chose. En fait, cela ne ferait qu'ajouter un fardeau inutile à quelqu'un qui aurait déjà du mal à joindre les deux bouts. Christ Jésus a rejeté les offrandes qui se limitaient à suivre un rite matériel quand il a dit: « ... malheur à vous, pharisiens ! parce que vous payez la dîme de la menthe, de la rue et de toutes les herbes, et que vous négligez la justice et l'amour de Dieu; c'est là ce qu'il fallait pratiquer, sans omettre les autres choses. » (Luc 11:42) Pour moi, Jésus ne suggérait pas d'annuler la loi de Moïse, mais il impliquait plutôt qu'une plus grande bénédiction pourrait être trouvée si nous mettions en pratique notre compréhension du pouvoir de Dieu ou l'Amour divin, qui est la source du bien et qui donne sans mesure. Payer librement la dîme, en rendant un hommage spirituel, au lieu d'accomplir un devoir de pure forme, c'est garder le rythme de la loi universelle de l'Amour dont les bénédictions n'oublient personne. L'Évangile de Jean dit: « ... la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (1:17)

Dans un sens plus large, contribuer au bien commun, participer au culte, tenir ses engagements avec reconnaissance, s'occuper davantage de soi par la prière et l'étude spirituelle, tout cela n'est pas une « taxe » supplémentaire ni un fardeau, mais c'est en fait le chemin direct et essentiel permettant de trouver la grâce divine qui est déjà là.

Cela m'a vraiment ouvert les yeux ! Même si mes responsabilités et les circonstances n'avaient pas changé, j'étais impatiente d'appliquer cette compréhension nouvelle et plus élevée de la dîme à tout ce que je faisais. Je me suis mise non seulement à contribuer davantage aux tâches de l'église, mais je l'ai fait avec joie et gratitude. J'ai donné la dîme aussi dans d'autres domaines. Quand je payais des factures, je signais chaque chèque en pensant qu'il était une contribution spirituelle et la preuve de l'amour de Dieu pour moi, reflété dans mon amour pour mon prochain. J'ai considéré que s'occuper de ma famille était une manière d'exprimer de la gratitude pour le bien dans ma vie. Cela devenait même amusant de voir où je pouvais donner, comment je pouvais servir mon prochain, puis d'observer les signes de la grâce qui en découlaient. Et c'est ce qui ne manquait pas d'arriver. La preuve de la grâce de Dieu a été constante et merveilleuse. Elle a pris la forme d'une inspiration accrue, de plus de temps avec ma famille, de plus d'occasions d'aider mon église et ma ville, d'une plus grande efficacité au travail et d'une augmentation remarquable de mon revenu. Les choses qui auparavant me semblaient un fardeau étaient devenues des canaux pour la grâce divine et ne me pesaient plus.

La Bible dit: « C'est la bénédiction de l'Éternel qui enrichit, et il ne la fait suivre d'aucun chagrin. » (Proverbes 10:22) Dans Écrits divers 1883:1896, Mary Baker Eddy a abordé la fragilité du concept humain qui considère le bien comme une denrée limitée et la vie comme possédant toujours de bons et de mauvais côtés.

Dieu n'impose pas de fardeaux à Sa création. La bénédiction du Seigneur, la grâce de l'Amour divin, est dynamique et toujours présente. Comme l'explique Mary Baker Eddy: « Le Principe divin maintient son harmonie. [...] Un peu plus de grâce, un mobile purifié, quelques vérités tendrement énoncées, un cœur adouci, un caractère maîtrisé, une vie consacrée rétabliraient l'action normale du mécanisme mental, et rendraient manifeste le mouvement du corps et de l'âme en harmonie avec Dieu. » (ibid., p. 353, 354) J'aime les ajustements tout simples que nous pouvons effectuer pour amener notre vie à s'accorder avec le Principe divin de l'harmonie. La grâce de Dieu enrichit notre existence et rend nos fardeaux légers. Une vie libre de tout fardeau n'est pas illusoire; elle n'est pas le résultat de nos revenus, de la quantité de nos emplois ou du cumul des années. La pratique spirituelle qui implique de marcher et de travailler avec le concept Christ de la grâce, amène la pensée et notre existence à se mettre immédiatement en phase avec le Principe divin, l'Amour. Ce Principe continue d'exprimer en nous son harmonie, sa création spirituelle, et déroule pour nous, en nous, le rythme spontané et totalement naturel du bien.


Michelle Nanouche habite à Saint-Germain-en-Laye, France, où elle est praticienne et professeur de Science Chrétienne.

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L'explication divinement inspirée que donne Mrs. Eddy de la mission du Héraut de la Science Chrétienne, créé en 1903, est devenue un symbole des activités du mouvement de la Science Chrétienne, qui englobent le monde entier. Ses paroles, gravées au frontispice de La Société d'Édition de la Science Chrétienne, sont les suivantes: « proclamer l’accessibilité universelles de la Vérité toujours disponible ». Le Héraut est une manifestation tangible du souci qu'avait notre Leader de partager avec toute l'humanité la précieuse connaissance de la Science de la Vie. Elle avait conscience que le Consolateur était venu pour « la guérison des nations ».

—Alfred F. Schneider, Le Héraut de la Science Chrétienne, juillet 1978

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